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Le blog de Mathieu Janin

Juliette Sicot-Crevet nouvelle directrice d'Ipsos Suisse

A la tête de l’institut d’études Ipsos Suisse, Giorgio Caporusso est remplacé par Juliette Sicot-Crevet, qui exerçait depuis 2006 les fonctions de Senior Vice-Présidente au sein de la ligne de métier mondiale Ipsos Marketing.

 Elle a notamment mis en place et géré le Centre de Développement Mondial de nouveaux produits
d’études pour Ipsos Marketing Grande Consommation. Avant de rejoindre le groupe Ipsos, Juliette a exercé
pendant 15 ans des fonctions marketing chez Procter & Gamble et chez Cadbury-Schweppes, et ce en France,
Europe, Amérique Latine et au niveau international.


Giorgio Caporusso est quant à lui nommé Directeur Général de la société Ipsos en France.

Créé à Paris en 1975, Ipsos se situe au troisième rang mondial des études par enquêtes. Spécialisé
dans cinq domaines d’intervention – études publicitaires, marketing, études médias, opinion
publique et recherche sociale, études liées à la gestion de la relation – le groupe est implanté dans
56 pays et emploie plus de 8000 personnes. Depuis le 1er juillet 1999, Ipsos est côté à la Bourse de
Paris – Euronext.


Ipsos a choisi de s’implanter à Genève afin de se rapprocher et de mieux servir les sociétés ayant
leur siège international ou régional en Suisse mais également de proposer ses services aux sociétés
s’intéressant au marché Suisse.


Depuis sa création en avril 2006, le bureau Genevois a doublé son effectif et regroupe aujourd’hui
plus de 65 collaborateurs à Genève au sein de ses divisions études marketing (Ipsos Marketing) et
études publicitaires (Ipsos-ASI).


La mission d’Ipsos Suisse est de coordonner des études au niveau local et international et d’offrir
des services d’études marketing ou publicitaires, aussi bien quantitatives que qualitatives, qui
participent efficacement au management de la stratégie de la marque. Ipsos Suisse fonctionne
également comme un hub qui permet un accès facile aux autres spécialisations du groupe Ipsos
(Loyalty, Media, Public Affairs) et aux spécialistes sectoriels.


Etude PwC "Global Entertainment and Media Outlook: 2008-2012"

Le chiffre d'affaires du secteur des médias et du divertissement à l'échelle mondiale va augmenter de 6,6% par année pour atteindre 2200 milliards de dollars en 2012. Les pays émergents seront les principaux fers de lance de ce secteur. Avec des taux de croissance annuels de 13,6% jusqu'en 2012, les recettes du secteur des medias au Brésil, en Russie, en Inde et en Chine s'accroîtront nettement plus vite que le chiffre d'affaires mondial. Dans les pays émergents, le secteur des médias profite des revenus en hausse et du grand nombre de jeunes consommateurs ayant intégré les médias dans leur quotidien. Quant à la croissance du marché suisse, elle demeurera constante avec une progression annuelle de 4,4% jusqu'en 2012. Ces données sont issues de l'étude annuelle "Global Entertainment and Media Outlook: 2008-2012" de PricewaterhouseCoopers (PwC), complétée par une analyse du marché suisse.


Les médias hors de la Toile - télévision, radio, presse écrite et livres - forment encore l'épine dorsale du secteur et génèrent la majeure partie du chiffre d'affaires. Même si les médias mobiles et numériques contribuent à la croissance du secteur, la part qu'ils représentent dans le chiffre d'affaires est toutefois encore mince: en 2007, les médias numériques ont constitué 5% du chiffre d'affaires global du secteur au niveau mondial. Selon les prévisions, ce chiffre atteindra quand même 11% en 2012, soit presque 234,2 milliards de dollars.

Marché de la presse gratuite en Suisse: consolidation prévisible


Depuis l'apparition des journaux gratuits, le marché de la presse en Suisse est plus que jamais le théâtre d'une lutte acharnée. La Suisse compte le plus grand nombre de journaux gratuits distribués par habitant en comparaison avec les pays de l'Espace économique européen élargi. "Cependant, selon toute vraisemblance, seul un petit nombre de journaux gratuits helvétiques parviendront, à moyen terme, à dégager suffisamment de recettes publicitaires pour assurer eux-mêmes leur financement. Une consolidation du marché de la presse gratuite
en Suisse est en vue" explique Franco Monti, responsable du secteur Technologie, télécommunications, information-communication et média de PricewaterhouseCoopers Suisse.

La publicité en ligne a le vent en poupe

Les recettes publicitaires dans le secteur des médias vont, selon les prévisions, augmenter en moyenne de 6,1% par année d'ici à 2012. C'est la publicité en ligne qui, avec une croissance moyenne de 19,5%, enregistrera les taux de croissance les plus élevés. "La Suisse non plus n'échappe pas à cette tendance. Les éditeurs de
journaux "surfent" eux aussi sur cette vague, en essayant de créer des sites Internet aussi attrayants que possible. La Suisse, va gagner des parts supplémentaires par rapport à ses voisins d'Europe occidentale dans le domaine de la publicité sur les sites web des journaux. D'après Patrick Balkanyi, responsable du secteur Média de
PricewaterhouseCoopers Suisse, "la part que représente la publicité sur les sites web de journaux pourrait passer de 4,5% en 2007 à 4,8% en 2012".

L'Internet mobile gagne rapidement du terrain

Dans les pays industrialisés, un accès à Internet est quelque chose qui va de soi pour la plupart des ménages. Ce n'est pour l'instant pas le cas dans des pays tels que la Chine ou l'Inde. En 2007, le taux de pénétration du marché atteignait 21% à peine en Chine et 6,1% en Inde. En Europe occidentale, en revanche, 63% des ménages disposent d'un accès à Internet. Ce chiffre atteint un bon 81% aux Etats-Unis ainsi qu'en Suisse, et même plus de 90% au Japon.

Toutefois, même dans les pays industrialisés, le marché de l'Internet n'est pas saturé. En effet, les consommateurs sont toujours plus nombreux à vouloir surfer sur Internet hors de chez eux grâce à leur téléphone ou à leur ordinateur portable. C'est ainsi que le chiffre d'affaires de l'Internet mobile va augmenter en moyenne de 18,9% par année d'ici à 2012.

L'édition profite du numérique

Le chiffre d'affaires des éditeurs de journaux, de magazines et de livres va connaître une croissance stable grâce à une commercialisation numérique qui ne cesse de gagner du terrain. Les annonces figurant dans les médias en ligne ou sur support papier ainsi que les recettes issues de la distribution vont, selon les prévisions, faire grimper le chiffre d'affaires global de l'édition de 548,4 milliards de dollars l'an dernier à 630,6 milliards de dollars en 2012.

On prévoit une croissance vertigineuse dans le domaine des livres électroniques. Le chiffre d'affaires de la littérature électronique et des manuels électroniques augmentera de 38,2% en moyenne d'ici à 2012, pour atteindre presque 6,8 milliards de dollars. Cependant, dans cinq ans également, les maisons d'édition tireront la majeure
partie de leur chiffre d'affaire (123 milliards de dollars) des livres en format imprimé.


La réputation des grandes entreprises helvétiques n’est pas la meilleure

Les entreprises helvétiques ne brillent pas dans l’étude consacrée à la réputation des grands groupes.Ces résultats découlent du classement de la société genevoise Covalence qui a passé au crible éthique les 200 plus grands groupes du monde avec l’analyse des informations institutionnelles publiées par ces grands noms durant les 3 dernières années. Le groupe Nestlé se place à la 31e place, le credit suisse à la 58e, suivi par l’UBS (59e). Le groupe pharmaceutique Roche obtient la 172e place, Sygenta la 180e et Novarts la 188e place. Selon les auteurs de l’étude, ce mauvais classement des enseignes pharmaceutiques reflète la situation globale de ce marché. Le relativement mauvais classement nos deux grandes banques résulte de leurs carences en communication concernant le développement durable et leur responsabilité sociale. L’opinion publique exige plus de transparence. Meilleur élève, le groupe veveysan Nestlé a semble avoir mieux appris sa leçon en la matière. Selon Antoine Mach, directeur de Covalence dans les colonnes du quotidien gratuit alémanique Cash Daily, Nestlé réagit désormais mieux à la critique que dans le passé.

Selon Comparis, les Helvètes paient pratiquement trois milliards de francs suisses de trop pour régler leurs factures de téléphone portable

Téléphoner avec son mobile devient de moins en moins cher. Pourtant, les utilisateurs de mobile paient pratiquement 3 milliards de trop par an pour téléphoner. De plus, 99 % des utilisateurs utilisent une formule trop chère par rapport à leurs besoins.

Ce sont les résultats d'une enquête de comparis.ch, le comparateur sur internet, réalisée auprès d'environ 5 000 utilisateurs de téléphone mobile. Mais cette enquête montre aussi que les clientes et les clients sont en très grande majorité satisfaits de leur opérateur. Ce sont surtout les hotlines et les tarifs qui ont fait l'objet de critiques.

Pourtant, la propension à changer d'opérateur reste limitée. 99 % des utilisateurs de téléphone mobile passent leurs appels en utilisant une offre qui leur revient trop cher. C'est que montre une enquête de comparis.ch, le comparateur sur internet.

Les résultats sont étonnants : si le potentiel d'économies total était en effet encore d'environ 1,5 milliard il y a un an, il a presque doublé et s'établit maintenant à environ 2,8 milliards par an. Cette analyse se base sur une enquête que réalise chaque année comparis.ch auprès des usagers de la  téléphonie mobile. Pratiquement 5 000 personnes ont répondu aux questions posées. comparis.ch leur a demandé si elles étaient satisfaites de leur opérateur. Les utilisateurs devaient aussi indiquer s'ils étaient contents de la couverture du réseau de leur opérateur, de la qualité des communications, de la hotline (temps d'attente, compétence et amabilité;), ainsi que de la compréhensibilité et de la clarté des informations communiquées aux clients et des tarifs pratiqués. Ils pouvaient ainsi donner des notes allant de 1 à 6, la note 6 représentant la meilleure note et la note 1 la plus mauvaise tandis que la note 4 équivalait à "Moyen". De plus, ces utilisateurs ont également été interrogés sur le fait de savoir s'ils recommanderaient leur propre opérateur et s'ils envisageaient de changer d'offre ou d'opérateur.

Au vu de l'énormité du potentiel d'économies existant, il est surprenant qu'il n'y ait pas davantage de clients qui changent d'opérateur. La propension à changer d'opérateur est faible : chez le leader du marché, Swisscom, exactement 11 % des clients, comme l'an dernier, ont indiqué envisager de changer d'opérateur. Chez les deux autres grands opérateurs aussi, le besoin de changement s'avère limité : 15 % (contre 18 % en 2006) chez Orange et 17 % chez Sunrise (contre 17 % en 2006).     Les clients préfèrent les abonnements mais c'est plus cher Plus de la moitié des clients téléphonent avec un abonnement qui est presque toujours plus cher que les nombreuses et avantageuses offres prépayées. Ainsi, le potentiel d'économies est dans l'ensemble d'environ 2,1 milliards de francs pour les clients abonnés ; il leur suffirait d'opter pour l'abonnement le moins cher proposé parmi tous les opérateurs. Quoique que ce soient les clients abonnés à Swisscom qui se taillent la part du lion en cumulant à eux seuls près de 1,5 milliard d'économies possibles. Si tous les clients ayant un abonnement changeaient pour l'abonnement le moins cher proposé par leur opérateur, ce serait toujours plus de 800 millions d'économies réalisées. Et changer d'abonnement tout en restant chez le même opérateur, c'est très facile. "Ça ne change rien pour le client - à part le montant de la facture" explique Ralf Beyeler, expert ès télécom chez comparis.ch.     

Le potentiel d'économies a massivement augmenté parce que les tarifs de Swisscom, de loin le plus gros des opérateurs, sont restés stables tandis que plusieurs opérateurs proposant des formules prépayées ont lancé des offres moins chères sur le marché. "Il y aurait certes de nombreuses possibilités de faire des économies" constate Ralf Beyeler  "mais pour en profiter il faut agir. La majeure partie des clients continue en effet à payer des tarifs moins avantageux et aussi dépassés". Aujourd'hui, plus de 90 % des clients téléphoneraient pour moins cher s'ils utilisaient une formule prépayée. Si, comme presque tout le monde, ils téléphonent moins de huit heures par mois avec leur portable, c'est avec Aldi qu'ils s'en tireront le mieux. Pour tous les autres, ce sera la plupart du temps avec Sunrise Max. "Tous ceux qui téléphonent avec Orange et Swisscom, laissent une partie de leur potentiel d'économies inexploitée ", conclut Ralf Beyeler.     

Les clients les plus satisfaits sont ceux de Migros et de Yallo Avec une note globale de 5,3 ("Bien";), les formules de téléphonie mobile de Migros et Yallo se positionnent en haut du classement. Yallo est un opérateur ne proposant que des formules prépayées et fait partie du groupe Sunrise. Migros est le seul opérateur à n'avoir obtenu que des notes "Bien" ou "Très bien", sans exception.

Comme l'an dernier, c'est Tele2 qui ferme la marche en matière de satisfaction globale. Mais Tele 2 n'est toutefois plus le seul à avoir la lanterne rouge, il la partage à présent avec Sunrise et Orange. Swisscom et Cablecom se positionnent en milieu de classement, ayant tous deux obtenu une note globale de 5,0 ("Bien";). Tandis que les résultats des trois opérateurs dominants du marché Swisscom, Sunrise et Orange n'ont pas varié par rapport à l'an dernier, Cablecom a pu progresser et se place maintenant dans le haut du milieu du classement.     

Qualité des appels et couverture du réseau appréciées, hotlines et tarifs critiqués
Si l'on regarde les différentes composantes du taux de satisfaction, il apparaît qu'il y a peu de motifs de plainte en matière de qualité des communications. Les huit opérateurs évalués ont obtenu un  "Bien" et Migros, Yallo, Swisscom et Cablecom même un "Très bien", avec 5,5. Les clientes et les clients interrogés sont également satisfaits dans l'ensemble de la couverture du réseau. Ils ont attribué un "Très bien" à Migros (5,6) ainsi qu'à Yallo et Swisscom (5,5 les deux). Par ailleurs, les clients de Cablecom et Sunrise ont encore attribué un "Bien" à la couverture de leur réseau. En revanche, Orange et Coop n'ont obtenu qu'un 4,9, soit seulement "Assez bien" et pour Tele 2, le 4,4 obtenu suffisait tout juste à obtenir un "Moyen".     

D'un autre côté, il est également apparu aux dires des personnes interrogées que les hotlines étaient encore et toujours le souci en matière de satisfaction des clients. "Il y a eu les plus mauvaises notes là où le client entre le plus directement en contact avec l'opérateur" ; tel est le commentaire de Ralf Beyeler de comparis.ch au vu de l'insuffisante réussite de la plupart des opérateurs dans ce domaine. Mais il y a quand même eu des progrès par rapport à l'an dernier : lors de la dernière enquête, les notes étaient toutes, sans exception, identiques ou meilleures. Toutefois les progrès ont été modestes et il n'y a eu que des notes "Bien" et "Assez bien", à part pour Migros (5,2). Les clients ne se sont également déclarés que modérément satisfaits des tarifs des opérateurs. Seuls Migros et Yallo, les numéros un dans le classement global peuvent tous deux s'enorgueillir d'une note "Bien", avec 5,1.     

Swisscom, Sunrise et Orange sont de plus en plus rarement recommandés Pour finir, comparis a voulu savoir si les clients recommanderaient leur propre opérateur ou pas. Là  encore, Migros et Yallo, les champions en matière de niveau de satisfaction globale, se placent dans les meilleurs. Avec un taux de recommandation de 88 % (Yallo) et de 85 % (Migros), ils distancent largement les autres opérateurs. Le plus bas taux de recommandation est celui de Tele2 avec 48 %. De surcroît, il est frappant que les trois gros opérateurs Swisscom, Sunrise et Orange soient de moins en moins recommandés par leurs clients ces dernières années. Pour Swisscom, ce taux a continuellement reculé au cours des trois dernières années, passant de 87 à 66 %, pour Orange de 72 à 62 % et pour Sunrise de 72 à 57 %.


Le commerce de détail en Suisse en forme à l'approche de Noël

Le commerce de détail se montre en forme en Suisse à mesure qu'approche de Noël. En octobre, ses chiffres d'affaires nominaux ont ainsi progressé de 6,6% par rapport au même mois de l'année précédente, a indiqué l'Office fédéral de la statistique.En termes corrigés de l'inflation, la progression globale des chiffres d'affaires représente 6,1%. Les chiffres d'affaires du commerce de détail cumulés pour les dix premiers mois de 2007 traduisent une hausse de 4,6% en termes réels et de 3,8% en termes nominaux.

Optimistes et fiers d'être Suisses, mais inquiets pour leur emploi

Depuis le tournant du millénaire, les Suisses n'avaient plus affiché pareille confiance en eux-mêmes et en leur pays. Le chômage reste pourtant leur première préoccupation, devant la prévoyance vieillesse et la santé. C'est ce que révèle le dernier baromètre des préoccupations publié par le Credit Suisse.Quels sont les principaux soucis des Suisses? Telle est la question à laquelle le Credit Suisse s'emploie à répondre en détail depuis plus de trente ans avec son baromètre annuel des préoccupations. Mandaté par la banque, l'institut de recherche gfs.bern a de nouveau interrogé plus de 1000 citoyens dans toutes les régions du pays au sujet de leurs préoccupations, mais aussi des forces et des faiblesses qu'ils attribuent à la Suisse.

Comme les années précédentes, le chômage, la prévoyance vieillesse et la santé arrivent en tête des préoccupations de la population, mais les valeurs sont moins élevées qu'il y a encore douze mois et l'éventail des problèmes s'est élargi. L'environnement et la sécurité personnelle gagnent en particulier du terrain (respectivement +18 et +17points par rapport à 2006). Mais les résultats de l'enquête montrent aussi que la population suisse fait preuve d'une confiance qui ne s'était plus vue depuis des années: 59% des personnes interrogées qualifient leur situation économique personnelle de «très bonne» ou de «bonne» (2006 : 54%) et 27% d'entre elles pensent que la situation économique générale va encore s'améliorer durant l'année à venir (10% en 2006).

Deux nouveaux thèmes: l'environnement et la sécurité personnelle
Malgré un faible taux de chômage (2,6% au moment de l'enquête, en août 2007), plus de 50% des Helvètes craignent pour leur emploi ou voient dans le chômage une menace pour la cohésion sociale (57%, contre 66% en 2006). Si les valeurs n'ont pas connu de progression significative chez les jeunes, elles ont nettement augmenté chez les personnes qui jugent leur situation économique mauvaise (77%) ou dont la formation scolaire est limitée (69%). A cela s'ajoutent de fortes disparités régionales: au Tessin, 70% des sondés ont mentionné le chômage comme première préoccupation, contre 50% en Suisse alémanique et en Suisse romande.

La prévoyance vieillesse et le système de santé occupent toujours les deuxième et troisième places, mais avec des valeurs plus faibles qu'en 2006. Le recul est respectivement de 6 et de 17 points pour la prévoyance vieillesse et la santé, avec des valeurs qui s'établissent désormais à 45% et à 38%. Dans ces deux domaines, l'amélioration de la situation économique rassure. De plus, le frein mis à l'explosion des coûts de la santé semble aussi avoir renforcé la confiance.

Figurant régulièrement en tête de classement, les inquiétudes liées aux «étrangers» (35%) et aux «réfugiés» (26%) occupent toujours des rangs élevés (4 et 6). Une nette progression a notamment été enregistrée dans les thématiques «sécurité personnelle» (de13% à 30%) et «environnement» (de 7% à 25%). A y regarder de plus près, l'image reste toutefois encore diffus dans ce dernier domaine.

L'environnement semble en effet être un sujet important pour beaucoup, et l'on pourrait donc s'attendre à ce que les personnes interrogées aient une conscience accrue des mesures à prendre ou qu'elles aient modifié leurs comportements. Néanmoins, seuls 9% des Suisses admettent par exemple faire eux-mêmes «beaucoup trop peu» pour l'écologie et 45% refusent catégoriquement de renoncer aux trajets inutiles en voiture.

Les préoccupations qui étaient déjà en recul lors des précédentes enquêtes voient aussi cette tendance se confirmer en 2007. C'est par exemple le cas des drogues, du terrorisme et de l'Union européenne. Jusqu'au milieu des années 1990, la politique en matière de drogue, par exemple, figurait systématiquement dans le haut du classement: alors que 76% des sondés y voyaient un problème majeur en 1994, ce pourcentage n'a plus dépassé 20% depuis 1999 et est même tombé à 10% cette année.

Confiance dans l'économie
La conjoncture favorable se reflète aussi dans les résultats de l'enquête 2007: par rapport à l'année précédente, les personnes interrogées sont presque deux fois plus nombreuses à juger leur situation économique «très bonne» (15%, contre 8%), alors que la part de celles qui considèrent leur situation comme «bonne» est restée pratiquement inchangée (44%). A l'autre bout de l'échelle, on trouve toujours 7% de personnes estimant que leur situation économique est «mauvaise» ou «très mauvaise». Quant à l'évaluation des perspectives personnelles pour l'année prochaine, elle n'a progressé que très légèrement: à peine un cinquième des sondés (19%) pense que la situation s'améliorera, alors que 4% d'entre eux (chiffre inchangé;) s'attendent à une dégradation.

Pour 32% des personnes interrogées, la situation économique générale s'est améliorée (2006: 9%), mais 8% sont d'un avis contraire (2006: 29%). L'optimisme prédomine aussi pour les douze mois à venir: 27% des sondés croient à une amélioration, alors que 11% craignent une dégradation; les autres pensent que rien ne changera ou n'ont pas répondu à la question.

Grande confiance dans les autorités et les banques
Par rapport à l'an dernier, la plupart des acteurs publics - tribunaux, parlement, administration, etc. - ont vu leur capital confiance augmenter ou rester inchangé à un niveau élevé. Le trio de tête est le suivant: le Tribunal fédéral, auquel 66% des sondés font confiance, la police (63%) et les banques (60%). La population se montre relativement critique envers l'Union européenne, les médias et les partis politiques: entre un quart et un tiers seulement des personnes interrogées déclarent faire confiance à ces acteurs (UE 26%, médias 32%, partis 34%).

86% des Suisses sont fiers de leur pays
L'enquête complémentaire «Identité suisse» révèle comment les sondés jugent les caractéristiques traditionnelles de la Suisse ainsi que ses forces et ses faiblesses. La sécurité, la neutralité, le paysage, la prospérité, la précision, la liberté, les Alpes ainsi que les banques et la propreté sont les principales qualités que la population associe à la Suisse. Une Suisse dont 43% des citoyens sont «très fiers» (2006: 21%) et 43% «plutôt fiers». Quant aux personnes qui ne se disent pas vraiment ou pas du tout fières de leur pays, elles ne sont plus que 12% (2006: 22%). Les différences selon l'orientation politique et les valeurs particulièrement élevées dans le camp bourgeois-conservateur n'ont bien sûr rien d'étonnant. Toutefois, même chez les personnes qui se situent plutôt à gauche de l'échiquier politique, ces valeurs sont un peu plus hautes qu'en 2006 («très fières»: de 18 à 24%). A cet égard, le contraste entre régions est frappant: 52% des Alémaniques sont très fiers d'être Suisses, contre 36% des Romands et seulement 18% des Tessinois. Les trois valeurs ont toutefois légèrement progressé en comparaison annuelle.

Interrogés sur les dix principaux points forts et points faibles du pays, les Suisses répondent en substance de la même façon que pour les caractéristiques politiques et économiques du pays. Les citoyens sont «fiers» avant tout de la neutralité (93%), de l'indépendance (91%), des droits populaires (88%), de la coexistence de plusieurs groupes linguistiques (86%) et de la Constitution fédérale (84%). Sur le plan économique, les sondés ont d'abord cité l'industrie horlogère (95%), la réputation mondiale de qualité, la force des marques suisses et la réussite des PME (93%), ainsi que l'industrie des machines (92%).

Une question était aussi consacrée aux menaces planant sur l'identité suisse. Les sondés ont mentionné l'immigration (71%), l'égoïsme (60%), le blocage des réformes (58%), l'ouverture internationale (56%) et la polarisation (54%).


Etude PwC "Managing tomorrow's people: The future of work to 2020" - L’employeur de demain devra être crédible, responsable et évolutif

Les jeunes diplômés ont une image claire de leur futur employeur. Celui-ci doit être crédible, avoir le sens des responsabilités sociales et offrir des possibilités d'évolution professionnelle. L'employeur rêvé est celui à qui l'on peut s'identifier. Par ailleurs, 78 pour cent des personnes interrogées pensent travailler, au cours de leur carrière, pour deux à cinq entreprises différentes, c'est-à-dire rester au moins huit ans en moyenne dans chaque entreprise. Les jeunes diplômés suisses considèrent l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée comme fondamental. De plus, les jeunes professionnels savent tous que performance, flexibilité et connaissances linguistiques sont des qualités essentielles sur un marché du travail mondialisé, d'autant que la concurrence est féroce. Tels sont les résultats de l'étude "Managing tomorrow's people: The future of work to 2020" menée par PricewaterhouseCoopers.
"Aujourd'hui les entreprises doivent faire preuve d'une grande clairvoyance lors du recrutement de jeunes talents", déclare Urs Klingler, Director Conseil fiscal et juridique. "Il est important de connaître dès à présent les cadres dirigeants de demain afin de créer
les conditions qui offriront des possibilités d'évolution optimales", ajoute-t-il. Les professionnels en début de carrière souhaitent stabilité, continuité et sécurité dans un monde du travail globalisé et en constante mutation. Les diplômés de l'enseignement supérieur cherchent un employeur auprès duquel ils espèrent rester longtemps. Seuls 5,5 pour cent envisagent la possibilité de travailler pour plus dix employeurs différents au cours de leur carrière. Les possibilités d'évolution au sein de l'entreprise revêtent dès lors une importance considérable. Les diplômés suisses recherchent eux aussi, lors de leur recherche d'emploi, un profil de poste exigent et épanouissant. La priorité de ces jeunes diplômés helvétiques ne porte pas sur le salaire, mais sur une activité variée et des possibilités d'évolution professionnelle au sein de l'entreprise.  

L'image de l'entreprise doit correspondre à celle des futurs employés et à la réalité

La crédibilité et l'image d'une entreprise auprès du public jouent un rôle déterminant. En effet, 90 pour cent des jeunes diplômés aux Etats-Unis recherchent activement un employeur dont les valeurs et le sens des responsabilités sociales correspondent à leurs propres conceptions. En Chine et en Grande-Bretagne aussi, la grande majorité des personnes interrogées souhaitent pouvoir s'identifier à leur futur employeur. En Suisse, outre l'image de marque de l'entreprise, l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée et la possibilité de concilier les deux constituent des critères décisifs. La possibilité de planifier son temps de travail de manière individuelle et flexible gagne en importance, bien que peu de jeunes diplômés s'attendent à se voir proposer des modèles de temps de travail flexibles. Seuls 5 pour cent des sondés pensent travailler majoritairement depuis leur domicile. En Grande-Bretagne, 0,6 pour cent seulement considère cette alternative comme réaliste.

Flexibilité et connaissances linguistiques sont de rigueur

Les langues ne cessent de gagner en importance sur notre marché du travail mondialisé. Partant, un tiers des jeunes professionnels britanniques comptent travailler plus souvent à l'étranger que les générations antérieures. Ils s'attendent à ce que la seule maîtrise de leur langue maternelle, l'anglais, ne suffise plus comme langue commerciale à l'étranger et qu'il soit nécessaire d'en connaître d'autres. Le marché du recrutement mondialisé confronte également les entreprises à de nouvelles exigences. L'employeur doit organiser le transport, les repas et le cas échant, un logement pour les jeunes cadres étrangers. "Les expatriés sont de plus en plus la règle. Les entreprises doivent s'y préparer si elles souhaitent garder une image attrayante aux yeux de l'élite", explique Urs Klingler à propos des résultats de l'enquête.

"Client 2.0": La publicité classique n’arrive plus à cacher la perte d’importance des médias traditionnels

Le rôle traditionnel des médias en tant que vecteur de transmission d’informations relatives à des produits entre les consommateurs et les fabricants perd de l’importance. Seul 5% des décisions d’achat de consommateurs sont encore due à la publicité dite “above-the-line” imprimée ou diffusée à travers la télévision. Telle est la conclusion d’une étude de Booz Allen Hamilton effectuée auprès de mille clients finaux domiciliés en Allemagne et aux Etats-Unis. 
Selon ces résultats, plus de la moitié des décisions d’achat sont prises dans les environs immédiats des points de vente. Un autre tiers grâce aux recommandations personnelles d’ami et de connaissances ou grâce aux résultats de tests et 10% à l’aide d’informations glanées sur Internet.

La raison de la perte d’influence marquant des médias classiques réside, selon les experts questionnés, dans  la multiplication des canaux de contacts envers la clientèle. Les acheteurs semblent privilégier les situations émotionnelles d’achat, les démarches interactives et le conseil personnalisé à la vente.  

L’étude met en lumière le surnombre d’informations disponibles durant les phases précédant et pendant la phase d’achat mais également le déficit d’informations disponibles durant la phase de service après-vente. Ce chiffre est préoccupant: seuls 13% des consommateurs sondés semblent satisfaits du service après-vente de leurs fournisseurs. Un client sur cinq désirerait se voir individuellement recontacter après l’acte d’achat et trois clients sur dix désireraient une communication plus active de la part de leurs fournisseurs.

La propension de la clientèle à communiquer des données personnelles sur son compte est étonnamment élevée.  Selon les segments de clientèle concernés, 50 à 80% des sondés sont prêts à communiquer des données socio-démographiques les concernant, dans l’attente de recevoir un meilleur traitement commercial, de participer à des tests de produits ou à bénéficier d’offres spéciales.

L’alliance suisse des agences de relations publiques s’attend à une solide croissance pour 2008

Le BPRA compte sur une croissance de 8% des honoraires de ses membres, selon les résultats du sondage d’automne qui vient d’être publié. Selon ses membres, cette croissance devrait perdurer l’an prochain dans une moindre mesure.Ces résultats expriment une croissance réelle - tenant compte de tarifs d’honoraires inchangés et illustre un taux de croissance d’une robustesse inégalée depuis des années. Ce bon résultat découle principalement de la flexibilité des agences et de leur rapidité à s’adapter aux besoins changeants de leur clientèle ainsi qu’à un positionnement avantageux de ses membres dans le marché.

Les générateurs de croissance sont localisés au sein du secteur de l’énergie, des sciences de la vie ainsi que du secteur financier et de la branche immobilière, selon le communiqué du BPRA. Les services les plus en vogue actuellement proviennent des domaines de la communication institutionnelle, principalement de la publication de brochures institutionnelles et de la gestion de la réputation, ainsi que de la communication commerciale.  Infos: www.bprg.ch

Le marché mondial des études a progressé de 6,8% en 2006

Selon le rapport annuel de l'organisation Esomar, qui tiendra son congrès du 16 au 19 septembre prochain à Berlin, le chiffre d'affaires de l'industrie des études de marché et d'opinion a enregistré une progression de 6,8% en 2006, à 24,6 Mds de dollars.

L'Europe demeure le marché leader avec un chiffre d'affaires de 10,597 Mds $ (+5%) et une part de marché de 43%, suivie de l'Amérique du Nord à 8,884 Mds $ (+6,6%) et 36% de PDM, de la région Asie-Pacifique à 3,530 Mds $ (+8,7%) et 14% de PDM, de l'Amérique Latine à 1,221 Mds $ (+17,1%) et 5% de PDM, et enfin de la région MEA à 385 M$ (+14,4%) et 2% de PDM.