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Le blog de Mathieu Janin

Totale Refonte du site du journal LE TEMPS

Le  Temps  propose  dès  aujourd’hui  un  nouveau  site  dont  le  design  et  l’architecture  ont  été  profondément réinventés. Plus riche, plus actualisé, il devrait séduire lecteurs et annonceurs. De nouvelles fonctionnalités  seront  dévoilées  tout  au  long  de  l’année  2009  comme  par  exemple  l’extension  mobile  ou  l’accès  personnalisé au site. 

 Le  Temps  a  fait  le  choix  de  l’intégration :  l’ensemble  de  la  rédaction  contribue  désormais  à  la  création  des  contenus  web  afin  d’assurer  réactivité  et  suivi  de  l’actualité  à  chaud  en  préservant  les  axes  d’expertise  et  les  spécialisations  de  chaque  journaliste.  Dès  7h00,  le  site  est  désormais  mis  à  jour  avec  les  nouvelles  de  la  nuit  et  l'actualité  est  rafraîchie tout  au  long  de  la  journée. Le  choix  du  système  éditorial,  intégré  à  celui  du  journal,  soutient  également cette nouvelle organisation.  
De  nouveaux  formats  (multimédia),  de  nouveaux  univers  (lifestyle,  sciences  et  environnement)  et  des  flux  externes  additionnels  (AFP  vidéo,  France  24,  lequipe.fr)  viennent  enrichir  le  site  pour  offrir  davantage  de  points  d’entrée  et  de propositions de lecture aux utilisateurs.

Les archives du Temps depuis 1998 tout comme les archives historiques numérisées sont également en libre accès.  

Un  nouvel  espace  est  dédié  à  la  publication  et  à  l’archivage  des  cotations  des  fonds  de  placement  et  de  toutes  les annonces du marché financier.  

Dès 23h00, les abonnés ont désormais accès, sur le site, aux contenus de l’édition du quotidien du lendemain.   
Des contenus et des services exclusifs leur seront également réservés dans les mois qui viennent.  


PubliGroupe vend le Stadtanzeiger Olten à AZ Medien

PubliGroupe a vendu à AZ Medien AG, Aarau, le 100% du capital de Stadtanzeiger AG Olten, qui édite le journal hebdomadaire gratuit du même nom, paraissant chaque semaine à près de 49'000 exemplaires dans la région d'Olten (SO). Le partenariat avec Publicitas pour la commercialisation du Stadtanzeiger Olten est maintenu. PubliGroupe avait déjà vendu en 2005 à AZ Medien sa participation de 35% dans Vogt-Schild Holding, société éditrice de la Solothurner Zeitung. La transaction réalisée aujourd'hui permet à AZ Medien de consolider ses positions sur le marché du "Mittelland" et s'inscrit dans la stratégie suivie depuis plusieurs années par PubliGroupe, qui allège et simplifie pas à pas ses participations dans l'édition en Suisse.

Ticketcorner lance le magazine de loisirs MORE

Avec MORE, Ticketcorner lance un nouveau magazine de loisirs pour la Suisse. Le premier numéro de MORE paraîtra le 2 février avec un tirage de 220 000 exemplaires, dont 100 000 seront annexés à la Schweizer Illustrierte.Le nouveau magazine de loisirs MORE comprendra 68 pages. Son tirage total sera de 220 000 exemplaires, dont 200 000 en allemand et 20 000 en français. MORE proposera des informations d'actualité, d'intéressants articles de fond, des interviews exclusives et des comptes-rendus consacrés aux offres de loisirs et aux manifestations dans les domaines du rock, du pop, du jazz, du divertissement, de la culture, des comédies musicales et des clubs, ainsi qu'aux événements sportifs et aux activités de loisirs, comme le ski et le snowboard. D'autres rubriques parleront des CD, des DVD, de cinéma, de livres et de multimédias, de voyages et de modes de vie, dans une présentation séduisante. Le principal instrument sera un guide pratique des manifestations, qui remplacera la brochure Ticketnews, précédemment publiée par Ticketcorner.

100 000 exemplaires de MORE seront annexés à la Schweizer Illustrierte et 80 000 seront distribués aux points de vente de Ticketcorner et au Hallenstadion à Zurich.


MORE paraîtra dix fois par an. Son rédacteur en chef est Christoph Soltmannowski, directeur RP de Ticketcorner, bénéficiant d'une longue expérience dans le journalisme de divertissement et culturel. Le marketing et la publicité sont placés sous la responsabilité de Rahel Witschi, directrice du marketing de Ticketcorner. C'est l'agence van Essel, sous la direction de Zeno van Essel, qui est chargée de la production et du layout, tandis que l'acquisition des annonces sera confiée à Publicitas Publimag AG.

Ticketcorner a été fondée en 1987 et compte aujourd'hui parmi les principales organisations d'Europe offrant des services de billetterie. Avec environ 150 collaborateurs en Suisse, en Autriche et en Allemagne, l'entreprise poursuit une stratégie de croissance basée sur l'innovation, principalement dans le domaine des activités de loisirs. Infos: www.ticketcorner.com


Observatoire de la vitalité vaudoise chaque lundi dans "24 Heures"

Le quotidien vaudois "24 Heures" nous propose dès aujourd'hui un nouveau rendez-vous hebdomadaire chaque lundi. Il s'agit d'une page entière consacrée à l'économie vaudoise. Sous la plume de Katarzyna Gornik, la journaliste s'attelle à développer des enquêtes, portraits et interviews de proximité et des nouvelles brêves auprès d'acteurs économiques vaudois. Son ambition rédactionnelle est de proposer une perspective légèrement décallée par rapports aux impératifs à court terme de l'actualité. Parole sera donnée aux PME, artisants, paysans traditionnellement oubliés dans les rubriques économiques quotidiennes classiques de nos médias.  Un beau projet rédactionnel de proximité à souligner à l'heure où bon nombre de rédactions coupent dans leurs dépenses. Bravo!
La première édition de cette rubrique donne la parole à trois acteurs vaudois - l'éditeur Pierre-Marcel Favre, le fromager Jean-Michel Rapin (père du fromage "Le Maréchal" et Sandra Baudois (directrice pour la Suisse de l'éditeur de jeux vidéo Ubisoft).

Bientôt une émission de boulevard alémanique aux couleurs du Blick?

Dans une interview accordée à la "NZZ am Sonntag", Marc Walder, chef de Ringier Suisse a avoué qu'il n'était pas pleinement satisfait de la nouvelle mouture du quotidien de boulevard alémanique "Blick". Il a remis en question - et c'est une première - le mode de fabrication en un cahier du titre et dévoile quelques nouvelles pistes possibles concernant son développement dont une émission télévisée mêlant les différents ingrédients à la base du succès historique du Blick: actualité, personnalités, émotions - le tout servi à une cadence élevée. Selon Walder, une telle émission aurait du potentiel.


Quid d'une émission romande du même titre en collaboration avec l'Illustré?

Et du côté de Vaud-Fribourg TV et de la concurrence des autres chaînes privées...Une émission "Matin-TV" sera-t-elle programmée pour assouvir les besoins des romands en matière de télévision "People" et de boulevard? L'avenir nous le dira.


Comment mieux rentabiliser sa une lorsque la manne publicitaire se rarifie?

L'édition romande du quotidien gratuit "20 minutes" nous offre aujourd'hui une réponse à travers sa page de titre publicitaire dédiée au lancement du Mc Café de Crissier et à d'autres produits et services de Mc Donald's. Cette une publicitaire prête pourtant à confusion dans la mesure où seulement une partie de cette page est déclarée comme publicité et non pas sa totalité.

 

 

Est-ce un oubli ou une volonté délibérée? Impossible de l'affirmer avec certitude. Dans tous les cas, une délimitation claire entre l'espace publicitaire et l'espace rédactionnel me semble souhaitable - tant pour les lecteurs que pour les annonceurs - afin de ne pas nuire à la crédibilité du titre.

Afin de supprimer le doute, il aurait été facile - même si certains graphistes auraient pu arguer que cela aurait été inesthétique -  de prolonger le bandeau bleu indiquant la nature publicitaire de l'information sur toute la largeur de la page.

Nul doute que les éditeurs subiront des pressions supplémentaires de leurs annonceurs durant les prochains mois. La crise financière et la diminution conséquentes des rentrées publicitaires va certainement accentuer ce phénomène.  Pourtant, ni les annonceurs ni les éditeurs n'ont intérêt à décrédibiliser leurs titres dans l'esprit de leurs lecteurs qui sont sont de plus en plus sensibles et éduqués à faire la différence entre contenu commercial et contenu rédactionnel. Une telle pratique contribuerait à décrédibiliser les marques des annonceurs.

Respectons la barrière qui sépare la publicité de l'information journalistique! Il en va de la crédibilité des professionnels helvétiques de la communication. 


La liberté de la presse serait-elle en danger en Suisse?

C'est du moins ce que pense l'éditeur Hanspeter Lebrument, baron de l'édition suisse-orientale et président de l'association faîtière des éditeurs suisses alémaniques.


 Un sujet à débattre sur "Communication romande", le réseau social des professionnels suisses romands de la communication.

Numérisation du Journal de Genève : 200 ans d’histoire en ligne !

Dans le cadre de son 10ème anniversaire, LE TEMPS a mis en ligne l’intégralité du Journal de Genève, dont les deux millions d’articles sont désormais consultables sur le web. Pour la première fois en Suisse, la totalité des archives historiques d’un quotidien francophone est numérisée et mise gracieusement à disposition du public : un défi à la fois technique et financier. Ce projet a été réalisée en collaboration avec la Bibliothèque nationale suisse et la Bibliothèque de Genève.
Une source d’information bicentenaire aisément accessible et gratuite
 La consultation des archives du Journal de Genève devient aisée, accessible 24h/24h et ne requiert plus aucun
déplacement. L’ensemble des contenus (articles, images et annonces publicitaires) est en libre accès pour que les
utilisateurs puissent naviguer à leur guise dans l’intégralité du corpus.
 
Précédemment sous exploitée, la collection complète du Journal de Genève ainsi numérisée permet aux utilisateurs de  trouver ce qu’ils recherchent sans avoir à connaître dans quels volumes et à quelle période ils doivent mener leurs investigations.
 
La résistance des fichiers numériques étant bien supérieure à celle du papier, les conditions de consultation et de
conservation de ce fabuleux patrimoine écrit sont aujourd’hui assurées à long terme.
 
 
La consultation par internet
 Chaque article de chaque édition est disponible de manière électronique à l’adresse suivante : www.letempsarchives.ch.  Le site, très intuitif, autorise une recherche plein texte, par mot-clé et / ou date, et la restitution de la mise en page originale. De nombreuses fonctionnalités permettent de feuilleter une édition complète, de transmettre un article ou de sauvegarder des requêtes.
 
 
Un véritable partenariat public-privé
 Ce vaste programme de valorisation des archives du Journal de Genève a vu le jour grâce à un partenariat conclu entre des institutions publiques et privées permettant ainsi de réunir le financement nécessaire. Compte tenu de l’importance historique du Journal de Genève, la Bibliothèque nationale suisse et la Bibliothèque de
Genève ont pris une part importante à cette initiative pionnière dès son origine, en 2006, en y apportant financement et savoir-faire. LE TEMPS a également pu compter sur la générosité de mécènes :  la Fondation de Famille Sandoz, MIRABAUD & Cie Banquiers Privés et PubliGroupe.
 
 
La collection du Journal de Genève
Le corpus compte 172 années de parution (1826-1998), 550'000 pages imprimées et 30 mètres linéaires.
Fondé par James Fazy, le quotidien a considérablement façonné la Suisse sur le plan politique, économique, culturel et social. Il  a été le témoin constant et souvent engagé de ce qui se passait dans le monde, à l’affût permanent du débat d’idées.


Plaidoyer de Peter Rothenbühler pour le droit à la différence de la presse romande

La dernière édition de "Persönlich rot" donne la parole au plus romand des faiseurs de médias alémanique. Sur deux pages, Peter Rothenbühler tente d'expliquer à ses collègues alémaniques ce qui différencie la presse romande de sa cousine germanique. Si l'exercice frise plusieurs fois le publireportage dédié à son employeur, le groupe Edipresse, il n'en reste pas moins intéressant. Je vous propose ci-après quelques morceaux choisis.

Peter Rothenbühler invite ses collégues alémaniques à mieux connaître les médias romands. Selon lui, il pourront en tirer des enseignements positifs. Il s'étonne que le "MAZ", la mecque allémanique de l'enseignement journalistique ne propose aucun titre romand dans sa palette quotidienne de titres proposée à ses étudiants. Mais il ne fait pas le pas de prétendre que la presse romande est meilleure que sa consoeur alémanique. Non. Mais elle est tout simplement différente.

Pourtant, les journalistes alémaniques disposent d'une formation, d'une orientation politique (plutôt rouge-verte) et s'habillent généralement de façon similaire. Tous deux poursuivent les mêmes ambitions (expliquer où va le monde) et travaillent autant (contrairement à certains vieux clichés) car les éditeurs romands sont plus avares en personnel que leurs collègues alémaniques (petitesse du marché francophone oblige). Si l'on travaille beaucoup en Suisse romande, les journalistes ne sacrifient pratiquement jamais la sacro-sainte pause de midi. C'est l'une des principales différence que relève le directeur éditorial adjoint du groupe Edipresse. Une autre différence relevée par Peter Rothenbühler réside dans l'absence de ressemblance, tant stylistique que dans la mise en page, entre presse française et presse romande. 

D'après lui les éditeurs romands sont parvenus, depuis le sièce dernier, à développer un type totalement nouveau et unique de presse quotidienne.  Cette presse mériterait même de devenir une AOC! Cette différence s'exprime surtout de façon extravertie. Sa mise en page est plus vivante, plus colorée si l'on compare les titres romands avec leurs pendants alémaniques.  Et le rouge est dominant ( à l'exception du quotidien orange, dont le lifting historique représente l'oeuvre de P.R.

Et Rothenbühler d'analyser le rapport différents des médias romands avec l'autorité en place et les règles en vigueur.  La Suisse romande reste le terrain privilégié ou l'on cause le plus souvent des droits et devoirs des journalistes et où l'on débat le plus suvent des limitations de la liberté de la presse et ou l'on sollicite le plus souvent l'autorité professionnelle suprème de la branche, le Conseil de la Presse, pour discipliner quelque collègue journaliste qui aurait publié un scoop auquel certain aurait renoncé, pour des raisons d'éthique. Et PR en connaît un bout sur la question lorsqu'il était rédacteur en chef du Matin.

Sa conclusion me laisse pourtant sur ma faim lorsqu'il prétend, sans développement, que la presse gratuite romande est meilleure que la presse gratuite alémanique et lorsqu'il fait gratuitement la publicité du Matin Bleu, meilleur journal que son concurrent de tamedia, le titre 20 minutes. 

Dans tous les cas, c'est grâce à Peter Rothenbühler que les alémaniques s'intéressent aux médias romands. C'est l'un des rares journalistes à s'exprimer Outre-Sarine. A quand la relève?


les plus riches faiseurs d'opinion de Suisse sont dans Bilan

Le trio Coninx, Hersant et Ringier est en tête de liste du palmarès publié une fois l'an par les magazines économiques "Bilanz" et Bilan. Ces 3 familles sont partie intégrante de la liste "des 300 plus riches" de Suisse. Avec une fortune estimée de 1 à 1,5 milliard de nos francs, la famille Coninx (propriétaire du groupe Tamedia) précède la famille française Hersant (principal concurrent d'Edipresse en Suisse romande) et la famille Ringier.

D'autres éditeurs suisses tels que le très glamoureux Jürg Marquard (Cosmopolitan, Joy, Mister Suisse) ou Charles von Graffenried (Espace Media) ou les Lamunière doivent se contenter de fortune environ trois fois moindre (entre 300 et 400 millions. 

 Prochain épisode dans douze mois.

 
 
 
 

Malgré la crise économique, la presse verte alémanique à contre-courant

Le magazine alémanique ecoLife paraîtra six fois l’an prochain. C’est ce qu’a annoncé Karin Stich, son éditrice, dans les colonnes de persoenlich.com. Le concept original du titre sorti de presse pour la première fois en août dernier a été revu à la hausse.  Pour que la recette soit digeste, il s’agit de développer le département commercialdes éditions ProfilePublishing avec une ou deux nouvelles têtes. On ne peut qu’espérer  pour le développement des médias spécialisés dans l’écologie et le développement durable que les annonceurs suivront la tendance.

Alors que d’autres éditeurs taillent dans le vif, la petite société d’édition de Wetzikon semble voguer à contre courant. L’augmentation du nombre de parutions permettra au titre de mieux coller à l’actualité.

Si ecoLife est précurseur dans ce domaine, d’autres éditeurs semblent s’intéresser à la vague verte. A fin octobre, le groupe Ringier publiait la première édition de «SI Grün », la version écologique de l’Illustré alémanique en tant qu’encart du « Schweizer Illustrierte ». Le groupe prévoit la publication de 4 nouvelles éditions durant l’année prochaine.

Conséquemment, le deuxième numéro d’ecoLife qui aurait dû paraître dimanche prochain en tant qu’encart dans le « SonntatsZeitung » est repoussé à début mars 2007.  Désormais, le titre ne sera plus encarté mais envoyé à un lectorat ciblé sur le volet à 130'000 exemplaires. D’autres précisions seront communiquées par l’éditeur d’ici à la fin de l’année.  


Tamedia/Espace Media examine deux possibilités pour le quotidien "Der Bund"

Le quotidien bernois "Bund" perdra son autonomie. Le groupe de presse zurichois Tamedia étudie deux concepts pour réduire les coûts du titre: coopération rédactionnelle avec le "Tages-Anzeiger" de Zurich ou fusion avec la "Berner Zeitung".

 

Sans collaboration rédactionnelle, le "Bund" n'a économiquement pas d'avenir, annonce lundi Tamedia. Le conseil d'administration du groupe de presse zurichois, ainsi que celui d'Espace Media groupe prendront une décision d'ici le milieu de l'année prochaine sur l'avenir du titre.


Les deux projets à l'étude ont été baptisés "TagesBund", ainsi que "Berner Zeitung & Der Bund". Ce dernier modèle serait retenu si la collaboration entre "Bund" et "Tages-Anzeiger" se révélait ne pas être suffisamment prometteuse sur les plans publicitaire et économique.

Quelle que soit la solution choisie, des suppressions de postes sont inévitables, relève Christoph Zimmer, responsable du service communication de Tamedia. Mais il estime prématuré d'avancer des chiffres à ce stade de l'étude.

La survie du quotidien bernois "Bund" comme titre autonome est un sujet récurrent dans le monde de la presse. Au cours des douze dernières années, il a enregistré des pertes cumulées de quelque 30 millions de francs, selon Tamedia.

Les projets de Tamedia ne constituent pas une surprise, relèvent les experts en sciences des médias Roger Blum et Louis Bosshart. A leurs yeux, une concentration croissante des titres est inévitable pour la ville de Berne.

Pour le professeur Roger Blum, ce serait une catastrophe si la capitale était privée de la concurrence entre les deux quotidiens. Il privilégie donc le projet de coopération entre le "Bund" et le "Tages-Anzeiger". Pour M. Blum, le quotidien bernois n'a plus de véritables perspectives de croissance.

Le groupe Tamedia, éditeur entre autres du "Tages-Anzeiger" et des gratuits "20 minutes" et "20 Minuten", a repris en 2007 le groupe Espace Media group avec le "Bund" dans ses bagages.

sources: agences de presse ats et AWP


café média de Newsaktuell: Le quotidien de demain devra surprendre le lecteur quotidiennement

Ce qui figure aujourd'hui dans les quotidiens, de nombreux lecteurs l'ont déjà lu sur Internet. Le quotidien payant de demain doit donc surprendre à nouveau chaque jour. Ce sont les principales conclusions du media coffee organisé le 25 novembre par news aktuell, le service commercial de diffusion d'informations de presse de l'agence télégraphique suisse, à Zurich. Plus de 150 chargés des relations avec les médias, spécialistes en relations publiques et journalistes ont répondu à l'invitation de la filiale de l'ATS sur le thème "La tendance du "Online First" et du gratuit: que reste-t-il de la presse écrite traditionnelle?". Marcel Bernet, propriétaire de l'agence de relations publiques Bernet_PR et auteur de l'ouvrage "Medienarbeit im Netz" (Le travail des médias sur Internet, un excellent livre qui figure dans ma bibliothèque, malheureusement non traduit en langue française), menait les débats.

 

Res Strehle, rédacteur en chef adjoint du Tages-Anzeiger, est convaincu de la capacité des quotidiens à surprendre chaque jour leurs lecteurs. Selon lui, cela passe par la création d'une valeur ajoutée grâce à de bonnes recherches, ce qu'il a appelé "News Plus". La stratégie de Tamedia s'oriente vers la "Total Audience", c'est-à-dire l'audience totale pour satisfaire de manière spécifique les besoins des lecteurs, avec le quotidien payant, le journal
gratuit et le portail Internet.

Pour Bernard Maissen, rédacteur en chef de l'ATS (Agence Télégraphique Suisse), la pérennité de la presse écrite est assurée. À la question de savoir s'il y aura toujours un public "intelligent" pour acheter un produit "intelligent", il répond sans détour "de toutes les façons". Selon lui, les journaux seront différents, auront peut-être moins de pages, auront d'autres contenus, mais ils seront toujours là. Et de trouver aux journaux un atout supplémentaire: il
s'agit du seul média dans lequel les utilisateurs acceptent de la publicité.

Sacha Wigdorovits, fondateur du journal gratuit .ch qui vient de se distancer de ce titre, voit également se dessiner une perspective d'avenir pour les quotidiens payants. Il estime que la valeur ajoutée significative que devraient apporter les journaux est un facteur de réussite déterminant. Selon lui, les petits journaux régionaux ont une chance à saisir car ils peuvent couvrir l'actualité de manière plus approfondie et donc plus ciblée que les grands journaux. De manière générale, il demande aux éditeurs de journaux payants de réduire les coûts fixes car le nombre de lecteurs recule et le prix des encarts ne pourra pas être maintenu.

"Les quotidiens sont ennuyeux", a déclaré Peter Hogenkamp, directeur de Blogwerk AG. Il veut pouvoir cliquer au fil de sa lecture et obtenir des informations supplémentaires lorsque cela l'intéresse. Pour lui, cela est impossible avec les journaux même si la qualité rédactionnelle est supérieure à celle que l'on trouve en ligne. Il se montre sceptique sur le fait que, malgré des progrès technologiques fulgurants, les adolescents de 14 ans d'aujourd'hui
liront des journaux payants dans dix ans. Il émet aussi quelques doutes sur la pérennité de la culture du gratuit. Qui sait si l'on ne pourra pas gagner de l'argent grâce au contenu à l'avenir. M. Hogenkamp ajoute que de nouveaux modèles économiques devraient émerger dans les prochaines années avec la création de nouveaux
canaux d'information.

Norbert Neininger, éditeur et rédacteur en chef de Schaffhauser Nachrichten et président du conseil d'administration de news1.AG, a déconseillé aux éditeurs de dramatiser la situation. Selon lui, parmi les différents types de médias qui font concurrence à la presse écrite traditionnelle, il est étonnant de voir à quel point le modèle
du quotidien est toujours stable. À ses yeux, il serait de toute façon formidable d'avoir une fois par jour dans le journal un résumé des principales informations. À l'argument selon lequel le contenu des quotidiens est déjà dépassé au moment de leur parution, il répond: "Si vous voulez être véritablement au fait de l'actualité,
vous devez lire toute la journée".

Nous ne pouvons qu'espérer que Newsaktuell organise bientôt de tels discussions entre spécialistes également en Suisse romande. Röstigraben oblige, cette organisation zurichoise peine à développer son offre francophone et nous ne pouvons que le regretter et espérer que 2009 soit l'année du changement et de l'investissement dans la partie francophone de notre pays.  Ce serait un excellent moyen pour mieux profiler cette marque et l'utilisation de ses services de ce côté de la Sarine.


Récession dans la presse neuchâteloise

La presse neuchâteloise subit également la récession publicitaire. Quinze postes de travail vont être supprimés au sein de la société éditrice des quotidiens «L'Express» et «L'Impartial». Ceux-ci verront 10 postes disparaître.

Dans un communiqué relayé par l'ATS, la direction de la Société neuchâteloise de presse (SNP) a justifié vendredi sa décision par le «brutal et sévère recul des revenus publicitaires des quotidiens 'L'Express' et 'L'Impartial'». De son côté, la Société du personnel de rédaction (SPREI) s'est dite «consternée par l'ampleur des mesures» annoncées au personnel.

Selon la direction, les revenus publicitaires se dégradent fortement dans le sillage de la crise financière. Les annonces régressent dans le domaine des offres d'emploi, de l'immobilier, ainsi que dans la publicité de diffusion nationale. Les prévisions pour 2009 ne laissent entrevoir aucune évolution positive.

Deux millions d'économies

La direction a élaboré un plan de réduction des charges de deux millions de francs. «Malgré la priorité accordée à la diminution des charges de fonctionnement et des frais généraux, il n'a pas été possible d'éviter un fort impact sur l'emploi dans tous les secteurs de l'entreprise», a indiqué la SNP. Selon elle, une part importante de la réduction d'effectifs se traduira par des licenciements.

Les décisions à ce sujet seront mises en oeuvre d'ici la fin mois de novembre. Les personnes touchées bénéficieront d'un plan social. Il n'y aura pas d'indexation des salaires au renchérissement en 2009.

La NZZ va également bientôt licencier quelques dizaines de personnes

Jour noir pour l'édition helvétique. Après l'annonce de publigroupe de supprimer 250 emplois, c'est au tour de la Neue Zürcher Zeitung d'annoncer "la suppression d'un petit nombre à deux chiffres" d'emplois, parmi d'autres mesures de réduction de coûts par la bouche de son nouveau CEO, Albert P. Stäheli dans les colonnes de persönlich.com 

Guerre des gratuits : CASH Daily est mort vive « cash »

Impensable il y a encore quelques années, la réalité est en train de rattraper la fiction: cash est gratuit. Le journal économique alémanique CASH renaît aujourd’hui grâce à un changement de nom voulu par son éditeur Ringier. Dans un secteur économique hypertendu, dificile de développer simultanément plusieurs marques (Cash TV, Cash Daily, Cash Mobile) D’où la refonte de l’ensemble des médias du titre économique sous sa marque historique CASH en lettre minuscules. La modestie deviendrait-elle tendance à Zurich ?

Ces derniers temps, chaque visite en gare de Zurich me réserve son lot de surprises. Le paysage médiatique alémanique est en pleine effervescence et se restructure à tout va.

Outre les rumeurs concernant la fusion prochaine de nos chaines nationales de télévisions et de radio (une idée pas si bête puisque les deux groupes sont déjà rattachés à la société faîtière SSR RSR Idée Suisse), la presse économique n’est pas en reste.

Les pendulaires zurichois aficionados de l’économie ont dû en perdre leurs feuilles ce matin, lorsqu’ils ont pris en main leur gratuit préféré. Leur titre venait d’être modifié pour le meilleur, selon l’édito de Rudi Steiner, rédacteur en chef. Selon ses dires, « le plus grand éditeur helvétique mise désormais sur le concept « une marque tous médias (confondus). Que ce soit sur Internet, téléphone cellulaire ou support papier, la marque « cash » se décline désormais partout de façon identique et multimédia(tiquement), convergence des médias oblige.


La nouvelle version papier du titre dispose d’une nouvelle mise en page sur 4 colonnes (au lieu de 5) plus colorée et plus structurée. Cela devrait faciliter la lecture en ces heures matinales où les yeux des pendulaires luttent contre l’arrachement au sommeil.  L’intégration du titre papier à Internet prend de l’ampleur et cash propose désormais à son lectorat mobile l’utilisation de la technologie des codes QR. Cette technologie est déjà utilisée depuis quelque temps déjà par notre régie ferroviaire fédérale pour scanner nos billets commandés en ligne et imprimés maison ou édité sur l’écran de notre téléphone portable. Elle permet au lecteur d’une annonce d’accéder directement à une offre spécifique sur Internet par l’intermédiaire de son téléphone cellulaire.
Cette technologie devrait devenir bientôt aussi incontournable que ce qu’est devenu l’utillisation du code-barre dans le commerce de détail. Inventée au Japon en 1994, le code QR est devenu incontournable au pays du soleil levant. Là-bas aucune publicité n’est pratiquement plus publiée sans l’adjonction de ce code, devenu le cordon ombilical reliant une publicité à son offre. La Suisse devrait suivre le pas d’ici à quelques années.


Mais les annonceurs ne seront pas les seuls à en profiter. Cash utilisera cette technologie pour relier la consultation sur téléphone portable de ses vidéos filmées à partir de son portail mobile. Cela nous évitera quelques manipulations hasardeuses.


Madeleine von Holzen rejoint la direction éditoriale d’Edipresse Suisse

Dès le 1er janvier 2009, Madeleine von Holzen, actuelle responsable du site Les Quotidiennes, rejoindra la nouvelle direction éditoriale d’Edipresse Suisse dirigée par Eric Hoesli, dont elle sera désormais l’une des deux adjoint(e)s.

Cette nouvelle direction, qui naîtra de la fusion des actuels pôles « Régionaux » et « Groupe Matin » aura la charge de l’ensemble des publications d’Edipresse Suisse. Elle veillera à la gestion des différents titres, mais aussi à leur positionnement et à leur évolution dans un marché de plus en plus compétitif. Désigné récemment pour prendre la tête de la nouvelle entité dès le début 2009, Eric Hoesli sera donc accompagné de deux adjoints: Madeleine von Holzen et Peter Rothenbühler.

Agée de 40 ans, Madeleine von Holzen dispose de plus de 15 ans d’expérience dans les médias écrits et électroniques. Diplômée de l’Institut des hautes études internationales et de développement à Genève (IHEID), elle a débuté sa carrière journalistique à la rubrique économique du Journal de Genève pour devenir ensuite journaliste et cheffe de la rubrique économique de la Télévision Suisse romande (TSR). En 2000, après une formation à Boston, à la Harvard Business School (HBS), elle fonde avec Daniel Borel la société SwissUp, l’une des premières actrices du monde web suisse romand, puis devient associée du bureau de création Bontron & Co. pour développer la production et la réalisation de projets médias.

Depuis fin 2006, elle dirige le projet Les Quotidiennes, l’un des sites web d’Edipresse Suisse. Dès janvier 2009, Les Quotidiennes poursuivront donc leur essor sous la conduite d’une nouvelle responsable encore à désigner.

 


Serge Reymond rejoint Edipresse Suisse en qualité de Directeur général adjoint

La direction générale d’Edipresse Suisse sera renforcée dès le 1er janvier 2009 par l’intégration de Serge Reymond, nouveau Directeur général adjoint.En cette qualité, Serge Reymond sera tout d’abord appelé à épauler Théo Bouchat, à qui il reportera directement, dans la gestion de l’ensemble des activités d’Edipresse Suisse. En plus de sa responsabilité générale, il assurera l’intérim de la direction commerciale d’Edipresse Suisse, qui sera créée en janvier 2009. Serge Reymond prendra ensuite la succession de Théo Bouchat en qualité de Directeur général d’Edipresse Suisse dans le courant de l’année 2009.  Théo Bouchat a en effet annoncé son intention de se retirer de la direction l’été prochain et de limiter alors son activité à quelques missions.

Serge Reymond, 45 ans, né à Lausanne, est marié et père de deux enfants. Après des études de mathématiques et d’économie, il a travaillé dans différents domaines, notamment pour Galenica (distribution de médicaments) et le Groupe Swatch (horlogerie). En 1997, il a rejoint l’entreprise Naville, dont Edipresse est actionnaire à hauteur de 35% pour prendre la direction de Naville-Détail (gestion des magasins et des kiosques), qu’il a modernisé et transformé avec  succès. En 2007, il a été nommé administrateur délégué de l’ensemble de l’entreprise Naville.

Guerre des gratuits: Sacha Wifdorovits jette l'éponge

Rentabilité oblige, la guerre des gratuits (alémaniques) fait une première victime. Un an après son lancement, le quotidien gratuit alémanique ".CH" subit un lifting complet. Dès la fin octobre, le journal possédera une nouvelle mise en page et sa rédaction sera concentrée sur l'information et le divertissement des pendulaires alémaniques. Son concept de distribution va être également remodelé. L'éditeur abandonne la distribution à domicile très onéreuse du titre qui deviendra exclusivement disponible en caissettes. Son actuel administrateur délégué Sacha Wifdorovits démissionne de sa fonction et quitte le conseil d'administration du titre.

 



Un nouveau rédacteur en chef et une nouvelle formule pour Générations

«Générations», l’unique magazine romand qui s’adresse aux seniors, est en pleine mutation. Le mensuel, édité à Lausanne, vient d’engager un nouveau directeur de la publication et rédacteur en chef: Jean-A. Luque. Il a pour mission de lancer une nouvelle formule qualifiée d' "ambitieuse" par son éditeur, à paraître au début de l’année prochaine.

 Agé de 46 ans, Jean-A. Luque a une large expérience des médias en Suisse romande. Il a notamment été rédacteur en chef à la Fédération romande des consommateurs et a dirigé avec succès la réforme du journal «J’achète mieux», rebaptisé l’année dernière «FRC Magazine».

 

Après des études de Lettres à l’Université de Lausanne, Jean-A. Luque s’est spécialisé en investigation au sein du Bureau de reportages et de recherche d’informations (BRRI), sous la direction de Roger de Diesbach. Il a également été grand reporter à «L’Illustré», responsable de la chronique judiciaire à «24 Heures» et chef de la rubrique Enquêtes au «Matin».

 Depuis 1970, le magazine «Générations» s’adresse spécifiquement à un public de plus de 50 ans. Pour mieux répondre aux besoins et aux envies de cette tranche de la population, l’équipe de «Générations» travaille à une nouvelle formule. La maquette et la ligne photographique seront modernisées, mais il ne s’agira pas seulement d’un relookage graphique. Le contenu du journal sera revu pour intéresser des lectrices et lecteurs toujours dans la vie active, mais qui commencent à se préoccuper de questions de retraite. La nouvelle formule développera tout particulièrement des thématiques liées à la santé et au bien-être. Plus que jamais, «Générations» se veut le partenaire indispensable pour préparer et mieux vivre la retraite.

Le tirage actuel de «Générations» se monte à 32’000 exemplaires. Chaque numéro est lu par près de 100’000 personnes en Suisse romande. Le magazine paraît onze fois par année.

 


Ariane Dayer à la tête du Matin

La journaliste Ariane Dayer sera la nouvelle rédactrice en chef du Matin, le plus lu des quotidiens payants romands. Elle prendra ses fonctions le 30 septembre prochain, jour du lancement d'une formule rénovée du quotidien orange. Elle succédera à Peter Rothenbühler qui dirige le titre depuis 2002 et qui est appelé à prendre de nouvelles responsabilités éditoriales au sein d'Edipresse.

Première femme à la tête d'un quotidien d'Edipresse, Ariane Dayer est une rédactrice chevronnée, connue pour son journalisme de qualité, pointu et incisif. Diplômée de l'Institut des Hautes Études Internationales (HEI) de Genève, elle a fait ses premières armes au quotidien La Suisse. Entrée plus tard à L'Hebdo, elle en devient la rédactrice en chef de 1997 à 2002.

En 2004, elle crée le magazine satirique Saturne qu'elle dirige jusqu'en 2006, avant de rejoindre le Matin Dimanche, puis le Matin Semaine en qualité de rédactrice en chef adjointe. Âgée de 44 ans, Ariane Dayer a gagné le respect de la profession par sa plume alerte, ses grandes interviews et ses interventions à la radio et à la télévision.

Sous la conduite de Peter Rothenbühler, Le Matin a connu un succès inégalé dans l'histoire du titre, augmentant son audience de 33 % en quatre ans.  Aujourd'hui, dans un marché en pleine évolution suite à l'arrivée sur le marché des quotidiens gratuits, Le Matin reste le quotidien payant le plus lu de Suisse romande et compte 283'000 lecteurs.

Peter Rothenbühler continuera d'exercer ses fonctions actuelles de directeur des rédactions du Matin (Semaine, Dimanche et Bleu) jusqu'à la fin de l'année. A ce titre, il est chargé plus spécialement d'étudier de nouveaux projets éditoriaux.

Dès le 1er janvier 2009, il rejoindra le pôle éditorial d'Edipresse pour de nouvelles missions aux côtés d'Eric Hoesli, membre de la direction générale. Les publications d'Edipresse comprennent notamment la Tribune de Genève, 24heures, les trois Matin, Femina, Bilan, Télé top matin et TV guide.


Résultats semestriels du groupe Edipress

Le Groupe Edipresse présente pour le 1er semestre 2008 un résultat net en hausse. Ce résultat a profité d’un développement positif des sociétés internet et des activités dans les pays émergents (pays de l’Est et Asie) et d’un gain exceptionnel dû à la vente d’Edimpresa au Portugal, alors que les marges en Suisse et en Espagne marquent un recul.
  • A périmètre constant, les revenus ont enregistré une légère progression de 0,6%, résultant d’une bonne évolution des marchés de l’Europe de l’Est et d’Asie, compensant ainsi la baisse des revenus en Suisse;
  • Globalement, les revenus du groupe sont passés de CHF 428,7 millions à CHF 385,3 millions (-10,1%), en raison de l’intégration de ses activités espagnoles dans le groupe RBA Edipresse. En conséquence, les revenus des sociétés Hymsa et Semana ne sont plus comptabilisés depuis le 1er juillet 2007;
  • L’EBITDA (résultat opérationnel avant amortissements) reste stable par rapport à la même période de 2007, à CHF 55,6 millions contre CHF 55,3 millions, notamment par la comptabilisation du gain réalisé sur la cession de sa filiale portugaise;
  • Le résultat net est de CHF 24,2 millions contre CHF 22 millions en 2007.

Au cours du 1er semestre 2008, Edipresse a précisé sa stratégie en donnant la priorité au renforcement de ses activités suisses et au développement de ses activités dans le domaine digital et dans les marchés à fort potentiel de croissance (pays de l’Est et Asie). C’est pourquoi Edipresse s’est partiellement retiré de la péninsule ibérique en vendant sa participation au Portugal, a augmenté sa participation dans JobUp (de 45 à 100%) et dans Homegate (de 16,5 à 45%). Par ailleurs, le groupe a continué d’investir dans de nouveaux lancements en Pologne, Russie et Asie.


En Suisse, Le Matin Bleu affiche une forte progression au niveau du lectorat et des ventes publicitaires par rapport à l’année précédente et demeure le quotidien le plus lu en Suisse romande. Cependant, globalement, les revenus publicitaires et les ventes des journaux ont baissé par rapport à 2007.


Le ralentissement économique qui se dessine pour les prochains mois rend difficile toute prévision des tendances pour la fin de l’année 2008, mais il faut s’attendre à une contraction des marges. Le ralentissement des marchés publicitaires, notamment en Suisse et en Espagne, devrait se poursuivre. Les activités internet devraient par contre continuer à progresser.


Premiers résultats encourageants pour la nouvelle formule de l'Hebdo

La nouvelle formule du newsmagazine suisse avait pour ambition d'offrir aux lectrices et lecteurs un magazine plus intelligent, plus réactif, plus riche et avec une forte valeur ajoutée rédactionnelle. Quatre mois après le lancement de sa nouvelle formule, on peut dire que les premiers résultats semblen être encourageants avec une augmentation sensible de la vente au numéro (+ 13% à fin juillet – le marché était baissier), du nombre d'abonnés (+ 6%) et de la part de marché publicitaire du titre dans son univers concurrentiel (+ 2% en part de marché - dans un univers baissier).


Une des innovations les plus spectaculaires de cette nouvelle formule, c'est la création de la section
"Mieux comprendre"; des articles et sujets à très forte valeur ajoutée. Cette innovation a été saluée
par les lecteurs, interrogés par le titre en juin dernier, et qui lui ont attribué la meilleure note
d'appréciation (8.0 = très bon), devant la section "Actuels" (7.8) et "Passion" (7.2).


Comme le signale Alain Jeannet, le rédacteur en chef du newsmagazine: "Les premiers résultats de
cette formule enrichie sont très encourageants pour toute l'équipe, ils sont même supérieurs à mes
attentes après 4 mois d'exercice seulement ! Nous abordons ce deuxième semestre avec beaucoup
d'engagement pour couvrir une actualité riche, sur le plan politique et économique, et pour obtenir,
en mars prochain, des résultats d'audience correspondant à nos attentes".


Pour rappel, l'étude Mach qui sera publiée cette semaine ne tient pas compte de la nouvelle formule
de "L'Hebdo" (fin de l'étude à fin mars 09) et correspond à la fin de l'ancienne formule. Par contre,
l'étude Mach Leader 09 tiendra entièrement compte de l'impact des changements effectués.


Chiffres clés:
Tirage contrôlé REMP 08: 48'451 ex (contre 43'911 en 2005)
Audience Mach Basic 08_1: 217'000 lecteurs (contre 203'000 en 2005)
Performance auprès des leaders économiques: 46.9% de pénétration (Mach Leader 07 – contre 44.7% en 2005)


Nouveau CEO pour la NZZ

La société anonyme Neue Zürcher Zeitung a désigné un nouveau CEO. Albert P. Stäheli, qui dirigeait jusqu'ici Espace Media, de Tamedia Sa, prendra sa nouvelle fonction au 1er octobre, a indiqué le groupe de presse, lundi dans un communiqué.Le choix du conseil d'administration marque la mise en place de la nouvelle organisation de la direction de groupe décidée par le conseil d'administration. Le nouveau CEO sera responsable de la mise en place de la stratégie du groupe.

Alfred Hümmerich, actuel CEO et CFO soutiendra l'entrée en fonction du nouveau CEO avant de reprendre ses activités de conseiller indépendant, a précisé la NZZ.

Le groupe NZZ comprend les sociétés Neue Zürcher Zeitung AG et Freie Presse Holding AG, qui détient une importante participation dans St. Galler Tagblatt, LZ Medien et Zürcher Landmedien.


Nouveau CEO pour la NZZ

La société anonyme Neue Zürcher Zeitung a désigné un nouveau CEO. Albert P. Stäheli, qui dirigeait jusqu'ici Espace Media, de Tamedia Sa, prendra sa nouvelle fonction au 1er octobre, a indiqué le groupe de presse, lundi dans un communiqué.Le choix du conseil d'administration marque la mise en place de la nouvelle organisation de la direction de groupe décidée par le conseil d'administration. Le nouveau CEO sera responsable de la mise en place de la stratégie du groupe.

Alfred Hümmerich, actuel CEO et CFO soutiendra l'entrée en fonction du nouveau CEO avant de reprendre ses activités de conseiller indépendant, a précisé la NZZ.

Le groupe NZZ comprend les sociétés Neue Zürcher Zeitung AG et Freie Presse Holding AG, qui détient une importante participation dans St. Galler Tagblatt, LZ Medien et Zürcher Landmedien.


Ringier Suisse se réorganise sous la houlette de Marc Walder

En ce premier septembre, la nouvelle direction de Ringier Suisse commence officiellement à travailler sous la direction de Marc Walder. Ces derniers mois, les membres de l'ancienne et de la nouvelle direction ont travaillé d'arrache pied à la réorganisation de l'entreprise et créé les structures qui offrent à Ringier Suisse des conditions optimales, selon leurs dires, pour mener ses affaires sur un marché helvétique en pleine mutation.

New Media
Au sein du département New Media dirigé par Christoph Bauer, membre de la direction de Ringier Suisse, les unités suivantes ont été créées:

1. Media Site Center (MSC):
Ce nouveau centre de services internet pour les activités de Ringier sur le web regroupe les moyens, la technologie et le know-how. Il assure un échange de connaissances constant au plan national et international.
Direction: Thomas Huwiler, membre de la direction du département New Media.


2. MediaLAB:
Cette unité est chargée de développer à l'échelle du groupe de nouveaux modèles commerciaux et de nouvelles plateformes web. Elle fournira tant au plan national qu'international des services aux filiales de Ringier.
Direction: André Maerz, membre de la direction du département New Media.


3. Media Sales:
Ringier met sur pied une unité centrale de commercialisation des produits du pool internet de Ringier.
Elle a pour objectif une amélioration de sa collaboration avec les intermédiaires et les agences ainsi que le développement de toutes les formes de publicité sur internet.
Direction dès le 1er novembre 2008: Ueli Weber (auparavant managing director web2com et Electronic & Interactive de Publicitas Suisse), membre de la direction du département New Media.


Ces trois nouvelles unités épaulent la stratégie du groupe qui tend à la croissance du marché digital.


Dès le 1er octobres, l'actuel responsable du marché-lecteurs des magazines, Dietrich Berg, sera directeur commercial de la plateforme multimédia CASH. Il aura la responsabilité commerciale de tous les médias CASH et dépendra directement de Christoph Bauer. Celui-ci conserve la direction générale du groupe CASH. Au sein du groupe CASH, Dietrich Berg est responsable de la poursuite du développement de la première entreprise intégrée de médias de Suisse.


Magazines

A l'avenir, le responsable du call-center (KKC), Roland Kühne, aura une double fonction: il continuera de diriger le call-center mais reprend aussi de Dietrich Berg la responsabilité du marché-lecteurs des magazines. Le département magazines est dirigé par Urs Heller.


Ringier Romandie
Daniel Pillard,
jusqu'ici directeur général de Ringier Suisse à titre intérimaire, remet à Marc Walder la clé de la maison et reprend en tant que membre de la nouvelle direction générale la tête de Ringier Romandie.


Groupe Blick
Après cinq ans comme responsable du marché des annonces des magazines, Beniamino Esposito passe au groupe Blick et y reprend de Martin Tamas la direction du département de la publicité. Les départements editorial services, petites annonces, ventes en ligne (blick.ch) et crossmedia se retrouvent dorénavant dans le département publicité du groupe Blick, sous la responsabilité de Benianimo Esposito. Pour sa part, Martin Tamas prend en mains la division du marché-annonces des magazines et, de surcroît, dirigera dorénavant la division vente internationale (AIN). La division du groupe Blick est dirigée par Thomas Passen.


Le groupe Edipresse annonce cinquante suppressions d'emploi

L'éditeur romand nous annonce que face aux mutations profondes frappant le marché des médias, Edipresse Suisse anticipe et agit en prenant aujourd'hui plusieurs mesures destinées à améliorer son fonctionnement ainsi qu'à abaisser son niveau de coûts.

Organisation

Dès le 1er janvier prochain, la direction générale d'Edipresse Suisse, sous la conduite de Théo Bouchat, évolue et simplifie son organisation.

La principale décision consiste en la création d'une direction éditoriale unique qui sera confiée à Eric Hoesli, actuel directeur des publications régionales d'Edipresse.

Eric Hoesli sera appuyé dans cette mission par Peter Rothenbühler, qui devient adjoint à la direction éditoriale.

Baisse des coûts

Les investissements publicitaires dans la presse écrite sont globalement à la baisse et toujours plus imprévisibles. Les changements d'habitudes du lectorat pèsent aussi sur les revenus.

Pour anticiper l'évolution du marché, Edipresse Suisse a décidé d'un programme d'optimisation de son fonctionnement et de réduction des coûts.

Son objectif est de mieux utiliser les forces de l'entreprise et de diminuer le niveau global de coûts d'Edipresse Suisse de CHF 20 millions en deux ans (2009-2010), soit environ 6% de ses charges. Les mesures sont prises dans tous les secteurs de l'entreprise.

Une telle réduction de coûts et la mise en place de nouvelles structures ont des conséquences sur l'emploi. Dans un premier temps, soit en septembre 2008, 50 postes seront supprimés.

Compte tenu des départs naturels non remplacés et des mises à la retraite anticipée, le nombre de licenciements a pu être limité à 25 personnes. Un plan social est prévu.


Le lancement du nouveau Rivella jaune par 20 Minutes ne laisse personne indifférent

A moins d'être aveugle et sourd ou plus simplement allergique à la presse quotidienne gratuite, difficile d'échapper à la déferlante jaune qui a transformé hier le quotidien"20 Minutes" et son frère alémanique "20 Minuten" en ambassadeur de la marque historique de Rothrist. La presse (même gratuite) peut-elle se permettre ce genre d'opérations très lucratives sans se damner aux yeux de ses lecteurs? Marcel Kohler, directeur du titre s'est exprimé sur le sujet dans les colonnes du site spécialisé Persoenlich.com. Voilà ci-dessous quelques extraits et synthèse de ses dires en langue français, röstigraben oblige.Marcel Kohler estime que l'habillage de son titre n'est pas problématique dans la mesure où la rédaction n'a subi aucune incidence de l'opération. Chaque titre et non pas seulement la presse gratuite devrait se poser la question de savoir s'il peut innover en tant que support publicitaire et assumer pleinement son positionnement. L'idée de l'action revient à OMD, l'agence média de la marque Rivella. L'ensemble des annonceurs (annonceurs de rubrique exceptés) ont été préalablement informé. Le lectorat du quotidien gratuit a réagi à ce coup médiatique de façon différenciée, voire même polarisés (autant de louanges que de critiques). Le journal a attiré l'attention. D'autres opérations de ce type sont imaginables. Créatifs remuez-vous les méninges.

Swissprinters ordonne son architecture de marques

A partir du 1er septembre 2008, Swissprinters sera la marque faîtière de toutes les sociétés et  secteurs de services du Groupe Swissprinters. La nouvelle présentation harmonisée de la marque reflète la fructueuse coopération entamée en 2004 entre les sociétés NZZ Fretz AG, Ringier Print Zofingen AG, Zollikofer AG et Imprimeries Réunies Lausanne SA.

Fruit d’une coopération  entre les quatre principaux éditeurs du pays, l’éventail de prestations du Groupe a pu être étendu en continu et a permis à Swissprinters de devenir le principal centre de compétences d'Helvétie dans les secteurs Print, Premedia, Direct Marketing, Edition et Calendriers en Suisse, avec un chiffre d’affaires annuel d’environ CHF 360 millions. Dans les sites de St-Gall, Schlieren, Zofingue et Renens, un total de 1100 collaboratrices et collaborateurs  travailleront pour Swissprinters.

Depuis la fondation du Groupe en 2004, les sociétés NZZ Fretz AG, Ringier Print Zofingen AG, Zollikofer AG et Imprimeries Réunies Lausanne SA sont devenues une unité opérationnelle très puissante au service de ses actionnaires.  Le renforcement de la marque faîtière Swissprinters permet de souligner et d’ancrer dans les mœurs  cet esprit de communauté qui n'est pas si évident à développer lorsqu'on collabore soudainement au quotidien avec ses concurrents historiques.


Confirmation. Edipresse rachète Le Régional et enterre 24 Heures Hebdo Riviéra Chablais

Confirmant une rumeur qui circulait depuis quelque temps déjà, le groupe Edipresse prend une part majoritaire dans le capital du Régional, un hebdomadaire gratuit fondé il y a 13 ans par des propriétaires locaux et couvrant Lavaux et la Riviera vaudoise. Disposant de nouveaux moyens, ce titre dévelppera sa diffusion au Pays-d'Enhaut et au Chablais. Son tirage passera le 18 septembre de 98999 à 115000 exemplaires, tandis que le nombre de postes passera de douze à quinze. Edipresse abandonne du coup la publication de 24 heures Hebdo Riviera Chablais, l'hebdomadaire gratuit qu'il distribuait de son côté dans la région et qui contient une sélection des articles parus dans les éditions quotidiennes du journal vaudois.

Indépendance «garantie»

L'indépendance rédactionnelle et de gestion du Régional est préservée, assure un communiqué. Edipresse fera partie de la société à titre capitalistique, comme pour La Broye et Le Journal de Morges. Le montant de l'opération n'a pas été communiqué.

«Mieux vaut soutenir un petit titre indépendant que d'avoir sa peau», a indiqué à l'ATS Eric Hoesli, directeur des publications régionales d'Edipresse, soulignant le fort intérêt du public pour la presse locale. Une philosophie qui tranche avec l'histoire récente de la presse vaudoise. En 2005, 24 heures avait absorbé Le Nord vaudois et Montreux Riviera, deux titres régionaux de longue tradition, après les avoir rachetés à leurs anciens propriétaires. Depuis lors, d'autres éditions hebdomadaires gratuites de 24 heures existent dans le Nord vaudois et sur la Côte, où elles sont en concurrence avec des publications locales portées par le groupe Hersant.