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Le blog de Mathieu Janin

Octroi des dernières concessions de radio et de télévision régionale

Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) a octroyé 14 concessions de radio OUC et 7 concessions de télévision régionale dans les zones où plusieurs candidatures étaient en lice. Deux stations de radio et deux chaînes de télévision perdent leur concession actuelle au profit d'autres diffuseurs. Ces décisions sont susceptibles de recours auprès du Tribunal administratif fédéral.

Le DETEC a octroyé les dernières concessions pour la diffusion de programmes de radio OUC ou de télévision régionale dans quinze zones de desserte, dans lesquelles deux ou plusieurs candidatures étaient en concurrence. Cette décision met ainsi un terme à la procédure d'octroi des concessions. Le 7 juillet 2008, le département avait déjà accordé une concession à 27 stations de radio OUC et à 6 chaînes de télévision régionale, qui étaient seules candidates pour leur région.

1 Télévision

Sept concessions TV assorties d'un mandat de prestations et donnant droit à une quote-part de la redevance devaient encore être attribuées. Dans quatre régions, ce sont les diffuseurs actuels qui en reçoivent une: Canal 9 en Valais, Canal Alpha dans l'Arc Jurassien, Tele M1 dans la région Aarau - Soleure et Tele Ostschweiz en Suisse orientale. Dans la zone de desserte Vaud - Fribourg - seule zone entièrement nouvelle -, la concession revient au projet Vaud Fribourg TV (Edipresse, Groupe St Paul/Fribourg et communes vaudoises).

En Suisse centrale, Tele 1 (Neue Luzerner Zeitung et groupe NZZ) évince Tele Tell, le diffuseur actuel. Dans la région Zurich - Suisse du nord-est, TeleZüri (Tamedia AG) et Tele Top (Top-Medien de Günter Heuberger), deux chaînes existantes, se retrouvaient en lice pour la concession, finalement octroyée à Tele Top.

1.1 Zurich - Suisse du nord-est

Diversité des opinions en faveur de Tele Top
Il ne s'agissait pas de juger l'offre de programme actuelle de TeleZüri et de TeleTop, mais la manière dont les deux candidats entendaient fournir un service public pour la région.

Comparées aux dossiers reçus pour les autres régions, les candidatures de TeleZüri et de Tele Top étaient d'excellente qualité et contenaient des données différenciées sur la manière d'exécuter le mandat de prestations (voir ci-dessous: critères de décision). Globalement, l'évaluation des dossiers a montré que les deux candidatures étaient quasiment de même valeur. En d'autres termes, les deux chaînes étaient parfaitement en mesure de remplir le mandat de prestations.

La loi sur la radio et la télévision (LRTV) prévoit que, lorsque plusieurs candidatures sont équivalentes, il convient de choisir la candidature qui "contribue le plus à la diversité de l'offre et des opinions". En l'occurrence, il s'agit notamment de veiller à ce que l'octroi de la concession contribue le moins possible à la concentration des médias. Pour respecter cette exigence posée par la loi, la préférence a été donnée à Tele Top et non à TeleZüri, qui appartient au groupe d'éditions Tamedia. 

TeleZüri peut continuer à émettre dans les régions actuelles et étendre sa zone de diffusion
Malgré cette décision, TeleZüri pourra continuer à émettre. Un diffuseur a besoin d'une concession seulement s'il prétend à une quote-part de la redevance. Après la décision de ce jour, la chaîne ne touchera aucune quote-part. Comme l'argent de la redevance est destiné uniquement à financer les fenêtres de programme pour les cantons de Schaffhouse et de Thurgovie, TeleZüri ne sera pas pénalisée du point de vue financier: sans concession, la station ne doit en effet pas produire les coûteuses fenêtres de programme pour les deux cantons cités. Par ailleurs, TeleZüri n'est plus liée aux restrictions de diffusion qui accompagnent la concession. La chaîne peut désormais définir elle-même sa zone de diffusion et l'étendre au besoin.

Les craintes selon lequelles TeleZüri devrait se retirer des régions dans lesquelles elle émettait jusqu'ici sont infondées. L'expérience montre que les câblo-opérateurs ne déprogramment pas les chaînes qui jouissent d'une bonne audience. En outre, l'OFCOM répondra certainement favorablement à une demande de diffusion contraignante émanant de TeleZüri. Selon la pratique actuelle, une telle décision implique que TeleZüri soit en mesure de remplir le mandat de prestations régional prévu dans l'appel d'offres. Le dossier présenté par TeleZüri prouve que tel est bien le cas.   

Dorénavant, la région zurichoise sera la seule région de Suisse à bénéficier de deux programmes de télévision régionale conçus de manière professionnelle. Cette diversité du paysage télévisuel correspond en outre au voeu du gouvernement zurichois.

1.2 Suisse centrale

Tele 1 remplit mieux le mandat de prestations que Tele Tell
Par rapport à Tele Tell, Tele 1 obtient un score légèrement meilleur lors de la comparaison des inputs (voir critères de décision ci-dessous) et nettement meilleur en matière d'outputs. Avec un résultat aussi clair, il n'était pas nécessaire d'analyser la candidature de Tele 1 sous l'angle de la concentration des médias. Selon la LRTV, il convient d'octroyer la concession au diffuseur qui, sur la base des documents déposés, est le mieux à même d'exécuter le mandat de prestations. Cette disposition s'applique même si la concentration des médias dans la zone de desserte concernée s'en trouve accrue.

2 Radio 

Deux diffuseurs radio perdent leur concession dans l'Arc lémanique et à Zurich
Les diffuseurs existants restent en place dans cinq des 15 zones de desserte. Pour les concessions assorties d'une quote-part de la redevance, il s'agit de la radio complémentaire non commerciale Radio Cité à Genève et de Radio Grischa dans les Grisons. Dans les trois zones où une concession sans quote-part de la redevance avait été mise au concours, les diffuseurs existants se sont également imposés: Arc FM dans l'Arc jurassien (propriété de Pierre Steulet, le principal actionnaire de BNJ FM, issue de Radio Fréquence Jura, RTN et Radio Jura Bernois), Radio Argovia en Argovie, ainsi que Basel 1 et Radio Basilisk dans la région bâloise.

Par contre, deux diffuseurs existants perdent leur concession, battus par des nouveaux venus. Dans l'Arc lémanique, où quatre concessions sans quote-part de la redevance étaient à octroyer, Radio Lac, Radio Lausanne FM et Rouge FM demeurent. La quatrième concession revient à Buzz FM (Stéphane Barbier-Mueller, Maurice Felix); One FM (Overshop Holding SA) perd donc la sienne. Dans la région zurichoise, trois candidatures ont été déposées pour une seule concession sans quote-part. RMC Züri (Music First Network AG von Giuseppe Scaglione) l'a emporté sur l'actuelle Radio 1 (ancienne Radio Tropic, propriété de Roger Schawinski depuis octobre 2007), qui peut toutefois poursuivre son activité grâce à une concession dans la région Zurich-Glaris. Les deux autres concessions sans quote-part de la redevance pour cette région-là ont été attribuées aux radios existantes Radio 24 et Radio Zürichsee. En revanche, Radio Energy (propriété à 51% de Ringier SA) perd sa concession.

2.1 Arc lémanique

Buzz FM propose plus d'informations que One FM
Les candidatures des stations existantes Radio Lac, Rouge FM et Lausanne FM étaient les meilleures, mais pour des raisons différentes. Alors que Radio Lac et Rouge FM ont fait valoir des prestations convaincantes en matière d'information, Lausanne FM se distinguait par ses conditions de travail ainsi que son offre de formation et de perfectionnement. Le dossier de One FM était certes équivalent à celui de Lausanne FM dans le domaine des inputs, mais il s'est avéré nettement moins bon que ses concurrents dans les outputs. Fortement axé sur le divertissement, One FM ne proposait presque aucune des prestations relatives à l'information exigées dans l'appel d'offres. Buzz FM l'a emporté sur One FM; cette station a soumis un concept de programme novateur, nettement axé sur l'information. Avec son programme en langue anglaise, Léman Local Radio n'a eu aucune chance d'obtenir une concession.

2.2 Zurich-Glaris

Large soutien public en faveur de Radio
Radio 24 et Radio Zürichsee ont remis d'excellents dossiers de candidature et se détachent nettement des trois autres candidats. Music First Network AG ne pouvaitplus prétendre à la troisième concession en jeu, ayant déjà obtenu deux concessions (Jugendradio Music First et RMC Züri). En effet, conformément à la LRTV, aucune entreprise ne peut recevoir plus de deux concessions de radio. Les deux candidatures restantes, Radio Energy et Radio 1, étaient très proches l'une de l'autre. Radio Energy surpassait Radio 1 au niveau des inputs, Radio 1 Radio Energy en ce qui concerne les outputs. Radio 1 l'a finalement emporté, en particulier grâce à sa grande crédibilité journalistique et au large soutien exprimé en faveur de cette station lors de la consultation. Si les deux candidatures avaient été reconnues équivalentes, la clause légale qui demande explicitement de favoriser les médias indépendants aurait aussi fait pencher la balance du côté de Radio 1, Radio Energy étant en effet détenue majoritairement par le groupe Ringier SA.

3 Critères de décision pour l'octroi des concessions  

Les demandes de concession ont été évaluées sous l'angle du mandat de prestations tel que décrit dans l'appel d'offres. Pour pouvoir remplir le mandat de prestations, le diffuseur est tenu de prendre des mesures relatives à la gestion de la qualité, d'employer des professionnels des médias qui respectent les normes professionnelles et d'offrir des conditions de travail adéquates. Ces dispositions contraignantes, bases de la production de programmes, sont résumées sous la dénomination "input". Lors de l'évaluation, les données concernant les domaines mentionnés ci-dessus étaient prépondérantes. Les "outputs" se réfèrent aux prestations journalistiques du diffuseur. Les déclarations faites dans les dossiers de candidature ont notamment été confrontées aux exigences en matière d'information figurant dans l'appel d'offres. La description des prestations sous l'angle du service public régional et de la diversité de l'offre revêtait une importance particulière. Les inputs et les outputs ont été pondérés de manière égale lors de l'évaluation.

4 Exigences du législateur et pouvoir d'appréciation de l'autorité 

Les décisions de concession, tout comme les critères de sélection retenus par le DETEC, se basent sur les dispositions des art. 38 et 43 de la LRTV. La loi précise le mandat de prestations des diffuseurs commerciaux et exige une couverture complète des événements politiques, économiques, sportifs, sociaux et culturels dans la zone de desserte.

L'art. 45, al. 3, LRTV, formule clairement les conditions que le DETEC doit respecter pour prendre ses décisions. Ainsi, la concession est octroyée au candidat qui est le mieux à même d'exécuter le mandat de prestations. Cette exigence s'applique même lorsque la décision renforce la concentration des médias dans une zone de desserte. L'indépendance du candidat par rapport à une entreprise de médias n'est prise en considération que lorsque deux candidatures sont équivalentes.

Les décisions ont été élaborées en tenant compte également de la pratique du Tribunal administratif fédéral. Celui-ci a notamment estimé, dans un jugement concernant la radio zurichoise pour les jeunes, que les candidatures ne devaient être examinées que sur la base des critères publiés dans l'appel d'offres. L'autorité concédante est en outre tenue de ne considérer strictement que les indications contenues dans les dossiers de candidature. Aucun critère distinct, comme la part d'audience d'un diffuseur, ne peut être retenu. 

5 Possibilité de recours contre la décision 

Les nouvelles concessions entrent en vigueur au plus tôt à l'expiration du délai de recours de 30 jours, au plus tard à l'échéance des concessions octroyées selon l'ancien droit (fin 2008 pour la télévision, fin mars 2009 pour la radio). Elles sont valables jusqu'en 2019.

Un recours contre une décision du DETEC peut être déposé dans les trente jours auprès du Tribunal administratif fédéral. Ce dernier est l'unique instance de recours.


Lancement du site mobile du Matin.ch

lematin.ch lance aujourd’hui sa plateforme Internet mobile, fonctionnant sur plus de 99% des téléphones mobiles et pourvu d’une version spécifique pour l’iPhone. Le site mobile permet de s’informer d’une manière simple, rapide et complète. mobile.lematin.ch, doté d’une navigation développée pour le mobile par la société Bewoopi, permet d’accéder en temps réel à des news imagées, à l’agenda culturel le plus complet de Suisse romande, à plus de 130'000 petites annonces immobilier, emploi et véhicules, aux programmes TV d’une trentaine de chaînes, à la météo locale et internationale et enfin, d’obtenir chaque jour son horoscope.

Facile d’utilisation, l’accès au site fonctionne sur la quasi-totalité des téléphones mobiles, même les plus anciens modèles. En entrant l’url http://www.lematin.ch, l’utilisateur sera dirigé automatiquement vers la version mobile ou en envoyant par SMS LEMATIN au numéro 8000 (CHF 0.20.-/ SMS), l’utilisateur recevra directement un SMS indiquant le lien qui l’enverra vers le site mobile.

La navigation sur le site mobile du matin.ch est totalement gratuite, hors les coûts de transfert de données facturées selon le type d’abonnement par les opérateurs mobiles.

Nouveau dircom pour Coca-Cola Suisse

Matthias Schneider (37 ans) occupe le poste de "Public Affairs & Communications Manager" au sein de la Coca-Cola
AG, Suisse, à compter du 1er octobre 2008. Il succède à Pia Lehmann, qui a quitté notre société à la fin du mois de septembre après dix ans de service. Outre la communication entrepreneuriale, Matthias Schneider
est responsable des domaines Corporate Identity, Public Affairs et Relations publiques pour notre marque. Il se tient également à disposition pour des questions d'ordre général concernant la société Coca-Cola.
Auparavant, Matthias Schneider occupait le poste de Vice-Directeur en charge du marketing pour l'EURO 2008, un projet fédéral qui a présenté la Suisse comme pays organisateur de la Coupe d'Europe de football avec ses multiples
facettes. Là, il était responsable des initiatives pour les médias et la communication dans le cadre de la campagne "Suisse. Découvre en plus". Il a acquis des expériences professionnelles supplémentaires chez IMG Suisse, Credit Suisse et Feldschlösschen. Matthias Schneider a suivi une formation d'Executive Master in Communications Management (Exec. MScom) à l'Università della Svizzera Italiana et à l'UCLA, Los Angeles. Il est Suisse, père de deux filles et vit près de Zurich.


Comment mieux communiquer en Suisse romande

La Haute Ecole Spécialisée de Suisse Nord-Occidentale FHNW a organisé hier le premier séminaire intensif de sensibilisation alémanique pour mieux communiquer en Suisse romande. Nous espérons renouveler l'opération régulièrement des deux côtés de la barrière du rösti.

Cette première édition a remporté un succès non négligeable avec une vingtaine de participant(e)s. Durant 4 heures, les différents conférenciers ont débattu sur l'état actuel du "Röstigraben" qui empêche les Helvètes de communiquer entre eux que leurs voisins français ou allemands. le correspondant de la NZZ en suisse romande Christophe Büchi, le prof. Stefan Gürtler, le consultant en communication Mathieu Janin, et le directeur du marketing de l'éditeur de logiciels SAGE Suisse, Marc Ziegler ont expliqué les différences culturelles entre alémaniques et romands, exprimé leurs différences d'utilisation des médias et leurs différences de consommation, prodigué des conseils pour mieux communiquer en Suisse romande et présenté plusieurs cas concrets. Suite à ce succès, les organisateurs espèrent renouveler régulièrement l'opérateur et organiser un cours similaire destiné aux communicateurs romands. Une excellente initiiative pour réduire le röstigraben! 

L'idée de ce cours avait germé, il y a un peu plus d'un an dans ma tête, lors de la remise du précédent "Award Corporate Communication". A cet époque, j'avais mentionné la problématique du Röstigraben dans mon discours de présentation des différents lauréats et ce problème avait interpelé différentes personnalités de l'école. 


house34.ch – Le nouveau site Internet pour les personnes vivant avec le VIH et le sida

house34.ch, le nouveau site Internet destiné aux personnes vivant avec le VIH et le sida, à leurs proches et à leurs amis, a été inauguré le 30 novembre. house34.ch est un site Internet interactif qui permet de «chatter» et présente de très nombreuses informations sur la vie avec le VIH. LHIVE, l’organisation des personnes vivant avec le VIH et le sida, gère ce site en collaboration avec des spécialistes dans le domaine du VIH.A lui seul, le nom du site a valeur de programme : la house34.ch comprend diverses pièces virtuelles dans lesquelles on peut trouver des informations sur la vie avec le VIH et le sida. Les utilisateurs se déplacent dans la maison avec des avatars. Ils peuvent «chatter» et discuter en groupes ou par deux. Pour les personnes vivant avec le VIH, house34.ch constitue une aide dans la vie quotidienne et transmet des informations importantes sur tous les aspects de la vie avec le VIH et le sida. Le site est axé non seulement sur des questions médicales mais surtout sur une vision globale des conséquences d’une infection par le VIH.

Lutter contre la discrimination et l’isolement
Les quelque 25.000 personnes concernées par le VIH et le sida en Suisse restent exposées à des discriminations. Pour cette raison, d'après Michèle Meyer, la présidente de LHIVE, Michèle Meyer on rencontre régulièrement des personnes atteintes qui veulent rester anonymes pour cette raison. LHIVE existe avant tout pour défendre les intérêts de ces personnes. Pour Michèle Meyer, house34.ch est le lieu idéal pour nouer des contacts sans engagement et briser les solitudes. LHIVE organisera régulièrement des «chats» sur le site Internet à propos de toutes sortes de sujets. Ces manifestations sont annoncées sur le tableau noir placé dans l’entrée de house34.ch.

Un site largement appué par des spécialistes
Le site Internet est géré par les membres de LHIVE en coopération avec l’entreprise pharmaceutique Abbott. Un comité de rédaction constitué de spécialistes du VIH assume la responsabilité pour les contenus. Le projet est sans cesse actualisé, et le nouveau service comble une lacune dans l’offre pour les personnes vivant avec le VIH et le sida.

Les lauréats des Eugènes 2008

Pour la 17e année consécutive, Bedag Informatique SA décerne le 29 octobre les Prix des médias ou „Eugènes“, qui récompensent des travaux journalistiques traitant de thèmes informatiques dans un langage accessible au grand public. Les lauréats ont été désignés par un jury indépendant. Stefan Betschon obtient le Prix de la presse pour ses articles dans la Neue Zürcher Zeitung (NZZ). Roland Fischer et Daniel Stern remportent un Eugène dans la catégorie „Supplément“ pour un remarquable dossier spécial de la Wochenzeitung (WOZ). Enfin, le Prix de la télévision revient une nouvelle fois à l’émission Mise au Point de la Télévision suisse romande (TSR). Cette année, c’est un reportage de François Roulet et Olivier Paul qui est primé.
Un flair pour les tendances et les thèmes informatiques vraiment importants
Depuis de nombreuses années, Stefan Betschon parvient à mettre à la portée de ses lecteurs les divers aspects de l’informatique. Grâce à son flair très sûr, il évite les thèmes à la mode, lancés et alimentés par les services de marketing de la branche. Au lieu de cela, il observe la complexité de l’informatique et son impact sur la société. L’article „Hitzewelle im Rechenzentrum“ (vague de chaleur dans le centre de calcul), paru dans la NZZ du 22 août 2007, illustre bien cette volonté d’aller au fond des choses. L’auteur y montre avec brio que l’apparente facilité d’Internet et de son monde économique dématérialisé cachent en réalité des infrastructures lourdes, onéreuses et voraces en énergie. En décernant le Prix de la presse à Stefan Betschon, le jury a tenu à récompenser l’ensemble de son activité journalistique, plutôt qu’un ou plusieurs textes en particulier.

Des textes, des thèmes et des thèses assemblés et mis en scène de manière remarquable
Le numéro spécial de la WOZ de janvier 2008 démontre les solides compétences professionnelles et la créativité de ses rédacteurs, Roland Fischer et Daniel Stern. Ce supplément de 23 pages est consacré à Google, le „grand frère“: Google, le moteur de recherche, la compilation de données; Google, la famille; Google, l’entreprise commerciale. On y trouve certes l’indispensable portrait d’une pieuvre avide de données, dont les tentacules s’emparent de toutes les informations possibles concernant ses utilisateurs. Cependant, l’équipe rédactionnelle n’a pas cédé à la tentation de la polémique facile ou de l’exagération. Elle porte un regard critique non seulement sur le moteur de recherche, mais aussi sur le comportement des utilisateurs. L’Eugène attribué par le jury distingue explicitement le travail de toute la rédaction. Celle-ci a réussi à immerger les lecteurs dans l’univers de Google. Page après page, elle les incite à poursuivre la visite, en proposant des articles passionnants et souvent inattendus.

Originalité, recherches minutieuses et caractère dynamique de la réalisation
Diffusée en février 2008 par l’émission Mise au Point de la TSR, „Traque sur Internet“ est un excellent exemple de travail basé sur le journalisme d’investigation. Ses auteurs s’intéressent au téléchargement illicite et à l’échange peer-to-peer d’œuvres protégées par le droit d’auteur, comme de la musique, des jeux vidéos et des films. Ils décrivent la manière dont certaines sociétés privées espionnent les internautes à l’aide d’ordinateurs très performants et se substituent à la justice, établissant arbitrairement leurs propres règles et obligeant les „fraudeurs“ à payer des amendes dépourvues de toute base légale. Le jury a salué l’originalité du thème choisi, les recherches minutieuses auprès de plusieurs sources d’informations ainsi que le caractère dynamique de la réalisation. C’est la seconde fois en deux ans qu’il attribue l’Eugène de la meilleure émission télévisée à la TSR.


L'avenir de la télévision au menu de la 7e édition des Journées biennoises de la communication

L'avenir de la télévision a été le thème central de la seconde Journée biennoise de la communication. Les orateurs ont débattu des nouvelles technologies et des orientations stratégiquesdes chaînes de télévision. Au total, ce sont plus de 750 personnes qui ont suivi les conférences. Cette forte audience atteste une fois encore du succès des Journées biennoises de la communication.

En ouverture, Isabel Wenger (Mediapulse) a présenté une étude sur l'utilisation des médias qui montre notamment que les jeunesremplacent les médias traditionnels par les médias modernes: "les contenus ne sont plus liés à un média particulier."

Karlheinz Kögel (propriétaire de Thomson Media Control) et Fredy Collioud (directeur de Publicis) ont évoqué l'étendue et l'importance de la publicité. La publicité met en oeuvre une réaction en chaîne qui pousse la concurrence à renchérir. Fredy Collioud a expliqué que, grâce à la combinaison son-image, la publicité à la télévision restait le meilleur outil pour modifier au plan émotionnel l'image d'une marque. "L'avenir appartient à l'image en mouvement car elle crée des mondes imaginaires à même de provoquer ces changements."

La télévision "traditionnelle", bientôt plus qu'un souvenir ?  Marco Wanders (directeur principal de Microsoft Mediarooms) a montré quelles répercussions auront les nouvelles technologies sur la télévision. "La technologie IP va modifier fondamentalement la télévision. La mobilité ainsi que la télévision à la demande personnalisent l'usage" a relevé Marco Wanders.  

Ce thème a également été abordé par le PDG de Swisscom Broadcast Jean-Paul de Weck qui s'est penché sur les expériences réalisées en Suisse avec la télévision sur portable. Une large couverture, la qualité de l'image et une offre de contenus live sont les recettes de son succès. "Pour répondre aux besoins des clients, la qualité ne
doit pas être bonne, mais excellente."

Catherine Mühlemann (patron de Andmann Media Holding) a parlé de l'avenir de la télévision linéaire. Elle a souligné l'importance de la convergence. "La TV linéaire est en pleine mutation et se développera comme une option parmi d'autres."

Geoffrey Goodwin (Head of BBC Switch) a mis en avant le positionnement de la BBC qui a développé, sous le slogan "Celebrate British Teens", des feuilletons et des produits en ligne destinés spécifiquement aux adolescents. Pour Elmar Oberhauser, (directeur de l'information de l'ORF), l'information est au coeur de l'orientation stratégique de sa station. "L'information est l'emblème d'une chaîne publique." La télévision suisse alémanique axe en revanche sa stratégie sur les plateformes multimédias. Pour Ingrid Deltenre (directrice de Schweizer Fernsehen), "il ne suffit plus de réfléchir uniquement aux contenus, nous devons commencer à penser de façon transversale."

Cette 7e édition s'est terminée par un débat réunissant Roger Schawinski (entrepreneur des médias), Günter Heuberger (patron de Top Medien), Jürg Bachmann (président de l'Association suisse des radios
privées) et Martin Dumermuth (directeur de l'OFCOM). La table ronde dirigée par Hans Peter Trütsch (chef de la rédaction de  Schweizer Fernsehen au Palais fédéral) avait pour thème le paysage radio-TV à la veille de l'octroi des nouvelles concessions aux médias privés. Roger Schawinski a évoqué l'appauvrissement du paysage radiophonique en Suisse. "J'aimerais contribuer à une plus grande diversité". L'incertitude demeure tant que les nouvelles concessions n'auront pas été octroyées. Jürg Bachmann qualifie également la situation actuelle
de période difficile. "Il est pesant de ne pas savoir si nous pourrons encore émettre l'année prochaine." Martin Dumermuth a rétorqué qu'il était faux de se mettre aujourd'hui sous pression. "L'octroi de concession est une procédure complexe et nécessite du temps. Nous voulons pouvoir motiver juridiquement nos décisions."
Günter Heuberger a espéré quant à lui que les nouvelles concessions amènent plus de profondeur dans les programmes.  

Les présentations et les vidéos des orateurs sont publiées sur le site des Comdays (Rubrique "Programme";), plusieurs liens vers des blogs (dont le mien) s'y trouvent également.


Peter Schibli, nouveau directeur de Swissinfo

Sur proposition du comité de Swissinfo, le Conseil d'administration de SRG SSR idée suisse vient de désigner le nouveau directeur de Swissinfo en la personne de Peter Schibli, jusqu'ici directeur ad interim.

Peter Schibli, directeur ad interim depuis le 4 août 2008 de Swissinfo, la plate-forme d'actualité et d'information de SRG SSR pour les Suisses de l'étranger et le public international, succède définitivement à Beat Witschi qui avait décidé, en début d'année, de quitter l'entreprise fin août pour se lancer dans un nouveau projet à l'étranger.

Entré au service de Swissinfo le 1er mars 2007, Peter Schibli (1956) a tout d'abord été membre de la rédaction en chef avant d'accéder au poste de rédacteur en chef le 1er janvier 2008, puis à celui de directeur ad interim le 4 août de la même année. Il a travaillé pendant plus de 20 ans pour la Basler Zeitung (BaZ), tout d'abord à la rubrique nationale, puis comme correspondant à l'étranger. Il a assuré en 2001 la mise en place de la rédaction
en ligne de la BaZ avant de rejoindre, en 2003, la rédaction en chef où il était responsable du dossier multimédia (PTV, Radio Basel 1 et Online). Peter Schibli a suivi des études de droit à l'Université de Berne.


La dernière après-midi des Comdays est consacrée à une table rond d'une heure et demi dédiée au paysage de la radio et de la télévision suite à l'octroi des nouvelles concessions

Présents sur le plateau: Roger Schawinski, précurseur des radio privées Outre-Sarine, Günter Heuberger CEO de Top Medien, Winterthur, Jürg Bachmann, Président de l'association suisse des radio privées et Martin Dummermuthdirecteur de l'ofcom. Le débat est animé par Hans Peter Trütsch, rédacteur en chef de la rédaction de la télévision suisse alémanique au Palais Fédéral. 

Peter Wanner, CEO d'AZ Medien est absent. Roger Schawinski nous informe que le CEO de Tamedia a également décliné l'invitation de cette table ronde. Il trouve cela inacceptable qu'aucun éditeur national suisse ne soit présent.Dommage qu'aucun représentant romand ne soit également présent. Mais, barrière des langues oblige, il est vrai que la conduite d'un débat en deux langues serait une opération particulièrement difficile à mener. 

Je renonce à traduire ce débat nourri car je ne peux pas maintenir un tempo suffisant pour résumer les paroles de 5 débataires passionnés et passionnant. Si j'entends un scoop, je le publierai aussi tôt. 

 Bon après-midi!

 

 


Reprise des conférences à 14h20

Le programme de conférences des Comdays 2008 reprend à 14h20...

Une nouvelle convention collective de travail pour SRG SSR

 SRG SSR idée suisse et le Syndicat suisse des mass media (SSM) se sont entendus sur une nouvelle convention collective de travail. Elément clé de cette nouvelle CCT : l'annualisation du temps de travail. La CCT 2009 entrera en vigueur le 1er janvier pour
une période de quatre ans.
L'innovation majeure apportée par la CCT 2009 concerne les heures de travail, que le personnel de SRG SSR fournira désormais dans une perspective annuelle. En optant pour l'annualisation du temps de travail, SRG SSR introduit un système d'horaire moderne qui a fait ses preuves dans de nombreuses entreprises. A la faveur de
négociations de près d'une année et demie, les partenaires sociaux sont également parvenus à des solutions communes dans les autres domaines de la CCT.

La Convention collective de travail de SRG SSR régit les conditions d'engagement des quelque 5000 personnes qui travaillent à la Radio Suisse Romande (RSR), la Télévision Suisse Romande (TSR), Schweizer Radio DRS (SR DRS), Schweizer Fernsehen (SF), Radio e Televisun Rumantscha (RTR), Radiotelevisone svizzera di lingua
italiana (RTSI), Swissinfo, la Direction générale et Media Services SRG SSR. La CCT entre en vigueur le 1er janvier 2009 avec une durée de validité de quatre années.

Orientation stratégique de la télévision suisse (alémanique)

Ingrid Deltendre, directrice de la télévision suisse alémanique nous explique que le mandat de SF vise à informer, divertir et intégrer le public germanophone suisse. Le secteur télévisuel va connaitre une très grosse transformation dans les 5 prochaines années.

  • La télévision à haute définition nous apportera demain une qualité comparable à celle du cinéma actuel. Ce programme a été inauguré en décembre 2007 et son offre continuellement. D'ici à 2012 l'ensemble du contenu produit par SF sera compatible HD. 
  • La télévision devient de plus en plus individuelle grâce à Internet. Les jeunes internautes désirent jouer, créer, communiquer mais également continuer à se divertir de façon passive. Ils regardent moins la télévision que leurs aînés et surfent plus longuement sur Interent.
  • La vidéo à la demande prend de plus en plus d'importance. Elle offre un mode de consommation plus flexible, plus facile, plus attractif et permet une interactivité dans le cadre des différentes émissions diffusées. 
  • La télévision devient de plus en plus mobile. L'offre de contenu va fortement se développer dans ce domaine. 

Quo vadis à l'horizon 2016?

  • Cette prévision dépend de deux axes principaux le développement technologique et l'utilisation des médias. 
  • D'ici-là les nouvelles technologies actuelles seront devenues matures
  • HDTV et VoD seront devenues des médias de masse
  • tous les ménages helvétiques disposeront d'un accès à large bande
  • la télévision mobile restera marginalement utilisée dans les situations où les spectateurs seront en mode d'attente. 
  • 30% du contenu télévisuel sera consommé à la demande. Le reste toujours de façon linéaire

En 2016, La télévision restera la principale plateforme de diffusion de contenu de SF. La chaîne compte bien maintenir sa position actuelle sur le marché suisse. La TV restera la locomotive d'offres publicitaires vers les nouvelles plateformes de diffusion de SF. Les internautes resteront en moyenne plus jeunes que les téléspectateurs.

SF désire mieux connaître et comprendre son public. Ce faisant elle pourra mieux agir et mieux réagir. De nouveaux outis de recherche doivent être créés à cet effet. 

Les différentes plateformes se multiplient. Comment multiplier le contenu à un niveau de coût supportable? Il s'agit de créer de la valeur ajoutée lorsqu'on diversifie une offre TV sur internet ou sur un portail mobile. SF désire offrir à l'avenir plus de qualité, plus de profondeur.

Appel à l'OFCOM d'Ingrid Deltendre: Un bon niveau de conditions cadres (régulation) est indispensable pour pouvoir proposer une programmation de qualité.

 

 


Orientation stratégique de l'ORF, la télévision nationale autrichienne

Elmar Oberhauser, directeur de la communication de la chaîne nous explique le fonctionnement relativement compliqué et dominé par la poliitique de sa chaîne. Pour simplifier, nous dirons que la situation autrichenne est relativement similaire à la situation allemande ou suisse des médias nationaux publics. L'information représente le bâteau amiral du groupe. le groupe a été restructuré et des compétences ont été déléguées vers le bas. les émissions d'inormations ont été subdivisées pour différentes audiences (p.ex. news pour jeunes). Ces nouveaux contenus attirent l'attention et l'intérêt des jeunes pour la politique.

Le problème de la proximité des programmes allemands (identique à celui que connaît la TSR face aux chaînes française) est l'un des principaux défis à relever. 

L'offre d'ORF se décline en services radio (12 programmes), tv (2 programmes) et nouveaux médias. Son budget annuel est légèrement inférieur au milliard d'euros. la moitié de cette somme est financée par la publicité et le sponsoring. Le reste par l'état. La numérisation de ses programmes est pratiquement aboutie. 


Le chemin de la BBC, loin de la télévision

Geoffrey Goodwin, head of BBC Switch nous présente l'exemple de BBC Switch, l'offre BBC destinée à la jeunesse anglaise (12-17 ans). C'est une plateforme multiple de contenus se composant d'une émission TV hebdomadaire, d'un site internet, de broadcast sur mobile et d'une radio.

 le jeune public consomme de moins en moins de TV. L'interactivité est essentielle à leurs yeux. Ils privilégient le contenu mobile . Connaissant ces éléments, la BBC a suivi 150 jeunes provenant de toutes les régions du pays durant une année pour mieux connaître leurs intérêts et leurs modes de vie en organisant des sessions de discussions en petits groupes.Les informations recueillies servent à la BBC de grille de lecture et de garde-fou pour contrôler la qualité de ses contenus. 

La chaîne a créé une offre de contenu multimédia qualibrée sur les attentes de son audience adolescente destinées au visionnement passif et actif de ses téléspectateurs. Ses projets d'avenir sont de continuer a dominer le classement dans la compréhension et la communication avec son audience. de continuer à véhiculer le bon esprit de sa marque avec du contenu crédible et de qualité.

Informations détaillées sur BBC Switch sur Wikipedia: http://en.wikipedia.org/wiki/BBC_Switch

La télévision linéaire est-elle devenue obsolète?

Catherine Mühlemann, ancienne directrice de MTV Networks Allemagne et administratrice de Swisscom AG nous parle des tendances qui prévalent au sein du marché de la communication.

  • Plus d'infrastructure - plus de plateformes - plus de contenu
  • Les êtres humains consomment de plus en plus de médias
  • les médias sont utlilisés de plus en plus parallèlement
  • Internet prend de plus en plus d'importance
  • les médias mobiles intéressent beaucoup les jeunes
  • Les programmes linéaires perdent du terrain face aux contenus à la demande
  • de nouveaux concurrents apparaissent sur le marché
  • les frontières entre entre les différents médias fondent 

Durant les prochaines années, Catherine Mühlemann estime que les modèles d'affaires et les structures concurrentielle évolueront de façon importante. Le comportement de consommation des consommateurs change drastiquement et de plus en plus rapidement. La signification de situations d'utilisation flexibles et individuelles croîtra rapidement. Le besoin d'orientation et de navigation augmentera. Le besoin de standardisation et de convergence des différents écrans augmentera. Les modèles d'affaires traditionels feront place à de nouveaux modèles. Le chemin mêne à la diversification et à un mode de pensée orienté vers la chaîne de création de valeur. 

Le contenu est la clé. Celui qui dispose de bons contenus connaîtra le succès commercial. Celui qui ne comprend pas les véritables besoins de contenu des  consommateur échouera. Le veois de contenus professionnels mais produit à bon marché augmentera à l'avenir. L'exclusivité représente une valeur rare importante . Les chaînes TV proposeront à l'avenir de plus en plus d' émissions événementielles en direct. le contenu doit être utilisable et décliné dans plusieurs médias différents. Chaque utilisation différentiée doit être génératrice de valeur ajoutée. L'évolution du contenu motive les téléspectateurs à changer de terminaux. Pas le progrès technologique en tant que tel. Les marque de contenu dépasseront les marques de chaînes. 

 Le consommateurs désire maîtriser la consommation du contenu quii l'intéresse. C'est lui le décideur de ce qui lui plaît et ce qui ne lui plaît pas. Celui qui n'anticipe pas ces évolutions à 360 degrés risque de péricliter à terme.

Son conseil: observer la jeunesse actuelle et s'impliquer dans le changement. 


Connected TV: Comment la technologie modifie le paysage audiovisuel

Marco Wanders, senior director EMEA Solutions, Microsoft Mediaroom nous dresse le portrait de la "télévision connectée". La TV évolue mais son principe fondamental n'a pas changé et ne changera pas durant les dix prochaines années.

La tv connectée est totalement numérique. Elle propose une interconnexion bidirectionnelle et nous offre un accès ilimité de programmes. Les technologies supportées sont intégrées (VOD, DVR, HD, PIPs). Son mode de consommation est à la demande et elle est personnalisée en fonction de la personne qui l'a regarde. 

La technologie Broadband IP est le facilitateur qui permettra à cette nouvelle forme de télévision de se déployer à grande échelle. Des logiciels spéciaux nous permettront de nous interconnecter à elle depuis n'importe quel terminal (TV, PC, cellulaire, etc.). Les équipementiers sont en train de produire les permiers appareils qui supporteront demain cette nouvelle technologie.Ses nouvelles fonctionnalités seront élargies  et rappellent déjà certains services que nous utilisons aujourd'hui déjà sur Internet. De façon analogue à notre consommation de vidéo sur des plate-formes telles que Youtube, nous pourrons envoyer des liens d'émission intéressantes aux personnes de notre choix, consulter le profil de sportifs durant un match sportif. La télévision connectée autorisera de nouvelles formes de publicité qui restent encore à inventer. Il sera possible aux annonçeurs d'identifier els besoins d'un certain groupe-cible grâce au Data-Mining et de leur adresser un message télévisuel personnalisé via leur set-top-box. 

Actuellement trois millions de set-top-box sont connectées au niveau mondial et udilisent la technologie Microsoft Mediaroom. Elles permettent déjà de consulter de la télévision en direct ainsi que de la vidéo à la demande.

La convergence est actuelle

La TV a rejoint la révolution internet

La télévision connectée nous permettra de lancer de nouveaux types de services qui permettra aux fournisseus de contenu de mieux se différencier les uns des autres

Elle permet de proposer du contenu plus riche et de meilleures expériences de consommation en la matière

d'améliorer la qualité de service des annonçeurs et de leur permettre d'atteindre uniquement les audiences qui les intéresses av


Les expériences réalisées de Swisscom avec la télévision mobile

Jean-Paul de Weck, CEO de Swisscom Broadcast nous explique que les ventes de l'i-phone ne décollent pas au Japon (cet apareil ne supporte pas les normes de télévision mobile) et que Bill Gates annonçait la fin de la télévision au profit d'Internet. Swisscom joue un rôle de pionnier technologique en Suisse et partage son expérience en la matière avec nous.

Les clients de Swisscom désirent consommer le contenu TV désiré à n'importe quelle heure , depuis n'importe où et avec le matériel disponible. L'offre doit être large pour répondre à l'ensemble des besoins de la population. Cette offre peut être dédiée aux masses ou à un cercle restreint de téléspectateurs. La couverture du territoire national doit être omniprésente pour que le service puisse décoller. La technologie doit être technologiquement irréprocchable afin d'assurer une qualité de service à la hauteur du niveau d'exigence élevé de la population suisse. L'éventail de terminaux à disposition du public doit être le plus large possible. Swisscom a essuyé quelques plâtres en la matière en raison d'un nombre trop limité de terminaux lorsque le service a été lancé. 

Le modèle d'affaire utilisé doit être simple et la régulation fédérale pour le DVB-H est indispensable. L'OFCOM a bien compris les enjeux de la télévision mobile et a su anticiper ce développement. L'Euro 08 a été un bon accélérateur de vente lors de l'introduction du service au printemps dernier (13 mai 2008). Malheureusement, Swisscom ne disposait que d'un type seul de terminal jusqu'en septembre dernier. Ce manque de choix explique le faible développement des utilisateurs jusqu'à l'automne. SF2 a été particulièrement plébiscitée par les téléspectateurs en raison de son offre sportive vraisemblablement. Les romands quand à eux ont principalement consommé des programmes de TF1 et de TSR2 (pour une raison identique que celle mentionnée précédemment). 

Au niveau européen, la TV mobile est actuellement commercialisée dans 4 pays (Suisse, Italie, Autriche, ?).

La technologies DVB-H permet également l'émergence de services de "DataCast". Différentes applications sont envisageables. Transmission d'informations différenciées à partir de plusieurs sources à différents groupes-cibles (p.ex. distribution d'images et de films et transmission d'informations routièrs aux officiers de police, population). 

 


Faut-il toujours diffuser de la publicité à la télévision?

Fredy Collioud, président du groupe Publicis en Suisse est d'avis que les annonçeurs doivent toujours diffuser leur publicité à la télévision. La TV sert à éveiller l'attention des téléspectateurs pour une marque. POur y parvenir, les spots doivent être attractifs et créatifs. Il s'agit de générer de la sympathie des téléspectateurs pour sa marque. Les séquences animées d'image conviennent particulièrement bien pour générer des émotions, créer de la tension et divertir le public. Le spot TV est le seul format qui combine à la fois le son et des images animées. Il représente le média publicitaire le plus efficace pour attirer l'attention des téléspectateurs.

les nouvelles exigences du marché envers le spot TV: 

  • containte de forme et de contenu.
    Le spot doit être diffusés sur différentes tailles d'écran (de l'écran géant à l'écran de nos téléphones cellulaires). Il s'agit de raconter une histoire qui générera des émotions auprès du public visé.
  • le rôle d'architecture de campagne: Il s'agit de déterminer le rôle du média TV dans une campagne cross-média. Rôle principal, rôle initial, etc.
  • L'intéractivité et la possibilité de réponse: il s''agit de passer de la consommation passive à l'information active
  • Audiences maximales. La TV dispose (toujours) d'une pénétration de marché unique en Suisse

Les images animées font bouger les êtres humains et les marques. Le spot TV n'est donc pas mort.

 

Remarque personnelle: L'ensemble de l'exposé de Monsieur Collioud pourrait très bien se transposer sur Internet. Dès lors sa présentation ne m'a pas réellement convaincu. Ce média onéreux sera certainement abandonné le jour où la pénétration sur internet dépassera la pénétration du média TV pour autant que les coûts de production et de diffusion d'un spot publicitaire sur Internet restent inférieurs à ceux de la télévision. Et je ne vois aucune raison pour que cela change. La TV reste aujourd'hui intéressante pour les publicitaires uniquement en raison de sa position historique de média disposant du meilleur taux de pénétration de marché. 


La publicité radio-TV atteint-elle encore son public?

Karlheinz Kögel, propriétaire de TMC Thompson Media Control estime que la télévision ne correspond plus aux attentes des annonceurs car elle répond toujours à une logique de croissance des investissements publicitaires. En clair, Il faut payer plus pour atteindre de moins en moins de consommateurs en raison de l'errosion des taux d'écoutes. En Allemagne, 22,1 millions d'internautes surfent quotidiennement.  La vidéo est en train de conquérir Internet. L'âge moyen de la population augmente chaque année. La moitié des consommateurs de demains seront âgés de plus de cinquante ans. la publicité télévisuelle ne doit donc plus se focaliser sur les jeunes qui la consomment de moins en moins.

M. Kögel nous présente quelques exemples de campagnes télévisuelles publicitaire allemandes très onéreuses qui n'ont pas atteint leurs objectifs pour étayer ses dires.

Pour bien fonctionner une publicité de marque doit répondre aux trois niveaux suivants:  niveau émotionnel, rationnel et moral.

 


Comment la radio et la télévision sont-elles utilisées? Présentation d'une étude exclusive

Isabel Wenger, responsable de la recherche chez Mediapulse AG nous présente les résultats de cette nouvelle étude de consommation.  Les médias historiques dominent (toujours) notre consommation mais Internet gagne inexorablement du terrain à leur détriment. Le budget média se répartit dans chaque classe d'âge de façon équivalente. La consommation de radio à la demande est en train de se développer et la consommation de radio en direct diminue plus les auditeurs sont jeune. La classe d'âge 15-24 consomme environ 50 minutes quotidiennes de programmes préenregristrés (streaming ou podcast). L'étude démontre la complémentarité d'Internet avec la radio. Selon l'heure de la journée et leur localisation, les auditeurs choisissent l'un plutôt que l'autre. Par contre, Internet est en train de prendre le dessus sur la télévision classique. Les internautes chevronnés ne regardent la télévision que tard le soir avant d'aller au lit. Le reste du temps ils surfent.

L'étude sera publiée sous forme de différents rapports dédiés à une thématique particulière. Vivre sur le réseau, Comment se différencient les amateurs de TV et les marmottes télévisuelles, le beau nouveau monde de la radio-TV sur internet, typologies d'utilisation, autres thèmes. Un outil de sondage en ligne sera disponible sur Internet dès janvier 2009. Infos: http://www.mediapulse.ch 


Remise des prix décernés aux vainqueurs du championnat professionnel de l'informatique

Les 3 gagnants sont:

or: Martin Dörig de Brugg (ProtecData AG)

argent: Michael Frankhauser de Thun (AEK Bank 1826

bronze: Rizja Schmid de Berne (Bedag Informatik AG)

 

Malhreureusement, les romands n'ont pas (pu?) participer au concours...röstigraben oblige (?)

Espérons que cela changera l'an prochain. A Bon entendeur Salut pour aujourd'hui et à demain pour le compte-rendu de la deuxième journée des Comdays 2008.


Remise des prix décernés aux vainqueurs du championnat professionnel de l'informatique

Les 3 gagnants sont:

or: Martin Dörig de Brugg (ProtecData AG)

argent: Michael Frankhauser de Thun (AEK Bank 1826

bronze: Rizja Schmid de Berne (Bedag Informatik AG)

 

Malhreureusement, les romands n'ont pas (pu?) participer au concours...röstigraben oblige (?)

Espérons que cela changera l'an prochain. A Bon entendeur Salut pour aujourd'hui et à demain pour le compte-rendu de la deuxième journée des Comdays 2008.


Que reste-t-il encore à inventer

Le professeur Anton Gunzinger, l'inventeur du Super Computing Systems nous propose un quizz: Calculer en chiffres romains. Il offre un repas gratuit à la personne qui calculera combien font CCLVI+CL et XIX*XXIV. Pour y parvenir, il nous faut convertir ces chifres romains en chiffres arabes. L'utilisation des chiffres romains a pris des années pour être démocratiquement utilisées. Cela démontre la vitesse à laquelle avancent certaines innovations.

Que signifie inventer? L'invention sert à générer de la valeur ajoutée. L'histoire de l'humanité représente l'histoire des inventions. De la découvete du feu à l'arrivée de l'homme sur la lune. Inventer signifie toujours l'abandon de sa zone de confort. Nous sommes confrontés à l'inconnu. Pourquoi dès lors inventer? Curiosité infantile, le besoin, le plaisir, l'amour. Plusieurs raisons coexistent. 

SCS, la société d'Anton Gunzinger crée des nouvelles générations de super-ordinateurs avec une cinquantaine d'étudiants basés je crois dans le Technopark de Zurich. Le monde des PC se compose actuellement d'un milliard de PC, serveurs et workstations. Les ordinateurs embarqués dans nos voitures, nos maisons etc...sont vingt fois plus importants que les ordinateurs classiques que nous connaissons. 

Il nous présente le système d'archivage interne des films de la télévision suisse alémanique. La numérisation du contenu de ses archives nécessite un travail continu durant une dizaine d'années. 

Il nous présente le projet de développement d'un processeur automobile supportant le conducteur dans ses activités de conduite. Le volume de production est élevé. Le produit final doit être écologique et calculé au plus juste prix. Son équipe a développé le processeur qui sera peut-être prochainement fabriqué à grande échelle par une grande marque automobile. 

L'architecture des systèmes informatiques est rarement visible de l'extérieur, contrairement à celle des bâtiments. Une bonne infrastructure est simple, de longue durée et modulaire. 

 


L'inventeur de l'alernative à Facebook

Orkut Buyukkokten, de Google est l'inventeur du réseau social Orkut. Il nous dresse le portrait des réseaux sociaux. Les réseaux sociaux sont apparus dès 1995. Ils ont explosé avec le changement de millénaire. Le réseau actuellement le plus important est Facebook. Il nous présente une étude sur les utilisateurs d'une plateforme sociale américaine dont je n'ai pas retenu le nom.

Ensuite, il nous présente sa plateforme orkut. La plate-forme a été développée avec visual studio, photoshop, SQL Server 2000 et Wirndow Server 200x. 

L'essentiel de la valeur d'une telle plate-forme représente ses utilisateurs et le contenu qu'ils génèrent. 

Les réseaux sociaux nou aident à maintenir une plus basse pression sanguine, cicatriser plus rapidement nos blessure, à sortir plus rapidement d'un état dépressif et nous aide à vivre plus longtemps. Good to know that;-) Thank you Orkut


Où investir avec profit?

Le professeur Klaus-Dieter Scheurle, Manager Director de Credit Suisse à Francfort développpe ce sujet.

Le secteur télécom européen a accusé une baisse moyenne de 16% durant la 41e semaine de l'année. La baisse des liquidités au niveau mondial impacte négativement les coûts d'utilisation d'argent frais. Credit Suisse estime que l'EBIT des opérateurs télécoms européens pourrait baisser de 7 à 10% en conséquence. L'avenir économique n'est pas très rose. Les affaires relatives au réseau fixe devraient stagner (légère régression), alors que le secteur mobile devrait connaitre une faible croissance estimée à 3%. Ces prévisions favorisent les grands acteurs au détriment des plus petits. Et les marchés émergeants ne représentent plus l'Eldorado comme c'était le cas il y a quelques années. La morosité semble donc être d'actualité pour le secteur télécom selon ses dires. 


Quels réseaux utiliser et comment?

Intervention du professeur Matthias Finger de l'EPFL, bien connu des auditeurs du Grand8 sur les ondes de la Radio Suisse Romande. Il nous parle de compétition et de régulation. Malheureusement, peu de théorie existe dans ce domaine très exploratoire.  Sa présentation devrait nous permettre à mieux réfléchir les réseaux dans le contexte e la libéralisation des marchés. La technologie est jusqu'à présent trop négligée par une approche trop économique.

Il nous rappelle les grands axes de l'économie régulatoire. La théorie économique est similaire à un arbre de décision. S'il n'y a pas de monopole naturel, il n'y a pas de goulot d'étranglement et donc aucune utilité de réguler un marché. Certains monopoles sont contestables (monopole postal qui ne nécessite pas de grands investissements préalables). Ce monopole naturel est-il temporellement stable? Le secteur est-il dynamique ou non? Cette approche présente un certain nombre de problèmes. Elle est statique et néglige l'innovation surtout systémique pour se focalise sur la protection des consommateurs. Certains facteurs exogènes ne sont pas pris en compte. L'histoire de ces industries prédétermient leurs fonctionnement respectifs.

Finalement, cette approche économique favorise la protection des consommateurs à court terme tout en négligeant d'autres facteurs tels que la cohésion nationale, la stabilité, la résilience des systèmes.

Monsieur Finger nous propose une nouvelle manière de voir les choses. Le marché en croissance est limité d'un côté par les possibilités technologiques et par les institutions d'un autre côté. 

L'approche économique ne fait aucune distinction entre les différentes industries. Il existe une cohérence entre la technologie et les institutions. 

La théorie de la régulation dont nous disposons aujourd'hui est très en phase avec la competition d'accès. Pour la concurrence entre les réseaux, nous n'avons pas de théorie apropriée et cela nous pose un certain nombre de problèmes notamment dans le secteur des télécommunications. 

il existe deux types de dynamiques: dynamique compétitive d'accès au marché et dynamique institutionnelle liée au marché.

Nous faisons face à un paradoxe car nous sommes technologiquement dans un modèle de concurrence des réseaux mais institutionnellement nous ne sommes pas là . Il y a donc incohérence entre l'état de la technologie et l'état des institutions. Quelque chose empêche le marché de fonctionner pleinement. 

Comment penser l'avenir? Son approche est institutionnelle et politique et non pas technologique. Le choix de la configuration est le résultat des stratégies et des comportements des acteurs les uns avec les autres. 


Comparaison entre les réseaux électriques et les réseaux de télécommunication

Hans-Peter Aebi, ancien président du conseil d'administration de diAx et actuel CEO de Swissgrid, la plateforme de vente en gros d'électricité suisse à l'international fait sa comparaison des réseaux électrique et télécom. Les réseaux télécoms ne servent qu'à transporter des données.

L'électricité représente un produit avec une valeur intrinsèque (contrairement au transfert de données). Le déploiement du réseau électique suisse possède une histoire bien plus longue quel celle des réseaux de télécommunication. Sa construction s'est effectuée dans la lenteur et dans la continuité.  Au niveau de l'accès au domicile, les deux types de réseaux présentent des similitudes. 

La propriété est synonyme de pouvoir. Celui qui possède le pouvoir l'exploite également. L'infrastructure concurrentielle est nécessaire. Les fournisseurs de courant doivent rester indépendants. Les augmentations de prix conduisent à un activisme politique. Différents conflits d'intéret coexistent.


Convergence entre les réseaux de radiodiffusion et les réseaux de télécommunication

C'est au tour de Michael T. Fries, CEO de Liberty Global Inc, la maison mère de Cablecom de venir sur le podium des Comdays 08.

Il débute son introduction par une description de son groupe qui dessert 31 millions de foyers dans 15 pays différents. Selon lui, le consommateur est à la recherche de participation au sein de l'ère numérique. Il désire cosommer à la demande du contenu et des services. Il recherche de la simplicité, de la fonctionnalité et de la qualité de service à un prix intéressant. 

Selon M. Fries qui prêche pour sa paroisse, les cablo-opérateurs sont les meilleures patenaires pour fournir le marché. Et de faire une description des principales dates clés de l'histoire de sa filiale Cablecom. Cablecom emploie 1500 personnes et a investi un milliard de nos francs en Suisse. Et de présenter les différentes "killer-applications" de Cablecom.

Le véritable contenu numérique est bi-directionnel. 

Le groupe travaille sur la prochaine génération de ses services. Il n'est pas satisfait de sa situation actuelle sur le marché et va moderniser son réseau helvétique d'ici à l'été 2009. Le groupe va également rendre ses services plus "verts"a travers un programme d'économie d'énergie. La Suisse sera le premier pays au monde à bénéficier de cette "green box". 


Partager les réseaux au profit du consommateur, de l'opérateur et de l'environnement

Ermin Gurdenli, directeur technologie de T-Mobile Grande-Bretagne nous fait part de son expérience au Royaume-Uni.

Sa société est parvenue à créer le meilleur réseau 3G de Grande-Bretagne en un laps de temps minimum et au niveau de prix le plus bas du marché.  98% de couverture nationale en deux ans. Ce tour de force a été possible moyennant:

L'établissement d'un seul réseau 3G équitablement en mains des opérateurs T-Mobile et 3. En fait une fusion de deux réseaux préexistants (à l'image de ceux de sunrise et Orange en Suisse par exemple). les deux réseaux utilisent le procédé de "RAN Sharing". Leur "Air Interface" n'est pas partagé. Pour ce faire, les deux opérateurs ont créé une nouvelle société commune aussi fine qu'efficace pour gérer l'achat de l'infrastructure nécessaire. Chacun de ses parents reste propriétaire de son infrastructure historique. Pour que la mayonnaise prenne, il est impératif que les partenaires partagent une vision commune et soient d'accord de conclure un accord de partenariat à long terme. 

Remarque personnelle: Ce modèle pourrait-il être intéressant pour renforcer les positions stratégiques des nouveaux entrants helvétiques? Peut-être si une vision commune pouvait se développer entre Orange et sunrise. Lors'quon sait que les deux opérateurs ont déjà sous-traité la maintenance de leurs réseaux respectifs à Alcatel-Lucent, cela pourrait être la prochaine étape...

 

 

 

 


Modèle de partage de réseaux - externalisation - location

Revenons à des préoccupations plus terre à  terre et moins philosophiques. Fredrik Jejdling, vice-président, head of finance business unit globall d'Ericsson AB nous donne une vue fiancière des différents modèles de partage de réseaux.

Pourquoi faut-il partager les réseaux? Pour économiser des ressources financières. Ces ressources peuvent être mieux investies pour améliorer l'efficacité opérationnelle de l'opérateur concerné tout en améliorant la régularisation du marché. 

 Les opérateurs peuvent même réduire les couts et les émissions de leurs réseaux respectifs en partageant ou en mutualisant leurs utilisations. Ce modèle se montre très intéressant dans les régions périphériques où les différents réseaux sont sous-utilisés en raison de la faible densité de population.

Mais certaines questions stratégiques restent d'actualité. Comment aborder ce processus de transformation soi-même? Comment partager un réseau avec ses concurrents tout en gardant sa flexibilité stratéqique? Comment  agir en tant que partenaire? Comment transformer le modèle opérationel et le modèle de gouvernance?, etc.

Dans  tous les cas de figure, le partage de réseau doit être motivé par une stratégie à long terme des opérateurs intéressés. Cette stratégie doit également être intéressante à court terme. Partager ou ne pas partager? Les deux scénarii possèdent leurs avantages et leurs inconvénients spécifiques. Ils dépendent principalement de la  taille et de la structure du marché et de particularités régionales.

Quelques exemples de partage de réseaux:

  • Telesonera-Tele2 à travers une joint venture baptisée UMTSNat en Suède
  • Deutsche Telekom AG en Allemagne. L'opérateur fournit de la capacité à la demande à tous ces concurrents mobiles sur sol germanique.