Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

Le blog de Mathieu Janin

Le multilinguisme suisse, un avantage compétitif

Le multilinguisme suisse est source de richesse, et pas seulement culturelle: cette particularité génère 46 milliards de francs par année, soit 9% du produit intérieur brut (PIB). C'est ce que révèle une étude réalisée par l'Université de Genève. Reproduction d'un article publié sur le site de Swissinfo dont la référence se trouve en bas de l'article.

 

Il s'agit d'une première: jamais encore on n'avait calculé la valeur économique des compétences linguistiques d'un pays, ont indiqué les chercheurs lors de la présentation de leurs travaux la semaine dernière à Berne. C'était l'objectif de leur projet de recherche, «Langues étrangères dans l'activité professionnelle» (LEAP).

Les chercheurs rappellent que la Suisse compte quatre langues principales, par ordre d'importance, l'allemand, le français, l'italien et le romanche, parlé par 0,5% de la population suisse. L'anglais, de plus en plus pratiqué dans l'économie, est aussi enseigné de plus en plus tôt dans les écoles du pays, surtout en Suisse alémanique.

Conclusion des chercheurs: le multilinguisme suisse rapporte 46 milliards de francs, soit 9% du PIB. «Nous trouvons ici la confirmation que les compétences linguistiques sont un bon investissement pour l'économie vue comme un tout, et pas seulement pour l'individu lui-même ou pour l'Etat», a expliqué François Grin, directeur du projet LEAP, à swissinfo.

Attractivité de la place économique

Inscrit dans le Programme national de recherche 56 consacré à la «Diversité des langues et compétences linguistiques en Suisse», le projet genevois vise à analyser la manière dont les entreprises suisses tirent profit, ou non, de la tradition plurilingue du pays et quel impact celle-ci a dans certains secteurs économiques et sur l'emploi.

«Les résultats corroborent les commentaires de certains membres du Conseil fédéral concernant l'attractivité de la place économique suisse, un bon endroit pour faire des affaires, grâce au fait que les habitants parlent plusieurs langues», explique François Grin.

Collectivement, les personnes et les organisations suisses travaillent communément avec trois, quatre ou cinq langues, selon le professeur d'économie genevois. Cette capacité contribue à la création de valeur et donne un avantage concurrentiel certain à la Suisse.

Valeur sous-estimée

«La convergence entre les résultats économiques et nos préoccupations culturelles, politiques et sociales à propos du plurilinguisme en Suisse est intéressante, analyse le professeur. Nous devons prendre soin de nos quatre langues nationales, et de l'anglais, tout en développant nos talents pour d'autres langues: la pertinence de ce fait est acquise sur le plan politique et sociologique et nous voyons maintenant qu'elle l'est aussi d'un point de vue économique.»

Même si les 46 milliards de plus-value économique grâce au plurilinguisme parlent pour eux-mêmes, certaines entreprises n'ont pas encore compris à sa juste valeur l'importance d'un véritable environnement multilingue. C'est ce que regrette François Grin.

«Les entreprises offrent une image très hétérogène, dit-il. Certaines sont conscientes de la question et actives dans ce domaine, essayant de faire leur mieux pour encourager les compétences linguistiques, mais d'autres négligent complètement tout ce domaine», explique le Genevois.

Etude similaire

Le projet LEAP se base sur des informations provenant de plusieurs banques de données, dont l'une couvre quelque 2500 personnes résidant en Suisse dans différents secteurs de l'économie. Les questions posées par les chercheurs sont adaptées d'une recherche similaire sur la multilinguisme européen et la compétitivité économique (l'étude ELAN). Ce travail a été publié par la Commission européenne en février 2007.

Selon cette étude, 11% des PME européennes (945'000 entreprises) du secteur de l'exportation perdent des marchés par manque de connaissances linguistiques et culturelles. Les auteurs du rapport proposent d'investir dans l'apprentissage des langues pour améliorer la productivité des PME et leur capacité concurrentielle.

Le rapport de la commission confirmait aussi l'importance de l'anglais comme langue des affaires. Mais il concluait aussi que d'autres langues (le russe, l'allemand, le français, l'espagnol) étaient aussi très utilisées dans les relations économiques et étaient même nécessaires pour conclure des contrats.

«Il y a beaucoup de cas où l'anglais ne suffit pas, confirme François Grin. Vous avez besoin d'une autre langue pour atteindre un niveau vraiment concurrentiel. Il est donc très utile de pouvoir jouer sur un large répertoire linguistique.»

«Intensité» linguistique

Les chercheurs de l'Université de Genève se sont aussi penchés sur le rôle des langues dans la vie quotidienne des entreprises. Ils ont analysé les réponses de quelque 250 sociétés en Suisse romande et en Suisse alémanique. L'usage d'une autre langue est sensiblement identique dans les deux régions.

Dans les entreprises, les personnes maniant le mieux les langues étrangères sont les collaborateurs spécialisés dans l'achat et les directeurs. Les vendeurs et les ouvriers parlent moins une autre langue.

Les chercheurs ont aussi remarqué que les grandes entreprises parlaient mieux l'anglais, comparé au français ou à l'allemand. C'est l'inverse dans les plus petites sociétés.

Le 16 décembre seront publiés des résultats plus détaillés sur la plus-value du plurilinguisme dans les différentes branches économiques.

source: swissinfo, Simon Bradley
(Traduction de l'anglais: Ariane Gigon)


café média de Newsaktuell: Le quotidien de demain devra surprendre le lecteur quotidiennement

Ce qui figure aujourd'hui dans les quotidiens, de nombreux lecteurs l'ont déjà lu sur Internet. Le quotidien payant de demain doit donc surprendre à nouveau chaque jour. Ce sont les principales conclusions du media coffee organisé le 25 novembre par news aktuell, le service commercial de diffusion d'informations de presse de l'agence télégraphique suisse, à Zurich. Plus de 150 chargés des relations avec les médias, spécialistes en relations publiques et journalistes ont répondu à l'invitation de la filiale de l'ATS sur le thème "La tendance du "Online First" et du gratuit: que reste-t-il de la presse écrite traditionnelle?". Marcel Bernet, propriétaire de l'agence de relations publiques Bernet_PR et auteur de l'ouvrage "Medienarbeit im Netz" (Le travail des médias sur Internet, un excellent livre qui figure dans ma bibliothèque, malheureusement non traduit en langue française), menait les débats.

 

Res Strehle, rédacteur en chef adjoint du Tages-Anzeiger, est convaincu de la capacité des quotidiens à surprendre chaque jour leurs lecteurs. Selon lui, cela passe par la création d'une valeur ajoutée grâce à de bonnes recherches, ce qu'il a appelé "News Plus". La stratégie de Tamedia s'oriente vers la "Total Audience", c'est-à-dire l'audience totale pour satisfaire de manière spécifique les besoins des lecteurs, avec le quotidien payant, le journal
gratuit et le portail Internet.

Pour Bernard Maissen, rédacteur en chef de l'ATS (Agence Télégraphique Suisse), la pérennité de la presse écrite est assurée. À la question de savoir s'il y aura toujours un public "intelligent" pour acheter un produit "intelligent", il répond sans détour "de toutes les façons". Selon lui, les journaux seront différents, auront peut-être moins de pages, auront d'autres contenus, mais ils seront toujours là. Et de trouver aux journaux un atout supplémentaire: il
s'agit du seul média dans lequel les utilisateurs acceptent de la publicité.

Sacha Wigdorovits, fondateur du journal gratuit .ch qui vient de se distancer de ce titre, voit également se dessiner une perspective d'avenir pour les quotidiens payants. Il estime que la valeur ajoutée significative que devraient apporter les journaux est un facteur de réussite déterminant. Selon lui, les petits journaux régionaux ont une chance à saisir car ils peuvent couvrir l'actualité de manière plus approfondie et donc plus ciblée que les grands journaux. De manière générale, il demande aux éditeurs de journaux payants de réduire les coûts fixes car le nombre de lecteurs recule et le prix des encarts ne pourra pas être maintenu.

"Les quotidiens sont ennuyeux", a déclaré Peter Hogenkamp, directeur de Blogwerk AG. Il veut pouvoir cliquer au fil de sa lecture et obtenir des informations supplémentaires lorsque cela l'intéresse. Pour lui, cela est impossible avec les journaux même si la qualité rédactionnelle est supérieure à celle que l'on trouve en ligne. Il se montre sceptique sur le fait que, malgré des progrès technologiques fulgurants, les adolescents de 14 ans d'aujourd'hui
liront des journaux payants dans dix ans. Il émet aussi quelques doutes sur la pérennité de la culture du gratuit. Qui sait si l'on ne pourra pas gagner de l'argent grâce au contenu à l'avenir. M. Hogenkamp ajoute que de nouveaux modèles économiques devraient émerger dans les prochaines années avec la création de nouveaux
canaux d'information.

Norbert Neininger, éditeur et rédacteur en chef de Schaffhauser Nachrichten et président du conseil d'administration de news1.AG, a déconseillé aux éditeurs de dramatiser la situation. Selon lui, parmi les différents types de médias qui font concurrence à la presse écrite traditionnelle, il est étonnant de voir à quel point le modèle
du quotidien est toujours stable. À ses yeux, il serait de toute façon formidable d'avoir une fois par jour dans le journal un résumé des principales informations. À l'argument selon lequel le contenu des quotidiens est déjà dépassé au moment de leur parution, il répond: "Si vous voulez être véritablement au fait de l'actualité,
vous devez lire toute la journée".

Nous ne pouvons qu'espérer que Newsaktuell organise bientôt de tels discussions entre spécialistes également en Suisse romande. Röstigraben oblige, cette organisation zurichoise peine à développer son offre francophone et nous ne pouvons que le regretter et espérer que 2009 soit l'année du changement et de l'investissement dans la partie francophone de notre pays.  Ce serait un excellent moyen pour mieux profiler cette marque et l'utilisation de ses services de ce côté de la Sarine.


L'Osec et Suisse Tourisme s'associent pour promouvoir la place médicale suisse

L'Osec et Suisse Tourisme fondent "Swiss Health" pour aider les entreprises suisses du secteur de la santé à mieux exploiter leur potentiel à l'étranger. Selon une récente étude du Gottlieb Duttweiler Institut, le tourisme médical gagne en importance dans le monde entier: la Suisse se doit d'agir pour promouvoir ses services médicaux à l'étranger.

Le marché des soins médicaux transfrontaliers est en pleine croissance et son potentiel de développement est grand. Pour que les prestataires helvétiques puissent profiter pleinement de cette situation, il faut que la Suisse se positionne clairement à l'étranger en tant que destination médicale d'excellence. Car la Suisse a tout pour plaire: les meilleurs traitements, la sécurité politique, une excellente infrastructure touristique et des voies de communication et de transport de premier ordre.

Le fait est que les voyages à l'étranger pour raisons médicales - le "tourisme médical" -  se développent. C'est ce que montre une étude réalisée par le Gottlieb Duttweiler Institut à la demande de l'Osec, promoteur officiel de l'économie suisse. Selon cette étude, la Suisse dispose de très bonnes conditions pour devenir un site médical d'exception. Ces conditions, bien sûr, ne suffisent pas. Il faut aussi, et surtout, que les prestataires de santé suisses unissent leurs efforts marketing pour promouvoir activement la santé suisse. En coopérant, les prestataires de services médicaux et les opérateurs touristiques pourront proposer de nouvelles solutions innovantes qui permettront d'apporter au site helvétique de réels plus face à la concurrence. Le potentiel est grand car le bien-être
général s'accroît de même que les dépenses de santé. En particulier dans les marchés dynamiques comme la Chine, l'Inde, la Russie et les Emirats arabes unis où les services de médecine de pointe restent encore lacunaires.

Efforts communs pour promouvoir les services médicaux suisses à l'étranger

L'Osec et Suisse Tourisme ont créé l'association "Swiss Health" afin de mieux exploiter le potentiel des services suisses sur le marché international et d'initier un processus "d'aide à l'entraide". Son objectif est de faire connaître à l'international le système de santé suisse et ses prestations de façon à attirer des patients étrangers. Car les hôpitaux et établissements de réhabilitation suisses peuvent se targuer d'offrir des prestations et des équipements de la meilleure qualité. Dans un premier temps, l'Osec et Suisse Tourisme confieront les rênes de l'association à SWIXMED AG afin que l'association puisse mener à bien ses activités de la façon la plus efficace possible. Cette société, qui travaillera sur mandat, est spécialisée dans l'organisation en Suisse de traitements médicaux pour des patients étrangers. Chaque année elle s'occupe de patients originaires de plus de 30 pays.

Doris Leuthard, Conseillère fédérale en charge du Département de l'économie, se félicite de cette initiative et estime que "la création de "Swiss Health" est un pas décisif pour promouvoir la qualité suisse à l'étranger, qui permettra à l'ensemble des acteurs du secteur de la santé de travailler en synergie. Comme le marché de la santé est en passe de devenir un critère d'implantation essentiel, "Swiss Health" promet de contribuer de façon déterminante à l'attractivité du site helvétique."

Swiss Health: une tâche importante

La nouvelle association poursuit les objectifs suivants:

   - le recrutement de membres (parmi les prestataires de la santé;)
     et de sponsors

   - la promotion de la Suisse en tant que destination médicale
     auprès de certains marchés choisis et partant l'acquisition de
     patients internationaux

   - l'encadrement professionnel des patients étrangers et de leurs
     proches pour la mise en place du traitement en Suisse

   - le soutien et l'information des membres de l'association pour
     l'internationalisation de leurs prestations

   Une initiative qui va dans le sens de la stratégie de l'Osec

Pour l'Osec aussi, il est capital de trouver de nouveaux domaines d'activités à l'étranger pour les entreprises et organisations suisses et d'informer ces dernières de toutes les opportunités qui s'offrent à elles. La création de l'association "Swiss Health" est à considérer comme un pas de plus dans la mise en oeuvre de la stratégie de l'Osec.


Allianz attribue aux Suisses le titre de champions de l'optimisme

D’après une étude menée par Allianz, la Suisse est le pays le plus optimiste dans une comparaison internationale. Mais ici aussi, la crise des marchés financiers est perçue comme la principale menace. C’est pourquoi la sécurité sera au coeur de toutes les questions financières l’ an prochain. 
Si l on en croit les résultats de l « étude de confiance » représentative menée par  Allianz dans huit pays européens et aux États-Unis, les Suisses sont actuellement les plus optimistes, et ce, en dépit de la crise financière et des craintes de récession. Ainsi, plus de la moitié de la population (54 %) estime que la situation du pays est bonne ou relativement bonne, plaçant la Suisse seule en tête. En comparaison, le scepticisme prévaut en Autriche (29 %) et en Allemagne (21 %). La Hongrie, mise à mal par la crise financière, est la lanterne rouge de cette enquête : seuls 4 % des personnes interrogées croient à un avenir positif. Les pessimistes sont aussi clairement majoritaires en Italie (10 %), en Russie (15 %) et aux États-Unis (17 %).  

« Pour l’ instant, la Suisse fait encore preuve dune stabilité relative et l économie suisse reste très compétitive, ce qui explique cette appréciation optimiste. L’analyse détaillée des résultats de l’enquête montre néanmoins l incidence évidente de la crise financière sur la Suisse. La recherche de sécurité a clairement progressé », indique le CEO d’Allianz Suisse, Manfred Knof, à propos des résultats de l enquête.  Le tableau s’assombrit quelque peu pour les douze mois à venir : les personnes interrogées sont encore 47 % à se déclarer confiantes dans l’évolution à venir de la Suisse. Ce chiffre est également élevé par rapport aux autres pays. Avec respectivement 30 % et 24 %, l’Autriche et l Allemagne sont clairement à la traîne. En Suisse, les jeunes de moins de 30 ans, avec 58 %, sont nettement plus optimistes que leurs concitoyens de plus de 50 ans, qui ne sont que 39 % à se dire confiants.

Une situation personnelle très satisfaisante
S’agissant de leur situation personnelle, quatre Suisses sur cinq sont actuellement relativement voire très satisfaits, hissant une nouvelle fois la Suisse loin en tête des pays sondés. En Autriche et en Allemagne, les deux pays voisins, ce chiffre est  d’environ 60 %, et les États-Unis occupent une étonnante deuxième place avec 63 %, malgré l'amplification de la crise.  

L’éducation rend confiant, la crise financière est un fort motif d’inquiétude
Quels sont les thèmes pour lesquels les Suisses sont particulièrement enclins à l’optimisme ? Leur jugement est sans appel : deux tiers des personnes interrogées se disent confiants quant à l avenir pour ce qui est de l éducation et de la qualité des écoles et des universités. La protection de l environnement et du climat ainsi que la promotion de la santé obtiennent respectivement 36 % et 35 % d’avis positifs.  L’évolution économique est en revanche une cause d’inquiétude : les craintes (35 %) l‘emportent déjà sur l optimisme (32 %) en matière de sécurité de l emploi. L’appréciation de la situation économique générale est également négative pour 40 % des personnes interrogées, contre seulement 26 % de voix positives. La crise financière internationale est la principale cause d’inquiétude avec 57 % de réponses empreintes de scepticisme et tout juste 15 % de jugements optimistes.  

Les Suisses misent désormais sur la sécurité
Deux Suisses sur cinq estiment que la crise financière pèsera sur leur avenir personnel. Un tiers environ s’inquiète pour l AVS. Ils sont tout de même 66 % à penser que leur emploi ne sera pas non plus menacé à l avenir. La situation financière personnelle incite également 72 % à l’ optimisme, tout comme les soins médicaux en cas de maladie (77 %). C’est l environnement personnel, que ce soit les amis et la famille (80 %) ou le standard de vie et le logement (92 %), qui inspire le plus confiance aux personnes interrogées.  

Eu égard à la crise, les Suisses accorderont à l’avenir davantage d’importance à la sécurité. Ils ont été 43 % à indiquer qu’ils conserveraient leur argent sous forme de liquidités, principalement sur des comptes bancaires, au cours des douze prochains mois. Dans un premier temps, les emprunts d’État, les actions ou les fonds de placement ne constituent pas une option envisageable pour deux tiers des personnes interrogées,

L’étude de confiance représentative d’Allianz a été réalisée entre fin octobre et début novembre dans huit pays européens (Allemagne, France, Grèce, Italie, Autriche, Russie, Suisse, Hongrie) et aux États-Unis. Plus de 10 000 personnes de plus de 15 ans ont été interrogées.  
    


Les familles helvétiques de plus en plus accro aux jeux vidéo

Terminé le temps où nos adolescents s’adonnaient seuls aux plaisirs des jeux vidéo sous le regard souvent réprobateur de leurs géniteurs. Aujourd’hui,  l’utilisation de la console gagne ses lettres de noblesse au sein de la famille. Et c’est au tour de Papa et Maman de devenir de plus en plus accro à de nouveaux jeux ludo-éducatifs favorisant le développement personnel.


Ubisoft, troisième éditeur indépendant de jeux vidéo au monde a compris très tôt ce changement de paradigme et a déployé des moyens très importants pour créer de nouvelles gammes de jeux vidéo, dites « grand public », destinées à l’ensemble des membres d’une famille. Cet investissement commence à payer, puisqu’en Suisse, Ubisoft génère déjà 28% de son chiffre d’affaires avec ces nouveaux jeux et que ce chiffre n’a pas fini de progresser.


Comment expliquer ce phénomène ? « L’objectif de ces nouveaux jeux n’est pas uniquement divertissant mais également éducatif », confirme Sandra Baudois, directrice d’Ubisoft pour la Suisse. Et cette valeur ajoutée ne décourage pas les jeunes mais encourage leurs parents à miser sur le développement personnel, la sensibilisation à l’écologie et au développement durable ou les jeux aspirationnels, développeurs de vocations en tous genres.


Les jeux « grand public » d’Ubisoft se déclinent en trois gammes principales.  La collection « Léa Passion » se destine aux jeunes filles de six à douze ans. Elle remplace les livres aspirationnels de notre enfance tels que « Martine hôtesse de l’air » en incitant nos jeunes filles à développer une vocation pour un métier (maîtresse d’école, vétérinaire, etc.) ou des activités en rapport avec la mode, le sport, la créativité ou les loisirs. L’objectif  principal de la gamme « Léa Passion » est de permettre à nos enfants de jouer à être une grande personne.


La deuxième gamme « Planète nature » a une vocation écologique. Elle vise à sensibiliser les enfants (autant les filles que les garçons) de sept à douze ans à l’importance du développement durable et de la protection de l’environnement. L’objectif de ces jeux est de contribuer à sauver la planète des méfais de la pollution ambiante.


La troisième gamme « Mon coach » est destinée aux adultes actifs et aux seniors.  Elle leur sert de coach virtuel pour leur permettre d’apprendre des langues étrangères, d’arrêter de fumer (grâce à la méthode éprouvée d’Allen Carr, dont le livre a été vendu à plus de 8 millions d’exemplaires dans le monde.


Ces nouveaux jeux contribuent donc à faire progresser l’ensemble des membres d’une famille de façon ludique et interactive, tout en réduisant les barrières technologiques existantes entre les différentes générations.

 

capital.wmv du 14 décembre 2008 dédiée à l'explosion des jeux tous publics en France (source M6, émission Capital)


Sept candidatures de diffuseurs privés pour la deuxième plate-forme numérique romande

La deuxième plateforme numérique destinée à la Suisse romande a intéressé sept diffuseurs privés qui souhaitent obtenir une concession pour la diffusion de programmes radio DAB+. La procédure de consultation est ouverte dès aujourd'hui, les intéressés peuvent prendre position jusqu'au 23 décembre. Après analyse des dossiers, les décisions seront rendues au printemps 2009.

Le 30 septembre 2008, à l'échéance du délai pour le dépôt des candidatures à une concession radio DAB+ avec droit d'accès garanti, sept candidatures sont parvenues à l'Office fédéral de la communication (OFCOM). Pour une bonne partie, celles-ci sont issues de partenaires déjà connus dans le monde des médias, à savoir des radios locales présentes sur la bande OUC mais aussi de radios Web.

Dans le courant du mois de novembre, les dossiers ont été complétés, au besoin, selon les demandes de l'office avant d'être soumis à consultation à partir du 25 novembre. Les milieux intéressés peuvent consulter les documents sur le site internet de l'OFCOM et ont jusqu'au 23 décembre pour se prononcer. Puis l'autorité procédera à l'analyse des dossiers. Les décisions finales reviendront au Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication. Les concessions pour la diffusion des programmes pourront être octroyées dans le courant du printemps 2009.

Les sept candidatures:

  1. ROM Radio (projet lié à Rouge FM)
  2. FriRadio (projet lié à Radio Fribourg)
  3. Radio Jazz International (Monsieur Philippe Zumbrunn)
  4. Radio Roc (projet lié à Radio Chablais)
  5. Maxxima (projet lié à la webradio Maxxima et à Rouge FM)
  6. Radio Verticale (projet lié à Radio Rhône)
  7. Soprodi Sàrl (projet lié à Monsieur Pierre Steulet, en collaboration avec Romandie FM SA)

En outre, la SSR s'est portée candidate pour la mise en place sur cette plateforme d'un programme francophone dédié à l'information. Ce dossier est également publié sur le site internet et soumis en consultation, en parallèle aux demandes émanant des privés. L'autorité concédante pour cette demande de la SSR est le Conseil fédéral.


L’informatique suisse récompense ses visionnaires

Les trois lauréats de la première édition du « Swiss Computer Science Challenges Award » ont  reçu hier  à Lausanne leurs distinctions en présence de la Conseillère fédérale Doris Leuthard.  Le premier prix a été attribué à Katharina Rei-necke, de l’institut d’informatique de l’Université de Zurich, pour son projet de déve-loppement de logiciels  informatiques capables de s’adapter à différentes cultures. Les deux autres projets scientifiques primés traitaient les systèmes de traduction in-formatiques intelligents ainsi que l’augmentation de performance, jusqu’ici inégalée, des systèmes informatiques, grâce aux modèles parallèles de programmation et d’architectures de système. Placé sous la présidence du Prof. Lorenz Hilty, le jury de 14 personnalités du secteur helvétique de la recherche informatique a évalué les 57 propositions qui lui sont parvenues dans le cadre de ce prix. Ce concours a été or-ganisé par le département Technologie et Société de l’Empa, un établissement st-gallois de recherche du domaine des écoles polytechniques fédérales. La somme de 30'000 francs qui récompense les gagnants a été offerte par la fondation Hasler. Dans ce cadre, la fondation a prié les gagnants de lui transmettre des demandes de soutien, afin de poursuivre leurs travaux, dans le cadre de projets de recherche. 

Selon le Prof.  Lorenz Hilty, initiateur du projet et membre du jury, chaque discipline scientifique est à la mesure de ses défis non résolus. Cela est également valable pour l’informatique.  «Dans le cadre de notre concours, nous avons invité la communauté informatique suisse et plus particulièrement ses plus jeunes chercheurs, à déterminer quels seraient les défis majeurs à venir de leur secteur d’activité. » a expliqué Lorenz Hilty, ancien étudiant en informatique, qui enseigne actuellement à l’Université de Zurich et dirige le département « Technologie et Société » de l’Empa à St-Gall. Selon  M. Hilty , le « Swiss Computer Science Challenges Award » vise à renforcer la prise de conscience pour l’informatique, en tant que discipline scientifique, et à créer une base pour des projets visionnaires de recherche informatique scientifique. Le profes-seur Hilty et ses collègues du jury ne se sont pas uniquement réjouis du taux élevé de participation à cette première édition,  mais ont également souligné le niveau quali-tatif élevé des travaux remis.  Préalablement à cette remise festive en présence de plus de 500 participants, le Prof. Jürg Kohlas de l’Université de Fribourg, membre du jury et représentant de la Fondation Hasler, a souligné qu’il était également décisif de soutenir les lauréats dans la conduite de leurs travaux de recherche.  «La fonda-tion Hasler privilégie le développement durable, a expliqué M. Kohlas durant la conférence de presse qui précédait la cérémonie. C’est pourquoi nous avons éga-lement invité les lauréats du prix à nous transmettre leurs demandes ultérieures de soutien dans le cadre de leurs projets de recherche ».


Les gagnants du prix et leurs projets de recherche:


Premier prix
Projet: „Cultural Intelligence for User Interfaces“ / „L’intelligence culturelle pour les interfaces utilisateurs“
(logiciels capables de s’adapter à différentes cultures)
Dépositaire du projet: Katharina Reinecke


Pourquoi est-ce que les pages web sud-coréennes sont différentes des pages nord-américaines? Un Européen utiliserait-il un moteur de recherche chinois? Comment est-ce que les Africains du Rwanda utilisent Internet et les logiciels d’apprentissage ? - L’interface utilisateur d’un progiciel doit être adaptée à la culture de son utilisateur. Sinon il refusera de l’utiliser ou l’utilisera marginalement. Les différences culturelles en matière de design logiciel sont trop  souvent sous-estimées.  L’expérience culturelle de l’utilisateur détermine par exemple s’il désire être instruit pas à pas par le système ou s’il désire plutôt prendre des initiatives par lui-même ; si les fonctions doivent être ordonnées pour lui donner une vue d’ensemble ou s’il préfère plutôt naviguer à tra-vers une structure de réseau ; s’il privilégie un design spartiate ou plutôt une interface animée complexe. Pour être efficaces, les logiciels doivent donc s’adapter de façon géographiquement indépendante aux besoins culturels spécifiques de chaque utili-sateur , afin d’être utilisable au niveau international.


La gagnante du prix a convaincu le jury que la vision de logiciels culturellement adaptables représente un défi informatique fondamental et a montré des pistes pos-sibles de résolution de ces problèmes dans le cadre d’un projet de recherche inter-disciplinaire. Ce thème possède une relevance sociétale élevée, en raison de l’appartenance grandissante de pays en développement et de pays émergeants à la société de l’information (Comment combler le fossé numérique) ainsi qu’au main-tien de la diversité culturelle.


Katharina Reinecke est  doctorante à l’Institut pour l’informatique de l’Université de Zurich. Elle a étudié l’informatique avec une spécialisation dans la visualisation assis-tée par ordinateur à l’Université de Coblence. Sa thèse traite du développement de logiciels d’e-learning destiné aux conseillers agricoles du Rwanda.


Deuxième prix:
Projet: „Towards a reliable knowledge-aware machine translation“ / „Voies vers une traduction robotisée épouvée et scientifique “
(systèmes de traduction évolutifs)
Dépositaires du projet: Davide Picca et Dr. Marco Pennacchiotti


Les systèmes de traduction automatiques ont beaucoup progressé depuis ces der-nières années.  Pourtant,  aucun de ces systèmes n’est réellement capable de pro-duire un niveau de traduction qualitativement élevé, après des décennies de re-cherche et de développement. Ce déficit qualitatif conduit les internautes à ignorer des documents importants disponibles sur le World Wide Web parce qu’ils ne maîtri-sent pas leur langue de rédaction. Le Web n’est depuis longtemps plus uniquement la chasse gardée des internautes anglophones. Outre l’anglais, les langues au-jourd’hui les plus pratiquées sur la toile sont, dans l’ordre décroissant, le chinois, l’espagnol, le japonais, le français, l’allemand, l’arabe et le portugais.  Mais le web ne serait certainement pas l’unique endroit à tirer profit d’une meilleure qualité de traduction robotisée. Des pays multilingues, tels que la Suisse pourraient également y tirer  leur épingle du jeu au quotidien.  


Les lauréats ont convaincu le jury de l’importance croissante du défi de réconcilier les fondamentaux de la traduction robotisée qui avaient été jusqu’à présent été sé-parément considérés.  Les fondamentaux sémantiques qui tentent de représenter la signification du texte traduit et les fondamentaux statistiques qui dérivent des règles à partir de traductions existantes à partir desquelles on peut traduire un nouveau texte. Une combinaison intelligente de ces deux dimensions permettrait d’intégrer des règles statistiques aux connaissances actuelles dans le processus de traduction robotique.  Une réussite dans ce domaine représenterait une signification sociétale très élevée pour les pays multilingues tels que la Suisse.


Davide Picca est doctorant à l’Université de Lausanne. Il est actuellement chercheur invité à la Columbia University, où il travaille dans le cadre d’un projet de modélisa-tion des dialectes arabes.  Il a étudié la philosophie à l’Université de Bologne où il a , entre autre, suivi les cours d’Umberto Eco.


Dr. Marco Pennacchiotti est collaborateur scientifique à l’Université de Saarland. Il a dirigé plusieurs projets de recherche du groupe pour la linguistique informatique. Né en Suisse, il a étudié l’informatique à l’Université de Rome où il a soutenu une thèse dédiée au traitement des langues naturelles.  


Troisième prix
Projet: „Acceleration through Concurrency“ / „Accélération à travers la concommi-tance“
(Division du travail efficace pour les processeurs)
Auteur du projet: Dr. Luc Bläser


Le succès de l’informatique repose en grande partie sur le développement massif de la performance de la microélectronique durant ces dernières décennies. Ce poten-tiel technologique semble pourtant bientôt épuisé.   De nouvelles pistes de recher-che sont nécessaires pour  pouvoir assurer le développement durable de ses per-formances futures.  Le Dr. Luc Bläser a reconnu que l’utilisation productive d’une mul-titude de processeurs reliés et travaillant de façon parallèle représente toujours un problème théorique non résolu de l’informatique. Afin d’y remédier, il faut progresser sur trois niveaux: dans le cadre des modèles de programmation, du délai de validité des  systèmes et de l’architecture des systèmes.   Malgré la disponibilité de proces-seurs meilleurs marchés et interconnectés, le modèle usuel de programmation conti-nue à s’orienter à un mode de travail séquentiel des machines. La possibilité de dé-velopper des processus de calcul sur plusieurs processeurs n’est utilisée jusqu’alors que dans des cas exceptionnels.


Le Dr. Luc Bläser est développeur libre de logiciel et consultant à Zurich. Il a étudié l’informatique à l’ETH de Zurich où il a soutenu sa thèse sur le sujet des langues de programmation concommittante et les systèmes d’exploitation.


Membres du jury “Swiss Computer Science Challenges Award”

  • Prof. Abraham Bernstein, Université de Zurich
  • Prof. Hervé Bourlard, IDIAP, Martigny
  • Prof. Dominik Gruntz, Haute Ecole Spécialisée de Suisse nord-occidentale
  • Dr. Mélanie Hilario, Université de Genève
  • Prof. Lorenz Hilty, Empa, St-Gall (directeur du projet)
  • Dr. Matthias Kaiserswerth, laboratoire de recherche IBM de Rüschlikon
  • Prof. Jürg Kohlas, Université de Fribourg
  • Prof. Friedemann Mattern, EPFZ, Zurich
  • Dr. Stephan Murer, Credit Suisse, Zurich
  • Prof. em. Jürg Nievergelt, EPFZ, Zurich
  • Prof. Laura Pozzi, USI, Lugano
  • Prof. em. Niklaus Wirth, EPFZ, Zurich
  • Prof. em. Carl August Zehnder, EPFZ, Zurich
  • Prof. Willy Zwaenepoel, EPFL Lausanne


 
Informations supplémentaires: www.informatica08.ch; www.haslerstiftung.ch; www.empa.ch


Succès de l’année de l’informatique – informatica08

L’année de l’informatique – informatica08 s’est officiellement terminée hier, sur une note festive, en présence de la Conseillère fédérale Doris Leuthard,  dans le cadre de la traditionnelle « Journée de l’information –  Tag der Informatik » de l’EPFL à Lausanne. La ministre de l’économie, elle-même membre du comité de patronage d’informatica08, a tiré un bilan positif des activités communes de cette initiative as-sociative  menée par les principales fédérations suisses actives dans l’informatique et les télécommunications.  Les deux objectifs centraux d’informatica08 ont été largement atteints. L’opinion publique et le secteur politique ont, d’une part, pris cons-cience  de l’importance centrale que représente l’informatique dans le cadre du développement économique et sociétal de notre pays.  D’autre part, les acteurs du projet sont parvenus à réveiller l’intérêt des jeunes et particulièrement des femmes pour le secteur informatique en tant que science et profession attractive à leurs yeux. Outre l’attribution du prix de l’innovation de l’EPFL, les lauréats de la première édition des « Swiss Computer Science Challenges Awards » ont reçu leurs prix devant plus de 500 participants.

La Conseillère fédérale Doris Leuthard invite la Suisse à se réveiller. « Il existe des inte-ractions directes entre le potentiel de spécialistes en informatique bien formés et les perspectives de développement économiques », a expliqué la cheffe du Départe-ment Fédéral de l’Economie dans son allocution. Il s’agit, principalement dans uns phase de ralentissement économique, d’utiliser les enseignements acquis durant l’année de l’informatique. « Utilisons le temps disponible pour bâtir une philosophie informatique interdisciplinaire, basée sur le développement durable. Et utilisons le changement pour déclencher un nouvel élan général d’enthousiasme pour la tech-nologie et les sciences naturelles » a expliqué la Conseillère fédérale Doris Leuthard devant une assemblée de plus de 500 participants à l’EPFL.


Selon les responsables d’informatica08, différents signes démontrent l’effet positif de l’initiative depuis son lancement, il y a à peine douze mois. Le nombre d’étudiants en informatique a crû à nouveau de façon positive dans les Hautes Ecoles, tout comme le nombre d’apprentis en informatique, selon Stefan Arn, président de l’association faîtière ICTswitzerland et co-initiateur de l’année de l’informatique . D’après M. Arn, ce développement positif est essentiel, lorsqu’on sait que plus d’un million de per-sonnes dépendent de l’informatique, en Suisse, dans le cadre de leur travail.

Et Stefan Arn d’ajouter que les grands travaux informatiques  génèrent aujourd’hui plus de cinq pour-cent du produit national brut. L’étude la plus récente en la matiè-re, effectuée dans le cadre d’informatica08 par l’office fédéral de la statistique, démontre que le développement économique de ces dernières années est essen-tiellement imputable au secteur informatique et que les investissements dans ce domaine deviennent de plus en plus importants. « La Suisse ne fonctionne plus sans informatique » poursuit  M. Arn. « Et si nous désirons éviter de louper le coche dans un secteur de première importance, tant économique que stratégique,  il s’agit de donner la place nécessaire aux campagnes d’image et à  la promotion ciblée au-près de la relève dans le cadre des écoles, » a affirmé Stefan Arn, en s’appuyant sur l’exemple de l’industrie suisse des moteurs diesel, aujourd’hui disparue et autrefois si performante.


Le responsable du projet André Golliez a présenté les points forts d’informatica08.  Outre le sommet informatique ( IT-Summit) de fin janvier dernier en présence de la Conseillère fédérale Doris Leuthard et de plus de 300 décideurs, il a également men-tionné la journée de l’informatique, qui s’est déroulée à fin août,  avec la participa-tion de plus de 10'000 visiteurs, dont plus d’une centaine de classes. Au total, les dif-férents partenaires d’informatica08 (sociétés, organisations et institutions) ont organi-sé plus de 200 événements et accueilli plus de 25'000 participants durant l’année de l’informatique.


Le large spectre de ces activités allait du championnat d’Europe des robots footbal-leurs à la plate-forme en ligne d’enseignement « iLearnIT »,  destinée aux écoliers, dès la quatrième année scolaire, sans oublier l’exposition informatique itinérante  «FIT in IT», principalement parrainée par la Fondation Hasler, qui visitera les écoles se-condaires helvétiques au delà de l’année qui s’achève. « Suite à ce départ réussi en 2008, nous allons poursuivre certaines activités – avec les initiatives concernant l’image et la formation » a annoncé André Golliez. « L’année de l’informatique – in-formatica08 nous a également permis de ne pas nous voiler la face, en nous faisant découvrir nos propres faiblesses.  C’est pourquoi nous désirons combattre le morcel-lement au sein de notre branche et planifions la fusion des associations informati-ques helvétiques dès l’an prochain au sein d’une association faîtière commune ren-forcée» a expliqué André Golliez dans le cadre de la conférence de presse.


Informations complémentaires: www.informatica08.ch; www.haslerstiftung.ch; www.empa.ch


le romand Jean-Claude Donzel classé au deuxième rang des portes-paroles...alémaniques

Cette excellente nouvelle tend à prouver qu'en communication, le talent est aussi important que le travail à long terme. Le romand exilé à Zurich Jean-Claude Donzel, figure amblématique de Sair-group, Swissair puis de Swiss remporte la deuxième place du classement publié par le Handelszeitung et le journal spécialisé "Schweizer Journalist". C'est la première fois q'un ressortisant romand accède au podium.




Le vainqueur de l'année est le porte-parole de la Banque Cantonale Zurichoise Urs Ackermann (pour la quatrième fois) 55 journalistes économiques alémaniques ont pris part au vote. Le principal perdant de cette édition est Christoph Zimmer, porte-parole de Tamedia qui passe de la 33e place à la 60e. Le palmarès complet est consultable sur le site de la Handelszeitung.

 


TDC change de CEO. Jens Alder abandonne son poste avec effet immédiat

L'information est tombée ce matin via le service de presse de l'opérateur sunrise. Selon le bref communiqué: "Henrik Poulsen devient le nouveau CEO du groupe  TDC DK avec effet immédiat , Jens Alder quitte sa position. Dans son nouveau role, Henrik Poulsen présidera le conseil d'administration de Sunrise. Ce changement chez TDC ne changera pas la planification opérationelle ou stratégique de sunrise en Suisse (ndlr...?). "Jens Alder continuera de participer dans le conseil d'administration de sunrise et influencera activement sa stratégie".


Jens Alder sera resté deux ans à la tête du groupe TDC. On peut penser que la crise financière actuelle n'est pas étrangère à cette décision. Surtout si l'on analyse les derniers résultats du groupe.

il me semble assez naïf de penser que ce changement à la tête de l'opérateur danois sera sans conséquence pour la direction suisse de sunrise. L'avenir nous dira s'il nous faut prendre à la lettre ce communiqué laconique. Personnellement j'en doute.

Les cyberdétectives s'intéressent à la Suisse

Face à des méfaits où les nouvelles technologies sont impliquées de manière directe ou indirecte, il n'est pas toujours facile de savoir vers qui s'adresser. Un informaticien, un détective privé? Le site Cyberdetectives.ch offre ces deux facettes par le biais d'ingénieurs spécialisés dans la sécurité informatique et d'un détective privé chevronné.
Pour remédier à ce manque, Practeo SA, Kyos Sàrl et Pascal Mignot Détective Privé ont réuni leurs compétences pour conduire des investigations numériques et traditionnelles à la demande d'entreprises, d'administrations et d'études d'avocats.

Les deux entreprises précitées mettent à disposition leurs ingénieurs spécialisés en sécurité informatique ainsi qu'un ancien cyberpolicier pour achever des expertises légales (forensic). L'agence d'investigations Pascal Mignot se charge de faire le lien entre les informations récoltées dans le monde virtuel pour les transposer dans la réalité. Filature, surveillance et recherches d'éléments de preuves permettent de compléter un dossier dans le cadre d'affaires civiles et pénales.

Ces spécialistes sont à même d'analyser de multiples supports de données tels que les disques durs d'ordinateurs
fixes ou portables, CD/DVD endommagés, clés USB, organiseurs personnels et téléphones mobiles. Ils interviennent également à la suite d'attaques de serveurs ou de réseaux informatiques.

Sans vouloir se substituer aux autorités mais bien au contact avec celles-ci dans un esprit de partenariat, cyberdetectives.ch tend à vouloir augmenter l'efficacité de la réponse qu'il est possible de donner à une victime de crimes ou de délits où les nouvelles technologies ont eu un rôle direct ou indirect.

Récession dans la presse neuchâteloise

La presse neuchâteloise subit également la récession publicitaire. Quinze postes de travail vont être supprimés au sein de la société éditrice des quotidiens «L'Express» et «L'Impartial». Ceux-ci verront 10 postes disparaître.

Dans un communiqué relayé par l'ATS, la direction de la Société neuchâteloise de presse (SNP) a justifié vendredi sa décision par le «brutal et sévère recul des revenus publicitaires des quotidiens 'L'Express' et 'L'Impartial'». De son côté, la Société du personnel de rédaction (SPREI) s'est dite «consternée par l'ampleur des mesures» annoncées au personnel.

Selon la direction, les revenus publicitaires se dégradent fortement dans le sillage de la crise financière. Les annonces régressent dans le domaine des offres d'emploi, de l'immobilier, ainsi que dans la publicité de diffusion nationale. Les prévisions pour 2009 ne laissent entrevoir aucune évolution positive.

Deux millions d'économies

La direction a élaboré un plan de réduction des charges de deux millions de francs. «Malgré la priorité accordée à la diminution des charges de fonctionnement et des frais généraux, il n'a pas été possible d'éviter un fort impact sur l'emploi dans tous les secteurs de l'entreprise», a indiqué la SNP. Selon elle, une part importante de la réduction d'effectifs se traduira par des licenciements.

Les décisions à ce sujet seront mises en oeuvre d'ici la fin mois de novembre. Les personnes touchées bénéficieront d'un plan social. Il n'y aura pas d'indexation des salaires au renchérissement en 2009.

La NZZ va également bientôt licencier quelques dizaines de personnes

Jour noir pour l'édition helvétique. Après l'annonce de publigroupe de supprimer 250 emplois, c'est au tour de la Neue Zürcher Zeitung d'annoncer "la suppression d'un petit nombre à deux chiffres" d'emplois, parmi d'autres mesures de réduction de coûts par la bouche de son nouveau CEO, Albert P. Stäheli dans les colonnes de persönlich.com 

PubliGroupe ressent les effets du ralentissement conjoncturel et annonce une réduction de 250 emplois

PubliGroupe est  touché par le ralentissement conjoncturel accompagnant la crise des marchés financiers et des capitaux. Alors que les résultats des secteurs d'activité "Search & Find, Custom Publishing et Digital & Marketing Services" restent jusqu’à présent conformes aux attentes, la division "Media Sales" se voit confrontée à une demande en fort recul.

Cet important secteur d'activité se consacre, sous la marque Publicitas, à la commercialisation de la publicité presse, télévision, radio, cinéma, et online. PubliGroupe a par conséquent renforcé son programme de réduction des coûts lancé dès cet été. Ce programme vise une réduction globale des coûts d'environ CHF 40 millions, touchant le segment Media Sales Suisse et International ainsi que les services centraux de PubliGroupe, au lieu des CHF 10 millions prévus cet été. Les effets du programme devraient se faire sentir à hauteur d’environ CHF 10 millions durant l’année en cours et d’environ CHF 30 millions en 2009, ce qui correspondra à une réduction des coûts de quelque 10% à l'échelle du Groupe. Les mutations profondes auxquelles est actuellement confronté le marché des médias et ce, pour un bon moment encore, seront accentuées par la crise financière; elles conduisent PubliGroupe à procéder à un réexamen du modèle d’activité de Media Sales; les résultats seront connus au printemps 2009. Le recul persistant du chiffre d’affaires dans ce secteur d’activité, ainsi que l’impact prévisible de la crise financière sur le résultat financier de PubliGroupe se traduiront, pour l’exercice en cours, par un résultat d’exploitation et un résultat net nettement inférieurs aux attentes.


«Les dépenses publicitaires réagissent toujours très rapidement aux évolutions conjoncturelles. La rapide propagation de la crise mondiale sur les marchés financiers et la montée des craintes d'une récession se répercutent d'ores et déjà nettement sur la conjoncture dans la publicité, secteur déterminant pour nous», a déclaré Hans-Peter Rohner, CEO de PubliGroupe. «Nous constatons depuis cet été un recul accéléré et désormais substantiel des annonces d’offres d’emploi et de la publicité commerciale provenant d’importants segments de clientèle comme le commerce de détail et le secteur automobile. Dans un tel contexte, l’adaptation rapide des capacités au sein de Media Sales et dans les services centraux de PubliGroupe est indispensable, afin de garantir sur la durée une rentabilité satisfaisante du Groupe.» Elle exige, au niveau Groupe, une réduction de 250 emplois par rapport à l’effectif au début de l’année 2008. En Suisse, cette réduction a, dans une large mesure, déjà eu lieu ou est en cours, essentiellement grâce aux départs naturels. Moins de 50 licenciements devront toutefois encore être envisagés. Au niveau international, la mise en œuvre de ce programme interviendra au cours des prochains mois. La réduction des effectifs concerne en premier lieu les services internes, alors que les forces de vente sont préservées. Au-delà de ces mesures au niveau du personnel, il est prévu d’abandon-ner certaines activités de Media Sales qui ne font pas partie de son cœur de métier, de suspendre la réalisation de tous les projets non indispensables et d’adapter les infrastructures et les dépenses administratives aux nouveaux besoins. Le haut niveau de disponibilité des services de Publicitas à l’égard de ses clients et partenaires restera intégralement préservé.

Les transformations que connaissent actuellement les habitudes de consommation des médias et, en conséquence, celles affectant le secteur publicitaire et l’industrie des médias sont profondes et durables. Elles ne pourront qu’être accentuées par les conséquences des changements intervenus sur les marchés financiers et des capitaux, dont les effets seront tout aussi profonds. Ces évolutions pourraient remettre en question certaines offres jusqu’à présent performantes. Dans ce contexte, PubliGroupe a lancé un vaste projet destiné à analyser en profondeur les conséquences et opportunités que ces changements représenteront pour Media Sales. Il servira de base à une évaluation globale et à d’éventuelles adaptations du modèle d’activité actuel de Publicitas en tant que partenaire des branches de l’édition et de la publicité, sur les plans national et international. PubliGroupe communiquera les résultats de cette évaluation au printemps 2009. PubliGroupe maintient globalement le cap de sa stratégie redéfinie l'an dernier et mise en œuvre dès le début de cette année, ses autres secteurs d’activité se développant de manière satisfaisante et ayant pu créer de nouveaux emplois en 2008, en particulier Digital & Marketing Services. Infos: Publigroupe


Face-lifting : Le brasseur Feldschlösschen modernise son identité graphique

La marque Feldschlösschen vient de moderniser son aspect visuel. A cette occasion, de légères modifications ont été apportées notamment à la griffe, au logo représentant le château et au design des bouteilles. La nouvelle identité visuelle sera implémentée dans le marché, par étapes, à partir de la mi-novembre. Désormais, l’entreprise Feldschlösschen Boissons SA utilisera le même logo que la marque de bière Feldschlösschen, complété par la mention Part of the Carlsberg Group.


Grâce à la modification de l’identité visuelle de la marque Feldschlösschen, celle-ci est davantage dans l’air du temps. «La nouvelle identité visuelle communique les valeurs de la marque Feldschlösschen avec un vent de fraîcheur, de modernité et de dynamisme», souligne Marlis Ackermann, directrice du service Marketing. «Elle renoue en même temps sans rupture avec la longue tradition de la marque Feldschlösschen. Feldschlösschen restera toujours reconnaissable du premier coup d’œil comme Feldschlösschen».


L’identité visuelle modifiée sera implémentée dans le marché, par étapes, à partir de la mi-novembre. En ce qui concerne les voitures de fonction, les camions et les camions frigorifiques, l’implémentation sera réalisée au moment de l’acquisition de nouveaux véhicules, déjà prévue pour l’année prochaine.


L’aspect visuel de la marque Feldschlösschen a subi au cours des 132 dernières années de multiples changements et adaptations à l'air du temps de chaque époque. La version utilisée jusqu’ici date de 1999.

Désormais, l’entreprise Feldschlösschen Boissons SA utilisera le même logo que la marque de bière Feldschlösschen, complété par la mention Part of the Carlsberg Group (Membre du Groupe Carlsberg).

Nouveau logo