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Le blog de Mathieu Janin

CHROntIC 2

Connaissez-vous le service de gestion de contacts et de calendrier PLAXO? L'évocation de cette marque vous laisse peut-être un sentiment amer, dû à un certain matraquage historique publicitaire proche du spamming.
Consolidation du web participatif et communautaire oblige, le site a fait son Mea Culpa il y a près d'un an et demi et espère développer sa réputation grâce à  sa nouvelle mouture Plaxo 3.0. J'ai réellement découvert ce service, il y a quelques jours, grâce au courriel automatique généré par Daniel Hammer, ancien collaborateur technologique de BILAN. Daniel me demandait d'actualiser son nouveau statut de secrétaire général de l'association Presse suisse et de lui confirmer que mes coordonnées enregistrées chez lui n'étaient pas obsolètes.

Je connaissais superficiellement Plaxo mais j'avoue que ses peformences actuelles m'ont bluffé!...Voulez-vous savoir pourquoi?  Depuis que je ne travaille plus dans le milieu des grandes entreprises,  j'ai échappé au moule informatique ambiant et affirme à nouveau ma différence et mon indépendance d'esprit au moyen d'un magnifique « portable » de 17 pouces en aluminum avec un fruit illuminé en son centre. Cette indépendance d'esprit matérialisée dans un  système d'exploitation des logiciels différents a son revers: la COMPATIBILITE. Dès lors, comment parvenir à actualiser et rendre compatibles des adresses stockées dans son téléphone, son ou ses différent(s) ordinateur(s) et s'assurer quelles ne soient pas obsolètes? Sans Plaxo, ce serait un cauchemar.

En cliquant sur le lien mentionné dans le courriel de Daniel, j'actualise mes données et m'ouvre un compte illico-presto dans cette caverne de données d'Ali-Baba. En un tour de main, Plaxo actualise et centralise mon carnet d'adressses de l'ordinateur avec celui de mon téléphone et celui de ma messagerie Internet. Mais l'expérience positive ne s'arrête pas là. Jusqu'ici j'ai souscrit uniquement la version de base gratuite. Subtilement, Plaxo m'invite également à synchroniser mes données Linkedin – pour autant que je souscrive à la version « premium » payante cette fois (env. 50 dollars par an). Evidemment – en adepte de l'open-source et du tout gratuit primaire -  cela m'embête. L'histoire pourrait s'arrêter là comme avec bon nombre de services similaires. Heureusement les spécialistes du marketing de Plaxo sont d'authentiques GENIES COMMERCIAUX qui ont modélisé mon hésitation. Avant d'interrompre le processus en fermant la fenêtre, voilà qu'on me propose de devenir « membre premium » gratuitement durant 30 jours – pour autant que je laisse à Plaxo mes coordonnées de carte de crédit. Ce que je fais immédiatement. La suite de l'opération est digne d'un conte de fée. La synchronisation de mes contacts Linkedin s'effectue en un tour de main et mes doublons sont consolidés et effacés. je dispose désormais d'une base de données auto-actualisée, unifiée et multiplateforme. Mais Plaxo n'est pas en reste. Vu cette expérience positive, il est très probable que j'oublie de me désinscrire du service payant durant les 29 prochains jours et que je m'acquitte de la taxe annuelle, non sans un certain plaisir, car je sais que le travail manuel à investir dans cette opération m'est plus pénible que de débourser 50 dollars par an. Cerise sur le gâteau, je leur consacre cette chronique et vais certainement leur amener d'autres CLIENTS sans contre-partie. Que rêver de plus? Très fort Plaxo!

CHROntIC 1

Débuter une chronique  technologique bimensuelle dans BILAN n'est pas une mince affaire. Contrairement à la presse spécialisée dans les nouvelles technologies de l'information et des télécommunications, il s'agit d'intéresser un lectorat pas ou plus forcément acquis voire même écoeuré par cette « nouvelle économie » que certains ont tenté d'enterrer trop vite après l'éclatement de sa bulle. Pourtant, même si sa petite mort  a fait perdre beaucoup d'argent et d'illusion à bon nombre de ses acteurs et spéculateurs, aucun secteur d'activité n'évolue si vite et n'exerce autant de fascination sur l'être humain. Par le meilleur et par le pire. Flashback de sept années de vaches maigres pour les uns et grasses pour d'autres.
A la fin du siècle dernier, l'ennemi numéro 1 s'appelait Microsoft et devait être démantelé pour ne pas écraser le monde informatique sous ses armes logicielles. Heureusement pour Bill Gates, l'éclatement de la bulle internet et la chute boursière générale qui s'en suivi lui aura épargné l'humiliation du démantellement de son groupe. Mais le vent du boulet n'est pas passé loin.

Depuis,  Bill Gates a appris sa leçon et s'est transformé en plus grande oeuvre caritative mondiale. Le récent voyage euro-africain de son alter-ego Steve Balmer,  PDG de Microsoft, joue sur la séduction voire sur l'auto-dénigrement.  Selon les différents comptes-rendus journalistiques, son groupe serait menacé par un nouveau fléau, plus dangereux encore que l'était  à son apogée Microsoft: GOOGLE. Inexistant il y a sept ans.

En l'espace de six ans, cette obscure et insignifiante petite startup au nom imprononçable s'est transmutée en verbe générique universellement connu. Durant ces sept années de vaches exceptionnellement grasses, le simple moteur de recherche est devenu la plus grande régie publicitaire mondiale. Ou, exprimé différemment, en promoteur de l'un des pires cancers générés par l'humanité depuis sa création: le «TOUT-GRATUIT». Pourquoi verser espèces sonnantes et trébuchantes pour acquérir ce que l'on peut télécharger légalement gratuitement? Vu sous cette angle, il faut être idiot pour continuer à payer nos factures de logiciels, de téléphones ou nos abonnements de journaux si nous pouvons consommer de façon similaire sans bourse délier.

Si j'étais Bill je m'inquiéterais.  Déjà qu'un ressortissant indien m'aurait déjà ravi le rang de l'homme le plus riche de la planète, les mauvaises nouvelles s'accumulent à Redmont:  Retard de production de la dernière mouture du système d'exploitation Windows, partenariat entre le fondeur Intel et les ordinateurs Apple et dopage de Mac OSX – le système d'exploitation dont Bill s'est inspiré mais jamais égalé, montée en puissance de Linux, l'OS open-source gratuit. Fronde d'un nombre grandissant d'équipementier contre MS-Office avec la distribution de moins en moins discrète d'une armada de gratuiciels bureautiques totalement compatibles. Pourquoi payer plusieurs centaines de francs pour un logiciel alors que je peux télécharger gratuitement et légalement son clône? La réponse réside dans la VALEUR AJOUTEE.  

Au lieu de se lancer à la poursuite de Google dans la régie publicitaire, Microsoft ferait mieux d'améliorer la valeur ajoutée de son capital existant et d'optimiser les fonctionnalités de ses logiciels. Un peu plus âgée donc peut-être plus mûre, Apple semble avoir aujourd'hui compris la leçon. Pour la remercier, je viens de débourser de l'argent pour acquérir iWorks, son logiciel bureautique dont les fonctions m'ont bluffé. PLEASE Bill et Steve:au lieu de nous rendre visite, ne vous endormez pas sur vos lauriers (qui commencent à se fâner sérieusement) mais proposez-nous de la valeur ajoutée et nous continuerons à vous enrichir pour notre plus grand plaisir d'utilisation!

Projet CHROntIC: idée intéressante malheureusement pas concrétisée

Ce projet de chronique technologique m'a été commandé il y a quelques semaines par le rédacteur en chef du magazine économique BILAN. Malheureusement, il ne s'est pas réalisé en fin de compte pour différentes raisons. Afin que ces écrits ne restent pas lettre morte, j'ai décidé de publier les deux premiers "pilotes" sur ce blog. Bonne lecture!

Martin Hofer entre à la direction de Burson-Marsteller Suisse

Martin Hofer, jusqu’ici consultant senior chez Burson-Marsteller,  devient membre du Directoire de l’agence de relations publiques et de communication  Burson-Marsteller Suisse avec effet immédiat. En prenant cette nouvelle fonction, l’ancien  rédacteur en chef du SonntagsBlick et directeur de la rédaction de 10vor10 va renforcer l’équipe dirigeante de Burson-Marsteller. Il est en particulier responsable du développement du champ de compétences « Relations avec les médias » ainsi que de la conception du programme de formation.

 

« Parallèlement à la gestion de mon passionnant portefeuille de clients, je me réjouis de pouvoir aussi participer activement à la définition des objectifs stratégiques et à la poursuite du développement de Burson-Marsteller », déclare Martin Hofer.
 
Martin Hofer travaille depuis 2005 chez Burson-Marsteller. D’une part, il est en charge des clients du segment « Public Affairs » à l’interface entre économie et politique. D’autre part, il renforce le domaine « Relations avec les médias » et a assuré le lancement de sessions d’entraînement à l’argumentation et au contact avec les médias dans le nouveau studio interne de Burson-Marsteller.
 
Avant sa venue chez Burson-Marsteller, son parcours professionnel l’avait mené au SonntagsBlick, dont il avait été le rédacteur en chef, ainsi qu’au magazine télévisé 10vor10, où il fut d’abord rédacteur et producteur avant d’exercer les responsabilités de rédacteur en chef suppléant, puis de rédacteur en chef de 1999 à 2003. Auparavant, il avait été correspondant au Palais fédéral pour le compte du SonntagsZeitung.
 
« Avec son profil hors du commun dans le paysage journalistique et son expérience de journaliste tant dans le domaine de la presse écrite que dans celui de la télévision, Martin Hofer a contribué très rapidement à renforcer les compétences de B-M en matière de conseil dans le champ d’activité « Relations avec les médias ». Nous sommes heureux que Martin Hofer mette aujourd’hui ses qualités au service d’autres domaines du développement et de la conduite de l’entreprise », a déclaré Roman Geiser, Président du Directoire.
 
Outre Martin Hofer font également partie du Directoire de l’entreprise dirigée par Roman Geiser : Marie-Louise Baumann, Olaf Pilleri et Marion Starck, responsables des segments « Activités de conseil » ainsi que Roland Oberhauser (CFO) et Madeleine Koller (HR).


Peter Wälty sera le rédacteur en chef du nouveau service d'information en ligne lancé par 5 quotidiens alémaniques

Le chef du service d'informations en ligne de 20 Minuten Peter Wälty sera le rédacteur en chef de ce nouveau service conjointement lancé par la "Basler Zeitung", la "Berner Zeitung", le "Tages Anzeiger", Le "Landbote" et le "Thurgauer Zeitung" au printemps 2008 .Il entrera en fonction en mars 2008. Son suppléant actuel, Hansi Voigt le remplacera ad interim. Cyril Treptow assurera la direction publicitaire du réseau d'informations.


Ueli Maurer quitte la politique et pense rebondir dans la communication

Après 11 ans de présidence de l'UDC, Uli Maurer a annoncé sa retraite prochaine de cette fonction. Mais sa retraite ne sera pas totale puisqu'il envisage de se reconvertir dans la communication, selon plusieurs sources bien informées. Nous en apprendrons certainement plus dans quelque temps.
Le conseiller national zurichois assure la présidence du parti agrarien depuis 1996. Il est entré au Conseil National en 1991 et siège dans sa commission des finances. 




 



Synthèse des sixièmes journées biennoises de la communication

Les Journées biennoises de la communication se sont achevées vendredi après-midi sur un nouveau succès. Près de 650 participants ont suivi les exposés de nombreux acteurs de la branche des télécommunications. Les orateurs présents ont discuté des nouvelles formes d'application des technologies numériques et de la qualité des contenus diffusés.

Cette 6e édition a été ouverte par le conseiller fédéral Moritz Leuenberger, la commissaire européenne Viviane Reding (dans un message vidéo) et le président des Journées biennoises de la communication Marc Furrer. Moritz Leuenberger a souligné en particulier le fait que la responsabilité de la sélection des informations incombe désormais aux consommateurs et que la qualité des contenus demeure un important critère dans le choix des médias.

   "La guerre des plateformes TV"

Didier Divorne (allo.ch) et Richard Eisler (Comparis) ont présenté une évaluation critique des offres numériques de télévision de Cablecom, Swisscom et Zattoo TV, en mettant l'accent sur les forces et les faiblesses de ces trois acteurs. Les deux orateurs ont salué la flexibilité dans l'aménagement des programmes et le grand choix des émissions. Par contre, ils ont vertement critiqué la stratégie qui oblige les clients à acquérir le décodeur du diffuseur. Au cours de la table ronde qui a suivi, Rudolf Fischer (Cablecom) et Christian Petit (Swisscom) ont répondu à cette critique. Christian Petit, responsable de la division Clients privés de Swisscom a expliqué que ces appareils étaient indispensables aux consommateurs pour qu'ils puissent recevoir les services annexes stockés dans les décodeurs. Zattoo TV, qui peut être captée via l'internet, appartient à une autre catégorie de télévision numérique. Le principal inconvénient de l'accès gratuit est l'impossibilité de pouvoir garantir une transmission de qualité.

Le DVB-H se profile comme un concurrent supplémentaire dans la bataille que se livrent les plateformes TV numériques. La télévision numérique portable deviendra réalité en Suisse lors du Championnat européen de football 2008 (Euro 08). Des événements majeurs comme celui-ci encouragent l'utilisation à grande échelle de nouvelles technologies, a notamment expliqué Martin Kallen, directeur opérationnel de l'Euro 2008. La popularité de la télévision portable dépend des contenus diffusés et des facilités d'utilisation des terminaux. La meilleure recette de succès: mélanger contenus existants et émissions conçues spécifiquement pour le DVB-H. Telle est du moins la conclusion à laquelle sont arrivés Alexandra Reich, COO Sunrise, Giovanni Conti, directeur de Swisscom Broadcast, Bruno Bucher, directeur de Mobile TV, Harri Mannistö, directeur de la division Multimédias de Nokia et Markus Ruoss, expert en
technologies, lors de la table ronde consacrée au DVB-H.

   La qualité s'imposera

Les contenus générés par les utilisateurs eux-mêmes, comme les blogs ou les encyclopédies libres, deviennent par leur diffusion rapide des contrepoids aux médias traditionnels, a affirmé Miriam Meckel de la Haute Ecole de Saint-Gall. Les blogs abordent d'autres sujets que les médias et contribuent à enrichir les contenus. Selon David Pogue du New York Times, les blogueurs devraient idéalement rédiger leurs textes en tenant compte des critères de qualité journalistiques.

Les nouvelles formes de publication n'évincent pas le journalisme traditionnel, mais le complètent et l'enrichissent. Sylvia Egli von Matt de l'école suisse de journalisme MAZ a expliqué que le mélange croissant entre les différentes formes de médias à l'ère de l'internet conduit à une mutation du journalisme. Tant Gilles Marchand (TSR) que Beat Lauber (NZZ-Gruppe) ont relevé que le défi pour leurs entreprises était d'alimenter plusieurs canaux de diffusion avec des contenus identiques dans le format adapté au média. Ainsi, l'utilisateur pourrait consommer les contenus quand et où il le souhaite. Le défi, pour les journalistes, est d'être en mesure de produire de manière artisanale pour différentes plateformes.

Vous trouverez plus d'informations sur le contenu des exposés sur le site internet des Journées biennoises de la communication: www.comdays.ch. Des résumés des différentes interventions sont publiés sur le blog des Journées biennoises de la communication: http://www.comdays.ch/fr/blogs.html dont le contenu est relié à mon blog ainsi qu'au blog de Xavier Studer de TSR.ch. La couverture anglophone de l'événement était assurée par Bruno Giussani.

Marc Furrer conclut les Comdays

en nous proposant de remplacer le Conseil Fédéral par Yann Lambiel afin d'économiser des deniers publics.

Il remercie les différents sponsors et nous fait saliver avec l'apéro riche qui suit dans quelques minutes. Les prochains Comdays se dérouleront l'an prochain les 23 et 24 octobre 2008. A l'an prochain donc!

Et de remettre un bouquet à Christine Maier en la remerciant d'avoir assuré le fil rouge des 2 journées.  


Yann Lambiel et Thierry Meury

Scoop du jour: Thierry Meuryparle l'allemand que sous la torture, l'italien qu'avec les mains et ne parle pas l'anglais. Un comble pour la ville multiculti...

 Quelques extraits des bons mots...et politiquement moins bons de la journée: 

 

OFCOM: Office Fédéral des Commissions

Puis entre en scène son acolyte Yann Lambiel qui parodie nos autres icônes Pascal Couchepin,

"Les médias de ce pays sont ridicules" . "Romaine (jean) est une ruine (romaine)" "je parle toutes les langues sauf le français" "En mangeant une raclette avec 4 cornichons et deux patates, je me sens encore au travail" selon Lambiel-Couchepin.

Puis vient le tour de Lambiel-Calmy-Rey qui chante son tube mentionné précédemment et parle pour ne rien dire...Dur dur ces humoristes.

Puis Lambiel-Blocher jouant au ballon avec la Suisse sans se préoccuper de l'auditoire (allusion au film le dictateur de Charlie Chaplin pour ceux qui n'auraient pas saisi la balle au bond;-) et d'imiter un macaque de la ménagerie Knie. "Les moutons noirs ne sont pas du rassisme de l'UDC c'est du coloriage". "Les radicaux sont les Ricolas de l'assemblée: ils nous donnent plus de voix". 

Puis Lambiel-Leuenberger, "pour une fois en avance puisqu'il était également présent hier".  Il communique dorénavant par poème. Il nous lit son poème intitulé "C'est beau". Ruth Dreyfuss a assuré la chorégraphie. Lambiel-Schmid qui arrive au ralentit sur scène en bon ressortissant bernois. Et cerise sur le gâteau Lambiel-Doris L. de conclure que "sa beauté est l'actif le plus important du PDC". "Le plus petit dénominateur commun des PDC et leurs cartes de membre". 

Puis Lambiel-Haliday de commenter les élections fédérales. "Sarkozy preside-t-il la Suisse? L'image de la Suisse de Johnny c'est: "Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir". "Il a allumé le feu et ça brûle encore en Californie". Et il nous annonce qu'il va continuer de s'emm... à Gstad. Et place à l'Apéro! 


Puis vient le tour de Gilles Marchand, chef de notre vénérable TSR

Gilles nous annonce un choc: Il va s'exprimer en français et espère que l'auditoire principalement alémanique restera réveillé jusqu'à la fin de son intervention...faim oblige;-) Au menu beaucoup de vidéo...on s'en réjouit d'avance.

La chaîne de valeur classique est connue. Mais un nouveau venu fait son apparition: le public qui participe interactivement aux émissions. Puis Gilles nous présente un petit moment de plaisir dans un monde de brut. Clip vidéo amateur publié sur le site MonCinéma.ch . Il présente un basketteur qui essaie de mettre un ballon lumineux dans un panier. Effet démo. Gilles meuble pendant que la technique s'affaire à régler le problème Résultat: il fallait appuyer sur la bonne touche...Bravo Gilles;-).

Créé il y a quelques mois, le site www.moncinema.ch permet aux amateurs de diffuser leurs sujets et à la TSR de dénicher de nouveaux talent, recherche de relève oblige.

 Pour les sceptiques d'entre-nous, Gilles nous propose un autre exemple affichant des pates à modeler comme nos chaînes en diffusait il y a 35 ans lorsque j'étais petit. Sympa la vache suisse rouge;-) Cette animation a été également réalisée par un amateur.

 

Le modèle classique télévisuel n'a pas vraiment évoluer en cinquante ans. Aujourd'hui c'est diférent. Le nouveau modèle doit intégrer la participation du public...ce fameux consomActeur. De plus son contenu devient personnalisé. L'interaction est donc primordiale.

Différentes éditions de la TSR ont adopté un mode participatif.

  • Présentations d'exemples des émissions Temps Présent (forum de discussion modéré en direct avec des parties-prenantes en relation avec le contenu des émissions diffusées. 
  • L'émission Infrarouge exploite également l'interaction sous forme de courriels et d'envoi de SMS durant sa diffusion. Le site de l'émission voit plusieurs milliers d'internautes participer chaque semaine à son forum de discussion.
  • Le journal régional exploite également les sujets de préoccupations du public dans sa grille de sujets.
  • la TSR archive la totalité des émissions qu'elle produits et propose ce contenu en ligne. Toutes les émissions peuvent être visionnées - séquences par séquences.

Cette chaîne de valeur se voit enrichie par cette interaction, faut-il encore pouvoir la proposer partout. L'émission NOUVO a donné naissance à de petites capsules technologiques placées un peu n'importe où dans la grille de programme TSR, tout en s'inspirant de l'émission référente.  Le téléphone portable n'est pas absent et les capsules sont également diffusables sur téléphone portable (Gilles mentionne concrètement Orange et Swisscom. Dommage pour les autres opérateurs ;-).

Tout au long de la journée, la TSR occupe différentes plates-formes pour couvrir des événements de longue durée (type élections fédérales) TV puis web puis les écrans plats disposés dans les kiosques Naville, TSR2, et le 100 secondes sur Swisscom vodafone live. La TSR tente donc de suivre le plus possible son public dans ses déplacements durant toute la journée.

Crédo de la TSR: la TSR doit être en phase avec les besoins de son public pour mériter son mandat. Son enjeu est existentiel dans un monde globalisé. Preuve de son succès, la Suisse est bien représentée sur YouTube. Nous visionnons une vidéo représentant la chanson du village au fond de la vallée chantée par notre présidente Micheline Calmy-Rey. Les internautes se sont saisis de ce petit moment de bonheur helvétique pour le diffuser sur YouTube. Et Gilles Marchand de nous annoncer que la TSR utilise désormais YouTube comme canal de diffusion. Synergie quand tu nous tiens...

 


Le Politiken est un journal classique ayant réussi sa mutation multimédiale

Paul Melbye, Directeur de la recherche et de la stratégie du journal danois Politiken de Coppenhague analyse le journal avec un certains esprit critique...pour ne pas dire un esprit critique certain;-)

L'information est publiée instantanément en ligne et n'apparaît dans les journaux que le lendemain. Les journaux sont lents, inactuels et chers à consommer. Les gratuits sont apparus et les médias en ligne et les chaînes d'informations câblées rendent la vie des éditeurs de plus en plus difficile. Donc: Il faut changer.

Le traitement de l'information doit être repensé. Le design des journaux doit être repensé. Les canaux de distribution et les modèles d'affaires doivent être recréés.

Heureuement pour les éditeurs, ce sont eux qui emploient le plus de fournisseurs de contenu (les journalistes) et ce sont également eux qui produisent le plus de nouvelles qui sont souvent reprises par les différents médias électronique. Leur monde n'est donc pas si noir.

Le titre danois "Politiken" a évolué dans ce sens. Tout d'abord, ses éditeurs ont développé une nouvelle vision. Selon cette dernière les nouvelles sont devenus des biens communs accessibles en tout temps et n'importe où. Le job du journal est d'affiner et de développer cette information. Son développement s'effectue selon deux axes: la largeur et la profondeur de vue. Les informations sont publiées sur deux types de plates-formes: le journal papier et le site internet. Les infos sont adaptées à ces deux supports. L'info est plus courte sur le site que dans le journal mais elle est adaptée en temps réel. Le journal papier présente plusieurs avantages tel que la facilité et commodité de lecture. Ce mode dual permet à ce titre de réagir rapidement tout en développant de l'information et recherchant des "scoops" contre rémunération de son lectorat. Désormais Politiken possède deux salles de presse, deux plates-formes mais une seule et unique marque. Le titre a adopté un nouveau design reflétant sa nouvelle vision. Quels sont les résulats de ce lifting? Les premiers résultats semblent positifs. Politiken se porte mieux que ses concurrents.


Le journalisme à l'ère d'internet

Sylvia von Matt, directrice de l'institut journalistique alémanique MAZ nous parle de l'évolution du journalisme à l'ère du tout-numérique.

Après la pause matinale, les interventions reprennent. Abordons tout d'abord les 5 devoirs du journaliste:

  1. vérité
  2. loyauté
  3. indépendance
  4. contrôle des faits
  5. sélection selon la pertinence, propotionnailté dans la représentation des faits

...Interruption d'attention de ma part pour vaquer à quelques tâches administratives...Reprise de la couverture de son exposé.

Puis nous dessine sa vision sur l'ouverture au dialogue, le développement de la couverture journalistique locale.

La formation journalistique et la gestion journalistique doit gagner en professionalisme dans un monde en perpétuelle mutation. L'évolution poltique, médiatique et technique nécessite une évolution de la formation vers plus de qualité. Mais la qualité coûte et des moyens conséquents doivent être investis. Malheureusement, dans la pratique, les éditeurs ont tendance à repousser les formation afin d'économiser de l'argent à court terme...Cette problématique n'est pas nouvelle...Afin d'améliorer la dimension multimédiale des ses étudiants, le MAZ impose une production bi-médiale des travaux de diplôme de ses étudiants.

Mon commentaire: Je trouve que cette initiative est intéressante et me demde s'il en est de même dans les cours de formation journalistique romand. Si vous avez la réponse, prière de la poster sur ce billet. merci!
 


La fin du média papier? par Beat Lauber PDG de la NZZ

Le chef de notre vénérable Neue Zürcher Zeitung s'exprime sur la fin prochaine...ou plutôt l'avenir des journaux classiques dans l'ère du tout-numérique.

L'évolution technologique oblige les éditeurs de journaux à se remettre en question et à développer de nouvelles stratégies, sous peine de disparaître. Cette thèse n'est pas nouvelle.

Il s'agit de replacer les marques historiques de journaux au centre d'un système multimédia permettant de consommer de l'information selon un mode "anywhere anytime anydevice" sans perdre de vue que le contenu reste la dimension essentielle de l'édition! L'étude Neurology, 2006 démontre que la consommation télévisuelle sont plus facilement sujets à la démence sénile que les lecteurs et les joueurs d'échec. Même si le développement des journaux ressemble de plus en plus au développement (ou plutôt à la chute) de l'empire britannique.

Cette problématique ne peut pas être à la légère. Les rentrées monétaires sont en recul et la presse traditionnelle perd régulièrement des parts de marché au profit des médias électroniques. Leur modèle d'affaire doit donc être renouvelé. Le triangle journal-marché publicitaire-lectorat doit être repensé. Si les éditeurs n'y parviennent pas la qualité en souffrira. 

En analysant la structure de coût d'un journal régional, on découvre que 40% des rentrées proviennent des lecteurs. 58% des coûts de personnel sont imputés àa la rédaction et le titre génère un EBIT de 12%. Les rentrées sont en recul à cause de la pression concurrentielle et de la montée des gratuits qui encourage de moins en moins de lecteurs à investir dans des journaux payants. Une baisse de rentrées poussera l'éditeur à baisser ses coûts de personnel et à licencier un certain nombre de journalistes, ce qui influencera négativement la qualité du titre.

Heureusement, les changements positifs prépondèrent sur les changements négatifs. Les nouvellles technologies permettent aux éditeurs de proposer une palette de services de plus en plus large et d'élargir le type de rentrées monétaires par la vente de nouveaux services. Les titres de journaux peuvent donc tirer leur épingle du jeu de cette évolution technologique. Et Beat d'introduire un exemple intéressant: un self-service et un restaurant gastronomique sont-ils comparables? Peut-on comparer la mise en page d'une bande dessinée et d'un livre?

Selon  Beat Lauber,  la "killer application" réside dans l'être humain ou plutôt dans l'orientation client des éditeurs, l'interaction, le partenatriat et le développement humain des collaboratrices et collaborateurs des différents titres.  

La mobilité croissante des lecteurs et l'évolution techologique galoppante implique également une adaptation de la manière de penser et d'agir des éditeurs. Les Helvètes sont passés de la Landsgemeinde au vote électronique sur téléphone mobile en quelques années.  Cela nécessite également qelques changements dans notre manière d'agir et de penser.  Les environnements de vie se sont transformés en environnements médiaux (les réseaux sociaux dont nous avons abondamment parlé depuis 2 jours dans le cadre des Comdays). 

Le rôle de resauteur régional est une fonction importante pour la presse régionale. Pourquoi laisser ce créneau à de nouveaux entrants?  ...Nous en avons peu parlé jusqu'à présent... 


Rainer Kellerhals et le nouveau journal électronique

Global Media & Entertainment Solutions Head, Microsoft Corp., Rainer nous explique en introduction que les changements d'audience, de technologies utilisées et de modèles d'affaires entraîne également un changement à travers la chaîne de valeur de la publication médiatique.

Ces changements impactent la création de contenu, la gestion de contenu et développe de nouvelles expériences. Puis il nous présente la vision microsoftienne des "media 2.0". Cette vision représente les flux de travail entre collaboration, poirtail, la gestion des droits d'auteur, la gestion de contenu les processus d'affaires, l'intelligence d'affaires. Elle comprend un volet de logiciels et de services.  Le volet logiciel comprend Windows Vista, MS Expression, MS Silverlignt, MS Mediacom, Windows Mobile, Windows Media, MS HD-DVD et MS PlayReady. Le volet de services comprend MSN, Windows Live, XBox Live, Zune, Windows Live for Mobile et MS adCenter. La vision est multimédiale et fonctionne en environnement TV, IPTV, Wev/P2P, Mobile, Gaming, Portable Media, Print et DVD.

Les situations sociales différenciées que nous vivons quotidiennement entraîne une consommation médiatique différenciée.Rainer nous présente le défi et l'opportunité de la publication numérique ainsi que la solution proposée par la marque qu'il représente. Le web ne remplacera pas le papier mais lui est complémentaire. 

Il nous présente un survol de l'offre proposée par le New-York Times qui utilise la technologie de Microsoft. Lorsque l'internaute modifie la taille de la fenêtre, son layout s'adapte en conséquence à la nouvelle taille de page. La mise en page est donc dynamique. La publicité y est un peu moins intrusive que sur certains autres sites. Elle reste parquée dans certaines zones, à l'instar de sa version papier et n'explose pas à la tête de l'internaute comme c'est parfois le cas sur d'autres sites.  Le lecteur peut facilement sélectionner des éléments de texte et les transmettre à d'autres interlocuteurs internautes. Une navigation thématique facilite la recherche d'informations et la navigation entre les différentes rubriques du journal.

 


Le chef de Google Suisse Andreas Schönenberger nous présente l'évolution de la recherche sur le web

La mission de Google est d'organiser le monde de l'information et de le rendre universellement accessible et utile.

L'algorythme Page Rank inventé par Larry Page et Sergey Brin. La problématique principale réside dans le fait que le web croît toujours de façon exponentielle. 4 critères sont primordiaux dans la recherche selon Google. La recherche doit être simple et ergonomique. Raison pour laquelle le site de Google a adopté un style dépouillé - voire même ascétique;-) - depuis sa création. Les résultats de recherche dépendent de la localisation de l'internaute. Une recherche de chocolat depuis la Belgique ou depuis la Suisse sera affichée différemment car les attentes de l'internaute belge sont différente de son cousin helvétique.

Schönenberger nous présente une série d'options de Google tels que la recherche de livres ou la recherche de sujets groupés sous différents sites (ex. centre commercial zurichois SihlCity).

La barrière des langues représente une barrière à la diffusion d'informations. Raison pour laquelle Google propose des traductions des ouvrages de la bibliothèque d'Alexandrie dans différentes langues.

La recherche universelle permet d'afficher de l'information via vidéo, blogs, images, livres, cartes, ...

Puis Schönenberger nous présente la vision de Google concernant la recherche mobile d'informations. Le monde compte trois fois plus de téléphones cellulaires que d'ordinateurs. La pénétration d'internet dans l'hémisphère sud est faible, contrairement à la plus forte pénétration des téléphones cellulaires en Amérique du Sud et en Afrique, pour ne citer que deux exemples.

Le passage de l'ordinateur au téléphone entraînera-t-il des changements dans la manière de surfer des internautes? La consultation d'informations est différentes. La petitesse des cellulaires autorise un affichage différent des informations. Les différentes fonctionnalités des téléphones rencontrent des succès variables. L'expérience positive de l'utilisateur et son retour d'expériences au sein de sa sphère communautère privée sera décisive au bon déploiement de ces nouveaux services mobiles.

En conclusion, Schönenberger pense que les terminaux mobiles sont décisifs au déploiement d'internet dans certaines régions mais que leur utilisation est différente et nécessite%


Bruno Guissani nous présente quelques exemples helvétiques

Bruno a décidé de modifier sa présentation à la dernière minute car son titre était trop long. Il l'a écrite en quelques minutes juste avant son créneau horaire car le premier intervenant de ce matin avait déjà présenté du contenu similaire. Vive l'improvision;-) et l'expérience de Bruno en la matière;-).

Il nous présente le phénomène du Bondy Blog lancé par l'Hebdo à fin d2005. Pour mémoire, ce blog a gagné la souris d'or pour son blog en 2007...si je me rappelle l'année.

Avec ce chantier, L'Hebdo désirait gagner de l'expérience dans la thématique des blogs et le cross-média avec la presse écrite. Plusieurs éditions ont été consacrées à cette thématique. Chaque semaine, un journaliste se l'Hebdo se rendait en France à Bondy pour correspondre sur place avec le magazine et réseauter avec la population locale. Phénomène intéressant, la presse française commença également à couvrir cet information insolite mettant en scène un hebdomadaire suisse qui avait pris ses quartiers dans une "banlieue française à risque" et qui relayait ces informations sur support papier et électronique.

Dans une deuxième phase, L'Hebdo décida de recruter des correspondants locaux afin d'alimenter son Bondy Blog et invita ces "aspirants journalistes" à Lausanne durant une semaine pour les former à raconter leurs propres histoires. Une fois rentré, cette équipe continua à alimenter "leur" blog.

Un livre édité aux éditions du Seuil a été écrit sur cette belle histoire.  Nicolas Sarkozy a également été interviewé par les "journalistes-blogueurs de Bondy le 15 décembre 2006. Anecdote croustillante: Sarkozy donna son numéro personnel de mobile aux blogueur de Bondy durant une conférence de presse préélectorale. 

Cet exemple démontre que le blog et le journalistme sont complémentaires et pas antagonistes. Vive la complémentarité et l'hybridation entre les différents médias et canaux d'informations disponibles.

Bruno nous présente un deuxième exemple intitulé "Blog & Breakfast" durant les élections fédérale du 21 octobre 2007. La couverture médiatique était difficile. L'Hebdo décida de scanner l'évolution des discours politiques durant toute la campagne. Il voulait également%2


la blogosphère et sa signification par Prof Miriam Meckel

La directrice de l'institut pour les médias et la gestion de la communication de l'Université de St.Gall débute son introduction avec une carte de géographie présentant les continents sous une forme orginale. Les continents sont proportionnels à la taille de leurs blogoshères scannées par le moteur de recherche technorati. Le monde compte actuellement 70 millions de blogs et ce chiffre croît quotidiennement.

Un blog est créé chaque semaine, 120'000 chaque jours. Parallèllement à ses naissances, de nombreux blogs meurent car ils ne sont plus actualisés.

La blogosphère se subdivise selon les langues utilisées. La langue anglaise domine logiquement. Les allemands (1%) 37% japonais et le chinoix se développe de plus en plus.

Les blogueurs publient des informations 24h/24 selon les différents fuseaux horaires. L'intensité varie selon l'horaire et l'actualité.  

les blogeurs présentent les caractèristiques sociodémographiques suivantes, selon une étude allemande et américaine. Les blogueurs sont plutôt jeunes, même si certains retraités sont également très actifs, car ils ont plus de temps à disposition que leurs enfants ou petit-enfants actifs.

Pourquoi bloguer? Pour développer son réseau social. En aucun cas pour imiter le travail des journalistes.

Quels sont les tendances actuelles de la production de pair à pair (peer-to-peer production)? Ce sont les interactions entre la participation, la transparence et le réseautage émergeant (dû aux commentaires et informations complémentaires publiées par des lecteurs d'un article sur un blog ou dans un wiki).  

La diffusion de l'information est hyperrapide. La divulgation de l'annonce de l'i-Phone d'Apple a été visualisée. L'opération a duré 3:21 minutes en temps réels depuis le premier post jusqu'à ce que l'information soit reprise dans le monde entier sur différentes plates-formes. Cette simulation est très impressionante. J'espère égaelement qu'elle sera diffusée ultérieurement sur le site des Comdays.

La vitesse de diffusion d'informations à travers la blogosphère dépend de sites multiplicateurs. Il s'agit de les connaître si l'on désire diffuser des informations de façon efficace. Naturellement, ces multiplicateurs dépendent de la thématique choisie...


Lorsque les blogs font l'actualité

Les blogueurs sont à la base de beaucoup de coups médiatique (annonce de l'affaire Lewinsky , preuve que des documents diffusés sur le canal CBS avaient été falsifiés pour le compte de Georges W. Bush, etc).

Les blogueurs et les journalistes travaillent différemment. Les facteurs de différenciation sont:

  • la vitesse du procédé de rédaction et de publication des informations
  • le feedback qui permet au blogueur d'être en phase avec son lectorat
  • la présence (journaliste) ou l'absence d'éditeur et de la dimension commerciale de retour sur investissement monétaire de la plupat des blogs
  • le style original du mode de reportage qui hyperlie des informations d'un blog à l'autre
  • l'éthique

Selon David Pogue, le journaliste (en tout cas chez l'Oncle Sam) a tendance à user d'un angle destructif lorsqu'il couvre un événement. Le blogueur moins. Les blogueurs, lorsqu'ils s'acharnent sur individu peuvent menacer la vie de quelqu'un ou ruiner des entreprises. Pogue mentionne quelques exemples américains pour etayer ses dires.

Il est donc important que les blogueurs respectent des règles éthiques afin d'assurer une bonne qualité de publication. Pogue nous présente un code éthique. L'adoption d'un tel code censure-elle le contenu et contrevient-elle à la philosophie du blogueur? La question est ouverte. La problématique de la crédibilité est centrale dans la blogosphère. Amazon a dû engager des contrôleurs du contenu des commentaires de lecteurs sur les livres vendu...le phénomène de la poupée russe en quelque sorte... Différents systèmes d'évaluation du contenu et de la portée des blogs sont apparus sur la toile (ex technorati) afin de garantir une quaité...Mais la qualité est subjective...

 


Le deuxième jour des Comdays débute avec l'auteur américain David Pogue, chroniqueur technologique du New-York Times

L'auteur de différents livres xxx pour les nuls (for dummies en anglais) nous brosse un tableau humoristique voire satirique de la branche tic, du web 2.0, de la dernière mouture du système d'exploitation de Microsoft.Amusant...J'espère que vous visionnerez les streams de son show dès qu'ils seront en ligne...Je renonce à résumer ses dires car il faut que je me réveille lentement grâce à un café;-)

Discussion entre les différents intervenants de l'après-midi sur la télévision mobile à large bande

Table ronde animée par Jörg Bachmann, membre du management de Goldbach MediaBachmann constate que la télévision mobile se trouve entre la phase d'introduction et la phase économique où la rentabilité des services joue un rôle prépondérant. Alexandra Reich estime que l'ensemble des acteurs de la branche doivent encore investir  dans ce deomaine. Giovanni Conti estime que les acteurs de la banche sont prêts à proposer des services et des terminaux de qualité aux consommateurs. Bruno Bucher estime qu'un tiers du contenu mobile  sera local (et autoproduit par la communauté;), un tiers national et un  tiers international. L'offre de contenu mobile sera limitée (8-15 chaînes max) et chaque fournisseur cherchera à proposer des services uniques pour se profiler par rapport à ses concurrents, selon Karim Taga. Les acteurs qui investissent aujourd'hui auront les meilleurs chances d'encaisser demain ajoute Bachmann. Prof. Sattler considère que la convergence technologiques nécessite des investissements constants. Afin de rationaliser le risque. Certaines tendances n'étaient pas visibles avant la phase de test de certains projets pilotes. Selon Taga la télévision mobile sera utilisée parallèlement à la télévision fixe du salon afin de diffuser de l'information personnalisée en rapport avec une émission existante. Conti estime que les partenaires et concurrents de Swisscom qui utiliseront bientôt l'infrstructure mise à leur disposition par Swisscom Broadcast disposeront d'excellentes cartes en main pour nous proposer leurs services. Et Alexandra Reich de souligner l'importance de l'expérience qualitative vécue par les consommateurs. Les modèles tarifaires devront être attractifs et simples.

Markus Ruoss, expert technologique au service de l'association des radios privées et de TeleSuisse

Quelles technologies appartiendront au futur?

UMTS/HSDPA versus DVB-H versus satellite versus WiMax versus...D'inombrables technologies d'accès nous sont disponibles mais lesquelles seront réellement utilisées demain? Le téléphone cellulaire ne nous sert-il pas principalement à téléphoner? La visiotéléphonie représente un flop sous nos latitudes...La baisse des rentrées publicitaires télévisuelles entraînera-t-elle une baisse des investissements futurs? La consommation télévisuelle payante remplacera-t-elle la consommation libre? Telles sont les questions  qui nous sont posées. Les fournisseurs de contenu s'attendent à participer aux bénéfices générés par leurs services et non pas aux coûts à préinvestir pour développer ces nouveaux réseaux.  Selon Ruoss, l'avenir verra cohabiter du contenu payant et une offre gratuite payante.


L'approche multimédia de Nokia et son approche concernant plus particulièrement la télévision mobile

Deuxième Viking de la journée à parler à Bienne, Harri Männistö, directeur finnois de Nokia Nseries Watch new, Multimedia nous parle de convergence, de mobilité et d'internet.

Nos différents appareils mobiles se sont trasformés en puisants ordinateurs multimédia. Cela nous permet de nous interconnecter n'importe quand, n'importe où. Le développement du web 2.0 et des réseautage social contribue à positionner nos mobiles comme interface privilégiée de communication avec nos correspondants. Le quatrième écran (après celui de notre tv,  pc et le cinéma) présenté sous forme du modèle nokia N810 représente cette nouvelle génération de terminaux "sociaux". 76% des utilisateurs utilisent leurs cellulaires pour photographier, 64% pour écouter de la musique, 54% jouent, 48% surfent sur Internet. 76% des participants britanniques à un projet pilote achèteraient des services de télévision mobile payante. Présentation d'OVI, interface propriétaire maison visant à lier prestataires de services et consommateurs. Nota Bene: Un projet similaire avait déjà capoté il y a deux ans. Présentation d'une vidéo conçue par un artiste new-yorkais au moyen de la caméra numérique de son terminal mobile Nokia laisse présager le déferlement de contenu autoproduit par les internautes dans un horizon temporel proche.

3 secteurs industriels différents contribuent à l'expérience vidéo TV: les opérateurs télécom, les diffuseurs et les plates-formes internet fournisseuses de contenu (ex. YouTube, ou OVI). Le déploiement de standards ouverts accélèrera le développement du marché et reduira les coûts de consommation. L'Europe a choisi ses standards et Nokia les supportera 


Bruno Bucher, CEO de Mobile TV Suisse SA

Plaidoyer pour un accès DVB-H non discriminant. Cet opposant au monopole de fait de swisscom avait postulé pour obtenir la licence DVB-H auprès des autorités compétentes. Sans succès. Son analyse: Il faut se repositionner en tant que producteur de contenu mobile.Qui veut quoi? Son entreprise désire collaborer avec les principales marques présentes dans notre pays afin de développer un véritable contenu mobile différencié de celui déjà existant. Fin de la présentation

...Et la vision de Giovanni Conti, CEO de Swisscom Broadcast AG

Qui participe à la chaîne de valeur de la télévision mobile?

La télévision mobile vit de la participatioin de nombreux participants à sa chaîne de valeur. Qui sont ses acteurs clés? Swisscom Broadband joue le rôle de diffuseur mettant à disposition son infrastructure à d'autres partenaires concurrents au niveau de l'utilisateur final. Ses clients et concurrents (paradoxe du modèle de distribution wholesale/grossiste) développent des produits qui se concurrencent sur le marché au niveau des consommateurs finaux. Les technologies employes se subdivisent en technologies broadcast (p.ex DVB-H) et Unicast (p.ex UMTS). Toutes deux se complètent et offrent une combinaison intéressante au niveau économique ainsi que dans l'utilisation rationnelle des différentes fréquences disponibles.

Mais le futur appartient aux utilisateurs finaux. Le client déterminera le succès de la télévision mobile à large bande par son utilisation - qu'elle soit marginale ou massive. 


Alexandra Reich nous présente sa vision féminine et sunrisienne

La cheffe de la téléphonie B2C de sunrise en charge depuis le mois de juin dernier apparaît pour la première fois sur la scène des Comdays.

L'être humain privilégie la simplicité, la mobilité. Mais Alexandra Reich se demande dans quelle direction notre monde évolue. Les réseaux communautaires dominent le monde. L'humanité désire consommer de la télévision de façon beaucoup plus intime qu'auparavant et participer proactivement dans le cadre de différentes activités. Dans un univers tarifaire et technologique ergonomique et simplifié. Reich croit à  télévision sur téléphone cellulaire et au divertissement mobile mais ce type de consommation de contenu mobile nécessite la création de nouveaux formats.

 

Anecdote: Les slides de présentation de la nouvelle identité de sunrise étaient présentés pour la première fois au public... 


Analyse de situation du marché de la télévision mobile

Convergence et compatibilité à l'ordre du jour

A la suite de la présentation de Karim Taga, Managing Director auprps d'Arthur D. Little, de Vienne que j'ai manquée en raison de discussions avec plusieurs participants du forum, le Prof Dr Klaus Sattler, Executive Director Broadcast Mobile Convergence Forum nous dévoile sa vision de l'évolutions du marché à l'horizon 2011. 6 standards différents équipent la planète. La Corée compte déjà 6,5 millions d'utilisateurs (S-DMB et T-DMB). L'Italie 700'000 utilisateurs DVB-H. La plupart des pays européens sont actuellement le théâtre de projets pilotes.

Convergence et compatibilité des différentes technologies déployées

L'harmonisation entre les technologies T-DMB/DAB-IP, FLO, DVB-SH, SMMB STiMi, 3G MBMS est indispensable à la montée en puissance de l'utilisation de la télévision mobile à large bande.  Les facteurs clés de succcès sont la duplication du modèle historique GSM à l'échelle du globe ainsi que la garantie d'une bonne réception universelle interne et externe


La parole à Bluewin TV et à son ambassadeur Christian Petit

L'un des rares orateurs de la journée à parler en français avec Didier Divorne...suivi d'une table ronde avec l'ensemble des orateurs de ce début d'après-midi.

Christiant Petit , chef de la clientèle privée de Swisscom et ressortissant gaulois n'est pas tombé dans le chaudron de potion magique de la télévision numérique lorsqu'il était petit. Une formule introductive intéressante pour expliquer qu'il n'est pas à la base de la création du service. Il est séduit par l'interface intuitive de l'offre de télévision numérique de Swisscom. Un client sur trois juge l'ergonomie du service comme parfaite en lui attribuant une notre de 10:10. Mais bon nombre de clients sont insatisfaits. La raison réside dans la trop grande générosité de Swisscom qui a distribué son offre à des clients qui ne pouvaient en bénéficier pour des raisons d'ordre technique. La qualification des prospects et des abonnés est donc prépondérante. C'est pour cette raison que chaque installation est effectuée par un technicien rompu à sa tâche. Mais comment comparer une offre ayant 20 ans d'âge avec une technologie dernier-cri?

Concernant le choix:

Se pose la question du contrôle de ce choix de programme et de la maîtrise de son temps. Le coeur du système d'exploitation se trouve dans la boîte et Swisscom doit impérativement maîtriser son système d'exploitation. L'archivage, selon l'expérience de Petit ne s'effectue pas à long terme mais la plupart des gens stockent du contenu pour le visionner et l'effacer juste après. 10% du contenu est stocké à plus long terme.

"A la fin de la foire on compte les bouzes". Swisscom est partie pour un marathon et tiendra sa place. Selon Petit, Bluewin TV représente une véritable alternative à Cablecom et propose des services novateurs, pa exemple dans le domaine du sport.

 

Table ronde entre les précédents orateurs:

Richard Eiseler doute que les changements positifs se réalisent à court terme. Zattoo pourrait augmenter sa qualité de service en proposant une plus large résolution d'image. Eiseler semble fasciné par la facilitation d'utilisation de Zattoo. Expérience faite, la plupart des nouveaux services dysfonctionnent et sont complexes à utiliser. L'offre de chaînes doit également être étendue selon Didier Divorne. Beat Knecht nous annonce que l'offre de Zattoo devrait évoluer positivement à l'avenir. L'apprentissage en matière d'évolution de bande passante est quotidien. Les goulots d'étranglements du réseau Internet représentent une réalité avec laquelle il faut compter. 


La vision de Cablecom sur l'évolution télévisuelle helvétique

C'est au tour de Rudolf Fischer, CEO de Cablecom de nous transmettre son point de vue sur la question.Cablecom souffre d'une baisse de sa réputation dûe à différents problèmes technologiques ainsi qu'à un volume de commandes trop important par rapport aux ressources internes disponibles pour y répondre. Les émigrants numériques sont l'une des causes de cet engouement trop rapide pour la télévision numérique. Cablecom a réfléchi comment régler le problème au plus vite et a choisi une stratégie basée sur la simplicité d'utilisation de ses sevices. Cette évolution devrait désengorger à terme ses centres d'appels. Le cablo-opérateur a révisé également son modèle de prix et augmente la qualité d'affichage d'image. L'avénement du tout-numérique est une réalité en Suisse et Cablecom représente le seul moyen restant pour les Suisses de consommer de la  télévision analogique.  Cablecom a investi plus de 100 millions de francs dans son réseau depuis le début de l'année pour améliorer son offre et investit annuellement plus de 20% de son chiffre d'affaires dans son invrastructure pour rester dans le coup.

Quelques précisions concernant zattoo

Son CEO Beat Knecht nous présente son expérience sur le sujet.

Grâce à Zattoo, le laptop mute en téléviseur selon son CEO, Beat Knecht. Sa clientèle a débuté en novembre 2006 avec 23'000 utilisateurs et compte aujourd'hui près de 1,2 millions d'utilisateurs en Europe. les utilisateurs de Zattoo privilégient ce média télévisuel en raison de la multiplicité d'utilisations du PC. Pourquoi s'acheter un PC et un téléviseur si mon PC me permet de consommer également de la télévision? Le nombre de minutes moyennes consommées croît régulièrement. Si les jeunes privilégient Zattoo, 25% des internautes masculins âgés de 18 à 34 ans utilisent Zattoo. Son offre est pour l'instant unique sur Internet. Même si d'autres services payants tels que Jump TV existent. La jeune pousse compte actuellement 35 employés.

 

Anecdote: Zattoo se prononce ZATO et signifie un grand nombre d'utilisateurs en japonais


La bataille des plates-formes élévisuelles et les observations de Didier Divorne et de Richard Eisler

Le fondateur de la communauté virtuelle allo.ch  et le fondateur du site de comparaison d'offres comparis.ch nous transmettent leurs observations critiques du marché télévisuel en pleine mutation et le premier retour d'expérience des consommateurs concernant les nouvelles offres de télévision numérique via set-up box et transmission web sur PC.

Didier énumère les différentes plates-formes disponibles en Helvétie (setup-box  Cablecom Digital TV et Bluewin TV et Zattoo TV) et nous énumére leurs différents points forts et points faibles. La télévision de demain nous permettra-t-il de consommer de la télévision à la fois sur notre PC et notre téléviseur? La télévision numérique sera-t-elle réelle demain?

Puis vient le tour de Richard Eisler, qui nous brosse l'historique de la consommation télévisuelle helvétique depuis sa naissance...le TJ tant attendu dans nos chaumières à 19h30 tapantes par toute la famille et les autres clichés habituels. Puis vinrent les canaux supplémentaires, et le zappage et le syndrome du "quand il n'y a rien d'intéressant sur votre chaîne favorite, il n'y a également rien ailleurs". La diffusion télévisuelle est disponible dans pratiquement 3 millions de ménages helvétiques. Cablecom propose 90 programmes différents, son concurrent Bluewin 130 et Zattoo un peu plus de 40. 

Le problème principal de ces offres selon Comparis est l'absence de réelle concurrence entre les différents systèmes concurrents. La qualité de transmission des images n'est pas toujours constante et certaines fonctionnalités et services dysfonctionnent. La manipulation de ces services n'est pas toujours suffisamment ergonomique et leur utilisation reste malheureusement réservée aux aficionados de la technologie. 

Que serait Comparis sans une comparaison de coût? poursuit Eiseler. Bluewin en tant que nouvel entrant est légèrement meilleur marché que son concurrent Cablecom (facture moyenne 105.- pour Bluewin contre 110.- pour Cablecom)

 Mais quel est le meilleur service? Eiseler ne se mouille pas à avancer une réponse concrète. Ces 2 services sont trop jeunes pour qu'il puisse émettre un avis fondé sur cette question. Eiseler annonce également la fin de la publicité car le consommateur zappera tous les spots publicitaires dès qu'il pourra techniquement le faire. Les publicitaires ont donc quelque souçi à se faire si la thèse de Comparis se réalise...