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Le blog de Mathieu Janin

Attack of the Buzz : La génération C sous les feux de la rampe au cinéma Capitole de Lausanne


Près de 300 personnes (essentiellement des aficionados de la communication 2.0) se sont déplacées hier dès 17h au cinéma lausannois Capitole pour la première du film promo-explicatif « Attack of the Buzz » produit par le département Buzzilla de l’agence de communication numéro10.

Ce film de 30 minutes est le résultat d’un mixage par Tolga Dilsiz de 300 films américains de série B des années 50 agrémenté d’un commentaire anglo-saxon décrivant cette nouvelle forme de communication dite « dynamique » qui vient compléter –voire même sublimer – la communication dite « classique ».

D'après moi, cet événement résume  parfaitement bien la communication prônée par cette agence. Si le film quelque peu généraliste dont la trame était connue d’avance d’un public majoritairement professionnel, sa mise en scène fleurait bon la nostalgie des film américains de grand-papa. Et cela m’a personnellement rappelé de bons souvenirs.

J’ai également apprécié l’interview de Gilles Aebi qui a suivi la diffusion du film. Eminemment sympathique, le propriétaire de l’agence Numéro10 n’oppose pas l’ancienne communication classique à la nouvelle communication dynamique mais tend plutôt à marier les deux pour le meilleur. Selon lui, la communication 2.0 tend à dynamiser la communication classique qui sert de caisse de résonnance aux marques.   En effet, la communication dynamique doit énergiser la marque en travaillant sur le court terme.

Certains inconditionnels des nouvelles technologies de la communication seront peut-être déçu par cette vision très fédéraliste d’une communication plus efficace grâce au mariage du nouveau et de l’ancien. Pour ma part, j’ai apprécié. Et admire le fait que sponsors en grand nombre et quelque 300 personnes se soient déplacés à Lausanne pour une présentation relativement basique de ce qu’est la communication 2.0 et de l’agence qui s’est mise sous les feux de la rampe pour faire son auto-promotion et nous faire part de son savoir-faire en la matière. Ce moyen de promotion me rappelle quelque peu le publireportage classique revu à la sauce 2.0 et sublimé par des éléments visuels qui marquent nos esprits.

Intéressant et à suivre.

 PS: merci à Sandrine Szabo (et accessoirement à Twitter en tant que média) de m'avoir offert un billet VIP en gagant un concours organisé par l'agence Netinfluence. Personnellement, j'aurai eu de la peine à mettre la main au porte-monnaie pour visionner un film publicitaire.

Infos: www.attackofthebuzz.ch, www.buzzilla.ch


Courage Monsieur Merz

Difficile de ne pas éprouver de la sympathie pour notre Président de la Confédération Suisse lorsqu'on lit les commentaires de la presse ces derniers jours. Faisant preuve de bonne volonté, notre ministre des finances a tenté un coup de poker et doit bien s'en mordre les doigts aujourd'hui. Mauvaise analyse de la situation, naïveté, etc. Rien ne lui est actuellement épargné.

Pour avoir vécu - toute propotion gardée - une situation professionnelle similaire, il y a environ une année et demi, je n'ai pas trop de peine à imaginer les pensées qui lui traversent l'esprit en ces moments difficiles.

Pourtant, si la partie adverse avait fait preuve de bonne volonté, l'entreprise aurait pu réussir et faire gagner du temps aux deux parties. Pour s'être lancé dans cette affaire, Monsieur Merz a fait preuve d'optimisme. En ces temps économiquement troubles, nous pouvons nous satisfaire de disposer d'un ministre des finances optimiste. Ils ne sont pas légion dans le monde en ce moment.

Courage Monsieur le Conseiller Fédéral, même si on a pas le droit à l'oubli sur Internet, vous vous en remettrez un jour. Pour cela, il vous faudra apprendre à lâcher prise pour rebondir. Ce qui ne nous détruit pas nous renforce.


Comment bien communiquer par temps de crise ?

Quelle stratégie de communication d’entreprise adopter lorsque la conjoncture économique est mauvaise ? 11 conseils pour tenir le cap durant la tempête

 

Les faits sont là. L’économie mondiale subit une période de récession dont la durée nous est inconnue. Nous ressentons déjà quotidiennement ses effets directs ou indirects à travers une baisse de la consommation de certains produits, des reports de projets, des changements de stratégie commerciale. Que faire pour ne pas sombrer dans le cercle vicieux du pessimisme qui nous gagne chaque jour un peu plus à mesure que tombent les nouvelles économiques négatives ? Une des réponse à apporter nous concerne directement : il faut adapter sa communication à la mauvaise conjoncture.


1er conseil : adaptez vos outils de communication à cette nouvelle situation.
Veillez à  développer la confiance du public envers votre marque. Le meilleur moyen pour y parvenir est de développer vos relations publiques

2e conseil : Maintenez votre marque à flot grâce à  une présence web régulière.


3e conseil : Utilisez intelligemment le web participatif et repensez vos outils web pour développer la confiance des internautes envers votre marque.


4e conseil : Intégrez vos ressources internes pour optimiser vos résultats.
Fini le temps ou vos différents départements de communication pratiquent des stratégies différentes qui se cannibalisent. La crise pousse à l’intégration de vos ressources et à l’intégration de vos différents plans selon un master plan intégré. L’avènement du concept de CCO, grand architecte de toutes les communications de l’entreprise reprend du poil de la bête avec la crise. Il s’agit de donner un cap à l’ensemble avec un solide capitaine à la barre.


5e conseil : Baissez vos coûts de visibilité en augmentant vos résultats sur les moteurs de recherche.
Un bon référencement vous apportera de la visibilité pratiquement gratuite.


6e conseil : Utilisez les réseaux sociaux pour faciliter votre travail. Si votre secteur d’activité ne comprend pas déjà de réseau social dédié, créez-en un vous-même, à l’exemple de ce que j’ai fait récemment avec le réseau social  « Communication romande » que je vous invite à rejoindre également.


7e conseil : Définissez vos objectifs et mesurez vos résultats. Mesurer c’est déjà gagner !


8e conseil : Soyez créatifs pour satisfaire votre clientèle.
Au 21è siècle, vos clients ont les clés du pouvoir en main. Vous devez donc les satisfaire ou disparaîtrez bientôt. Un client satisfait revient toujours et vous amènera d’autres clients. Pourquoi s’en priver ?


9e conseil : Evoluez ! Les nouveaux médias nécessitent de nouveaux outils de communication ainsi que du contenu adapté à ce nouveau siècle.  La tendance est à la conversation et au contenu multimédia. Plus uniquement au texte et au papier. Beaucoup d’entreprises ont tendance à l’oublier.


10e conseil : Apprenez à mieux connaître vos concurrents ainsi que le marché dans lequel vous évoluez. Surveillez l’équité de votre marque et prenez les mesures nécessaires pour l’optimiser, le cas échéant


11e conseil : Soyez courageux et ne baissez pas les bras. Les erreurs permettent d’évoluer et chaque crise représente également un potentiel de chance pour rebondir et se lancer dans de nouveaux défis. Croyez-moi ! J’en ai déjà plusieurs fois fait personnellement l’expérience.

Si ces thèses vous intéressent, je suis disposé à vous les exposer dans le cadre d’une présentation plus détaillée. Pour ce faire, vous pouvez me contacter par l’intermédiaire de ce site.


Joyeux Noël!

En ces temps incertains il est important de garder le moral et de ne pas céder à la sinistrose ambiante qui menace.

Le soleil brille, la neige est présente; nous disposons de 2 semaines devant nous pour nous ressourcer et nous reposer afin de démarrer l'an prochain sur les chapeaux de roue, frais et dispos.

 Que demandez de plus?

 

JOYEUX NOËL à TOUTES ET à TOUS!

 



Ohne Werbung keine Ahnung. Sans bonne traduction pas de retour sur investissement.

Une de mes proches m'a dernièrement sensibilisé sur une campagne d'affichage estivaled diffusée durant le traditionnel "Sommerloch", période durant laquelle les compagnies d'affichages nationales publient à moindre coût des affiches que personne ne regarde car tout le monde est en vacances. La qualité de ces campagnes n'est pas toujours à la hauteur mais il est déprimant de constater que même l'association faîtière des publicitaires de notre pays semble recourir aux services de robots de traduction plutôt qu'aux lumières de véritables experts du bilinguisme, pour adapter leur slogan actuel "Ohne Werbung keine Ahnung" en autre chose q'une traduction littérale qui n'a pas réellement de sens.

Si les stratèges en communication de "Schweizer Werbung/Publicité Suisse" m'avaient demandé mon avis, je leur aurais conseillé de changer le mot "idée" hors contexte par le mot "avis, opinion, voire même solution afin de donner un peu plus de sens à ce slogan. Malheureusement, et cet exemple n'est pas unique en son genre, nos publicitaires alémaniques ne prennent pas souvent la peine de réfléchir suffisamment en amont de la production d'une campagne aux déclinaisons linguistiques les plus efficaces de leurs campagnes publicitaires. Lorsqu'on sait que c'est Wirz Werbung, l'une des agences les plus prestigieuses de Zurich qui s'est chargé de la production de cette campagne, on ne peut pas s'empêcher de se demander pourquoi ces derniers n'ont pas fait appel à un spécialiste en communication romand, pour rendre cette campagne aussi percutante en Romandie qu'Outre-Sarine.

 Un bon conseil aux communicateurs alémaniques: avant de dépenser des fortunes dans des campagnes nationales qui ne font pas mouche en raison de mauvaises ou d'impossibles traductions, ajoignez-vous les services d'un communicateur bilingue capable de raisonner et de penser dans les deux langues. Cela vous évitera bien des frais inutiles. A bon entendeur Tschüss!


Trio gagnant de la réputation des entreprises suisses: Migros devant Nestlé et Novartis

Migros jouit de la meilleure réputation parmi les dix plus grandes entreprises suisses. Le géant orange arrive en tête du classement, devant Nestlé et Novartis.
Le géant orange augmente son niveau de réputation de 6,45% par rapport à l'année passée, selon l'étude "Global Pulse 2008" réalisée dans 27 pays par l'institut de recherche américain Reputation Institute, en collaboration avec l'Universita della Svizzera italiana pour le volet suisse, a indiqué cette dernière mardi.

L'UBS, qui se classe dernière, enregistre une forte baisse de réputation de 13,8%, de même que Roche (-10%) et Zurich Financial Services (-7,5%). Swiss Life (-1,1%) et Credit Suisse (-0,7%) se tirent en revanche de la période actuelle de turbulences sans trop de dégâts.

Au classement global, comprenant 600 grandes entreprises, Migros se positionne au dixième rang. Toyota se classe première, suivie de Google et Ikea. L'étude, conduite pour la troisième fois, prend en compte, entre autres critères, la confiance, l'impression positive, l'innovation et l'engagement social.

Alain Carrupt succède à Christian Levrat à la tête du Syndicat de la Communication

Le nouveau président central du Syndicat de la communication s'appelle Alain Carrupt. Déjà vice-président du syndicat, le Valaisan de 53 ans a été élu à la succession de Christian Levrat. Il prendra ses fonctions le 1er juillet.

C'est un homme de dossier mais également de compromis et de dialogue, habitué jusqu'alors à travailler plutôt dans l'ombre que sous le feu des projecteurs qui succède au nouveau président du parti socialiste suisse à la tête du syndicat de la communication et des médias. Pour avoir cotoyé Alain dans le passé, dans le cadre de mon activité chez sunrise, je considère ce choix comme une excellente nouvelle, à un moment crucial du processus de libéralisation des marchés postaux et télécoms. J'espère que son esprit constructif trouvera du répondant dans le cadre des discussions et négociations qui ne manqueront pas de se produire durant les prochaines années.


Ma réaction du jour à l'article de 24 Heures "Petites recettes de ministres pour une bonne communication"

Décidément, l'UDC m'étonne un peu plus chaque jour. La dernière initiative fédérale "sans propagande gouvernementale" tend à prouver que l'hôpital se moque bel et bien de la charité. L'UDC est le parti suisse qui pratique le plus et le mieux (c'est du moins ce que je pensais jusqu'à ce que Toni Brunner en prenne la présidence) la propagande politique et qui désire se retirer du Conseil Fédéral serait en train de tenter un grand coup: Castrer à nouveau la politique fédérale en randant sa communication aussi morne que la lecture d'un bottin téléphonique. Ne nous laissons pas faire et ne signons pas cette initiative castratrice! A bon entendeur salut.

Cette énième réaction pouve que l'éviction de Christoph Blocher n'a pas fini de faire des vagues politiques. Et c'est de bonne guerre mais il ne faudrait quand même pas prendre les Helvètes pour plus bêtes qu'ils ne le sont (c'est du moins ce que j'espère mais serais forcé de réviser mon jugement si cette initiative aboutit).

Attention toute fois à ce que cette arme ne se retourne pas contre son propriétaire. Depuis quelques jours, certaines actions politiques de militants UDC historiques qui se rebellent contre le pouvoir centralisateur du comité central fédéral pourraient bel et bien aboutir sur une situation chaotique d'un parti national dont certaines sections cantonales se verraient exclues ou s'excueraient elles-mêmes. L'apparition de sections discidentes ne contribueront certainement pas à la cohésion des troupes UDC en Suisse. L'UDC maîtrise-t-elle vraiment sa politique? Je commence sérieusement à en douter malgré les excellentes performences radiophoniques de son stratège romand Claude-Alain Voiblet.

En tant que communicateur, j'espèrais plutôt que l'UDC contribue à élever le niveau qualitatif de la communication politique suisse grâce à une vague de fond vers une communication mieux maîtrisée et plus vivante que de par le passé mais ne serait-ce qu'une utopie?


Micheline, son voile, son voyage de VRP et de diplomate en Iran et mon analyse de la polémique qui en a suivi sur Médialogue

Il y a deux jours, j'étais l'invité de l'émission Médialogue sur RSR la première. Alain Maillard et Pascal Bernheim m'ont demandé comment je percevais la polémique qui touche au port du voile de notre Conseillère Fédérale Micheline Calmy-Rey. La deuxième partie de l'émission était consacrée à la communication de l'UDC, seul parti politique suisse à pratiquer actuellement une communication professionnelle selon le modèle de la communication d'entreprise. Combien de temps encore les autres partis vont-ils attendre pour monter dans ce train de la communication politique professionnelle, telle qu'elle se pratique en France et aux USA, pour ne citer que deux exemples. La politique suisse n'est pas professionnelle mais milicienne. C'est notre fierté. Pourtant, pour sortir du lot, nos politiciens ne peuvent plus communiquer de façon milicienne mais doivent aborder une approche professionnelle de la communication. Sans sacrifier leur fond, donnons  une meilleure forme aux idées politiques. C'est mon invitation du jour aux politiciens suisses. Lien vers l'émision

Sunrise restera-t-elle ou pourait-elle sérieusement abandonner la Suisse? Analyse d'une intox dominicale

Plus sérieusement, revenons sur cette dernière interview de Christoph Brand publiée dimanche dernier dans "Sonntag" et analysons les faits plutôt que de spéculer.Vraiment passionnant cette guerre des télécoms...De quoi alimenter le blog homonyme de Xavier Studer si ce dernier était à la page;-)...Alors Xavier, loupé une étape;-)

Plus sérieusement, revenons sur cette dernière interview de Christoph Brand publiée dimanche dernier dans "Sonntag" et analysons les faits plutôt que de spéculer.

Tout d'abord, nous apprenons que Christoph Brand va être papa. Excellente nouvelle pour un jeune marié! Bravo Christoph et bravo également à ton épouse. Tu es véritablement devenu une célébrité (people en nouveau français puisque ta vie privée s'étale dorénavant dans la presse dominicale. Bravo!

Fait encore plus intéressant que la paternité de Christoph, nous apprenons que sunrise accorde depuis le début de l'année un congé paternité de 5 jours à l'ensemble de ses employés, CEO compris. Mais restons factuel. Ces conditions correspondent à la CCT de Swisscom. C'est donc un pas supplémentaire dans la bonne direction. Et ce n'est certainement pas Alain Carrupt qui me contredira.

Dans les prochaines lignes, nous apprenons que sunrise va sous-louer les 7 étages suprérieurs de sa "Sunrise Tower"  à des locataires indépendants. Pourquoi cela? Christoph Brand nous apprend "que trop peu de personnes travaillent dans certains étages" sans en donner la véritable raison. Que pense-t-il? Que la capacité de travail varie d'un étage à l'autre ou que certains étages sont trop peu peuplés?...peut-être à cause des vagues de licenciements qui ont décimés l'équipe originale de sunrise. Malheureusement pour nous, cette interview ne nous donne pas de de raison factuelle à cette question. Dimanche prochain peut-être?

Ensuite Christoph admet que la concurrence ne fonctionne pas en Suisse. Ce n'est pas vraiment nouveau et ces 6 prédécesseurs avaient remarqué la même chose mais avec moins d'aggressivité envers Swisscom sans doute.

Puis nous apprenons en vrac que Christoph Brand pense qu'il est absurde de penser que la qualité de l'infrastructure télécom diminuerait si le marché suisse devenait plus concurrentiel: Rien de nouveau sous le soleil. Que la cession parlementaire de Printemps risque d'être chaude et que sunrise paufine quelques actions de Guerilla politique pour faire progresser ses vues séparatistes en matière d'infrastructure télécom au sein des deux chambres.

Puis l'interview devient réellement passionnante lorsque Christoph annonce au journaliste qui lui demande si sunrise pourrait se retirer du marché suisse dans trois ans, dans le cas de figure où le réseau fixe de Swisscom n'était pas parqué entre-temps dans une nouvelle société indépendante: Christoph Brand ne désire pas répandre des scénarios catastrophe (...) MAIS se pose quand même la question (rhétorique) de l'attractivité de la Suisse pour les investisseurs. Et de remettre la compresse en martelant que Swisscom pourrait dominer 80% du marché du haut débit et de se demander ce que nous dirions si la Migros dominait 90% du marché des produits frais...Libre-concurrence tout cela?

Donc il est inexact (j'ai promis de rester factuel en début de ce texte je vous le rappelle) de prétendre aujourd'hui, comme le journal Sonntag l'a écrit dans sa page de titre et comme Gottardo Pestalozzi, l'a précisé sur un blog, que Christoph Brand envisage sérieusement le retrait suisse de Sunrise. Il s'agit plutôt d'un effet d'annonce qui fait les choux gras de la presse dominicale.

Nanmoins, depuis l'arrivée de Jens Alder et Christoph Brand à sa tête jamais Sunrise n'avait été aussi aggressive envers Swisscom ni envers le monde politique qui a décidé des modalité de la libéralisation du marché, il y a dix ans. Et cette aggressivité fait tache dans le paysage helvétique habitué aux compromis plutôt qu'aux coups d'état...Du moins jusqu'au mois de décembre dernier...Les prochaines semaines risquent d'être encore plus excitantes...Nous allons nous régaler!

A bon entendeur, salut!

PS: Il me semble que je suis resté factuel, n'en déplaise à certains détracteurs...N'est-il pas?

Mon analyse de la guerre des statistiques internet entre romandie.com et tsr.ch

L'échange de communiqués et la guerre statistique entre ces deux fleurons du paysage internet romand ne contribue pas à élever l'image des médias électroniques et nuit à l'ensemble des sites romands car il démontre la faiblesse des systèmes actuels de mesure d'audience qui sont uniquement quantitatifs et ne prennent pas en compte les aspects qualitatifs liés aux internautes anonymes (en fait des adresses IP) passés sous la loupe.

La Suisse accuse déjà beaucoup de retard sur ses voisins européens, sans parler de l'Amérique, en matière de publicité en ligne. Ce genre de polémique contribue à creuser un peu plus le fossé publicitaire numérique car il remet en cause les méthodes de calcul de retour sur investissement publicitaire.

 Il me paraît donc opportun de réfléchir à des méthodes de mesures plus élaborées qui prendraient en compte non pas seulement l'aspect quantitatif mais également qualitatif de l'audience et éviteraient, si elles sont suffisamment exhaustives, ce genre de polémiques qui discréditent les deux marques précitées ainsi que l'ensemble des sites internet romands et helvétiques.


Bras de fer statistique: Romandie.com au coude à coude avec TSR.ch

Virtual Network conteste les chiffres publiés ce matin par la Télévision Suisse Romande, présentant son site tsr.ch comme le premier site média romand. Selon l'éditeur du site romandie.com qui héberge également ce blog, cromandie.com comptait en janvier 2008 18,5 millions de pages vues contre 11,15 millions pour tsr.ch selon les statistiques Net Audit Remp de janvier 2008.

Durant cette période Romandie.com a accueilli 50'000 visites de plus que son concurrent mais 83'000 visiteurs uniques de moins. Guerre des chiffres quand tu nous tient. Cette analyse nous indique qu' il est correct de communiquer que TSR.ch compte plus de visiteurs uniques que Romandie.com mais inexact de prétendre que TSR.ch est le premier site romand.

 Voilà de quoi alimenter quelques articles supplémentaires et de se rappeler que chiffre à l'appui, on peut tout prétendre et son contraire. 


Joyeuses fêtes à tous mes lecteurs...et lectrices naturellement Wink

Et voilà...il est temps de plier son bureau et de fêter dignement cette année 2007 dans sa famille! Rendez-vous l'an prochain, même  endroit pour de nouvelles aventures technologiques...

 

Pour ma part, c'est une page professionnelle qui s'est inexorablement tournée. Adieu sunrise bonjour Rochat & Partenaires!

L'an prochain c'est en tant que consultant que j'agirai!  ...Avis aux amateurs, je suis toujours à la recherche de mandat intéressant dans le domaine des relations publiques, du lobbying et de la communication institutionnelle ou commerciale!

 

Für meine deutsche LeserIn: Guten Rutsch und bis bald in 2008! ...nicht mehr mit Sunrise-Münze sondern als Unternehmensberater weiterhin mit Fokus auf Röstigrabenguerilla;-) 

 

Au plaisir de vous lire en 2008/Best Regards/Liebe Grüsse!

 

Mathieu  Janin


Votations fédérales: Grâce à Smartvote les idées priment sur les compositions partisannes

Et voilà. à la der des der, et grâce à l'excellent site smartvote.ch, je viens de remplir mes listes électorales en fonction de l'adéquation des candidats avec mes propres idées et non pas selon le choix d'une liste de parti ou d'un panachage plus ou moins subjectif des candidats que nous ne connaissons pas vraiment.

Ce système est intéressant et je me réjouis de découvrir le pourcentage d'Helvètes votant comme moi grâce à ce système électronique de comparaison d'idées. Ce type de stratégie électorale sera sans plus difficile à utiliser au deuxième tour et il est regrettable que tous les élus potentiels n'ait pas rempli leurs profils sur le site de Smartvote. Au 21è siècle, Internet devrait être une évidence pour chaque politicien de notre pays. Tel n'est pourtant pas le cas. Dommage!

 Si vous n'avez pas encore voté, investissez quinze minutes de votre temps à répondre à ce questionnaire et vous pourrez ainsi voter avec bonne conscience et remplir votre devoir de citoyen. Chaque vote compte! Les enjeux sont important.

 

Donc tous aux urnes...De toute façon le temps est frais aujour'hui...Allez bon weekend! 


Grand8: MySpace & co, bientôt interdits aux moins de 18 ans ?

MySpace & co, bientôt interdits aux moins de 18 ans ? Les télécoms sont-ils dans la tourmente ? Invités : Geneviève Morand, directrice de Rézonance, Olivier Glassey, sociologue, spécialiste des nouvelles technologies de l'information, Sébastien Fanti, avocat spécialiste en droit des réseaux, Andreas Sola, directeur de Privatel, spécialiste romand des communications mobiles, et Mathieu Janin, consultant en communication et nouvelles technologies. (19.10.2007)




L'économie africaine

L'opérateur kenyan Safaricom, repris partiellement par Vodafone, va constituer l’une des plus grosses entrées en Bourse de l'histoire de l'Afrique. Les bons signaux laissant présager un certain boom économique de l'Afrique ne doivent pas masquer une réalité très présente : la démocratie n'est pas encore au rendez-vous. Quelle est la forme actuelle du communisme chinois ? Invités : Mathieu Carnal, sociologue, Benoît Leleux, professeur à l'IMD, Mathieu Janin, consultant en communication et nouvelles technologies, Christine Von Garnier, sociologue politique, spécialiste de l'Afrique australe, et Gilbert Etienne, professeur honoraire d'économie du développement à l'IUED. (15.10.2007)


Ma réaction à l'article d'Elisabeth Eckert paru dans 24Heures et la Tribune de Genève intitulé "

Décidément, chacun se sera exprimé moultes fois concernant cet iPhone. Publication de ma dernière mise au point en la matière toujours sans avoir testé la bête parce que je ne suis pas un pirate et que j'essaie d'apprendre à mon fils ce qu'est la patience;-). Une fois de plus: bravo Steve pour cette médiatisation gratuite de tes produits grâce aux modes journalistiques. T'invite à maintenir la pression et le suspense jusqu'au bout! Tu es une véritable PR-star avec ton côté lumineux et ton côté obscure. La dernière star des NTIC...Mais revenons à Elisabeth...

référence: http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/recherche/recherche_3_2_1/(contenu)/143740

 Bonjour chère Elisabeth
J'aimerais préciser quelques éléments concernant ton article dédié à l'iPhone. Ton appréciation initiale concernant cette soi-disant "septième merveille du monde" ne reflète pas la situation européenne. Dans notre continent, les milieux spécialisés considèrent le dernier-né d'Apple comme obolète technologiquement parlant. Si Apple désire convaincre les européens d'acheter son téléphone, il leur faudra donc booster leur appareil afin qu'il puisse fonctionner à l'intérieur d'un réseau UMTS voire même encore mieux HSDPA pour régater à performance égale avec Nokia and Co.

Concernant la vague de procès  anti-apple: les américains nous ont habitué à déclarer des procès pour tout et n'importe quoi. Cette vague d'actions jurdiques n'est pas une surprise et fait partie de l'actualité des entreprises qui rencontrent le succès au pays de  l'Oncle Sam. Mais le fond de la question que soulève cette vague et ses répercussion franco-européennes est des plus intéressant. Pourquoi empêcher une entreprise de choisir ses relations d'affaires? Pourrait-on empêcher notre icône fédérale Migros de vendre exclusivement son chocolat Frey maison si Coop désirait rajouter cette marque à son assortiment de douceurs? Si j’étais Apple, je chercherais personnellement à assurer la meilleure diffusion possible de mon produit via un canal exclusif si je peux me le permettre (ce qui est le cas pratiquement unique d’Apple) ou plusieurs canaux non exclusifs si mes non-avantages concurrentiels ne m’y autorisent pas.

Apple reste la seule icône TIC et Steve Jobs la seule rock star du secteur des technologies de l’information et des télécommunications a jouir d’une telle réputation. Pourquoi s’en priverait-il dès lors?

Amicalement, Mathieu


Guerre de l'iPhone: Suite et pas encore fin. Carsten Schloeter pris en flagrant délit

Décidément, jamais le lancement d'un produit n'aura fait couler autant d'encre. Dernier épisode en date, un article de Thomas Benkoe dit "Boe" paru dans le gratuit alémanique Heute de ce jour ainsi que sur le site blick.ch qui montre le CEO de Swisscom en train d'écouter une conversation téléphonique via un câble d'iPhone. Cette utilisation médiatisée annoncerait-elle un non-scoop? L'attribution par Apple de son téléphone à notre ancien monopôle téléphonique fédéral? L'avenir nous le dira.

Pourtant Apple ne nous a pas habitué à ce genre de fuites. La photo publiée dans Heute n'est pas l'oeuvre d'un paparazzi à la recherche de scoops mais une illustration officielle de l'édition d'octobre du magazine de clientèle B2B de Swisscom. Est-ce-là une manipulation des communicateurs du géant bleu pour faire monter la sauce ou une simple coquille? Difficile d'en juger actuellement si l'on se base sur les no-comments officiels des acteurs en présence.  Pourtant mon opinon est faite depuis des mois. Swisscom sera l'heureux élu et tant pis pour les anciens transfuges de l'ex-monopole et également fans d'apple qui sont passé entretemps à l'ennemi.

 

Mais revenons à la photo. Carsten est-il en train de roamer ou a-t-il hacké son téléphone pour utiliser sa carte sim helvétique? Selon le service de presse de Swisscom, leur chef n'est pas un pirate et "itinère" à grands frais... pour le plus grand plaisir des contribuables et clients que nous sommes. Pour convaincre Steve Jobs d'entrer en affaire, il ne suffit pas d'être fan de sa marque mais il faut également tendre son porte-monnaie. Chose que seule Swisscom pourra se permettre sous nos latitudes. A moins qu'un esprit dérangé ne licencie encore quelques centaines de collaborateurs pour se payer ce nouveau jouet? Mais heureusement aucun dirigeant de la sorte ne réside dans notre pays. A moins que je me trompe?...Dites je saute officiellement du coq à l'âne mais comment trouvez-vous la nouvelle identité graphique de sunrise? Bon investissement ou argent jeté par les fenêtres? Votre avis m'intéresse. Infos: http://www.cash.ch/blogs/Wolf/archives/2007/10/iphone_swisscom.php

 

PS: Christian, Carsten, Sepp et les autres: Si vous remportez la palme, je vous invite à m'envoyer l'un des premiers exemplaires d'iPhone helvétiques en test et je vous concocterai une chronique sur mesure dans le magazine Bilan dont je serai le chroniqueur technologique d'ici à la fin du mois d'octobre. (Entretemps le rédacteur en chef de Bilan m'a retiré sa demande. Dommage.) Depuis quelques mois, je suis retourné dans le droit chemin et suis à nouveau l'un de vos clients...très satisfait de vos services qui ne fonctionnent pas toujours très rapidement (il vous a fallu quand même près d'un mois et deux visites de techniciens différents pour que mon adsl domestique fonctionne correctement mais votre service à la clientèle - tant pis pour celui de sunrise que je connais de l'intérieur pour y avoir travaillé jusqu'il y a quelques mois - reste le meilleur. Vos agents sont mêmes tellement zélés que leur rappels pourraient être assimilés à du harcellement. 


Les communicateurs ne servent pas à aseptiser mais plutôt à sublimer et à mettre en valeur

Les déclarations du président de l'Association des Banquiers Suisses, Pierre Mirabaud, abondamment reprise par la presse helvétique, donnent à réfléchir. Dans son discours qui s'inspire des éléctions fédérales à venir, il dresse le portrait robot du politicien suisse d'avenir et appelle à la non-aseptisation des élus. Selon lui cette aseptisation serait principalement causée par les soi-disant conseillers en communication.

Faut il rire ou plutôt s'inquiéter que le président d'une association professionnelle aussi puissante que le lobby bancaire ait une aussi piètre image de notre profession?

Personnellement, cette déclaration ne me fait pas rire et je me demande quelle mauvaise expérience Monsieur Mirabaud a-t-il pu faire avec l'un ou plusieurs de nos confrères ou consoeurs pour avoir une telle opinion de notre profession.

En effet, le communicateur professionnel n'est pas un aseptiseur mais plutôt un révélateur de valeur ajoutée dont devrait profiter nos politiciens bien avant les élections fédérales. S'il est vrai que le niveau moyen des campagnes de communication politique n'est pas très élevé dans notre pays, faute n'en est pas aux communicateurs mais plutôt au manque de ressources à disposition pour produire des campagnes de communication à la hauteur.

 Messieurs les politiciens! Si vous voulez être élus, n'hésitez pas à contacter suffisamment à l'avance un communicateur professionnel et n'hésitez pas à communiquer de façon professionnelle. Contrairement à ce que pense Monsieur Mirabaut, vous ne serez pas castré par nous mais nous chercherons à vous sublimer auprès de l'opinion publique!

Quant à vous Monsieur Mirabaud, il me semble que vous n'avez pas fait d'excellente expérience avec certains représentants de notre profession. Mais s'agissait-il des bonnes personnes? Je ne demande qu'à vous rencontrer pour que vous puissiez changer d'opinion à notre égard.

A bon entendeur je vous salue.


Sabine Schneider nouvelle responsable de la communication institutionnelle chez eBay Suisse

Sabine Schneider quittera Cablecom en septembre pour occuper la fonction de Manager Corporate Communications de la filiale helvétique de la plate-forme internet de vente en ligne et rapportera directement à Elke Peters, Country Manager.Madame Schneider était responsable suppléante du département de communication institutionnelle et des affaires publiques de l'équipementier Cablecom depuis août 2003. Âgée de 35 ans, Sabine a exercé auparavant en tant qu'assistante de publicité auprès d'IBL & Partenaires à Soleure puis en tant que responsable de la publicité chez Ascom Entreprise Communication avant d'occuper la fonction de vice-responsable de la communication institutionnelle et des relations avec les investisseurs d'Ascom SA.

Mathieu Janin de retour sur la toile

Après une semaine de silence, deuil professionnel oblige, me voilà de retour sur la toile avec plus d'énergie que jamais afin de continuer à vous informer sur les derniers développements helvétiques en matière de communication d'entreprise.

Je tiens à remercier toutes celles et ceux qui m'ont communiqué leur soutien après cette épreuve aussi brutale que difficile à gérer lorsqu'on vit sa marque et son métier de façon aussi intense que moi. Vous m'avez témoigné tellement de confiance en moi que je m'efforcerai de ne pas vous décevoir en continuant de militer et d'agir pour une communication d'entreprise aussi professionnelle que transparente et un véritable dialogue institutionnel avec le grand public.

Mes prochaines semaines seront utilisées à retrouver un nouvel emploi, mais aussi à développer un peu plus rapidement que prévu les activités de la Société Romande de Relations Publiques que je préside depuis un peu plus d'une année etionnel à travailler sur un projet de création d'entreprise dont l'objectif serait de révolutionner le monde publicitaire traditionnel helvétique (dans un premier temps) en permettant aux Suissesses et Suisses de ne plus subir les différents messages commerciaux non désirés mais de contribuer à la création de meilleurs produits et services grâce à un véritable esprit de partenariat entre offreurs et demandeurs et de recevoir des informations commerciales désirées selon ses propres centres d'intérêts.

Merci à toutes celles et ceux d'entre-vous qui m'ont envoyé leurs voeux de soutien (par téléphone, e-mail ou directement sur mon blog) et bon été!


Mathieu Janin quitte sunrise

Dans le cadre de l'opération de licenciement de 140 places de travail à plein temps, Mathieu Janin porte-parole et directeur des relations publiques de sunrise quitte l'opérateur avec effet immédiat, après six années de collaboration.

Pourquoi je ne signerai pas la pétition « pour de justes prix en roaming international »

Même si cette pétition n’a aucune valeur légale, comme l’indique justement Didier Divorne sur allo.ch, il ne s’agit pas de signer un tel texte à la légère mais d’en analyser préalablement les tenants et les aboutissants avant de se décider. Afin de faire avancer le débat, voilà quelques contre-arguments à se mettre sous la dent.

 Le beurre et l’argent du beurreLa population suisse a refusé d’entrer dans L’Europe en 1992. Depuis cette date, la question de l’adhésion a été gelée et semble malheureusement n’avoir jamais été aussi peu d’actualité qu’en ce début du 21e siècle. C’est un état de fait que j’accepte en tant que confédéré démocrate mais que je n’approuve personnellement pas en tant que pro-européen. Une des principales raisons de la non-adhésion helvétique à l’Union Européenne réside dans le centralisme et l’interventionnisme politique européen. Cet interventionnisme ne correspond pas à notre vision de l’histoire ni à notre culture politique du compromis et de la moindre ingérence  étatique.  Même s’il est humainement compréhensible de désirer recevoir plus, tout en payant moins, il s’agit de veiller à ne pas verser dans le populisme visant à promettre monts et merveilles sans réfléchir préalablement au montage économique et financier nécessaire à une telle mesure. En effet, comment espérer exiger des opérateurs suisses une baisse de leur prix de vente sans également exiger de leurs homologues européens une baisse de leur prix d’achat? Selon moi, seule l’approche « holistique » permettra à terme aux Suisses de profiter de meilleurs prix d’itinérance téléphonique. Cette voie n’est pas nouvelle et a déjà apporté de nombreux fruits depuis la libéralisation du marché télécom helvétique il y a bientôt dix ans.   

Le juste prix helvétique n’est jamais au plancher. Pourquoi une exception télécom ? Qualité Suisse oblige, les Helvètes sont friands d’excellente qualité de service. En contrepartie, le Suisse moyen, qui dispose bien heureusement aujourd’hui encore (mais jusqu’à quand ?) d’un salaire plus élevé que son cousin européen, est prêt à payer plus pour recevoir plus. La téléphonie n’échappe pas à la règle, tout comme l’ensemble des produits et services commercialisés dans notre pays. Difficile donc de comparer ce qui n’est pas comparable lorsque l’on consulte des niveaux de prix aussi disparates que les différents niveaux de qualité de service disponibles au sein des différents pays européens.  

Prix eurocompatibles, coûts eurocompatibles ? A travers leur action, les auteurs de la pétition désirent obtenir des prix télécoms eurocompatibles. En poussant le raisonnement un peu plus loin, sont-ils également prêts à contribuer à ce que la Suisse obtienne des coûts eurocompatibles ? En tant que « pro-européen » je serais personnellement prêt à recevoir un salaire moins élevé si mes dépenses « eurocompatibles » venaient à baisser. Mais la grande majorité des Suisses considèrent les choses très différemment et continuent de privilégier la stratégie de  l’«Alleingang » édulcoré  par toute une série d’accords bilatéraux dont le secteur télécom ne fait pas (encore?) partie.  

Difficile de négocier une baisse de cotisation lorsqu’on est pas membre du club  N’étant pas membre du club, la position de l’opérateur helvétique face à ses homologues européens n’est pas la meilleure. Aujourd’hui comme à l’époque d’Asterix, Les Helvètes ne sont pas légions, contrairement à leurs voisins Gaulois ou Goths. Et même si notre pouvoir d’achat dépasse encore celui de nos voisins, on peut, en toute logique, se demander pourquoi les opérateurs européens accorderaient-ils librement à la Suisses non européenne des conditions similaires à celles qu’ils ont été politiquement forcé d’accorder à leurs autres partenaires européens?  

La majorité des Suisses n’est pas sensible aux prix bas Il semble qu’une majorité des Helvètes a bien compris la situation réelle puisque près de deux tiers des ménages suisses continuent à souscrire des produits et des services à  prix élevés auprès de l’ancien monopole. Si le Suisse moyen était véritablement sensible aux baisses de prix, il aurait déjà opté pour l’opérateur le meilleur marché et non pas pour le plus cher.  

Véritable défense du consomma(c)teur ou opération consumériste de relations publiques ?  Pourquoi dès lors lancer une telle pétition ? La raison de cette opération de relations publiques viserait-elle à dynamiser certains titres de la presse consumériste ainsi qu’un site internet qui a de plus en plus de peine à faire l’actualité ? Si cette lutte était si claire, pourquoi la Suisse Alémanique et le Tessin n’y ont pas pris part ? Et quid de la Radio et la Télévisions Suisse Romande ? Beaucoup de questions restent ouvertes. Trop peu de réponses sont fournies. Je vous invite donc à peser le pour et le contre avant de signer cette pétition.

Pour ma part je ne la signerai pas. Cordialement,
Mathieu Janin   

Précision : L’auteur de ces lignes publie ce texte en son propre nom et ne s’exprime pas ici officiellement en tant que porte-parole de l’opérateur télécom sunrise

sunrise réagit à la motion Schweiger votée hier soir par le Conseil des Etats

Les sénateurs helvétiques s'est prononcé hier soir pour la suppression pure et simple de contenu pornographique sur les téléphones cellulaires. Réaction du porte-parole de sunrise

En se prononçant de la sorte, les sénateurs helvétiques loupent totalement l'objectif visé: L'interdiction de diffusion de contenu pornographique auprès des mineurs rendra encore plus complexe le contrôle de ce genre de contenu. De plus, la plupart des mineurs concernés ne disposent pas d'argent nécessaire à l'achat relativement onéreux de ce genre de contenu mais s'envoient des images et des séquences filmées via leurs interfaces Bluetooth et des clés USB, se fotographient et produisent eux-mêmes leurs propres contenus. Pour enrayer cette diffusion, l'industrie téléphonique pourrait revenir des années en arrière et proposer des téléphones dépourvus d'écrans et de caméra mais je doute que les consommateurs désirent faire ce pas dans la mauvaise direction.

La bonne protection de notre jeunesse vise à interdire l'accès téléphonique mobile à des numéros de type "0906" ainsi qu'à contracter des offres dédiées aux adultes. La législation actuelle nous permet déjà d'atteindre ces objectifs (loi pénale, loi sur les télécommunications, etc) et est déjà appliquée ou le sera  au plus tard d'ici à la fin de l'année par l'ensemble des opérateurs télécom de notre pays.

Nous ne pouvons malheureusement pas empêcher les débordements d'une certaine frange de notre jeunesse à l'aide d'un arsenal régulatoire. En effet, le fait de mettre sous clé une bouteille d'alcool ou un téléphone portable n'empêchera pas nos adolescents de boire ou de consulter du contenu interdit en cachette. Le règlement de ce problème de société se fera plutôt par l'éducation et le contrôle social. La régulation n'a jamais réglé positivement un problème de ce type lorsqu'une société n'est plus capable ou n'a plus la volonté d'expliquer à ses enfants que l'on ne peut pas disposer de toute chose, de leur faire comprendre les raisons d'un refus ou d'une interdiction et d'assumer pleinement son rôle d'adulte face à un être humain en devenir.

Il est un secret pour personne que l'industrie de la téléphonie mobile profite des revenus générés par les services "destinés aux adultes" mais comme son nom l'indique le chiffre d'affaires généré par ces services provient d'individus adultes et consentants et non pas de mineurs. Sachant cela, l'argumentation visant à protéger notre jeunesse grâce à la suppression de ce type de services pour adultes perd tout son sens.

Pour atteindre ce but louable, cherchons les véritables solutions dans un esprit de dialogue et d'éducation plutôt que dans un esprit d'interdiction qui limiterait les libertés de consommation d'une grande majorité d'adultes pas directement visé par cette mesure de censure afin de protéger de façon utopique notre jeunesse qui n'utilise de toute façon pas ce genre de services trop onéreux à ses yeux.


Forum des 100: L'avénement d'une économie mondiale axéee sur le développement durable ne deviendra pas réalité sans communication

Difficile de résumer une journée entière subdivisée en conférences, débats et actes de réseautage alors que sa tête tend à exploser d'images fortes et d'émotions mises à nu par le pladoyer d'un Nicolas Hulot plus carismatique que jamais dans sa quête du graal écologique.  Difficile également de trouver un angle orginal puisque l'ensemble des journalistes de l'Hebdo en ont déjà résumé les points forts pratiquement en temps réel et que les blogueurs présents n'ont, contrairement à moi qui a sagement pris des notes sur un bloc  (et non pas un blogue;-) de papier, tapissent déjà la toile de leurs commentaires. Pourtant, j'ai quand même envie de chausser mes lunettes de relationniste et de président de la  SRRP, afin de tenter de poser la petite pierre du communiquant à ce bel édifice que représente la vision du développement durable.

Nul ne doute plus (ce serait politiquement définitivement incorrect) que le 21 siècle sera écologique ou ne sera plus. Reste encore à savoir comment. Par des méthode plutôt incitatives que punitives, ou le contraire..., de façon stratégique et ordonnée au niveau de la planète ou du continent ou plus chaotiquement dans la douleur et l'urgence des suites  d'un choc climatique du type de celui mentionné dans le blockbuster américain "le jour d'après", de façon californienne à la sauce Terminator du gouverneur Arnold S. ou plus sagement selon la méthode plus douce bien que vraisemblablement plus déterminée de Nicolas Hulot?

Dans tous les cas de figure, les parties-prenantes de ce chantier mondial de la plus haute importance pour l'avenir de l'ensemble de notre société passera par le dialogue et l'information des élites comme du grand public. Cet état de fait représente donc une aubaine pour notre profession. Sans relationniste comme relais d'opinion point de succès à espérer. Pourtant cette prévision de travail supplémentaire sous forme de nouveaux mandats de communication à venir ne doit pas nous empêcher de balayer devant notre propre porte avant de colporter la bonne parole du développement durable. Notre corps de métier doit également se remettre en question dans son mode de vie et son mode de travail. En étant soi-même plus sensible au développement durable au sein de notre vie quotidienne - privée et professionnelle - nous parviendrons certainement à mieux utiliser les ressources nécessaires et contribuer ainsi à nous comporter en meilleurs contributeurs au développement durable de notre planète. Reste à savoir comment!

Pour l'apprendre, je vais proposer au comité de la SRRP d'organiser une rencontre thématique du type "Comment communiquer dans un esprit de développement durable" ouverte à tous nos membres ainsi qu'à l'ensemble des communicateurs romands intéressés afin de continuer à débattre et définir des pistes concrètes d'actions réalisables par les membres de notre profession sous un angle un peu plus restreint que durant ce forum des 100 et pourrions inviter Isabelle Chevalley pour développer avec elle son idée d'organisation d'un "Climathon", cousin écologique du Téléthon que nous connaissons déjà, le professeur de l'UNIL et cofondateur de l'Institut de politiques territoriales et d'environnement humain pour comprendre ce qu'est l'écologie industrielle propre à notre secteur d'activité, ainsi que Barbara Steudler et Vincent Girardin, codirecteurs de NiceFuture, un webzine prônant le développement durable, organisateurs du Festival de la Terre qui fleurit au début de chaque été au centre de Lausanne, et éditeurs du "Guide du shopping éthique". Belle brochette n'est-il pas?

Infos: http://www.forumdes100.com, www.hebdo.ch


Comment les managers manipulent les médias - à l'exemple du cas SIEMENS

L'édition du mois juin du mensuel économique allemand "Manager Magazin" contient un dossier de 16 pages sur les tentatives, abouties ou non, de manipulations médiatiques des ténors de l'économie allemande auprès des journalistes et éditeurs et passe à la loupe le cas SIEMENS. Edifiant! La conclusion du dossier est sans équivoque: Manipuler et communiquer des demi-vérités est fatal à la réputation des différentes parties prenantes de ce conflit. La marque SIEMENS est la grande perdante de ce jeu - à l'instat de ses principaux détracteurs Kleinfeld, v. Pierer et Ackermann. Le président du directoire Gerhard Cromme semble avoir tiré quelque enseignement de cette expérience de crise en réglant de façon silencieuse l'intronisation du nouveau CEO du groupe Peter Löscher. Résumé des grandes lignes du contenu de ce dossier.

Comme au théâtre, l'économie allemande dispose de souffleurs: les consultants en communication des principaux capitaines de son industrie. Chaque acteur du drame allemand dispose de son consultant attitré. Selon Capital, ces souffleurs au plus haut niveau sont les principaux responsables de la cacophonie résultante et de la débacle médiatique qui s'en est suivi. Parmi les outils utilisés: Désinformation, manipulation journalistitque par l'entremise d'experts, fuite documentaire, menace de couper la manne publicitaire auprès des éditeurs en cas de publication de nouvelle négative.

Selon Capital, les éditeurs allemands peinent de plus en plus à assurer un service journalistique de qualité. Les chiffres en recul de ce secteur économique se traduisent par des suppressions d'emploi et l'utilisation croissante de contenu non journalistique fourni par les services de presse des différentes institutions allemandes. Une raison suffisante pour plus d'un journaliste de désirer changer de camp afin rejoindre un employeur financièrement beaucoup plus généreux qu'un éditeur au sein d'un service de presse d'un acteur économique. Un tiers des 260 journalistes allemands sondés en 2004 par un institut universitaire allemand ont avoué avoir au moins une à deux fois vécu la censure de leur rédacteur en chef concernant une nouvelle non publiée contre leur volonté. 23% d'entre eux avouant que le motif de cette censure était d'ordre commercial - menace de suppression publicitaire oblige. La presse régionale et locale est la plus touchée par ces pratiques prodiguées par les plus grands noms de la grande distribution germanique. Et celui qui viendrait à briser le tabou risquerait de perdre son emploi. Mais ce dysfonctionnement des relations média ne touche malheureusement pas que l'Allemagne. Le dossier mentionne également quelques exemples anglo-saxons de même nature.  La tendance au publi-rédactionnel contribue à rendre de plus en plus floues les frontières entre publicité et rédaction et contribue à diminuer la crédibilité tant journalistique qu'institutionnelle des différentes parties-prenantes.

Malheureusement ces pratiques déviantes semblent ne profiter ni aux uns ni aux autres puisqu'elle contribuent à diminuer la crédibilité des messages. Cette raison est suffisante pour encourager journalistes et relationnistes à faire preuve d'un esprit d'éthique mutuellement profitable à long terme et de ne pas succomber aux sirènes de la facilité. L'avenir de nos professions respectives en dépend!

Infos: http://www.manager-magazin.de/magazin/inhalt/0,2828,4141,00.html


OUF! Rideau Sarko-Ségo

La course présidentielle française s'est terminée hier soir sans aucun suspens. Jamais pourtant les médias romands n'ont accordé une telle place médiatique à un événement étranger sans influence directe sur la société romande. N'y avait-il donc rien d'intéressant à communiquer pour monopoliser les ondes et les colonnes de nos médias avec Sarko et Ségo? Heureusement qu'il nous reste cinq années pour oublier notre complexe politique helvétique face au grand frère français au meilleur parlé et à la stature royale et tenter d'occuper nos colonnes avec de la matière journalistique nous concernant directement!

Hallucinant de constater le nombre de minutes et de signes consacrés depuis le début de l'année à l'élection présidentielle française. Pourtant les romands ne semblent pas vraiment se passionner pour ce combat d'un sommet qui ne les concernent pas directement. Lu hier dans Télé Top Matin sans grande surprise le compte-rendu des plus grands flops et succès de l'émission Infrarouge: la palme de la plus petite audience revient sans qu'il y ait photo au débat "Êtes-vous plutôt Ségo ou Sarko?" et je me réjouis de lire les statistiques de nos autres médias sur le sujet.

 En effet, quel est l'intérêt pour un Helvête d'être plus Sarko que Ségo à moins que ce ne soit le contraire? En quoi l'élection française est-elle plus importante pour les Romands que les élections italiennes, américaines ou allemandes? La réponse réside dans la course à l'audimat hypothétique. J'invite donc nos médias et journalistes à ne plus copier leurs grands frères de l'autre côté du lac et de nous faire croire que le choix présidentiel français va impacter notre vie romande future mais de rechercher à nous proposer de l'analyse à valeur ajoutée sur des sujets qui nous concernent réellement! Cela améliorera notre qualité de vie en stimulant nos neurones!

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais cette overdose de politique française me fait actuellement détester une discipline qui m'intéresse généralement  beaucoup! En conséquence j'ai zappé la plupart des émissions et articles dédiés à ce duo. Et si l'on considère les premiers chiffres d'audience publiés, il semble que je n'aie pas été le seul à me comporter de la sorte. Espérons que dans cinq ans nos médias auront retenu la leçon!