Buzz, communication, e-marketing, management, médias, technologie, tendances, mode... Les blogs traitent tous les sujets, à leur manière, formant un kaléidoscope de l'année écoulée. Comme l'an dernier, le magazine français "Stratégies" a proposé à une trentaine de blogueurs (de langue française) sélectionnés tout au long de ces douze derniers mois d'envoyer trois éléments : leur note la plus représentative, un verbe résumant leur projet et une photo. Résultat de l'opération:Buzz littéraire : réinventer
Raison basse par les Caméras animales. Réinventer les écritures pour transcender les genres littéraires. Alors que certains dépensent leur énergie à « s'indigner » de la littérature contemporaine française, sans proposer en général de meilleure alternative, d'autres sont au contraire actifs et explorent de nouvelles formes d'écriture. La jeune maison d'édition Caméras animales, qui fêtera bientôt ses trois ans d'existence, mène ainsi depuis ses débuts « une recherche sur les devenirs multiples de l'écriture ». On se souvient notamment de l'iconoclaste Crevard signé Thierry Théolier, le casseur de hype au sac ED... En ce printemps, ils reviennent avec un cinquième ouvrage : un recueil collectif explosif en forme de « compilation de shoots de pensées ». Objectif : « Cristalliser le meilleur des écritures contemporaines » et « recomposer ainsi une avant-garde » à travers des voix multiples dans un paysage littéraire gangrené par l'individualisme. Plus qu'un livre, une expérience mentale et épidermique... Signe particulier : la part belle faite à la Net-écriture puisée à toutes ses cybersources (forum, blog, mailing-list et même spam !). Pourtant, comme toujours avec ce type d'initiative dite expérimentale, on peut craindre le côté poseur, narcissique, voire obscur. Alors, vrai renouveau littéraire ou énième ersatz branché ? [...]
http://buzz.litteraire.free.fr/dotclear
Cyrille Chaudoit : communiquer
Le Coca-Cola Zero testé pour vous ! Cela fait un moment que l'on entend bruisser la Toile à propos du Coca Zero. Damien nous parlait déjà du site en août 2005 ! Stella'Class nous rafraîchissait la mémoire en décembre en nous annonçant la sortie imminente de la boisson du Dr Pemberton en grandes et moyennes surfaces le 15 de ce mois et en mai dans les cafés, hôtels et restaurants.
Du coup, n'écoutant que mon courage, j'ai... fait tester pour vous le Coca Zero ! Alors, qu'en retenir ? Le Coca Zero cible les jeunes hommes de 16 à 24 ans (bah oui, y'a que des meufs autour des distributeurs de Coke Light), avec un pack plus masculin (le noir, c'est viril), une com' dans laquelle on ne voit pas un bout de téton et un ton moins glam' que pour le Light (souvenez-vous du laveur de glace ou du livreur) et plus « buddy movie ».
Il n'empêche que sur mon échantillon-test à l'aveugle, les femmes n'ont pas vraiment trouvé de différence avec le Light et les hommes lui ont trouvé un goût proche du Coca « normal », en moins sucré. Ça tombe bien, puisque chez les mecs de mon étude, c'est le Coca normal qui est généralement consommé. [...]
http://cyrille-chaudoit.blogspot.com
Univers des médias: digresser
Je suis de plus en plus tenté d'ouvrir un bureau dans Second Life, pour y donner des formations. La formation continue s'adresse bien souvent à des cadres et employés pressés, dont certains passent une bonne partie de leur temps à régler des problèmes par téléphone. Peut-être serait-il judicieux de leur proposer une première rencontre virtuelle, en groupe (une heure suffit largement), pour faire le point de leurs attentes et du contenu de la formation ? Puis des rendez-vous fixes dans Second Life, échelonnés sur plusieurs jours et d'une durée de deux heures, par exemple. Ce type de formation virtuelle existe déjà. [...] Côté chiffres, plus des deux tiers des 87 institutions d'enseignement supérieur inscrites dans l'univers virtuel sont américaines. Deux noms français apparaissent néanmoins : l'Insead, installée à Fontainebleau et Singapour, et l'institut Ingémédia, de l'université de Toulon. [...]
www.universmedias.com/e-learning/mon-bureau-dans-second-life.html
Le jour sans pub : décloisonner
Méfiez-vous des idées nouvelles. Les extincteurs de rêves sont prêts à étouffer la moindre flamme de créativité, de passion, de renouveau. Essayez donc de changer faits et choses ! Vous verrez, quand on secoue le cocotier, on finit par se prendre une noix sur la tête. Je suis bien placée pour l'affirmer : c'est moi qui ai eu l'idée de concevoir cet événement inconcevable qui m'a valu les foudres de ceux qui ne veulent pas que les choses changent. Je suis conceptrice-rédactrice et directrice de la création. Dans la pub depuis vingt ans. Mais pourquoi donc une publicitaire qui a vécu une longue « love story » avec la pub veut-elle organiser un Jour sans pub ? Pour faire un gros coup de pub ou pour se faire rayer de la pub ? Pour cracher dans la soupe ou pour y mettre du piment ? Pour défendre le consommateur ou pour mieux le manipuler ? L'aboutissement d'une idée passe parfois par des chemins insolites et contradictoires. [...]
www.lejoursanspub.fr/blog
Observatoire des médias: révolutionner
Matin plus, le mashup de Bolloré et du Monde distribué ce matin. « Moi j'espère qu'il y en aura encore plein, histoire qu'ils étouffent, qu'il n'y ait plus assez de pub pour tout le monde », confie le responsable d'une maison de la presse, au métro Alexandre-Dumas, ce matin. Ses clients sortent du métro et remontent la rue de Bagnolet pour aller à leur travail. Ils passent donc d'abord sous les parasols rouge socialiste de Matin plus et bleu UMP de 20 Minutes. Ce matin, à 9 heures et demie, il n'y avait plus de 20 Minutes dans le présentoir bleu, mais deux jolies demoiselles tout de rouge vêtues étaient là pour distribuer le nouveau produit de Bolloré avec Le Monde inside. L'une n'a pas mis sa casquette Matin plus. L'autre me donne mon exemplaire, en m'avouant ensuite que j'arrive trop tard pour les galettes bretonnes. Eh oui, Bolloré est Breton. [...]
www.observatoiredesmedias.com
LVG :découvrir
Qui s'en tient à son planning évite le wilfing (proverbe internetien). Encore un barbarisme Web 2.0 dont il va falloir se souvenir : le « wilfing ». Un acronyme conjugué de Wilf, pour « What was I looking for ? » à traduire grosso modo par « Au fait, qu'est-ce que je cherchais déjà ? », et qui consiste à passer des heures sur Internet à errer sans but précis.
Le comparateur Moneysupermaket.com a commandé à You Gov une enquête sur la tribu des wilfers. Selon l'étude portant sur 2 000 adultes britanniques, 25 % passent un tiers de leur temps à surfer sans but précis sur Internet, soit 2 jours par mois pris sur le temps de travail (plus celui pris sur le temps de loisirs). Les sites d'achat en ligne sont le principal lieu de « perdition », suivi de sites adultes à contenu explicite et de sites de jeux. Le wilfer est majoritairement un homme, dont 1 sur 3 avoue que « wilfer » est source de tension dans le couple, 1 sur 5 prétendant même que la pomme de la discorde réside dans le fait qu'ils passent trop de temps sur ces sites « de distraction pour adultes ». [...]
http://lvg.typepad.com/a/2007/04/qui_sen_tient_s.html
Affordance :analyser
Les nouveaux facteurs numériques. Une offre de messagerie électronique avec une capacité de stockage simplement... illimitée. C'est Yahoo, « opérateur historique » sur ce segment, qui franchit donc le cap en premier. Cette annonce n'est pas en elle-même une surprise. Il était écrit qu'un jour ou l'autre, celui-ci ou celui-là franchirait le pas. Gageons d'ailleurs que le second ne tardera pas à rejoindre le premier sur la question. Mais, en la matière, il faut voir au-delà des apparences. Il ne s'agit pas seulement d'une bataille de l'offre entre les deux géants. La capacité de stockage de nos courriels renvoie à différents horizons de nos vies : le public, le professionnel et l'intime. Trois horizons jadis distincts et aujourd'hui réunis, trois horizons soumis à un intense processus de marchandisation et d'industrialisation. Cette offre de Yahoo est donc à mon sens principalement un moyen de capitaliser une immense richesse, sur laquelle il reste encore bien des empires commerciaux à construire. Cette richesse est celle de la part de nos vies, de nos désirs, de nos actions, de nos envies, que, délibérément mais le plus souvent en toute innocence, nous donnons à lire aux moteurs. Des moteurs comme autant de facteurs. Des facteurs sans déontologie précise. Des facteurs qui lisent nos lettres par-dessus notre épaule. [...]
http://affordance.typepad.com
Sendtofriend :forwarder
Crowdsourcing créatif. Le crowdsourcing, c'est le nouveau terme à la mode pour parler de la sous-traitance aux amateurs ou indépendants. Ce mode de fonctionnement est de plus en plus utilisé dans le monde de la création. Le meilleur exemple est le site Wilogo qui, depuis plus d'un an, a créé des logos en mettant en compétition de nombreux graphistes. Grâce à ce site, les PME peuvent avoir un logo « qui fait pro » sans avoir à engager une agence. Ce succès a inspiré deux nouveaux sites, qui vont encore plus loin dans le crowdsourcing. Le blogueur F. de Mai vient de lancer Pirahn'art qui, sur le même principe que Wilogo, propose carrément de créer des visuels Web ou print sous la forme de concours ou de façon express. Publicis Net va plus loin encore, en demandant aux internautes de créer des spots publicitaires sur Blogbang, mais ceux-ci sont pour l'instant réservés à un circuit de diffusion parallèle : les blogs (d'ailleurs, je teste l'affichage de pubs Blogbang dans la sidebar, sous la mosaïque Mybloglog). Que pensez-vous de ce nouveau mode de création ? [...]
http://sendtofriend.blogspot.com
Ifeedgood :innover
Comment l'acquisition de Feed Burner par Google va changer le marketing des flux RSS. [...] Je n'entrerai pas dans les détails de l'acquisition, beaucoup de billets ayant été publiés. [...] Ici, nous jetterons un coup d'œil aux implications que ceci apporte au monde du RSS marketing.
[...] En tant que marketeur, je veux clairement placer ma publicité de la façon la plus pertinente possible. L'optimisation des mots-clés est importante, mais si on ajoute la dimension comportementale me permettant d'indiquer exactement les utilisateurs que je veux cibler, alors la face du monde s'en trouvera bouleversée...
Que diriez-vous de montrer les publicités seulement aux gens qui ont déjà visité votre site Web, mais n'ont pas encore acheté ? L'association de Google Ad Words et de Google Analytics pourrait le permettre.
Que diriez-vous de montrer les liens sponsorisés uniquement aux gens qui ont cliqué sur les bannières d'autres sites Web ayant la même thématique ? En mixant Google Ad Words avec Double Click (une de leurs dernières acquisitions), ce serait possible...
Naturellement, je pourrais également vouloir cibler les gens qui ont souscrit à la newsletter de X. Comment cela serait-il possible ? Eh bien grâce à G Mail. En effet, Google sait à quelles newsletters vous êtes abonné, le reste n'est que calculs et serveurs en batterie.
Et puis, que diriez-vous de montrer les liens sponsorisés uniquement aux gens qui souscrivent à d'autres flux RSS sur un sujet similaire ? Avec l'intégration de Feed Burner dans Ad Words, ce serait possible.
Maintenant prenez tous ces idées/concepts, mettez-les ensemble, et multipliez par 100... Google vient d'acquérir l'avenir de la publicité. [...]
www.ifeedgood.com
Michel Leblanc :évangéliser
Nous entrons dans l'ère de la tyrannie de la transparence. Lorsque les entreprises discutent de blogs avec moi, souvent la première inquiétude qu'elles me manifestent est : si nous avons un blog et que les clients critiquent, que ferons-nous ? Bienvenue dans l'ère de la tyrannie de la transparence, un concept décrit par Trendwatching.com dans la plus récente édition de ses observations mensuelles.
Vous souvenez-vous des exemples de Kryptonite, de Vichy, d'AOL, de Sony, de Dell et des autres marques qui ont subi les contrecoups de la blogosphère ? Cette tendance s'accroîtra en 2007. Certaines entreprises préfèrent encore monitorer ce que l'on dit d'elles plutôt que d'entrer dans la conversation. Elles oublient qu'il est plus facile de répondre à ses détracteurs chez soi que de tenter d'avoir une influence sur les discours qui se passent ailleurs. J'aime beaucoup mieux que l'on me critique en face que dans mon dos. Au moins, j'ai la possibilité de répondre à ces critiques, d'apprendre d'elles et d'améliorer mes services, produits ou discours. C'est ce qu'a compris McDonald's en créant le blog Open for discussion, où les thèmes abordés sont (ironiquement et efficacement) Balanced & Active Lifestyle, Environment, People, soit les critiques les plus virulentes à son endroit. Les mythes des blogs d'affaires ne devraient pas vous effrayer et vous faire subir indûment la tyrannie de la transparence qui se combat... par la transparence. Ne faut-il pas combattre le feu par le feu ? [...]
www.michelleblanc.com
Lesunslesautres.com :engager
Produire écolo peut rapporter gros. Vision d'avenir + tour de passe-passe marketing brillant, en route pour la première place mondiale ! Toyota a réussi à s'imposer mondialement comme le constructeur automobile leader en matière de protection de l'environnement. Et cela sans vendre beaucoup de voitures hybrides, tout en perdant de l'argent sur chacune d'entre elles. Tout cela n'est rien face à l'avenir avec des gammes, technologies et design plus performants, malgré l'arrivée de concurrents qui, jusqu'ici, lui ont laissé le champ libre. Toyota est maintenant n°2 aux États-Unis, avec 16,1 % du marché américain fin janvier 2007 [...]. Maintenant, regardons les chiffres. Aux États-Unis, les ventes de voitures hybrides ont augmenté de 22 % pour atteindre... 1,5 % de part de marché, et Toyota représente 75 % des ventes. Le premier constructeur automobile japonais a déclaré au Salon de Genève que les modèles hybrides (essence-électricité
représenteront 45 000 unités environ des ventes européennes en 2007. Soit 0,04 % des ventes, si je compte bien. En France, 4 956 Prius ont été vendues en 2006 (soit le fin fond du Top50 des ventes). Seulement, me direz-vous ? Alors que l'image que vous aviez de Toyota a certainement fortement évolué depuis le lancement de l'hybride Prius ? Alors qu'hybride est devenu synonyme de Toyota, au point que vous avez déjà oublié que Honda en proposait aussi (si vous l'avez jamais su), ou que d'autres constructeurs allaient le faire... Alors que 99,96 % des produits Toyota vendus en Europe ne sont pas plus écologiques que leurs concurrents ? Alors que Toyota est leader mondial des 4x4 qui, comme on le sait, ne sont pas les véhicules particuliers les plus propres, loin s'en faut ? Formidable tour de passe-passe, n'est-ce pas ? [...]
www.lesunslesautres.com/blog/index.php/2007/03/20/44-produire-ecolo-peut-rapporter-gros
Dubucs :explorer
The Long Tail. Revenons sur The Long Tail, le modèle économique décrit et analysé par Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired. Lecture estivale roborative et très excitante, ne serait-ce que par les multiples perspectives qu'offre le Web ! Le postulat de départ, validé par l'analyse entre autres du fonctionnement de sites d'e-commerce comme Amazon ou Rhapsody, est que le modèle économique traditionnel défini par Pareto a vécu. Exit la loi des 80-20, place à la Longue Traîne, pour reprendre l'appellation québécoise. Il s'agit de la possibilité pour un produit ou un contenu de trouver son marché, même sur une longue période et de petits volumes. [...] Avec au final la possibilité de gagner de l'argent avec des produits difficiles à trouver dans les réseaux de distribution classiques, mais référencés sur le Web.
The Long Tail, c'est la possibilité pour la presse en ligne de commercialiser ses archives, en tablant sur le cumul de microtransactions. C'est pour le marché des petites annonces la possibilité de proposer tout, sans limite de temps, sans la contrainte de l'espace physique disponible dans un support papier. [...]
http://dubucsblog.hautetfort.com/archive/2006/09/06/the-long-tail.html
Vincent Abry :explorer
Google Maps Street View : 360° en haute résolution. Google vient de sortir une puissante fonctionnalité sur Google Maps : le Street View. Il s'agit d'une vue de la rue à 360° en n'importe quel point donné de cette rue. [...] Prenons comme exemple le fameux Golden Gate Bridge de San Francisco. Vous pouvez regarder la rue dans toutes les directions et, par exemple, admirer au passage la vue du pont avec la prison d'Alcatraz au fond dans la brume. [...] Sur la carte, vous devez voir apparaître le bouton « Street View » . Si vous ne le voyez pas, vérifiez que vous êtes sur www.maps.google.com et en langue anglaise.
Google écrase encore une fois la concurrence et les Live Maps de Microsoft. La start-up Everyscape, par contre, a une approche différente de Google, mais tout aussi intéressante et complémentaire. La fonction 360° haute résolution en tout point n'est pas disponible, mais Everyscape propose de visiter les quartiers en entrant même dans les magasins et restaurants. Everyscape introduit la notion participative de l'utilisateur (photos, commentaires, expériences), contrairement à Google Maps. Par exemple, si vous avez un appartement à vendre, vous pouvez afficher directement votre pancarte dans la rue et proposer une visite virtuelle ! Et pourquoi pas un mélange de Google Maps et d'Everyscape pour créer un monde virtuel ? [...]
www.vincentabry.com
Shortstories :ressentir
« Nous vivons dans une société qui coupe l'individu de son corps et de ses besoins, dans une société où il n'y a pas de respect pour le corps. » Karin Viard, phrase extraite de son interview dans Styles du 3 mars 2007. Corps dissocié. Il était question, à ce moment de l'interview, de rapport avec la nourriture, l'esthétique - c'est par là que nous « vivons » notre corps au quotidien, et c'est dans ces domaines que la société et l'univers de la consommation nous offrent pléthore d'offres, de choix, de tentations... mais aussi de regards, de contraintes. En disant que cette pléthore nous coupe de notre corps (sa réalité, notre ressenti subjectif de lui, ses besoins et du coup nos besoins affectifs et sensoriels), je trouve aussi que Karin Viard dit quelque chose de très vrai. Mais pour le respect, là, ça se discute. Cette notion de respect renvoie à l'idée qu'il y a un corps « originel », « vrai », par opposition au corps réinventé par des besoins créés, corps qui serait « artificiel », corps acculturé par opposition à un corps naturel. Je pense personnellement que notre corps est le premier lieu de culture. Il n'y a pas de corps premier. En revanche, il y a une image intime du corps, une représentation avec laquelle nous acceptons de fusionner, avec laquelle nous avons besoin de fusionner, même. Mais si on y réfléchit bien, où est-elle exactement ? Pas évident, n'est-ce pas ? Est-ce que nous ne nous construisons pas ce corps « à nous » en le rêvant ? Est-ce que nous n'avons pas la nostalgie d'un corps édénique ? Le corps « premier », originel, spontané, il se met à exister... précisément quand on a la sensation de l'avoir perdu. [...]
http://shortstories.blogs.com
JITB: révéler
L'entreprise schizophrène. Joe le dircom a beaucoup investi dans le relifting de son identité visuelle. Aucun trou dans la raquette : Joe a tout prévu pour normer les divers médias de prise de parole de la marque. La campagne 4x3 est top. Beau score d'attribution, super score d'affinité. On est les dieux du « one to many ».
Bob, le maître du marketing direct, nous a sorti une campagne superciblée. Il s'occupe aussi du site Web, qui a un supermoteur de « profiling » : le contenu varie selon le type d'utilisateur connecté. Un cas d'école, je te dis. On est les rois du « one to few ».
Joe et Bob, s'autocongratulant à la cafet', entendent Max (commercial qui ramène un max) parler avec Pépita (commerciale qui ramène des pépètes). Ils se plaignent de ne pas avoir les supports de vente adéquats. Joe et Bob suivent Max, non pas pour le taper, mais pour comprendre. Max est en ligne avec un client. En poireautant, Joe tripote les docs qui sont sur le bureau. Il tombe sur une des propositions commerciales de Max. Celle qu'il a passé six heures à structurer, rédiger et mettre en forme. Choc anaphylactique. Y'a comme un problème avec le « one to one ». Max a ferraillé avec sa mise en page, mais n'a obtenu qu'un rendu visuel digne d'une PME du BTP. Max a passé un temps fou à la chasse aux infos, mais n'a obtenu qu'un résultat frankensteinesque, composé de copier-coller de sources diverses.
Bienvenue dans l'Entreprise schizophrène... Cette entreprise qui investit des mille et des cents dans sa campagne de pub ou sa plaquette, mais laisse les commerciaux envoyer des propositions qui ne véhiculent ni les bons messages ni la bonne image. Malgré son importance critique dans le cycle de vente business to business, la proposition commerciale est encore le parent pauvre de l'image de marque de l'entreprise, une zone de non-droit du discours corporate, le quart-monde de la stratégie de ciblage et de segmentation des messages, bref : le no man's land de la communication. [...]
http://jitb.typepad.com/mon_weblog
Emmanuel Brunet :interagir
Time magazine cible... et s'emmêle les pinceaux ! J'ai reçu cette semaine deux lettres venant de Time magazine. J'étais abonné il y a quelques mois de cela mais n'avais pas renouvelé mon abonnement. Deux lettres le même jour, c'est que ça doit être important ! À ma gauche : une offre alléchante ! [...] À ma droite : une offre déroutante ! [...] Conseil marketing du jour : ciblez vos campagnes de recrutement en fonction du profil de vos clients, tout en faisant attention à ne pas trop en faire ! Time magazine avait pourtant tout compris : des éléments différents proposés en fonction de mon profil et une approche classique (le prix minimal, les « plus » en cadeaux, etc.).
Mais à force de vouloir trop en faire, Time a basculé dans la contre-productivité. Le consommateur a toujours l'impression d'être pris pour un gogo s'il s'aperçoit que d'autres offres plus alléchantes sont en circulation au même moment. Le but de la relation client est-il d'accroître la rentabilité à tout prix ou le service apporté au client ? [...]
http://emmanuelbrunet.free.fr
Guy Birenbaum :énerver
Fermez les yeux. Nous sommes vers la fin juin. Nicolas Sarkozy a été battu au second tour de la présidentielle, il y a quelques semaines. Et son parti, l'UMP, vient de perdre les législatives, dimanche dernier. Le PS détient la majorité absolue. Seul. Nicolas Sarkozy n'était pas candidat à la députation.
Son choix : le repli sur ses bases régionales, dans les Hauts-de-Seine. Il faut dire qu'il a d'abord eu bien du mal à avouer qu'il avait perdu... Il n'a notamment jamais réussi à prononcer le mot « défaite », depuis le 6 mai dernier... Et puis, s'il n'a « à peine pas gagné », il n'y peut rien, en fait ! Il n'y est quasiment pour rien, lui ! Responsable... mais pas coupable !
Les vrais fautifs, il faut aller les chercher parmi les chiraquiens qui l'ont poignardé tous les jours pendant des semaines. Ils l'ont soutenu... Ah ça oui ! Ils l'ont soutenu... Comme la corde soutient le pendu... Et puis, surtout, au-delà des trahisons individuelles (ce petit salopard de Borloo qui a rejoint l'équipe de Royal en pleine campagne !), l'UMP, son parti qui l'a élu, n'a jamais accepté de suivre religieusement les consignes de la petite équipe de fidèles si talentueux, si dévoués, qu'il a rassemblée autour de lui. C'est bien simple, entre les pourris, les lâcheurs et les incompétents, Nicolas Sarkozy a eu l'impression de courir plusieurs marathons par jour, lesté d'un sac de pierres... Si seulement ils avaient pu le laisser faire !
Comment vouliez-vous qu'il y arrive dans ces conditions, en dépit de ses efforts quotidiens et de ses qualités ?
C'était injouable ! Bande de connards ! [...] Vous pouvez ouvrir les yeux. Ce n'est qu'un mauvais rêve. Tout va bien. [...]
http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2007/06/24/fiction.html
Culture buzz: surprendre
Hydro et son Looping ferroviaire (Norvège). Les ingénieurs de demain font le buzz d'aujourd'hui, lundi 25 juin 2007, par Myrtille Bourdaud'hui.
http://view.break.com/316459. Cette vidéo a été consultée plus de 200 000 fois en seulement 24 h sur Break. Derrière elle se cache la marque norvégienne Hydro, spécialiste de la production d'aluminium et d'énergie. Une version « brandée » est disponible sur You Tube. À la fin de celle-ci figure la signature : « Il y a beaucoup de petits ingénieurs. Nous sommes impatients de les voir grandir. » La campagne cherche à convaincre les jeunes Norvégiens de l'intérêt du métier d'ingénieur. Les spots ont été programmés sur MTV et TV3 aux heures de sortie des cours pour en démultiplier l'impact.
Une idée qui pallie les habituelles campagnes institutionnelles de recrutement et risque davantage de toucher sa cible. Si ce n'est pas le cas, elle aura au moins eu le mérite de générer du buzz. [...]
www.culture-buzz.com
Maître Eolas:démystifier
Dans le prétoire. Quoi qu'on en dise par facilité de langage, il n'y a pas de petite affaire. C'est une réflexion que je me faisais récemment encore. Je venais de plaider dans un dossier fort simple, faits reconnus et établis, où le seul enjeu était la peine : une privation du permis pour mon client était une catastrophe, or la jurisprudence du tribunal est de frapper systématiquement à ce niveau pour tous les délits routiers sauf un, le délit de conduite sans permis, pour des raisons que vous devinerez aisément.
Le procureur a requis l'annulation du permis à titre principal, malgré les explications déchirantes que je lui avais données en tête-à-tête en début d'audience. Quant au président et juge unique, il a déjà suspendu ou annulé les permis de tous les prévenus du jour. On peut ici parler de jurisprudence constante.
[...] Le président délibère sur le siège. Après ma péroraison, un silence s'abat sur le prétoire. Je reste debout, l'air impassible, en relisant mes notes pour que le président ne sente pas le poids de mon regard, on ne sait jamais.
Le silence dure, dure. [...] C'est au cours de ces secondes qui durent des siècles, où le cœur et les pensées s'emballent, où on se retrouve fébrile comme le jour du grand oral, dans le cadre d'un dossier sans importance, sauf pour le prévenu et son avocat, qu'on se prend à aimer ce métier, avec la joie qui nous inonde quand on obtient ce qu'on voulait, ou l'accablement qui nous écrase parfois jusqu'aux larmes quand on sent qu'on a échoué à faire passer ce qu'on voulait dire.
Mais chut, le président va prononcer la peine. [...]
http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/09/08/422-ces-secondes-qui-durent-des-siecles
Crise dans les médias
bjecter
Entre croissance et décroissance, Le Monde balance. Le Monde (30 mai 2007) publie une double page intitulée : « Réussir la rupture » ou comment retrouver la croissance. Et dans la même édition un supplément de 8 pages est titré « Développement durable : la croissance en question ». Entre croissance et décroissance, le cœur du Monde ne balance pas. Il choisit la croissance, même si ses ventes sont en baisse. Et que le supplément de 8 pages nous explique que la croissance ne fait pas tout, notamment en ce qui concerne le chômage. Le PIB de la France a crû de 80 % de 1978 à 2005, mais le chômage n'a pas baissé, au contraire il a doublé, passant de 5 à 10 %. Et surtout, la croissance n'est pas écologiquement soutenable.
Dans ce supplément, Hervé Kempf interroge des spécialistes, dont Patrick Viveret, conseiller à la Cour des comptes. Pour lui, « quand on propose comme seul projet de vie une croissance de l'ordre de l'avoir et qu'on interdit un développement de l'ordre de l'être, on crée une crise spirituelle, une crise de civilisation. » Viveret compare ensuite la croissance à la toxicomanie. Et de proposer : « Si on utilisait ne serait-ce que 10 % des dépenses passives de mal-être - la publicité, l'armement, les stupéfiants- vers des dépenses actives de mieux-être, cela permettrait de traiter les grands problèmes du Sud et cela permettrait aussi de changer fondamentalement les modes de production, de consommation et de vie dans notre propre système de développement. » Comme quoi la Cour des comptes abrite des esprits libres, révolutionnaires et antipub !
Et donc, dans le même numéro, Le Monde publie une double page d'Éric Le Boucher. Le thème : comment retrouver une croissance forte et réduire le chômage. Déjà plus habituel. [...]
http://crisedanslesmedias.hautetfort.com
Calirezo : photographier
Nostalgie anticipée. Souvent, je trouve des trucs dans la rue. Pas que des SDF, des vieux chouing-gums ou des travelos, non... des cartes à jouer ou des pièces de puzzle, par exemple. C'est vrai, ça sert super à rien par les temps qui courent. Mais ça fait passer le temps - qui court - et du coup ça me rappelle que le temps a tellement couru depuis un an que, du coup, j'ai pris un an de plus, tiens. Comme vous d'ailleurs, alors ça va bien, hein, on est dans le même bateau (qui coule). Alors voilà. J'ai fait 52 montages photo. 52 montages pour 52 semaines passées. Un an de trucs vus et de trucs trouvés. Une vision chromatique des caniveaux, somme toute. [...]
www.calirezo.com/blog/index.php?2007/05/18/201-un-de-plus
Fred Cavazza :virtualiser
S'il ne doit en rester qu'un, ça sera Second Life (ou pas !) Il y a quelques mois, j'émettais de gros doutes sur la viabilité de Second Life. Ces doutes étaient fondés sur le contexte de l'époque. Entre-temps, Second Life a évolué et continue encore d'évoluer. Mais, depuis, je n'ai pas eu le loisir d'exprimer à nouveau mon point de vue. [...] Malgré l'essoufflement médiatique anticipé, Second Life occupe encore le devant de la scène. Les annonceurs sont toujours plus nombreux et, surtout, l'industrie pornographique y investit massivement. Ça vous fait sourire ? Vous ne devriez pas, car cette industrie est de loin la plus compétitive et la plus visionnaire : elle était la première à croire au VHS, au Minitel, à Internet, au DVD... Si elle s'y intéresse, alors c'est très bon signe, car jusqu'à preuve du contraire, l'industrie pornographique ne s'est jamais trompée. [...] Ne laissez pas passer votre chance !
Pour conclure, je dirais que malgré tous les reproches (fondés) qu'on peut lui faire, Second Life reste l'univers virtuel le plus ambitieux et possédant le plus de potentiel. Je rappelle aux sceptiques que les mêmes reproches étaient formulés à Internet il y a dix ans (trop peu d'utilisateurs, trop complexe, manque de modèles économiques fiables et avérés). [...]
www.fredcavazza.net
Kelblog :informer
Twitter, Web 2 geek. Le panurgisme du moment, c'est de faire un petit billet sur Twitter. Malgré tout le buzz, peu de personnes ont regardé le service, parce qu'il faut bien dire que pratiquement personne n'a compris à quoi ça sert. Mais tout de même, comme quelques milliers de personnes dans le monde, je suis allé voir.
J'ai compris qu'il s'agissait de publier des textes ultracourts, une ligne, vite fait en montant dans l'ascenseur ou en sortant de ma baignoire. Certains appellent ça « microblogging », le blogging des addicts qui ne peuvent pas arrêter de blablater mais ne veulent pas prendre le temps d'écrire le moindre vrai post.
Je me suis donc lancé.
J'ai écrit un ou deux trucs du genre « 10 h 47, je teste le Meme Tracker de Wikio », puis comme ça ne paraissait pas passionnant pour la planète de mes admirateurs j'ai ajouté : « 14 h 02, je déguste un verre de blanc au soleil au bord du lac ». [...] Vous avez compris, j'ai trouvé Twitter nul. Sans intérêt. Pardon, je sais que je vais contre la pensée unique qui règne dans la blogosphère selon laquelle ce qui fait du buzz, c'est forcément top...
Twitter n'est pas pour moi, j'ai déjà du mal à publier régulièrement des choses « importantes » sur ce blog, alors je ne vais pas passer ma vie à décrire toutes mes pauses pipi. [...]
Outil futile et chronophage, Twitter est une caricature de conversation superficielle sans participants.
Pointe avancée de l'égotisme.
J'existe, puisque tout ce que je fais je l'écris sur le Web.
Je deviens une machine (à écrire).
C'est le Web 2 geek.
www.kelblog.com/2007/05/twitter_web_2_g.html
Deblignieres.com :édulcorer
TV Trip : chouette, mais quel contenu ? J'aime beaucoup ce concept de service d'aide de prise à la décision lancé par deux ex-dirigeants d'Expedia Europe, à savoir Marc Ruff et Fabien Bourdier.
En effet, il me semble qu'il y a encore aujourd'hui une place à prendre sur le créneau de la « vidéo-conseil hôtelière » (ou même voyage, activité
...
[...] En ce qui concerne TV Trip, je trouve la réalisation très sympa, le site convivial et ergonomique, cependant l'offre reste encore très ciblée sur les grandes capitales européennes... Et c'est là, à mon avis, l'un des principaux freins de ce concept : la génération de contenus (bien sûr, tout cela, en dehors de l'aspect financier de monétisation de l'audience et de la menace concurrentielle des acteurs du type Pagesjaunes.fr, Google Maps, Cityvox, ce qui n'est pas des moindres).
En effet, il ne me semble pas que TV Trip repose clairement sur une forte communauté qui pourrait lui fournir rapidement et de manière exhaustive un contenu qualifié et pertinent... et j'émets donc certains doutes quant à l'intérêt et la viabilité du service.
Réaliser une par une les vidéos des hôtels est en effet réalisable, mais tellement chronophage et sporadique que d'autres modèles auront déjà pris de l'avance [...]
www.deblignieres.com
First Sight
ser
Payer sa bannière uniquement à l'impression visionnée. Au risque de déplaire aux éditeurs et aux régies publicitaires, je me demande encore pourquoi, après plus de dix ans de pratique publicitaire sur Internet, on paye encore la bannière à l'impression téléchargée et non à l'impression visionnée.
Impression téléchargée : impression téléchargée et comptabilisée en même temps que la page.
Impression visionnée : impression téléchargée mais comptabilisée seulement lorsque l'espace publicitaire apparaît à l'écran.
[...] La raison qui me pousse à proposer cela est que j'ai souvent remarqué que le positionnement était étroitement relié à l'efficacité de la campagne, tant au niveau branding qu'au niveau des métriques quantitatives comme les clics, les taux de clics, etc. Alors pourquoi donc payons-nous le même prix pour les bannières haut de page et bas de page ? [...] Nous nous sommes aussi vantés de rejoindre un lectorat réel et non un lectorat potentiel, alors pourquoi ne pouvons-nous pas vendre des impressions réelles et non potentielles ? [...]
www.firstsight.ca/blog
Christophe Ginisty: modemiser
Je n'ai pas changé. Hier soir, je suis allé à mon neuvième Paris blogue-t-il. Oui, neuvième ! Impressionnant. Je deviens un vétéran de la chose. J'y ai croisé, toujours avec le même bonheur, des copains blogueurs, puis d'autres tout aussi blogueurs mais beaucoup moins copains. « Félicitations pour ton score ! » « Bravo pour ton engagement politique. » Voilà à peu près les deux phrases qui revenaient en préambule à nos conversations. Plus tard, j'ai entendu d'autres remarques, dont une qui est revenue, elle aussi, en boucle : « Avant, je lisais beaucoup ton blog, mais depuis qu'il est devenu presque uniquement politique, comment dire, je trouve que ton blog et toi avez beaucoup changé. »
Soit. Mais c'est faux. Mon blog n'a pas changé.
Car c'est quoi, ce blog ? Ni plus ni moins qu'une succession de billets au fil de l'eau sur ce qui m'arrive dans la vie de tous les jours, étant entendu que je m'interdis de parler de mes clients et que j'essaie autant que possible d'éviter les sujets qui touchent les membres de ma famille, mon intimité. Il n'y a aucune autre ligne éditoriale que ma vie, mon quotidien. [...]
www.ginisty.com
Deedee Paris: pétiller
J'ai testé pour vous : le Pôle dance. Avertissement : papa, maman, rassurez-vous, votre fille est toujours votre fille adorée. Nonobstant, je ne vous cache pas que si vous pouviez éviter de lire la suite, ça m'arrangerait quand même, hein.
Le Pôle dance, donc. Je peux vous dire, du courage, il en fallait ! Car à vue de nez, comme ça, ça n'est pas vraiment mon truc, voyez. Heureusement, je n'étais pas seule dans cette aventure : Caroline, Géraldine et Katia avaient elles aussi envie de voir de quoi il retournait exactement. Parce que le Pôle dance, tout le monde - ou presque ! - en parle mais, in fine, qui sait vraiment ce que c'est ?
Le rendez-vous est fixé samedi à 15 h 45 au Pink Paradise. [...]
http://deedeeparis.com
Thomas Clément :divertir
Nouveau : le coup de cœur total. Certes, je suis une ordure de capitaliste qui aime les riches, l'argent, la pub, le sexe, la bouffe grasse, Élodie Frégé et les centres commerciaux, mais, mais, mais... le meilleur espace publicitaire de mon blog, j'ai décidé de l'offrir gratos.
Le petit inconvénient, c'est que je ne vais pas gagner une seule thune dans l'opération. L'immense avantage, c'est que je pourrai mettre qui je veux dans mon bandeau.
Car, vous l'aurez compris, cet espace sera strictement réservé à des produits culturels (ne vous inquiétez pas, je ne vous collerai pas des pizzas Picard, même si elles sont trop bonnes, souvenez-vous). Livres, disques, films... j'essaierai de changer de coup de cœur total chaque mois. [...]
http://clement.blogs.com/thomas_clment/2007/05/nouveau_le_coup.html
Padawan :apprendre
Curiosité et doute sont les mamelles de mon discernement. [...] Après tout, mon premier talent est celui d'avoir condensé mon bac + 7 1/2 en une seule compétence : apprendre à apprendre. « My dirty little secret », c'est d'avoir découvert que ça m'amusait d'explorer de nouveaux territoires, que j'arrivais à voir quelque chose à travers le brouillard et qu'il y avait des gens pour payer cette vision. Je l'ai fait pendant sept ans dans le domaine de la stéréolithographie, et ces dix dernières années sur Internet. Je suis un cartographe des temps modernes, qui a navigué sur terre et sur mer, et qui commence à lever la tête en se demandant ce qu'il peut bien explorer là-haut. Et justement, il y a bien un truc, et pour explorer l'e-commerce à fond, il faut bien commencer par vendre quelque chose. Mais entre les tee-shirts et le cul, un doute m'assaille... [...]
http://padawan.info/fr/personnel/curiosite_et_doute.html
Aixtal : décrypter
Maroquin pour une Maghrébine. La gauche en a rêvé, Sarkozy l'a fait. Une femme issue de l'immigration à un ministère de premier plan. Bravo. Que dire d'autre ? Comme elle est un peu inexpérimentée, il n'y a plus qu'à lui souhaiter de ne pas se faire exploser par les jeunes loups de l'UMP qui sont restés sur la touche et doivent l'avoir mauvaise. Ce serait dommage qu'elle perde son maroquin à la faveur des législatives...
Maroquin. Avez-vous remarqué qu'on a beaucoup entendu ce mot depuis quelque temps ? Le maroquin désigne un portefeuille en cuir du même nom, dans lequel les ministres rangeaient leurs papiers il y a bien longtemps. Et puis, par l'un de ces artifices dont la langue a le secret, qu'on appelle métonymie, l'objet a fini par désigner la fonction.
En ce qui concerne Rachida Dati, de père marocain, le mot « maroquin » nous fait un petit clin d'œil amusant. Il vient en effet du mot Maroc, en passant par l'espagnol où il s'écrivait « marroquin » et désignait le cuir : les Arabes ont amené pas mal de choses en Espagne, et notamment la technique du tannage des peaux. Le mot Maroc vient lui-même de la ville de Marrakech, qui signifiait, paraît-il, en berbère « terre de Dieu » (« amur » = Dieu, « akuch » = terre). En Arabe, Maroc se dit « Maghreb » ou plus exactement « Al-Maghrib », le pays du Couchant. Mais comme le mot s'applique aussi à tout le Maghreb, quand il faut préciser on l'appelle « Al-Maghrib Al-Aqsa », le Couchant lointain. Le Far West en quelque sorte. J'espère que ce n'est pas à ça que ressemblera son ministère.
Bonne chance, Rachida. [...]
http://aixtal.blogspot.com
Vanina Delobelle :avancer
Le Web 2.0 est-il le Web des fainéants ? Le Web 2.0 est-ce le Web de la facilité ? On peut à juste titre se poser la question quand on en analyse son fonctionnement. En effet, ce sont les utilisateurs qui sont au cœur du processus et ce sont eux qui génèrent la majorité du contenu, finalement, de ce Web 2.0.
L'utilisateur suggère, l'utilisateur crée, l'utilisateur teste, l'utilisateur communique. Bref, l'utilisateur est toujours plus au centre du processus du projet. Créer une entreprise Web 2.0 est-il de ce fait plus facile que d'en créer une autre ? Il y a certainement une plus grande facilité car la communauté est là pour aider, soutenir et finalement porter le projet. Ce nouveau modèle facilitant les relations et les interactions entre les différents niveaux d'un projet vient donc apporter de nouveaux outils pour un lancement plus léger.
Cependant, tout réside justement dans la communauté, qui a elle aussi ses limites. On se rend compte qu'au sein d'une communauté, finalement seulement 1 % de ses membres sont vraiment actifs. La communauté tient sa force dans sa taille, aussi elle se doit d'être limitée. Une communauté doit s'entretenir, et c'est une relation bipolaire, qui demande donc de l'investissement. Une communauté met du temps à se construire. En conclusion, le Web 2.0 a largement facilité certains aspects, mais le Web 2.0 c'est aussi le Web de la patience car beaucoup de jeunes pousses se créent chaque jour, mais combien réussissent vraiment ? [...]
www.vaninadelobelle.com
Nues :différencier
Commerce équitable et développement durable : frères d'armes antagonistes ? Attention, tabou ! Pourquoi et comment le commerce soi-disant équitable est-il devenu bio-irresponsable...
Il était un temps - béni des dieux, vous diront les vieux - où l'autosuffisance était l'objectif premier de la paysannerie et la souveraineté alimentaire l'alpha et l'oméga d'une politique agricole. Il était un temps - que connurent nos mêmes vieux - où l'agriculture était avant tout locale et de saison. Voici quatre points à garder en tête tout au long du développement qui suit. Et qui n'ira pas sans fâcher les grincheux.
M'étant de longue date revendiqué « vert foncé » (et pluraliste et réformateur, mais nous sommes là pour parler d'autre chose), je me permets cette incursion dans le pré carré des idées reçues, à l'heure où plus que jamais les enjeux écologiques et humanistes sont à la mode. Une mode qui terrasse cependant les idées complexes. Et la biopolitique est tout sauf simple à appréhender.
Le commerce équitable, cette belle et juste idée (labellisée un temps Max Havelaar) est en passe de devenir un nuage de fumée, gangrenée par le marché, galvaudée par la grande distribution. Je ne vais pas ici vous donner un cours sur les externalités négatives (un autre freeman s'en est préalablement chargé - Casabaldi, ici - et Isabelle, Olivier, José, ou la dream team Lolo & Seb, entre autres, seraient pédagogiquement plus efficaces sur ces points). Pour faire très simple, je vais seulement tenter d'ouvrir le débat et de l'illustrer. [...]
www.nuesblog.com
Pisani: dégager
Bill and Steve : duo touchant. Le dialogue filmé de Steve Jobs et Bill Gates est une merveille. Émouvant, drôle, plein d'infos utiles sur l'histoire des deux boîtes et des deux hommes. C'est un grand moment à ne pas manquer (notamment pour ceux qui croient encore aux guerres de religions technologiques). Les ennemis sont potes. Moi qui n'aime ni l'un ni l'autre, je les ai trouvés superbes.
Le dialogue a eu lieu hier soir à l'initiative de Walt Mossberg et Kara Swisher, du Wall Street Journal, organisateurs de la conférence D All Things Digital. Leur première question a consisté à demander à chacun ce qu'il pensait de la contribution de l'autre à l'histoire de l'informatique... On y apprend notamment que, moyennant 31 000 dollars, Gates est venu donner un coup de main à Wozniak et Jobs pour mettre au point le Basic de l'Apple II. Jobs a rappelé avec l'amertume qui se doit et le rire de celui qui arrive en dernier cette phrase de Gil Amelio, un de ses successeurs intérimaires à la tête d'Apple, selon laquelle la compagnie était un bateau qui avait un trou dans la coque et que son job était de le pointer dans la bonne direction. Lui a fait mieux.
Jimmy Guterman les a vus comme deux stars âgées du rock se rappelant les bons coups qu'ils ont faits, ensemble ou séparément. Deux complices (ça n'exclut jamais la rivalité ) qui ont pl