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Le blog de Mathieu Janin

Comment les managers manipulent les médias - à l'exemple du cas SIEMENS

L'édition du mois juin du mensuel économique allemand "Manager Magazin" contient un dossier de 16 pages sur les tentatives, abouties ou non, de manipulations médiatiques des ténors de l'économie allemande auprès des journalistes et éditeurs et passe à la loupe le cas SIEMENS. Edifiant! La conclusion du dossier est sans équivoque: Manipuler et communiquer des demi-vérités est fatal à la réputation des différentes parties prenantes de ce conflit. La marque SIEMENS est la grande perdante de ce jeu - à l'instat de ses principaux détracteurs Kleinfeld, v. Pierer et Ackermann. Le président du directoire Gerhard Cromme semble avoir tiré quelque enseignement de cette expérience de crise en réglant de façon silencieuse l'intronisation du nouveau CEO du groupe Peter Löscher. Résumé des grandes lignes du contenu de ce dossier.

Comme au théâtre, l'économie allemande dispose de souffleurs: les consultants en communication des principaux capitaines de son industrie. Chaque acteur du drame allemand dispose de son consultant attitré. Selon Capital, ces souffleurs au plus haut niveau sont les principaux responsables de la cacophonie résultante et de la débacle médiatique qui s'en est suivi. Parmi les outils utilisés: Désinformation, manipulation journalistitque par l'entremise d'experts, fuite documentaire, menace de couper la manne publicitaire auprès des éditeurs en cas de publication de nouvelle négative.

Selon Capital, les éditeurs allemands peinent de plus en plus à assurer un service journalistique de qualité. Les chiffres en recul de ce secteur économique se traduisent par des suppressions d'emploi et l'utilisation croissante de contenu non journalistique fourni par les services de presse des différentes institutions allemandes. Une raison suffisante pour plus d'un journaliste de désirer changer de camp afin rejoindre un employeur financièrement beaucoup plus généreux qu'un éditeur au sein d'un service de presse d'un acteur économique. Un tiers des 260 journalistes allemands sondés en 2004 par un institut universitaire allemand ont avoué avoir au moins une à deux fois vécu la censure de leur rédacteur en chef concernant une nouvelle non publiée contre leur volonté. 23% d'entre eux avouant que le motif de cette censure était d'ordre commercial - menace de suppression publicitaire oblige. La presse régionale et locale est la plus touchée par ces pratiques prodiguées par les plus grands noms de la grande distribution germanique. Et celui qui viendrait à briser le tabou risquerait de perdre son emploi. Mais ce dysfonctionnement des relations média ne touche malheureusement pas que l'Allemagne. Le dossier mentionne également quelques exemples anglo-saxons de même nature.  La tendance au publi-rédactionnel contribue à rendre de plus en plus floues les frontières entre publicité et rédaction et contribue à diminuer la crédibilité tant journalistique qu'institutionnelle des différentes parties-prenantes.

Malheureusement ces pratiques déviantes semblent ne profiter ni aux uns ni aux autres puisqu'elle contribuent à diminuer la crédibilité des messages. Cette raison est suffisante pour encourager journalistes et relationnistes à faire preuve d'un esprit d'éthique mutuellement profitable à long terme et de ne pas succomber aux sirènes de la facilité. L'avenir de nos professions respectives en dépend!

Infos: http://www.manager-magazin.de/magazin/inhalt/0,2828,4141,00.html


Award Corporate Communications et Award Media Relations – Il est encore possible de s’inscrire jusqu’au 31 mai 2007

Cette année, et en même temps que l’Award Corporate Communications – Best Practice (Award CC), sera décerné pour la première fois le Prix de la catégorie Award Media Relations. Pour un prix comme pour l’autre, seront pris en compte les concepts et les travaux de communication réalisés depuis août 2006 jusqu’à juillet 2007.

L’Award CC récompensera des concepts de communication impliquant différents groupes de dialogue, et qui mettent en réseau au moins trois disciplines de la communication – comme par exemple la communication interne, les relations publiques, la communication marketing, le sponsoring, les events, la e-communication ou le lobbying. «Les activités de communication devront être intégrées de façon logique et intelligente à la communication globale de l’organisation correspondante», déclare le président du jury, le professeur Norbert Winistörfer de la Haute Ecole de gestion FHNW, parlant des conditions de participation à l’Award CC.

Quant à l’Award Media Relations, il sera décerné au meilleur travail média. Pour le prix de cette catégorie, seront évalués les communiqués et les dossiers de presse, les événements médiatiques organisés, les contacts médias qui en sont résultés et les rapports publiés.

Peuvent présenter leur candidature à l’Award CC ainsi qu’à l’Award Media Relations, les professionnels de la communication appartenant à des agences, des grandes entreprises ou des PME, des organisations à but non lucratif et des administrations publiques.

Pour participer à l’un ou l’autre de ces concours, il est encore possible de s’inscrire jusqu’au 31 mai 2007 sur le site web www.award-cc.ch. Le dernier délai pour l’envoi des dossiers est fixé au 31 juillet 2007. Et la remise des prix aura lieu le 13 septembre 2007 – toujours dans le cadre du Forum suisse de la communication intégrée – à la Haute Ecole de gestion de la Haute Ecole de la Suisse du Nord-Ouest FHNW, à Olten.


L'indice jobpilot progresse à 149 points - L'offre d'emploi en ligne augmente de nouveau de manière significative

L'indice jobpilot de Monster.ch, la référence suisse établie et servant d'indicateur de l'évolution de l'offre d'emploi en ligne a progressé en avril 2007 à 149 points. Il dépasse ainsi de 15 points la valeur record enregistrée le trimestre précédent (janvier) et affiche ainsi la deuxième croissance la plus importante depuis son lancement il y a six ans. L'offre a progressé tant au niveau des bourses d'emplois que des sites Internet des entreprises et dépasse largement l'offre proposée lors du lancement de l'indice à l'époque du boom de début 2001. L'indice publié par le portail Monster.ch, est sondé par la Haute École Spécialisée de Soleure Suisse Nord-Ouest en collaboration avec l'Université de Zurich.

L'indice des bourses d'emplois, basé sur l'offre des sites de recrutement en ligne spécialisés progresse de 19 points à 134 points par rapport au recensement de janvier et dépasse pour la première fois la valeur record de l'indice des bourses d'emploi de 2001 qui notait alors 120 points. L'offre d'emploi en ligne des entreprises (contrôle par sondage représentatif d'environ 1'000 entreprises et organisations suisses) évolue de 7 points à désormais 179 points et enregistre ainsi également un niveau record absolu. Renato Profico, Country Manager Monster Worldwide Switzerland AG, explique la forte progression de la manière suivante: "La nette progression de l'indice des bourses d'emploi par rapport à celui des entreprises s'explique par la pénurie qui règne sur le marché du travail en raison de la demande continue dans certains domaines. Les responsables du personnel recherchent leurs candidats potentiels non seulement sur les sites RH des entreprises, mais également toujours plus via des canaux de recrutement externes comme les bourses d'emplois en ligne."


Journal du soir gratuit romand distibué à des fins promotionnelles

Le groupe Edipresse publie quodidiennement un mini-joural quotidien baptisé "16:30" aux couleurs de ses titres cantonaux "24 Heures" et "Tribune de Genève" sous forme d'une lettre d'informations électronique qui annonce en fin daprès-midi les principaux gros titres du lendemain ainsi que les principales nouvelles de la journée. Cette "Newsletter" comprend 4 pages d'images et de textes au format A4 est est téléchargeable depuis internet.
Vendredi 25 mai dernier, 6 équipes de 10 personnes ont distribué une version imprimée du 16:30 sur le réseau des transports publics des villes de Genève, Lausanne Montreux, Yverdon et Nyon. A l'heure où j'écris ces lignes, il est trop tôt pour savoir s'il s'agit d'une action unique visant à démontrer la force de frappe du principal groupe romand d'édition à ses concurrents ou l'amorce plus ambitieuse de l'annonce de la distribution d'un titre romand noctune gratuit supplémentaire, à l'instar de ce que pratique le groupe Ringier Outre-Sarine avec son gratuit du soir "Heute".
 
Version online du 16:30
http://217.174.222.90/newsletters/PRIAMO/methode/20070525/newsletter_VQ.html

Guy Mettan élu président de l'Association internationale des Clubs de la presse

Inauguré le 22 octobre 1997, le Club suisse de la presse fête cette année son dixième anniversaire. En dix ans, le Club suisse de la presse a organisé près de mille événements: conférences et rencontres de presse, tables rondes, séminaires de travail, réceptions à l'intention des journalistes et des divers milieux de la Genève internationale. Plus de cinquante chefs d'Etat et chefs de gouvernement ont été reçus dans les locaux de La Pastorale.

Il organise chaque année une Fête de la communication qui réunit fin août les principaux acteurs des médias romands, de la vie politique genevoise et de la Genève internationale. Il édite un annuaire des médias suisses.

Le Club suisse de la presse compte aujourd'hui près de 800 journalistes accrédités, 300 membres individuels avec droit de vote, 40 membres médias et 70 membres collectifs. Il emploie cinq personnes à temps partiel.

Pour fêter son dixième anniversaire, le Club suisse de la presse, en collaboration avec ses partenaires habituels, décernera en novembre prochain un Prix Nicolas Bouvier destiné à récompenser les meilleures contributions journalistiques liées à la Genève internationale réalisées durant la décennie écoulée.

Par ailleurs, à l'occasion de la dernière assemblée générale de l'Association internationale des Clubs de la presse (IAPC) qui s'est tenue à Dubai à la fin du mois d'avril, Guy Mettan a été élu président de l'Association. L'IAPC compte 28 clubs affiliés sur les cinq continents, soit un réseau de plus de 12 000 journalistes actifs et de plus de 15 000 représentants des milieux de la communication.

Infos: www.pressclub.ch


Le Club suisse de la presse lance le Prix Nicolas Bouvier pour le rayonnement de la Genève internationale

Le but du Prix Nicolas Bouvier et de récompenser les meilleures contributions journalistiques sur la Genève internationale et le meilleur reportage photos publiés dans la presse suisse et étrangère au cours de ces dix dernières années. Il s'agit d'un prix unique, décerné à l'occasion du dixième anniversaire du Club suisse de la presse.

Le Prix est ouvert à tous les journalistes, suisses et étrangers, au bénéfice d'une carte de presse reconnue résidant en Suisse ou dans les proches environs de Genève, ou y ayant résidé au cours des dix dernières années. Les participants peuvent concourir dans plusieurs catégories à la fois et présenter un échantillon représentatif de leurs travaux.

Règlement: http://www.pressclub.ch/doc/Prix_Bouvier2007_Reglement.pdf


Fusion tamedia Espace Media: Inquiétudes journalistiques associatives concernant la diversité de la presse et le maintien des places de travail


L'association impressum demande aux entreprises des médias de ne pas mettre en danger les places de travail dans leur secteur, de ne pas restreindre la diversité médiatique dans le canton de Berne et d’assurer la pérennité des places de travail et la qualité rédactionnelle dans les deux radios qui seront vendues.

impressum, la plus importante organisation de journalistes en Suisse, s’inquiète de la volonté annoncée de créer des synergies. impressum va suivre attentivement les effets des changements annoncés et appelle la nouvelle entreprise à ne pas scier sa propre branche en mettant en danger les places de travail et l’indépendance rédactionnelle des divers médias.

Les nouveaux partenaires ont souligné aujourd’hui que l’indépendance rédactionnelle de «Der Bund» et de la «Berner Zeitung» n’étaient pas menacés. impressum rappelle que tout mouvement dans la presse ne doit pas être considéré uniquement sous l’angle étroit de l’économie. Il doit tenir compte de l’intérêt général. Les particularités de la presse bernoise ne sauraient être remises en question.

impressum s’inquiète du sort réservé aux deux radios, Basilisk (Bâle) et Canal 3 (Bienne), dont la vente a été annoncée et pour lesquelles il n’existe pas encore de repreneur déclaré. impressum souhaite que les propriétaires actuels s’assurent, lors de cette vente, de la pérennité des places de travail et de la qualité des contenus.

Les nouveaux partenaires, tamedia et Espace Media, ont affirmé aujourd’hui que leur fusion ne remettait pas en cause la diversité de la presse. Ils ont également précisé que leur but n’était pas de démanteler les places de travail. impressum se doit de relever, dans ce contexte, la nécessité d’assurer les conditions de travail dans une convention collective pour la branche des médias en Suisse allemande et au Tessin.

Infos: www.impressum.ch


RadioBilingue SA manifeste son intérêt pour Canal 3

D'après l'ATS, la société biennoise RadioBilingue SA s'intéresse à racheter Canal 3 SA à Espace Media Groupe. Des contacts ont été pris avec le groupe de presse bernois, a expliqué jeudi à l'ATS le président de son conseil d'administration Thomas Eichelberger.

"Nous sommes ouverts à toutes les solutions qui privilégient une solution biennoise", a souligné M. Eichelberger, qui cite notamment une prise de participation majoritaire au sein de Canal 3 SA ou une collaboration avec le groupe de presse bernois.

M. Eichelberger a précisé que rien de concret n'avait encore été décidé. Il faut d'abord attendre l'accord de la Commission fédérale de la concurrence à cette fusion, a ajouté le président du conseil d'administration de RadioBilingue SA.

RadioBilingue SA est un groupe d'intérêt régional qui compte des personnalités politiques et des milieux économiques qui défend une radio indépendante et bilingue ancrée à Bienne. En 2004, la société s'était battue en vain contre Espace Media Groupe pour obtenir de l'Office fédéral de la communication (OFCOM) la concession d'une radio bilingue.

Population francophone

"Notre objectif reste l'existence d'une radio bilingue qui soit au service de la population francophone", explique Béatrice Sermet, ancienne présidente de l'association Canal Bilingue et présidente du Conseil des affaires francophones de Bienne. Les francophones veulent saisir la chance de faire revenir Canal 3 dans la région.

infos: http://www.hr-monitor.ch/f/RadioBilingue_SA_CH-073.3.016.206-6_14079222.html


Fusion des groupes d'édition Tamedia et Espace Media Groupe

Les sociétés de médias Tamedia et Espace Media Groupe fusionnent. A cette fin, Tamedia devient l’actionnaire majoritaire d’Espace Media Groupe. En contrepartie, les actionnaires jusqu’à présent majoritaires de Espace Media, à savoir en premier lieu les familles Erwin Reinhardt-Scherz et Charles von Graffenried, prennent une participation dans Tamedia. L’objectif de la fusion consiste à tirer parti des synergies et à lancer ensemble de nouveaux projets médias.

Concentration des forces pour de nouveaux projets médias
L’évolution des habitudes de consultation des médias et le déplacement des dépenses publicitaires vers Internet confrontent le secteur des médias à d’importants défis structurels. Grâce à cette fusion stratégique, Tamedia et Espace Media souhaitent regrouper les compétences et les meilleurs talents des deux entreprises et profiter des opportunités résultant de ce changement. Le transfert de savoir-faire dans la rédaction, l’édition et la technique doit être approfondi et de nouvelles formes de coopération doivent permettre une utilisation systématique des synergies opérationnelles. L’objectif consiste à renforcer l’innovation et la qualité et à lancer ensemble de nouveaux projets médias dans le domaine de l’édition papier, en ligne et des médias électroniques.

Charles von Graffenried reste l’éditeur de la Berner Zeitung et le président du Conseil d’administration de l’Espace Media Groupe. L’orientation libérale-démocrate des médias édités par Espace Media Groupe, auxquels appartient également la station régionale TeleBärn et Capital FM, la radio de la capitale, sera conservée dans ce nouvel ensemble de médias. Albert P. Stäheli reste délégué du Conseil d’administration et conserve la direction de l’entreprise Espace Media Groupe. Le Conseil d’administration de Espace Media Groupe consiste désormais du président Charles von Graffenried, du vice-président Pietro Supino, du délégué Albert P. Stäheli, de Martin Kall et Iwan Rickenbacher et également de deux nouveaux membres qui sont encore à déterminer. La majorité des membres doivent avoir leur résidence principale dans la région Espace Mittelland.

Evolution de l’entreprise de presse écrite à l’entreprise multimédia
Espace Media Groupe dont les origines remontent à l’année 1888 et Tamedia qui est née du Tages-Anzeiger fondé en 1893 sont liées depuis des années. Ainsi, Tamedia détient-elle depuis 1990 une participation de 49 pour cent dans Berner Zeitung, la principale filiale de Espace Media Groupe. Depuis 1987, la Berner Zeitung détient 15 pour cent du capitalactions de la SonntagsZeitung. La collaboration est encore intensifiée par la participation de
17,5 pour cent de la Berner Zeitung dans 20 minutes. Ces dernières années, les deux entreprises ont cessé de se consacrer exclusivement à la presse écrite pour devenir des entreprises multimédias modernes. Le nouvel établissement multimédia d’Espace Media à Berne témoigne de ce changement. A l’automne 2008, il regroupera sous un même toit les rédaction des médias imprimés Berner Zeitung BZ et Der Bund, ainsi que les studios de la station régionale TeleBärn et de Radio Capital FM et le portail en ligne espace.ch.

Vente de Radio Basilisk et de Canal 3
En vertu de la nouvelle loi sur la radio et la télévision qui limite le nombre de concessions radio privées à deux par opérateur, chacune des deux entreprises se voit contrainte de vendre une radio privée. C’est la raison pour laquelle Tamedia souhaite vendre la radio bâloise Radio Basilisk d’ici la fin 2007. De son côté, Espace Media Groupe cherche un nouveau partenaire pour la radio bilingue de Bienne Canal 3. En plus du maintien des deux radios privées et de la réalisation d’un prix de vente approprié, l’intérêt à long terme des acheteurs pour le paysage radiophonique suisse est primordial. Radio 24, le leader des radios locales suisses et la radio bernoise Capital FM resteront au sein de la nouvelle entreprise.

Augmentation du capital de Tamedia et déclaration à la ComCo
Les actionnaires décideront de l’augmentation de capital de Tamedia AG lors d’une Assemblée générale extraordinaire convoquée le mercredi 27 juin 2007 à Zurich. Le Conseil d’administration demandera parallèlement aux actionnaires de nommer Charles von Graffenried au Conseil d’administration. La fusion prévue de Tamedia et d’Espace Media Groupe sera déclarée à la Commission fédérale de la concurrence. Après approbation par cette dernière, Tamedia décidera d’une offre éventuelle aux propriétaires des 20 pour cent restants du capital-actions d’Espace Media Groupe.

infos: www.tamedia.ch


PC New look de HP & L’ECAL

Dix-sept étudiants de l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne ont, dans le cadre d’un projet conjoint avec HP Suisse, élaborés des motifs artistiques qui habilleront des ordinateurs portables.

Quelques mois après la Hochschule für Gestaltung und Kunst de Zurich, c’est l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne qui transcrit au plan émotionnel le rapport qu’entretient le grand public avec l’ordinateur portable. En effet, la personnalisation extérieure du PC est en passe de devenir une réalité courante. Elle modifiera probablement à terme le rapport intime de l’usager avec l’objet, et elle offre aujourd’hui de nouveaux territoires d’exploration pour l’art.

Les projets artistiques réalisés à travers le concours de l’ECAL, sont particulièrement engagés et illustrent la profondeur du phénomène à venir. Selon les initiateurs du projet, l’ordinateur lifestyle et tendance relèguerait celui des générations passées à l’image de la Ford T dans le domaine automobile.

Proposé aux élèves en communication visuelle (design graphique, photographie, media & interaction design), le concours a immédiatement suscité un vif intérêt et plus de 50 étudiants ont relevé ce défi. Si le besoin de s’individualiser est croissant dans notre société, l’idée d’imaginer des motifs décoratifs dédiés à personnaliser l’ordinateur portable a dopé la créativité des participants. Leur motivation a été d’autant plus grande qu’il s’agissait de modéliser dans les conditions réelles l’industrie informatique et avec ses contraintes.

Emmené par Pierre Keller, Directeur de l’ECAL, le jury a sélectionné quelque 17 auteurs parmi les étudiants, pour leurs projets inventifs, hétéroclites et percutants. Au final, 19 nouveaux motifs viennent accroître l’offre existante de HP. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne internationale « Personal Again » du constructeur informatique anticipant l’évolution des moeurs vers une tendance croissante de la société à l’individualisation. Ces nouveaux projets répondent ainsi à une attente importante du marché. En outre, ils constituent une vitrine originale pour la création helvétique.

Les oeuvres sont visibles sous http://82.195.228.31/fotocover/index_fr.asp


Naissance d'Edipresse Crossmedia

Depuis début mai, Edipresse Suisse dispose d’une cellule crossmedia intégrée dans le but d’offrir des solutions créatives à la carte pour le marché annonceurs.

L'approche crossmedia d'Edipresse intègre dans sa réflexion toutes les stratégies adaptées aux exigences et aux défis de la branche publicitaire. Pour ce faire, Edipresse Crossmedia peut s'appuyer sur l’ensemble des publications d’Edipresse en Suisse romande, des sites Internet de RomandieOnline (la société on-line d’Edipresse et de Virtual Network), de la majorité des télévisions régionales romandes et des radios du groupe Rouge FM. S’ajoutent des solutions de téléphonie mobile grâce à un savoir-faire développé à l’interne pour les titres, avec des partenaires externes.

Cette nouvelle cellule est dirigée par Frédéric Zamofing, ancien responsable du développement de produits de BILAN, le périodique économique du groupe Edipresse. Un site Internet est spécialement dédié à ce développement www.edipressecrossmedia.ch.


Pierre Lamunière élu nouveau président de la Fédération Internationale de la Presse Périodique

Pierre Lamunière, président du conseil d’administration et éditeur du Groupe Edipresse, a été élu président du conseil d’administration de la Fédération Internationale de la Presse Périodique (FIPP).

Cette nomination a eu lieu le 15 mai 2007, à l’issue du 36ème FIPP World Magazine Congress qui se tenait cette année au China World Hotel de Pékin. La présidence du conseil d’administration de l’association internationale des magazines a été confiée à M. Lamunière alors que Chris Llewellyn, directeur général d’Emap International, est arrivé au terme de son mandat de deux ans.

Selon M. Lamunière, «grâce à l’excellent travail de mes prédécesseurs Chris Llewellyn et Bill Kerr, ainsi qu’au dévouement sans faille du président de la FIPP Donald Kummerfeld et de son équipe, de grandes réussites ont été accomplies. En cette période de mutation profonde pour notre secteur d’activité, je suis honoré que la FIPP et son conseil d’administration m’aient choisi pour poursuivre cette mission essentielle. Je suis très impatient de travailler avec nos membres sur un projet ambitieux: promouvoir l’importance des magazines auprès des lecteurs, des annonceurs et des décideurs.» La nomination de M. Lamunière a été saluée en ces termes par M. Kummerfeld: «Pierre est entré au conseil d’administration en avril 2002 et en assume la fonction de vice-président depuis deux ans. Il soutient activement la FIPP et continuera à diriger notre organisation avec l’énergie, l’intelligence et l’engagement dont ses prédécesseurs immédiats Chris Llewellyn et Bill Kerr ont fait preuve ces quatre dernières années.» Pierre Lamunière a rejoint le Groupe Edipresse en 1977, il est le directeur général depuis 1986 et a été nommé administrateur-délégué en 1998. En février 2005, il abandonne la direction opérationnelle du groupe pour en devenir le président du conseil d’administration et l’éditeur. Edipresse est actif dans les journaux, les magazines et l’édition électronique.

Fort de 3'500 collaborateurs, le groupe édite plus de 150 titres et sites Internet. M. Lamunière est également administrateur de Lamunière SA et de ses filiales. Tout au long de sa carrière, il a occupé divers postes de direction dont celui d’administrateur de La Poste, première entreprise suisse, de 1997 à 2002. Il est membre du conseil d’administration de la FIPP depuis avril 2002. De nationalité suisse, Pierre Lamunière est titulaire d’un MBA obtenu à la Wharton School de l’université de Pennsylvanie (Etats-Unis). Concernant les perspectives d’avenir de l’édition, M. Lamunière s’est exprimé en ces termes: «notre branche d’activité est confrontée à des défis et à des opportunités. Mais l’essentiel est que nous produisions des contenus qui servent à informer, à éduquer et à divertir. Lorsque nous y parvenons, nous créons un lien entre nos produits et nos lecteurs, avec une confiance et une loyauté qui n’appartiennent peut-être qu’à cette forme de média. Alors la vraie question est de savoir comment maintenir ce lien à long terme. Je pense que les magazines conserveront une position centrale et incontournable dans le paysage médiatique. Mais nous devrons évoluer afin de pouvoir utiliser nos marques dans plusieurs canaux de distribution.»

A propos de la FIPP: fondée en 1925 sous le nom de Fédération Internationale de la Presse Périodique www.fipp.com, la FIPP met ses compétences au service d’éditeurs de magazines dans le monde entier. Elle défend les intérêts éditoriaux, culturels et économiques communs des consommateurs et des éditeurs business-to-business de médias imprimés et électroniques. La FIPP représente un marché global dont les recettes annuelles de publicité s’élèvent à quelque US$ 70 milliards pour environ 110,000 titres (chiffres du FIPP World Magazine Trends 2006/2007). Elle compte actuellement 287 membres dans 59 pays, répartis en 47 associations nationales, 172 sociétés d’édition et 66 membres associés (dont six membres individuels).

Edipresse Asie lance MACAU TATLER et compte récidiver le succès du Hong Kong Tatler

Dans les kiosques depuis le 3 mai 2007, cette publication trimestrielle est le magazine lifestyle pour quiconque souhaite en savoir plus sur la ville en passe de ravir à Las Vegas le statut de capitale mondiale du jeu. Diffusé avec le Hong Kong Tatler, le premier numéro du Macau Tatler sera distribué aux lecteurs qualifiés ainsi que dans les kiosques, hôtels et grands centres commerciaux de Macao.

Selon ses concepteurs, le Macau Tatler possède tous les ingrédients qui ont fait la renommée du Hong Kong Tatler:

  • Personnalités: les plus belles fêtes et les personnalités les plus glamour aperçues dans les événements et soirées de Macao, ainsi que des entretiens approfondis avec les grands noms du territoire
  • Lyfestyle luxe: art et culture, voyages grand luxe, intérieurs haut de gamme, voitures de sport, gastronomie et grands vins
  • Style: dernières tendances de la mode et produits des grandes marques mondiales du luxe.

Infos: www.edipresse.ch


Giovanni Sammali nouveau rédacteur en chef de la chaîne TV régionale neuchâteloise Canal Alpha

La télévision régionale neuchâteloise Canal Alpha a engagé Giovanni Sammali, journaliste du quotidien romand "Le Matin",  en qualité de rédacteur en chef. Agé de 41 ans, Sammali entrera en fonction le 1er juin, selon la chaîne régionale.

 En qualité de responsable de la rédaction, Giovanni Sammali sera chargé d'accompagner le développement attendu de la chaîne régionale avec le redécoupage des zones de diffusion par l'Office fédéral de la communication (OFCOM). A terme Canal Alpha devrait étoffer son personnel, qui inclut actuellement six journalistes et stagiaires.

Le futur rédacteur en chef est depuis une dizaine d'années responsable du bureau de Neuchâtel du quotidien "Le Matin". Titulaire d'une licence en psychologie, il a débuté dans le journalisme en qualité de rédacteur sportif à la "Tribune de Genève". Il collabore de façon ponctuelle pour Canal Alpha depuis 1996.

Il a notamment animé les débats diffusés en période d'élections par la télévision régionale. Depuis janvier 2006, Giovanni Sammali reçoit chaque semaine une personnalité dans son émission hebdomadaire Antipasto. Le conseiller fédéral Pascal Couchepin a été au début de l'année l'invité le plus en vue de l'émission.

Manne fédérale pour Canal Alpha
La télévision neuchâteloise fait partie des 13 chaînes régionales retenues par l'OFCOM comme bénéficiaires de la part de 4% de la redevance radio-TV qui sera redistribuée aux diffuseurs privés. Trois chaîne francophones et deux chaînes bilingues français-allemand ont notamment été désignées.La clé de répartition de la quote-part de la redevance doit encore être définie.

La clé de répartition de la quote-part de la redevance doit encore être définie, a indiqué à l'ATS Pierre-André Léchot, directeur de Canal Alpha. Selon lui, la zone de diffusion actuelle de la chaîne inclut le canton de Neuchâtel, les Franches-Montagnes (JU), l'Ajoie (JU) et le district de La Neuveville (BE).

Extension de la couverture de diffusion
Le nouveau découpage prévoit une extension de l'aire de diffusion à l'ensemble du Jura et du Jura bernois, ainsi qu'à la région du Nord-Vaudois. La chaîne Canal Alpha, dont les studios sont situés à Cortaillod (NE), est aujourd'hui regardée par 43 000 téléspectateurs. Lancée en septembre 1987 avec le soutien des milieux évangéliques, la télévision régionale neuchâteloise est devenue en 1995 la première chaîne cantonale de Suisse. En 2001, elle a été la première télévision du pays à se doter d'une structure de production entièrement numérique.

Infos: www.canalalpha.ch


Rumeurs de version romande dominicale de"20 minutes" dès l'automne et nouveaux gratuits livrés à domicile Outre-Sarine

Le quotidien "20 Minutes" pourrait paraître le samedi et le dimanche dès cet automne, selon une information de la Radio Suisse Romande. Du côté de la Suisse alémanique, des gratuits seront livrés dans les boîtes aux lettres.

Dès cet automne, il pourrait y avoir un second journal dominical en Suisse romande, en plus du "Matin dimanche". En lançant "20 minutes", le groupe zurichois TA Media concurrencerait directement son concurrent vaudois Edipresse, au bénéfice d'un monopole dominical du côté francophone de la Sarine. Il renforcerait dans la foulée la position de son gratuit face au "Matin Bleu", édité par Edipresse.

Livrés à domicile
Du côté de Zurich, on parle moins d'une offensive gratuite du week-end que d'envahir les boîtes aux lettres pendant la semaine. Dès cet automne, les citadins de Suisse alémanique recevront un ou deux quotidiens chaque matin, directement dans leur boîte aux lettres... En effet, TA média, encore lui, ainsi qu'un autre concurrent (Sacha Wigdorovits et Jürg Marquard selon d'autres rumeurs), préparent pour la deuxième partie de l'année deux nouveaux titres distribués le matin à domicile.

Ces deux projets visent à capter un maximum de lecteurs, tant ces gros tirages sont rentables aux yeux des éditeurs. Selon l'hebdomadaire Weltwoche, l'expérience "20 Minuten" génère une marge brute incroyable de 40% dans la branche de l'édition : sur des rentrées publicitaires de 100 millions, elle permet 40 millions de bénéfice.


L'Euro de football devrait créer de la valeur et des revenus

 L'UEFA EURO 2008 générera en Suisse un chiffre d'affaires économique de 1,1 à 1,5 milliard de CHF. C'est ce que révèle une étude commandée par l'Office fédéral du sport (OFSPO).

Les chiffres actualisés sur les retombées économiques de l'UEFA EURO 2008 qui ont été présentés aujourd'hui lors d'une conférence de presse sont plus du double de ceux de l'étude initiale de 2004. Tous les volets concernés, à savoir

  • les stades,
  • EURO SA et l'UEFA,
  • la Confédération et les sites d'accueil,
  • les visiteurs,
  • la publicité, les médias, les télécommunications et autres

font état de chiffres nettement relevés. Les auteurs de l'étude en concluent que les chiffres d'affaires de l'EURO 2008 généreront en Suisse une création de valeur brute comprise dans un fourchette de 640 à 860 millions de CHF.

Dès 2004, la société Rütter+Partner, spécialiste de la recherche sociale et économique, et la Haute école d'économie de Lucerne (HSW), avaient évalué, à la demande de l'UEFA et de l'Association suisse de football (ASF), les retombées économiques possibles de l'UEFA EURO 2008 en Suisse. Depuis lors, un certain nombre de paramètres importants ont considérablement changé. Relevons en particulier le rôle des projections publiques, déjà observé lors de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne, qui semblent bien s'établir comme un élément indissociable des manifestations de grande ampleur.

Voici les principaux enseignements de cette étude révisée:

  • L'UEFA EURO 2008 sera, avec un chiffre d'affaires (net) de 1,1 à 1,5 milliard de CHF et une création de valeur économique de 640 à 860 millions de CHF, de loin la plus grande compétition sportive jamais organisée en Suisse.
  • L'incidence de la création de valeur générée par l'EURO 2008 équivaut sur une année à une contribution de 0,14 à 0,18% au produit intérieur brut de la Suisse.
  • Ce sont les 2,8 à 5,4 millions de visiteurs attendus qui, avec une contribution de près de 50% en termes de création de valeur, engendreront les retombées économiques les plus substantielles. L'EURO 2008 attirera entre 1,0 et 1,4 million d'hôtes étrangers en Suisse, qui dépenseront entre 175 et 230 millions de CHF.
  • Vu les capacités d'hébergement limitées des villes et sites d'accueil, la répartition à travers tout le pays des sites de projection publique (UBS ARENA) et les activités liées aux déplacements, les incidences touristiques dépasseront largement le cadre des régions hôtes du Tournoi.
  • Outre les secteurs économiques directement concernés, tels l'hôtellerie et le tourisme, d'autres branches profiteront de l'EURO 2008: ainsi le bâtiment, l'industrie de l'alimentation et des boissons, la publicité et les médias, de même que la culture. Ces larges retombées résulteront surtout du cadre budgétaire global, des investissements dans les stades ainsi que des effets induits par les prestations exécutées en amont et les revenus.
  • Les pouvoirs publics en profiteront à leur tour en refinançant leurs dépenses dans des proportions considérables par le surplus de recettes fiscales que généreront les chiffres d'affaires en hausse des entreprises concernées et les revenus induits par les salaires.


Des retombées durables
L'EURO 2008 aura par ailleurs des incidences monétaires et non monétaires à plus long terme, qu'il est difficile d'évaluer, voire de mettre en évidence. Relevons parmi elles, notamment, les effets publicitaires ou d'image considérables émanant des retransmissions radiophoniques et télévisées, qui auront des retombées positives sur le tourisme et l'attrait des sites d'accueil. La Suisse se positionnera ainsi comme un pays séduisant, ouvert au sport, et l'EURO 2008 sera l'amorce d'une coopération approfondie dans le secteur touristique avec les autres secteurs de l'économie et les autorités.

Pour Mattias Remund, Directeur de l'OFSPO, ces conclusions sont autant de signes précurseurs: «Désormais, nous accorderons encore plus d'importance au rôle du sport au service et au sein de l'économie, notamment dans le domaine de la recherche de l'administration publique fédérale». Et d'annoncer la présentation cette années d'autres résultats de diverses études sur «la rentabilité et le développement durable dans le système sportif suisse».

Un gros potentiel économique
Aymo Brunetti, représentant du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) au sein du Département fédéral de l'économie (DFE), a en outre souligné le potentiel économique recelé par les retombées de l'EURO 2008 qui ne peuvent être mesurées directement, notamment la plus-value en termes de divertissement et le gain d'image découlant de cette manifestation.


L'Euro de football devrait créer de la valeur et des revenus

 L'UEFA EURO 2008 générera en Suisse un chiffre d'affaires économique de 1,1 à 1,5 milliard de CHF. C'est ce que révèle une étude commandée par l'Office fédéral du sport (OFSPO).

Les chiffres actualisés sur les retombées économiques de l'UEFA EURO 2008 qui ont été présentés aujourd'hui lors d'une conférence de presse sont plus du double de ceux de l'étude initiale de 2004. Tous les volets concernés, à savoir

  • les stades,
  • EURO SA et l'UEFA,
  • la Confédération et les sites d'accueil,
  • les visiteurs,
  • la publicité, les médias, les télécommunications et autres

font état de chiffres nettement relevés. Les auteurs de l'étude en concluent que les chiffres d'affaires de l'EURO 2008 généreront en Suisse une création de valeur brute comprise dans un fourchette de 640 à 860 millions de CHF.

Dès 2004, la société Rütter+Partner, spécialiste de la recherche sociale et économique, et la Haute école d'économie de Lucerne (HSW), avaient évalué, à la demande de l'UEFA et de l'Association suisse de football (ASF), les retombées économiques possibles de l'UEFA EURO 2008 en Suisse. Depuis lors, un certain nombre de paramètres importants ont considérablement changé. Relevons en particulier le rôle des projections publiques, déjà observé lors de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne, qui semblent bien s'établir comme un élément indissociable des manifestations de grande ampleur.

Voici les principaux enseignements de cette étude révisée:

  • L'UEFA EURO 2008 sera, avec un chiffre d'affaires (net) de 1,1 à 1,5 milliard de CHF et une création de valeur économique de 640 à 860 millions de CHF, de loin la plus grande compétition sportive jamais organisée en Suisse.
  • L'incidence de la création de valeur générée par l'EURO 2008 équivaut sur une année à une contribution de 0,14 à 0,18% au produit intérieur brut de la Suisse.
  • Ce sont les 2,8 à 5,4 millions de visiteurs attendus qui, avec une contribution de près de 50% en termes de création de valeur, engendreront les retombées économiques les plus substantielles. L'EURO 2008 attirera entre 1,0 et 1,4 million d'hôtes étrangers en Suisse, qui dépenseront entre 175 et 230 millions de CHF.
  • Vu les capacités d'hébergement limitées des villes et sites d'accueil, la répartition à travers tout le pays des sites de projection publique (UBS ARENA) et les activités liées aux déplacements, les incidences touristiques dépasseront largement le cadre des régions hôtes du Tournoi.
  • Outre les secteurs économiques directement concernés, tels l'hôtellerie et le tourisme, d'autres branches profiteront de l'EURO 2008: ainsi le bâtiment, l'industrie de l'alimentation et des boissons, la publicité et les médias, de même que la culture. Ces larges retombées résulteront surtout du cadre budgétaire global, des investissements dans les stades ainsi que des effets induits par les prestations exécutées en amont et les revenus.
  • Les pouvoirs publics en profiteront à leur tour en refinançant leurs dépenses dans des proportions considérables par le surplus de recettes fiscales que généreront les chiffres d'affaires en hausse des entreprises concernées et les revenus induits par les salaires.


Des retombées durables
L'EURO 2008 aura par ailleurs des incidences monétaires et non monétaires à plus long terme, qu'il est difficile d'évaluer, voire de mettre en évidence. Relevons parmi elles, notamment, les effets publicitaires ou d'image considérables émanant des retransmissions radiophoniques et télévisées, qui auront des retombées positives sur le tourisme et l'attrait des sites d'accueil. La Suisse se positionnera ainsi comme un pays séduisant, ouvert au sport, et l'EURO 2008 sera l'amorce d'une coopération approfondie dans le secteur touristique avec les autres secteurs de l'économie et les autorités.

Pour Mattias Remund, Directeur de l'OFSPO, ces conclusions sont autant de signes précurseurs: «Désormais, nous accorderons encore plus d'importance au rôle du sport au service et au sein de l'économie, notamment dans le domaine de la recherche de l'administration publique fédérale». Et d'annoncer la présentation cette années d'autres résultats de diverses études sur «la rentabilité et le développement durable dans le système sportif suisse».

Un gros potentiel économique
Aymo Brunetti, représentant du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) au sein du Département fédéral de l'économie (DFE), a en outre souligné le potentiel économique recelé par les retombées de l'EURO 2008 qui ne peuvent être mesurées directement, notamment la plus-value en termes de divertissement et le gain d'image découlant de cette manifestation.


Mise en consultation de la nouvelle concession SSR

L'Office fédéral de la communication (OFCOM) a mis aujourd'hui en consultation un projet pour la nouvelle concession de la SSR.

Les personnes ou les organisations intéressées sont invitées à donner leur avis jusqu'au 8 juin 2007. Les prises de position seront publiées sur l'internet. D'entente avec la SSR, le Conseil fédéral a résilié au 31 décembre 2007 l'actuelle concession du 18 novembre 1992. Il devrait se prononcer sur la nouvelle concession en novembre prochain. Cette dernière entrera en vigueur le 1er janvier 2008. 

Le projet de concession tient compte des nouvelles bases juridiques, contenues dans la loi sur la radio et la télévision (LRTV) entrée en vigueur le 1er avril 2007.

 


L'Agefi bientôt hors du giron d'Agen Holding?

Le 2 mai dernier, le Handelszeitung annonçait l'intention d'Agen Holding de racheter le groupe de clinique Hirslanden et de se séparer de son pool de presse via une opération de "spin-off" ou de "joint-venture".

 

Selon l'article de Valentin Hanschin, journaliste de cet hebdomadaire alémanique, L'opération de reprise du groupe Hirslanden serait bientôt sous toit. Cette information n'a pas été officiellement confirmée par le porte-parole du groupe. Toujours selon l'hebdomadaire, Agen Holding serait prête à  payer 1,5 à 2 milliards de francs pour reprendre les 13 cliniques helvétiques de son concurrent et envisagerait de se séparer de son pôle presse en adoptant une stratégie de focalisation sur ses activités hospitalières. Infos: http://www.agefi.com ; http://www.handelszeitung.ch

Dorothea Tiefenauer, nouvelle responsable de la communication de l'AES

 Le 1er août, Dorothea Tiefenauer reprendra la fonction de responsable de la communication à l'Association des entreprises électriques suisses (AES).L'économiste Dorothea Tiefenauer a effectué ses études en sciences économiques à l'Université de St-Gall et s'est spécialisée en pédagogie économique. Elle a effectué une formation continue à la haute école spécialisée d'Argovie en tant que médiatrice dans les domaines de l'économie, du droit et de l'environnement et y a suivi des cours de communication et de relations publiques. Dorothea Tiefenauer a acquis une longue expérience en matière de sponsoring et en tant que responsable de la communication, en dernier lieu à l'Association de l'industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux (Swissmem) à Zurich. Elle a 40 ans et vit à Berikon (AG).
 
A l'AES, Dorothea Tiefenauer sera responsable de l'ensemble des activités de communication, en particulier en ce qui concerne les relations publiques et l'information des membres. Elle succède à Elisabeth Boner qui travaille dans l'industrie depuis avril 2007. 

World Television sponsorise les séries de conférences Excellence-in-Communications de Zurich et le forum MScom Communications de Genève


World Television, l’un des leaders mondiaux dans les domaines de la communication d’entreprise, la production d’informations, la diffusion sur Internet et la gestion d’évènements, a signé un important accord de sponsorisation de deux évènements majeurs organisés par MScom. Aux termes de cet accord, World Television s’engage à apporter son soutien financier et technique afin d’assurer le bon déroulement des deux séries de conférences Excellence-in-Communications MScom de Zurich ainsi que du forum MScom Communications de Genève co-organisé par la Société Romande de Relations Publiques.

 

World Television, qui possède des bureaux à Londres, Zurich, Genève, Stockholm, Madrid et Francfort, s’apprête à sponsoriser les webcasts et les podcasts de quatre volets des séries de conférences Excellence-in-Communications MScom ainsi que les MScom Geneva Events programmés au cours des années 2007 et 2008. D’après cet accord, les webcasts et les podcasts, disponibles au téléchargement dès le lendemain des évènements sponsorisés, seront hébergés sur le serveur de World Television et accessibles via le site Internet de ce dernier, dont l’adresse est la suivante: www.world-television.com. Thomas M. Rajman, Managing Director de World Television (Switzerland) Ltd, a indiqué que sa société avait proposé un partenariat à MScom après que Peter Sibley, cofondateur de World Television, avait assisté à une manifestation MScom à Genève.

Utilisé à bon escient le Web 2.0 peut améliorer et redorer le blason de la communication d’entreprise

L’avancée du web 2.0  est en train de modifier le mode traditionnel de production de nos entreprises. Son avènement développe  un véritable partenariat collaboratif entre producteurs et clients. Afin de rester dans le coup, les communicateurs d’entreprise doivent adapter leur boîte à outils en conséquence sous peine de ne plus répondre aux exigences de leur clientèle. Ce changement de paradigme représente une chance pour le secteur des relations publiques, pour autant que les relationnistes anticipent cette évolution à temps.

Ce texte complète une intervention de l’auteur  de ce blog, donnée le vendredi 4 mai 2007 aux Ateliers des Médias 2007, dédié au thème Marketing viral, blog, Second Life, e­-paper : Promesses et illusions des nouveaux modes de communication. Cet événement annuel était organisé par Ringier Romandie en marge du Salon du Livre et de la Presse de Genève. 

Web 2.0 – simple mode ou lame de fond?
Les personnes sceptiques avancent bien souvent cette argumentation lorsqu’il s’agit de résumer les différents éléments qui se rapportent à  une nouvelle qualité de réseau de communication. Mais les communicateurs ne devraient pas se satisfaire d’une telle définition minimaliste. Car cette deuxième évolution du web représente plus qu’un changement graduel d’applications éprouvées d’informations et de télécommunications. 

Conflit générationnel : Web 1.0 face au Web 2.0
Si le terme de « portail » représentait le terme le plus usité de la première génération du web, le terme de « plate-forme » représentera au mieux sa deuxième phase de développement. Pour faire court, le Web 2.0 représente des applications simplifiées permettant à ses utilisateurs d’influencer activement le processus de production d’une entreprise. Les exemples les plus connus en la matière sont les systèmes d’évaluation d’eBay et d’Amazon mais également ceux de Youtube.com ou flick.com. Le point convergent à toutes ces plates-formes réside dans le fait que leur clientèle respective évalue en temps réel les marchandises ou les contenus commercialisés. Tous les jugements seront publiés sans ménagement. Le client ne doit pas être convaincu par son fournisseur mais doit pouvoir se former une opinion de lui-même. Les entreprises de la génération du Web 2.0 ont déjà mainte fois démontré comment l’on crée de la valeur ajoutée grâce à un esprit d’ouverture et de participation institutionnelle. Le nouveau style qui s’est établit ici brise  la répartition historique bien huilée des rôles de producteur et de consommateur avec l’intégration d’un niveau supplémentaire de production, appelé « Peer Production » ou production entre pairs (production entre égaux).  

Le défi de la transparence totale
Ce processus d’« économie de la production entre pairs» entraîne l’apparition de défis complètement nouveaux – également dans le domaine de la communication d’entreprise. La «Peer Production» apparaît au sein de réseaux de communication dont l’information se voit complétée et qualitativement modifiée en temps réel par ses participants. Ces réseaux, appelés dans le jargon Internet «Social networks» ou réseaux sociaux, permettent  à tout un chacun – et ce indépendamment de n’importe quelle appartenance institutionnelle ou entrepreneuriale et de quelconque légitimation –  de participer à ce processus  par l’intermédiaire d’Internet.  Le principe d’informatique dite libre « Open Source » trouve ici sa pleine dimension sociale.  Et : La production entre pairs entraîne un élément qui devrait faire transpirer plus d’un directeur de communication et terrasser les amateurs de manipulation et d’obscurantisme (appelés en langue anglaise Spin Doctors) en matière de communication: la transparence totale.  

La production participative au service de la réputation d’entreprise
La réputation d’une entreprise peut se créer, se développer ou se détruire par l’intermédiaire de ces communautés et réseaux pratiquant la production entre pairs. Raison pour laquelle il est si important pour les responsables de communication de maîtriser ces nouveaux processus et d’y prendre activement part. 

Principal avantage : élargir sa clientèle
Evaluons tout d’abord les chances de ce nouveau mode: Le principal avantage de la création de réputation en tant qu’actif principal de la production entre pairs semble évident : Celui qui participe au processus de production entre pairs le fait de son propre intérêt, principalement parce que cette nouvelle forme de production est prisée par les internautes qui représentent ces nouvelles communautés. C’est donc un excellent moyen pour élargir le cercle de sa clientèle.  

La prise de position volontaire augmente l’impact de la communication
Les relationnistes s’efforcent souvent de fabriquer de la légitimation externe par l’entremise d’une communication pratiquée par l’endossement de tiers (third party endorsement). Concrètement cela se traduit par l’expression de personnes tierces sur un sujet donné. Et chaque relationniste sait combien  il est difficile de gagner ce type d’orateurs à sa cause – aussi juste soit-elle. En effet, les êtres humains ne se laissent pas facilement manipuler et hésitent à occuper des positions sur un sujet donné pour le compte d’autrui. Ce sera beaucoup plus facile si ces derniers interviennent volontairement, à l’instar de ce qui se passe au sein des communautés du Web 2.0. De ce fait,  l’impact argumentaire et la force de conviction résultante n’en seront que plus efficaces au sein des audiences concernées.  

Le danger et les opportunités du smart mobbing
Mais il faut faire attention au retour de flamme ! Une  force de frappe inversement négative peut se développer similairement, dans le cas où les participants de certaines communautés agissent contre une entreprise ou contre ses produits. Dans un tel cas de figure, on parlera d’une opération de « smart mobbing »  qui peut avoir des conséquences désastreuses pour la réputation d’une entreprise. En Suisse, notre icône nationale Nestlé a dernièrement fait les frais d’un tel apprentissage, dans le cadre du feuilleton à rebondissement des péripéties de Madame Nelly Wenger à la tête de sa filiale helvétique et des ratées écologiques du remodelage de sa marque Cailler aux yeux des Helvètes. Fait intéressant à souligner : C’est sur la base d’un blog édité par des collaborateurs de Nestlé Suisse directement impliqués dans ces projets que les opposants de Nelly Wenger ont attiré l’attention des médias et ont donné aux journalistes matière à rédiger les articles qui ont servi d’amorce au débat de dimension nationale qui s’en est suivi grâce au soutien des médias traditionnels, (radio, tv, presse) généralement qualifiés d’obédience bien-pensante. Mais les médias ne sont pas les seuls à avoir su saisir leur épingle du jeu. Dans ce domaine, la palme du mérite revient certainement à un groupe indépendant de grande distribution, encore indépendant à l’époque, qui est parvenu, non sans quelque ingéniosité opportuniste, à se repositionner en quelques semaines dans l’esprit de l’Helvète moyen comme le grand défenseur des consommateurs qu’il fût jadis. Dans le village global qui renferme l’ensemble de nos différentes économies nationales tant interconnectées, les conséquences de ce genre d’opérations sur la réputation d’une entreprise peuvent se répercuter instantanément sur la baisse de ses ventes, occasionnées par le rappel à grand frais de l’un de ses produits phares et, par conséquent, sur la chute du cours de son action. Ces incidents démontrent l’importance de bien maîtriser ces nouveaux outils de communication. 

Causalité entre bonne communication et création de valeur
Il est de notoriété publique qu’une bonne communication d’entreprise contribue à la création de valeur d’une entreprise. A l’heure de la production entre pairs, les causalités entre la communication d’une entreprise, sa réputation  et son succès économique deviendront de plus en plus évidentes.  Si une entreprise ne se prépare pas suffisamment à ces changements, elle prend le risque de se placer également en situation de difficulté économique engendré par un simple problème de communication.  

L’importance de réagir rapidement
Que cela signifie-t-il donc pour la communication d’entreprise ? Les processus de la production entre pairs ne peuvent être ni dirigés ni contrôlés. Mais une entreprise peut contrer les communautés du réseau des réseaux en équipant ses communicateurs d’outils similaires. Pour ce faire, le directeur de communication doit (faire) surveiller les blogs et forums concernés afin de réagir très rapidement sur un thème donné qui concernerait son employeur et se montrer prêt à  proposer une communication transparente lorsque se met en place le processus de production entre pairs. Et éviter dans  tous les cas d’envoyer ses propres collaborateurs alimenter des blogs sous de fausses identités dans l’espoir de rehausser une réputation d’entreprise déjà vacillante. Les conséquences d’un tel acte pourraient se révéler doublement négatives une fois le pot aux roses découvert puisque sa réputation se verrait ainsi doublement mise à mal.  

Exigences en hausse et accélération de la communication
Le terme de Web 2.0 peut être également une mode marketing, mais dernière ce mot actuellement très tendance se cachent également des exigences qui sont en train de changer irrémédiablement la face de nos entreprises. Ce changement se matérialise déjà sous forme de l’accélération de la communication et de l’augmentation des interactions entre une entreprise et les acteurs de ses marchés.  

Le partenariat collaboratif réduit le fossé entre l’entreprise et sa clientèle
Seules les entreprises qui sauront orienter suffisamment tôt les tâches de leur communication d’entreprise vers le niveau croissant d’exigences du marché en matière de véritable partenariat collaboratif sauront à l’avenir tirer leur épingle du jeu. Aujourd’hui déjà, mais demain encore plus, nos clients ne désirent plus seulement une communication externe compétente, mais aussi une gestion de l’information servant à diriger les différents processus d’entreprise au sein de sa propre organisation. Les possibilités offertes par le Web 2.0 parviendront à générer une véritable valeur ajoutées d’entreprise ultimement matérialisés par un cours d’action plus élevé seulement et seulement si le feedback de sa clientèle parvient directement à influer sur la production de la dite entreprise.  

L’objectif à terme : redorer le blason des relationnistes
En prenant le train en marche au bon moment et en s’adaptant à cette nouvelle donne, le secteur des relations publiques  n’a donc rien à craindre de l’avènement des applications Web 2.0. En effet, l’évolution vers un partenariat participatif de production devrait même, à terme, faciliter le travail des communicateurs en rehaussant l’image de leur profession et redonner ses lettres de noblesse à une profession dont la réputation a pu être mise à mal par certaines déviances, fortement médiatisées et occasionnées par quelques manipulateurs peu scrupuleux.  


OUF! Rideau Sarko-Ségo

La course présidentielle française s'est terminée hier soir sans aucun suspens. Jamais pourtant les médias romands n'ont accordé une telle place médiatique à un événement étranger sans influence directe sur la société romande. N'y avait-il donc rien d'intéressant à communiquer pour monopoliser les ondes et les colonnes de nos médias avec Sarko et Ségo? Heureusement qu'il nous reste cinq années pour oublier notre complexe politique helvétique face au grand frère français au meilleur parlé et à la stature royale et tenter d'occuper nos colonnes avec de la matière journalistique nous concernant directement!

Hallucinant de constater le nombre de minutes et de signes consacrés depuis le début de l'année à l'élection présidentielle française. Pourtant les romands ne semblent pas vraiment se passionner pour ce combat d'un sommet qui ne les concernent pas directement. Lu hier dans Télé Top Matin sans grande surprise le compte-rendu des plus grands flops et succès de l'émission Infrarouge: la palme de la plus petite audience revient sans qu'il y ait photo au débat "Êtes-vous plutôt Ségo ou Sarko?" et je me réjouis de lire les statistiques de nos autres médias sur le sujet.

 En effet, quel est l'intérêt pour un Helvête d'être plus Sarko que Ségo à moins que ce ne soit le contraire? En quoi l'élection française est-elle plus importante pour les Romands que les élections italiennes, américaines ou allemandes? La réponse réside dans la course à l'audimat hypothétique. J'invite donc nos médias et journalistes à ne plus copier leurs grands frères de l'autre côté du lac et de nous faire croire que le choix présidentiel français va impacter notre vie romande future mais de rechercher à nous proposer de l'analyse à valeur ajoutée sur des sujets qui nous concernent réellement! Cela améliorera notre qualité de vie en stimulant nos neurones!

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais cette overdose de politique française me fait actuellement détester une discipline qui m'intéresse généralement  beaucoup! En conséquence j'ai zappé la plupart des émissions et articles dédiés à ce duo. Et si l'on considère les premiers chiffres d'audience publiés, il semble que je n'aie pas été le seul à me comporter de la sorte. Espérons que dans cinq ans nos médias auront retenu la leçon!


Les relations publiques sont un domaine où les profanes dominent

En fouinant sur google.ch, je viens de dénicher le résumé de la première étude nationale sur les relations publiques publiée en octobre 2003. Son résultat est édifiant et démontre l'énorme travail de fond qu'il reste à faire en Suisse et en Romandie afin de professionnaliser la communication d'entreprise, particulièrement au sein des PME.  Cette étude démontre l'importance du travail de sensibillisation effectué par les différentes associations professionnelles concernées. La Société Romande de Relations Publiques n'est pas en reste et développera un programme d'ateliers destinés aux entrepreneurs durant ces prochains mois. Je publie ci-joint l'intégralité du communiqué résumant cette étude ainsi que son lien et les références du livre publié à l'époque.

Berne, le 22 octobre 2003 


Première étude nationale sur les relations publiques: Les relations publiques, un domaine où les profanes dominent 

 

En Suisse, les relations publiques sont assurées pour l'essentiel par des profanes. Il s'agit d'une branche où les personnes au bénéfice d'une formation professionnelle ou continue sont peu nombreuses. C'est ce que montre une étude menée par l'Institut des sciences de la communication et des médias (IPMZ) de l'Université de Zurich. Ce projet de recherche fait partie du Programme prioritaire «Demain la Suisse» du Fonds national suisse.


Les relations publiques prennent toujours plus d'importance, mais peu de recherches ont été consacrées à ce milieu professionnel. Ulrike Röttger, Jochen Hoffmann et Otfried Jarren, de l'Institut des sciences de la communication et des médias (IPMZ) de l'Université de Zurich, ont été les premiers au monde à étudier de telles structures sur un plan national. Ces chercheurs ont notamment pu établir que ce sont avant tout des profanes qui oeuvrent dans le créneau des relations publiques. Ce projet de recherche fait partie du Programme prioritaire «Demain la Suisse» du Fonds national suisse. L'étude vient d'être publiée sous la forme d'un ouvrage.
Les responsables en relations publiques d'environ 1000 organisations (entreprises, organisations à but non lucratif, administration et agences de relations publiques) ont été interrogés pour les besoins de cette étude empirique intitulée «Les relations publiques en Suisse». Comme ces personnes ont une conscience plus ou moins claire de leurs tâches au sein de leur organisation respective, les auteurs de l'étude ont établi une distinction entre experts en relations publiques et mandataires.

Les experts consacrent une importante partie de leur temps de travail aux relations publiques; dans la plupart des cas, leur titre fait référence à leur mandat de communication. La situation est différentes chez les mandataires. La plupart d'entre eux assument également d'autres tâches au sein de l'organisation, le plus souvent au niveau de la direction, et gèrent les relations publiques en parallèle.

Selon cette catégorisation, seul un tiers des responsables en relation publiques peuvent être qualifiés d'experts. Cette proportion varie cependant selon le type d'organisation. Ainsi, les experts en relations publiques sont nettement plus nombreux au sein des entreprises et de l'administration que dans les organisations à but non lucratif.

Peu d'autonomie
 
En plus de n'assumer les relations publiques qu'à temps partiel, les responsables sont rarement formés pour cette tâche. Quatre mandataires sur cinq n'ont jamais travaillé dans ce domaine par le passé. De plus, alors que 70% des experts ont tout de même suivi une formation professionnelle ou continue, cette proportion chez les mandataire atteint à peine 36%. «Ces résultats montrent que ce sont avant tout des profanes qui forgent l'image qu'une entreprise ou qu'une organisation se donne envers l'extérieur», commente Ulrike Röttger.

Les profanes en relations publiques sont par ailleurs rarement organisés en associations professionnelles; en matière d'éthique, ils connaissent à peine les lignes directrices de leur corps de métier. «Ils agissent en fonction de leurs propres normes, de leur propre éthique professionnelle, souligne Otfried Jarren. Ils sont très clairement l'obligé de leur commanditaire.»

Il est peu probable que cette donne change, même s'il serait souhaitable que les chargés de relations publiques gagnent une certaine autonomie. Le fait qu'il existe des définitions très différentes du métier indique également qu'il n'existe pas de conception commune pour caractériser cette profession. 

Un nouveau métier de femmes?
 
A l'interne, également, la fonction et l'importance des relations publiques restent souvent peu claires. Tout ce qui touche à la limite entre publicité et marketing semble poser problème. Mais chacun s'accorde sur ce qui constitue la tâche principale des relations publiques: le travail avec les médias. A cet effet, les entreprises vont chercher le plus souvent des personnes qui ont déjà travaillé auparavant dans des entreprises, surtout des économistes, mais aussi des diplômés en sciences humaines et en sciences sociales.

Pour le travail de relations publiques dans l'administration, une expérience dans la fonction publique a la même valeur que des connaissances journalistiques. Environ un tiers des chargés de relations publiques ont déjà travaillé dans l'administration. Celle-ci recrute aussi d'anciens journalistes dans la même proportion.

Quant à la répartition entre les sexes, elle est à peu près égale lorsqu'on considère l'ensemble des niveaux hiérarchiques. Mais deux tiers des postes directeurs en relations publiques sont occupés par des hommes. En d'autres termes, les femmes sont sous-représentés au niveau de la direction par rapport à leur quote-part générale.

Une analyse des salaires montre par ailleurs que les femmes responsables des relations publiques gagnent en moyenne moins que leurs collègues masculins. C'est précisément pour cette raison qu'Ulrike Röttger refuse de qualifier les relations publiques de nouveau métier de femmes: «Un métier de femmes, selon moi, c'est une profession où les femmes dominent à tous les échelons, explique-t-elle. Dans les relations publiques, elles sont plus nombreuses seulement au niveau des collaboratrices et collaborateurs, alors que, pour une raison ou une autre, elles semblent avoir de la difficulté, comme ailleurs, à grimper dans la hiérarchie.»

A ce sujet
Publication: www.uvk.de
Ulrike Röttger, Jochen Hoffmann, Otfried Jarren : "Public Relations in der Schweiz - Eine empirische Studie zum Berufsfeld Öffentlichkeitsarbeit." L'ouvrage est paru uniquement en allemand: Forschungsfeld Kommunikation 16, UVK Verlagsgesellschaft mbH, 2003; ISBN 3-89669-412-X ; CHF 56.-

Contact
Prof. Dr. Ulrike Röttger
Institut für Kommunikationswissenschaft der Westfälischen Wilhelms-Universität Münster
Bispinghof 9 - 14
D-48143 Münster
tél. +49 251 83 2 12 43
fax: +49 251 83 2 83 94
e-mail: ulrike.roettger@uni-muenster.de


Prof. Otfried Jarren
IPMZ - Institut für Publizistikwissenschaft und Medienforschung
Universität Zürich
Andreasstrasse 15
CH- 8050 Zürich (AND)
tél. +41 (0)1 634 46 61
e-mail: .jarren@ipmz.unizh.ch">o.jarren@ipmz.unizh.ch