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Le blog de Mathieu Janin

L'avenir de la télévision au menu de la 7e édition des Journées biennoises de la communication

L'avenir de la télévision a été le thème central de la seconde Journée biennoise de la communication. Les orateurs ont débattu des nouvelles technologies et des orientations stratégiquesdes chaînes de télévision. Au total, ce sont plus de 750 personnes qui ont suivi les conférences. Cette forte audience atteste une fois encore du succès des Journées biennoises de la communication.

En ouverture, Isabel Wenger (Mediapulse) a présenté une étude sur l'utilisation des médias qui montre notamment que les jeunesremplacent les médias traditionnels par les médias modernes: "les contenus ne sont plus liés à un média particulier."

Karlheinz Kögel (propriétaire de Thomson Media Control) et Fredy Collioud (directeur de Publicis) ont évoqué l'étendue et l'importance de la publicité. La publicité met en oeuvre une réaction en chaîne qui pousse la concurrence à renchérir. Fredy Collioud a expliqué que, grâce à la combinaison son-image, la publicité à la télévision restait le meilleur outil pour modifier au plan émotionnel l'image d'une marque. "L'avenir appartient à l'image en mouvement car elle crée des mondes imaginaires à même de provoquer ces changements."

La télévision "traditionnelle", bientôt plus qu'un souvenir ?  Marco Wanders (directeur principal de Microsoft Mediarooms) a montré quelles répercussions auront les nouvelles technologies sur la télévision. "La technologie IP va modifier fondamentalement la télévision. La mobilité ainsi que la télévision à la demande personnalisent l'usage" a relevé Marco Wanders.  

Ce thème a également été abordé par le PDG de Swisscom Broadcast Jean-Paul de Weck qui s'est penché sur les expériences réalisées en Suisse avec la télévision sur portable. Une large couverture, la qualité de l'image et une offre de contenus live sont les recettes de son succès. "Pour répondre aux besoins des clients, la qualité ne
doit pas être bonne, mais excellente."

Catherine Mühlemann (patron de Andmann Media Holding) a parlé de l'avenir de la télévision linéaire. Elle a souligné l'importance de la convergence. "La TV linéaire est en pleine mutation et se développera comme une option parmi d'autres."

Geoffrey Goodwin (Head of BBC Switch) a mis en avant le positionnement de la BBC qui a développé, sous le slogan "Celebrate British Teens", des feuilletons et des produits en ligne destinés spécifiquement aux adolescents. Pour Elmar Oberhauser, (directeur de l'information de l'ORF), l'information est au coeur de l'orientation stratégique de sa station. "L'information est l'emblème d'une chaîne publique." La télévision suisse alémanique axe en revanche sa stratégie sur les plateformes multimédias. Pour Ingrid Deltenre (directrice de Schweizer Fernsehen), "il ne suffit plus de réfléchir uniquement aux contenus, nous devons commencer à penser de façon transversale."

Cette 7e édition s'est terminée par un débat réunissant Roger Schawinski (entrepreneur des médias), Günter Heuberger (patron de Top Medien), Jürg Bachmann (président de l'Association suisse des radios
privées) et Martin Dumermuth (directeur de l'OFCOM). La table ronde dirigée par Hans Peter Trütsch (chef de la rédaction de  Schweizer Fernsehen au Palais fédéral) avait pour thème le paysage radio-TV à la veille de l'octroi des nouvelles concessions aux médias privés. Roger Schawinski a évoqué l'appauvrissement du paysage radiophonique en Suisse. "J'aimerais contribuer à une plus grande diversité". L'incertitude demeure tant que les nouvelles concessions n'auront pas été octroyées. Jürg Bachmann qualifie également la situation actuelle
de période difficile. "Il est pesant de ne pas savoir si nous pourrons encore émettre l'année prochaine." Martin Dumermuth a rétorqué qu'il était faux de se mettre aujourd'hui sous pression. "L'octroi de concession est une procédure complexe et nécessite du temps. Nous voulons pouvoir motiver juridiquement nos décisions."
Günter Heuberger a espéré quant à lui que les nouvelles concessions amènent plus de profondeur dans les programmes.  

Les présentations et les vidéos des orateurs sont publiées sur le site des Comdays (Rubrique "Programme";), plusieurs liens vers des blogs (dont le mien) s'y trouvent également.


Orientation stratégique de la télévision suisse (alémanique)

Ingrid Deltendre, directrice de la télévision suisse alémanique nous explique que le mandat de SF vise à informer, divertir et intégrer le public germanophone suisse. Le secteur télévisuel va connaitre une très grosse transformation dans les 5 prochaines années.

  • La télévision à haute définition nous apportera demain une qualité comparable à celle du cinéma actuel. Ce programme a été inauguré en décembre 2007 et son offre continuellement. D'ici à 2012 l'ensemble du contenu produit par SF sera compatible HD. 
  • La télévision devient de plus en plus individuelle grâce à Internet. Les jeunes internautes désirent jouer, créer, communiquer mais également continuer à se divertir de façon passive. Ils regardent moins la télévision que leurs aînés et surfent plus longuement sur Interent.
  • La vidéo à la demande prend de plus en plus d'importance. Elle offre un mode de consommation plus flexible, plus facile, plus attractif et permet une interactivité dans le cadre des différentes émissions diffusées. 
  • La télévision devient de plus en plus mobile. L'offre de contenu va fortement se développer dans ce domaine. 

Quo vadis à l'horizon 2016?

  • Cette prévision dépend de deux axes principaux le développement technologique et l'utilisation des médias. 
  • D'ici-là les nouvelles technologies actuelles seront devenues matures
  • HDTV et VoD seront devenues des médias de masse
  • tous les ménages helvétiques disposeront d'un accès à large bande
  • la télévision mobile restera marginalement utilisée dans les situations où les spectateurs seront en mode d'attente. 
  • 30% du contenu télévisuel sera consommé à la demande. Le reste toujours de façon linéaire

En 2016, La télévision restera la principale plateforme de diffusion de contenu de SF. La chaîne compte bien maintenir sa position actuelle sur le marché suisse. La TV restera la locomotive d'offres publicitaires vers les nouvelles plateformes de diffusion de SF. Les internautes resteront en moyenne plus jeunes que les téléspectateurs.

SF désire mieux connaître et comprendre son public. Ce faisant elle pourra mieux agir et mieux réagir. De nouveaux outis de recherche doivent être créés à cet effet. 

Les différentes plateformes se multiplient. Comment multiplier le contenu à un niveau de coût supportable? Il s'agit de créer de la valeur ajoutée lorsqu'on diversifie une offre TV sur internet ou sur un portail mobile. SF désire offrir à l'avenir plus de qualité, plus de profondeur.

Appel à l'OFCOM d'Ingrid Deltendre: Un bon niveau de conditions cadres (régulation) est indispensable pour pouvoir proposer une programmation de qualité.

 

 


Orientation stratégique de l'ORF, la télévision nationale autrichienne

Elmar Oberhauser, directeur de la communication de la chaîne nous explique le fonctionnement relativement compliqué et dominé par la poliitique de sa chaîne. Pour simplifier, nous dirons que la situation autrichenne est relativement similaire à la situation allemande ou suisse des médias nationaux publics. L'information représente le bâteau amiral du groupe. le groupe a été restructuré et des compétences ont été déléguées vers le bas. les émissions d'inormations ont été subdivisées pour différentes audiences (p.ex. news pour jeunes). Ces nouveaux contenus attirent l'attention et l'intérêt des jeunes pour la politique.

Le problème de la proximité des programmes allemands (identique à celui que connaît la TSR face aux chaînes française) est l'un des principaux défis à relever. 

L'offre d'ORF se décline en services radio (12 programmes), tv (2 programmes) et nouveaux médias. Son budget annuel est légèrement inférieur au milliard d'euros. la moitié de cette somme est financée par la publicité et le sponsoring. Le reste par l'état. La numérisation de ses programmes est pratiquement aboutie. 


Le chemin de la BBC, loin de la télévision

Geoffrey Goodwin, head of BBC Switch nous présente l'exemple de BBC Switch, l'offre BBC destinée à la jeunesse anglaise (12-17 ans). C'est une plateforme multiple de contenus se composant d'une émission TV hebdomadaire, d'un site internet, de broadcast sur mobile et d'une radio.

 le jeune public consomme de moins en moins de TV. L'interactivité est essentielle à leurs yeux. Ils privilégient le contenu mobile . Connaissant ces éléments, la BBC a suivi 150 jeunes provenant de toutes les régions du pays durant une année pour mieux connaître leurs intérêts et leurs modes de vie en organisant des sessions de discussions en petits groupes.Les informations recueillies servent à la BBC de grille de lecture et de garde-fou pour contrôler la qualité de ses contenus. 

La chaîne a créé une offre de contenu multimédia qualibrée sur les attentes de son audience adolescente destinées au visionnement passif et actif de ses téléspectateurs. Ses projets d'avenir sont de continuer a dominer le classement dans la compréhension et la communication avec son audience. de continuer à véhiculer le bon esprit de sa marque avec du contenu crédible et de qualité.

Informations détaillées sur BBC Switch sur Wikipedia: http://en.wikipedia.org/wiki/BBC_Switch

La télévision linéaire est-elle devenue obsolète?

Catherine Mühlemann, ancienne directrice de MTV Networks Allemagne et administratrice de Swisscom AG nous parle des tendances qui prévalent au sein du marché de la communication.

  • Plus d'infrastructure - plus de plateformes - plus de contenu
  • Les êtres humains consomment de plus en plus de médias
  • les médias sont utlilisés de plus en plus parallèlement
  • Internet prend de plus en plus d'importance
  • les médias mobiles intéressent beaucoup les jeunes
  • Les programmes linéaires perdent du terrain face aux contenus à la demande
  • de nouveaux concurrents apparaissent sur le marché
  • les frontières entre entre les différents médias fondent 

Durant les prochaines années, Catherine Mühlemann estime que les modèles d'affaires et les structures concurrentielle évolueront de façon importante. Le comportement de consommation des consommateurs change drastiquement et de plus en plus rapidement. La signification de situations d'utilisation flexibles et individuelles croîtra rapidement. Le besoin d'orientation et de navigation augmentera. Le besoin de standardisation et de convergence des différents écrans augmentera. Les modèles d'affaires traditionels feront place à de nouveaux modèles. Le chemin mêne à la diversification et à un mode de pensée orienté vers la chaîne de création de valeur. 

Le contenu est la clé. Celui qui dispose de bons contenus connaîtra le succès commercial. Celui qui ne comprend pas les véritables besoins de contenu des  consommateur échouera. Le veois de contenus professionnels mais produit à bon marché augmentera à l'avenir. L'exclusivité représente une valeur rare importante . Les chaînes TV proposeront à l'avenir de plus en plus d' émissions événementielles en direct. le contenu doit être utilisable et décliné dans plusieurs médias différents. Chaque utilisation différentiée doit être génératrice de valeur ajoutée. L'évolution du contenu motive les téléspectateurs à changer de terminaux. Pas le progrès technologique en tant que tel. Les marque de contenu dépasseront les marques de chaînes. 

 Le consommateurs désire maîtriser la consommation du contenu quii l'intéresse. C'est lui le décideur de ce qui lui plaît et ce qui ne lui plaît pas. Celui qui n'anticipe pas ces évolutions à 360 degrés risque de péricliter à terme.

Son conseil: observer la jeunesse actuelle et s'impliquer dans le changement. 


Connected TV: Comment la technologie modifie le paysage audiovisuel

Marco Wanders, senior director EMEA Solutions, Microsoft Mediaroom nous dresse le portrait de la "télévision connectée". La TV évolue mais son principe fondamental n'a pas changé et ne changera pas durant les dix prochaines années.

La tv connectée est totalement numérique. Elle propose une interconnexion bidirectionnelle et nous offre un accès ilimité de programmes. Les technologies supportées sont intégrées (VOD, DVR, HD, PIPs). Son mode de consommation est à la demande et elle est personnalisée en fonction de la personne qui l'a regarde. 

La technologie Broadband IP est le facilitateur qui permettra à cette nouvelle forme de télévision de se déployer à grande échelle. Des logiciels spéciaux nous permettront de nous interconnecter à elle depuis n'importe quel terminal (TV, PC, cellulaire, etc.). Les équipementiers sont en train de produire les permiers appareils qui supporteront demain cette nouvelle technologie.Ses nouvelles fonctionnalités seront élargies  et rappellent déjà certains services que nous utilisons aujourd'hui déjà sur Internet. De façon analogue à notre consommation de vidéo sur des plate-formes telles que Youtube, nous pourrons envoyer des liens d'émission intéressantes aux personnes de notre choix, consulter le profil de sportifs durant un match sportif. La télévision connectée autorisera de nouvelles formes de publicité qui restent encore à inventer. Il sera possible aux annonçeurs d'identifier els besoins d'un certain groupe-cible grâce au Data-Mining et de leur adresser un message télévisuel personnalisé via leur set-top-box. 

Actuellement trois millions de set-top-box sont connectées au niveau mondial et udilisent la technologie Microsoft Mediaroom. Elles permettent déjà de consulter de la télévision en direct ainsi que de la vidéo à la demande.

La convergence est actuelle

La TV a rejoint la révolution internet

La télévision connectée nous permettra de lancer de nouveaux types de services qui permettra aux fournisseus de contenu de mieux se différencier les uns des autres

Elle permet de proposer du contenu plus riche et de meilleures expériences de consommation en la matière

d'améliorer la qualité de service des annonçeurs et de leur permettre d'atteindre uniquement les audiences qui les intéresses av


Les expériences réalisées de Swisscom avec la télévision mobile

Jean-Paul de Weck, CEO de Swisscom Broadcast nous explique que les ventes de l'i-phone ne décollent pas au Japon (cet apareil ne supporte pas les normes de télévision mobile) et que Bill Gates annonçait la fin de la télévision au profit d'Internet. Swisscom joue un rôle de pionnier technologique en Suisse et partage son expérience en la matière avec nous.

Les clients de Swisscom désirent consommer le contenu TV désiré à n'importe quelle heure , depuis n'importe où et avec le matériel disponible. L'offre doit être large pour répondre à l'ensemble des besoins de la population. Cette offre peut être dédiée aux masses ou à un cercle restreint de téléspectateurs. La couverture du territoire national doit être omniprésente pour que le service puisse décoller. La technologie doit être technologiquement irréprocchable afin d'assurer une qualité de service à la hauteur du niveau d'exigence élevé de la population suisse. L'éventail de terminaux à disposition du public doit être le plus large possible. Swisscom a essuyé quelques plâtres en la matière en raison d'un nombre trop limité de terminaux lorsque le service a été lancé. 

Le modèle d'affaire utilisé doit être simple et la régulation fédérale pour le DVB-H est indispensable. L'OFCOM a bien compris les enjeux de la télévision mobile et a su anticiper ce développement. L'Euro 08 a été un bon accélérateur de vente lors de l'introduction du service au printemps dernier (13 mai 2008). Malheureusement, Swisscom ne disposait que d'un type seul de terminal jusqu'en septembre dernier. Ce manque de choix explique le faible développement des utilisateurs jusqu'à l'automne. SF2 a été particulièrement plébiscitée par les téléspectateurs en raison de son offre sportive vraisemblablement. Les romands quand à eux ont principalement consommé des programmes de TF1 et de TSR2 (pour une raison identique que celle mentionnée précédemment). 

Au niveau européen, la TV mobile est actuellement commercialisée dans 4 pays (Suisse, Italie, Autriche, ?).

La technologies DVB-H permet également l'émergence de services de "DataCast". Différentes applications sont envisageables. Transmission d'informations différenciées à partir de plusieurs sources à différents groupes-cibles (p.ex. distribution d'images et de films et transmission d'informations routièrs aux officiers de police, population). 

 


Faut-il toujours diffuser de la publicité à la télévision?

Fredy Collioud, président du groupe Publicis en Suisse est d'avis que les annonçeurs doivent toujours diffuser leur publicité à la télévision. La TV sert à éveiller l'attention des téléspectateurs pour une marque. POur y parvenir, les spots doivent être attractifs et créatifs. Il s'agit de générer de la sympathie des téléspectateurs pour sa marque. Les séquences animées d'image conviennent particulièrement bien pour générer des émotions, créer de la tension et divertir le public. Le spot TV est le seul format qui combine à la fois le son et des images animées. Il représente le média publicitaire le plus efficace pour attirer l'attention des téléspectateurs.

les nouvelles exigences du marché envers le spot TV: 

  • containte de forme et de contenu.
    Le spot doit être diffusés sur différentes tailles d'écran (de l'écran géant à l'écran de nos téléphones cellulaires). Il s'agit de raconter une histoire qui générera des émotions auprès du public visé.
  • le rôle d'architecture de campagne: Il s'agit de déterminer le rôle du média TV dans une campagne cross-média. Rôle principal, rôle initial, etc.
  • L'intéractivité et la possibilité de réponse: il s''agit de passer de la consommation passive à l'information active
  • Audiences maximales. La TV dispose (toujours) d'une pénétration de marché unique en Suisse

Les images animées font bouger les êtres humains et les marques. Le spot TV n'est donc pas mort.

 

Remarque personnelle: L'ensemble de l'exposé de Monsieur Collioud pourrait très bien se transposer sur Internet. Dès lors sa présentation ne m'a pas réellement convaincu. Ce média onéreux sera certainement abandonné le jour où la pénétration sur internet dépassera la pénétration du média TV pour autant que les coûts de production et de diffusion d'un spot publicitaire sur Internet restent inférieurs à ceux de la télévision. Et je ne vois aucune raison pour que cela change. La TV reste aujourd'hui intéressante pour les publicitaires uniquement en raison de sa position historique de média disposant du meilleur taux de pénétration de marché. 


La publicité radio-TV atteint-elle encore son public?

Karlheinz Kögel, propriétaire de TMC Thompson Media Control estime que la télévision ne correspond plus aux attentes des annonceurs car elle répond toujours à une logique de croissance des investissements publicitaires. En clair, Il faut payer plus pour atteindre de moins en moins de consommateurs en raison de l'errosion des taux d'écoutes. En Allemagne, 22,1 millions d'internautes surfent quotidiennement.  La vidéo est en train de conquérir Internet. L'âge moyen de la population augmente chaque année. La moitié des consommateurs de demains seront âgés de plus de cinquante ans. la publicité télévisuelle ne doit donc plus se focaliser sur les jeunes qui la consomment de moins en moins.

M. Kögel nous présente quelques exemples de campagnes télévisuelles publicitaire allemandes très onéreuses qui n'ont pas atteint leurs objectifs pour étayer ses dires.

Pour bien fonctionner une publicité de marque doit répondre aux trois niveaux suivants:  niveau émotionnel, rationnel et moral.

 


Comment la radio et la télévision sont-elles utilisées? Présentation d'une étude exclusive

Isabel Wenger, responsable de la recherche chez Mediapulse AG nous présente les résultats de cette nouvelle étude de consommation.  Les médias historiques dominent (toujours) notre consommation mais Internet gagne inexorablement du terrain à leur détriment. Le budget média se répartit dans chaque classe d'âge de façon équivalente. La consommation de radio à la demande est en train de se développer et la consommation de radio en direct diminue plus les auditeurs sont jeune. La classe d'âge 15-24 consomme environ 50 minutes quotidiennes de programmes préenregristrés (streaming ou podcast). L'étude démontre la complémentarité d'Internet avec la radio. Selon l'heure de la journée et leur localisation, les auditeurs choisissent l'un plutôt que l'autre. Par contre, Internet est en train de prendre le dessus sur la télévision classique. Les internautes chevronnés ne regardent la télévision que tard le soir avant d'aller au lit. Le reste du temps ils surfent.

L'étude sera publiée sous forme de différents rapports dédiés à une thématique particulière. Vivre sur le réseau, Comment se différencient les amateurs de TV et les marmottes télévisuelles, le beau nouveau monde de la radio-TV sur internet, typologies d'utilisation, autres thèmes. Un outil de sondage en ligne sera disponible sur Internet dès janvier 2009. Infos: http://www.mediapulse.ch 


Remise des prix décernés aux vainqueurs du championnat professionnel de l'informatique

Les 3 gagnants sont:

or: Martin Dörig de Brugg (ProtecData AG)

argent: Michael Frankhauser de Thun (AEK Bank 1826

bronze: Rizja Schmid de Berne (Bedag Informatik AG)

 

Malhreureusement, les romands n'ont pas (pu?) participer au concours...röstigraben oblige (?)

Espérons que cela changera l'an prochain. A Bon entendeur Salut pour aujourd'hui et à demain pour le compte-rendu de la deuxième journée des Comdays 2008.


Remise des prix décernés aux vainqueurs du championnat professionnel de l'informatique

Les 3 gagnants sont:

or: Martin Dörig de Brugg (ProtecData AG)

argent: Michael Frankhauser de Thun (AEK Bank 1826

bronze: Rizja Schmid de Berne (Bedag Informatik AG)

 

Malhreureusement, les romands n'ont pas (pu?) participer au concours...röstigraben oblige (?)

Espérons que cela changera l'an prochain. A Bon entendeur Salut pour aujourd'hui et à demain pour le compte-rendu de la deuxième journée des Comdays 2008.


Que reste-t-il encore à inventer

Le professeur Anton Gunzinger, l'inventeur du Super Computing Systems nous propose un quizz: Calculer en chiffres romains. Il offre un repas gratuit à la personne qui calculera combien font CCLVI+CL et XIX*XXIV. Pour y parvenir, il nous faut convertir ces chifres romains en chiffres arabes. L'utilisation des chiffres romains a pris des années pour être démocratiquement utilisées. Cela démontre la vitesse à laquelle avancent certaines innovations.

Que signifie inventer? L'invention sert à générer de la valeur ajoutée. L'histoire de l'humanité représente l'histoire des inventions. De la découvete du feu à l'arrivée de l'homme sur la lune. Inventer signifie toujours l'abandon de sa zone de confort. Nous sommes confrontés à l'inconnu. Pourquoi dès lors inventer? Curiosité infantile, le besoin, le plaisir, l'amour. Plusieurs raisons coexistent. 

SCS, la société d'Anton Gunzinger crée des nouvelles générations de super-ordinateurs avec une cinquantaine d'étudiants basés je crois dans le Technopark de Zurich. Le monde des PC se compose actuellement d'un milliard de PC, serveurs et workstations. Les ordinateurs embarqués dans nos voitures, nos maisons etc...sont vingt fois plus importants que les ordinateurs classiques que nous connaissons. 

Il nous présente le système d'archivage interne des films de la télévision suisse alémanique. La numérisation du contenu de ses archives nécessite un travail continu durant une dizaine d'années. 

Il nous présente le projet de développement d'un processeur automobile supportant le conducteur dans ses activités de conduite. Le volume de production est élevé. Le produit final doit être écologique et calculé au plus juste prix. Son équipe a développé le processeur qui sera peut-être prochainement fabriqué à grande échelle par une grande marque automobile. 

L'architecture des systèmes informatiques est rarement visible de l'extérieur, contrairement à celle des bâtiments. Une bonne infrastructure est simple, de longue durée et modulaire. 

 


L'inventeur de l'alernative à Facebook

Orkut Buyukkokten, de Google est l'inventeur du réseau social Orkut. Il nous dresse le portrait des réseaux sociaux. Les réseaux sociaux sont apparus dès 1995. Ils ont explosé avec le changement de millénaire. Le réseau actuellement le plus important est Facebook. Il nous présente une étude sur les utilisateurs d'une plateforme sociale américaine dont je n'ai pas retenu le nom.

Ensuite, il nous présente sa plateforme orkut. La plate-forme a été développée avec visual studio, photoshop, SQL Server 2000 et Wirndow Server 200x. 

L'essentiel de la valeur d'une telle plate-forme représente ses utilisateurs et le contenu qu'ils génèrent. 

Les réseaux sociaux nou aident à maintenir une plus basse pression sanguine, cicatriser plus rapidement nos blessure, à sortir plus rapidement d'un état dépressif et nous aide à vivre plus longtemps. Good to know that;-) Thank you Orkut


Où investir avec profit?

Le professeur Klaus-Dieter Scheurle, Manager Director de Credit Suisse à Francfort développpe ce sujet.

Le secteur télécom européen a accusé une baisse moyenne de 16% durant la 41e semaine de l'année. La baisse des liquidités au niveau mondial impacte négativement les coûts d'utilisation d'argent frais. Credit Suisse estime que l'EBIT des opérateurs télécoms européens pourrait baisser de 7 à 10% en conséquence. L'avenir économique n'est pas très rose. Les affaires relatives au réseau fixe devraient stagner (légère régression), alors que le secteur mobile devrait connaitre une faible croissance estimée à 3%. Ces prévisions favorisent les grands acteurs au détriment des plus petits. Et les marchés émergeants ne représentent plus l'Eldorado comme c'était le cas il y a quelques années. La morosité semble donc être d'actualité pour le secteur télécom selon ses dires. 


Quels réseaux utiliser et comment?

Intervention du professeur Matthias Finger de l'EPFL, bien connu des auditeurs du Grand8 sur les ondes de la Radio Suisse Romande. Il nous parle de compétition et de régulation. Malheureusement, peu de théorie existe dans ce domaine très exploratoire.  Sa présentation devrait nous permettre à mieux réfléchir les réseaux dans le contexte e la libéralisation des marchés. La technologie est jusqu'à présent trop négligée par une approche trop économique.

Il nous rappelle les grands axes de l'économie régulatoire. La théorie économique est similaire à un arbre de décision. S'il n'y a pas de monopole naturel, il n'y a pas de goulot d'étranglement et donc aucune utilité de réguler un marché. Certains monopoles sont contestables (monopole postal qui ne nécessite pas de grands investissements préalables). Ce monopole naturel est-il temporellement stable? Le secteur est-il dynamique ou non? Cette approche présente un certain nombre de problèmes. Elle est statique et néglige l'innovation surtout systémique pour se focalise sur la protection des consommateurs. Certains facteurs exogènes ne sont pas pris en compte. L'histoire de ces industries prédétermient leurs fonctionnement respectifs.

Finalement, cette approche économique favorise la protection des consommateurs à court terme tout en négligeant d'autres facteurs tels que la cohésion nationale, la stabilité, la résilience des systèmes.

Monsieur Finger nous propose une nouvelle manière de voir les choses. Le marché en croissance est limité d'un côté par les possibilités technologiques et par les institutions d'un autre côté. 

L'approche économique ne fait aucune distinction entre les différentes industries. Il existe une cohérence entre la technologie et les institutions. 

La théorie de la régulation dont nous disposons aujourd'hui est très en phase avec la competition d'accès. Pour la concurrence entre les réseaux, nous n'avons pas de théorie apropriée et cela nous pose un certain nombre de problèmes notamment dans le secteur des télécommunications. 

il existe deux types de dynamiques: dynamique compétitive d'accès au marché et dynamique institutionnelle liée au marché.

Nous faisons face à un paradoxe car nous sommes technologiquement dans un modèle de concurrence des réseaux mais institutionnellement nous ne sommes pas là . Il y a donc incohérence entre l'état de la technologie et l'état des institutions. Quelque chose empêche le marché de fonctionner pleinement. 

Comment penser l'avenir? Son approche est institutionnelle et politique et non pas technologique. Le choix de la configuration est le résultat des stratégies et des comportements des acteurs les uns avec les autres. 


Comparaison entre les réseaux électriques et les réseaux de télécommunication

Hans-Peter Aebi, ancien président du conseil d'administration de diAx et actuel CEO de Swissgrid, la plateforme de vente en gros d'électricité suisse à l'international fait sa comparaison des réseaux électrique et télécom. Les réseaux télécoms ne servent qu'à transporter des données.

L'électricité représente un produit avec une valeur intrinsèque (contrairement au transfert de données). Le déploiement du réseau électique suisse possède une histoire bien plus longue quel celle des réseaux de télécommunication. Sa construction s'est effectuée dans la lenteur et dans la continuité.  Au niveau de l'accès au domicile, les deux types de réseaux présentent des similitudes. 

La propriété est synonyme de pouvoir. Celui qui possède le pouvoir l'exploite également. L'infrastructure concurrentielle est nécessaire. Les fournisseurs de courant doivent rester indépendants. Les augmentations de prix conduisent à un activisme politique. Différents conflits d'intéret coexistent.


Convergence entre les réseaux de radiodiffusion et les réseaux de télécommunication

C'est au tour de Michael T. Fries, CEO de Liberty Global Inc, la maison mère de Cablecom de venir sur le podium des Comdays 08.

Il débute son introduction par une description de son groupe qui dessert 31 millions de foyers dans 15 pays différents. Selon lui, le consommateur est à la recherche de participation au sein de l'ère numérique. Il désire cosommer à la demande du contenu et des services. Il recherche de la simplicité, de la fonctionnalité et de la qualité de service à un prix intéressant. 

Selon M. Fries qui prêche pour sa paroisse, les cablo-opérateurs sont les meilleures patenaires pour fournir le marché. Et de faire une description des principales dates clés de l'histoire de sa filiale Cablecom. Cablecom emploie 1500 personnes et a investi un milliard de nos francs en Suisse. Et de présenter les différentes "killer-applications" de Cablecom.

Le véritable contenu numérique est bi-directionnel. 

Le groupe travaille sur la prochaine génération de ses services. Il n'est pas satisfait de sa situation actuelle sur le marché et va moderniser son réseau helvétique d'ici à l'été 2009. Le groupe va également rendre ses services plus "verts"a travers un programme d'économie d'énergie. La Suisse sera le premier pays au monde à bénéficier de cette "green box". 


Partager les réseaux au profit du consommateur, de l'opérateur et de l'environnement

Ermin Gurdenli, directeur technologie de T-Mobile Grande-Bretagne nous fait part de son expérience au Royaume-Uni.

Sa société est parvenue à créer le meilleur réseau 3G de Grande-Bretagne en un laps de temps minimum et au niveau de prix le plus bas du marché.  98% de couverture nationale en deux ans. Ce tour de force a été possible moyennant:

L'établissement d'un seul réseau 3G équitablement en mains des opérateurs T-Mobile et 3. En fait une fusion de deux réseaux préexistants (à l'image de ceux de sunrise et Orange en Suisse par exemple). les deux réseaux utilisent le procédé de "RAN Sharing". Leur "Air Interface" n'est pas partagé. Pour ce faire, les deux opérateurs ont créé une nouvelle société commune aussi fine qu'efficace pour gérer l'achat de l'infrastructure nécessaire. Chacun de ses parents reste propriétaire de son infrastructure historique. Pour que la mayonnaise prenne, il est impératif que les partenaires partagent une vision commune et soient d'accord de conclure un accord de partenariat à long terme. 

Remarque personnelle: Ce modèle pourrait-il être intéressant pour renforcer les positions stratégiques des nouveaux entrants helvétiques? Peut-être si une vision commune pouvait se développer entre Orange et sunrise. Lors'quon sait que les deux opérateurs ont déjà sous-traité la maintenance de leurs réseaux respectifs à Alcatel-Lucent, cela pourrait être la prochaine étape...

 

 

 

 


Modèle de partage de réseaux - externalisation - location

Revenons à des préoccupations plus terre à  terre et moins philosophiques. Fredrik Jejdling, vice-président, head of finance business unit globall d'Ericsson AB nous donne une vue fiancière des différents modèles de partage de réseaux.

Pourquoi faut-il partager les réseaux? Pour économiser des ressources financières. Ces ressources peuvent être mieux investies pour améliorer l'efficacité opérationnelle de l'opérateur concerné tout en améliorant la régularisation du marché. 

 Les opérateurs peuvent même réduire les couts et les émissions de leurs réseaux respectifs en partageant ou en mutualisant leurs utilisations. Ce modèle se montre très intéressant dans les régions périphériques où les différents réseaux sont sous-utilisés en raison de la faible densité de population.

Mais certaines questions stratégiques restent d'actualité. Comment aborder ce processus de transformation soi-même? Comment partager un réseau avec ses concurrents tout en gardant sa flexibilité stratéqique? Comment  agir en tant que partenaire? Comment transformer le modèle opérationel et le modèle de gouvernance?, etc.

Dans  tous les cas de figure, le partage de réseau doit être motivé par une stratégie à long terme des opérateurs intéressés. Cette stratégie doit également être intéressante à court terme. Partager ou ne pas partager? Les deux scénarii possèdent leurs avantages et leurs inconvénients spécifiques. Ils dépendent principalement de la  taille et de la structure du marché et de particularités régionales.

Quelques exemples de partage de réseaux:

  • Telesonera-Tele2 à travers une joint venture baptisée UMTSNat en Suède
  • Deutsche Telekom AG en Allemagne. L'opérateur fournit de la capacité à la demande à tous ces concurrents mobiles sur sol germanique. 

De combien de réseaux l'homme a-t-il besoin?

En provenance directe de la ville éternelle, le plus communiquant de nos 7 sages commence son allocution avec une histoire locale biennoise de pêcheurs et de filet (réseau en allemand), d'aube (sunrise en anglais), et d'autres jeux de mots difficilement traduisibles en français dont je vous épargne les détails.

La question s'apparente à la question de Tolstoï "de combien de récoltes l'homme a-t-il besoin". Sa réponse varie. Un homme vivant est un être social contrairement aux hommes décédés. L'être humain a besoin de ses semblables pour se développer.  La réponse humaine est la suivante: un nombre infini. Les états sont les premiers bâtisseurs de réseaux car le niveau d'investissement et la prise de risque était telle que seuls les états à l'époque avaient la possibilité d'effectuer de tels investissements sur le futur de sa population. Les réseaux mobiles sont aujourd'hui en mains privées car les parlementaires de l'époque étaient persuadés qu'une multiplicité de réseaux améliore la qualité de servics. Les différents standards régionaux des différents réseaux représentaient une barrière au développement des réseaux. D'ou`l'importance d'utiliser des standards communs. 

Service public, sécurité, criminalité internet: Nous devons maîtriser nos réseaux et ne pas nous voir dominer par ces derniers. 

Les nouvelles technologies sont-elles en train de faire évoluer l'être humain (en bien ou en  mal?). Et notre ministre d'évoquer les filets (réseaux) de bas de jambes féminines affriolantes dans un jeu de séduction "off-line". La crainte d'Orwell (dans son livre 1984) que la technologie domine l'homme semble ne pas être d'actualité. Aujourd'hui chaque internaute peut se transformer en éditeur de contenu au moyen d'un blog.  Les nouveaux réseaux de communication facilitent notre vie quotidienne. Aujourd'hui on peut pêcher son poisson en 2 clics de souris (pour revenir à l'histoire de pêcheur du début de son allocution) et téléphoner partout depuis partout. 

Internet nous apporte de nouvelles possibilités mais également de nouvelles maladie. 70'000 Helvètes seraient cyberdépendants, selon une étude récente.  Et certains de penser qu' Internet rendrait même l'homme plus bête qu'il


A venir: Allocution du Conseiller Fédéral Moritz Leuenberger

Notre ministre de la communication est un orateur toujours apprécié des Comdays. Grand blogeur devant l'éternel, il n'hésite jamais à se monter critique du système en place. La suite dans quelques minutes...

Table ronde avec les différents conférenciers de la matinée

La  table ronde est animée par Matthias Benz, rédacteur économique de la NZZ. Il est accompagné par l'expert klaus von den Hoff, director global head TIME practice, Arthur D. Little.

Selon l'expert, la séparation fonctionnelle n'est pas la panacée à tous les maux mais peut représenter un modèle intéressant sous certaines conditions. L'application de ce modèle n'est pas facile et est soumis à des discussions sans fin entre les différentes parties prenantes concernant l'évaluation de la valeur de l'infrastructure mise à disposition des opérateurs tiers. 

Matthias Benz questionne le représentant de British Telecom pour savoir si l'introduction serait salutaire en Suisse. Selon lui, cela dépend du climat concurrentiel ambiant. Son introduction nécessite le bon vouloir de l'ensemble des participants. Sinon ce sera difficile. Mr Forsyth est d'avis qu'il n faut pas uniquement se concentrer sur les besoins des utilisateurs finaux mais également prendre en compte les besoins des acteurs économiques en présence. 

C'est au tour de Carsten Schloter de s'exprimer pourquoi ce modèle n'eat pas applicable au marché italien et la shizophrénie de Swisscom (pour une séparation en Suisse mais contre en Italie où l'opérateur est présent via sa filiale FastWeb). La question principale est de savoir comment favoriser au mieux l'innovation future du secteur télécom helvétique. Le moyen pour y parvenir est secondaire. L'important est de garder le cap sur l'esprit d'innovation.

Christoph Brand de Sunrise se affiche son insatisfaction de la situation actuelle. La Suisse accuse du retard dans ce domaine par rapport à ses voisins européens. Il répète qu'il serait insensé de déployer des infrastructure redondantes sur l'ensemble du territoire suisse et qu'il s'agit de ne pas laisser le lead d'un tel projet dans les mains d'un acteur aussi dominant que Swisscom.

Monsieur Lalande estime que le rôle de l'opérateur historique est déterminant pour le choix de la méthode à choisir. Cette méthode peut varier d'un pays à l'autre en fonction des conditions spécifiques de chaque marché.

Et Carsten Schloter d'abonder dans son sens. Les recettes valables en Italie ne sont pas forcément valables à l'étranger. Puis Christoph Brand de critiquer le mode actuel de


Les challengers dans la concurrence infrastructurelle en matière de fibre

L'avis de Peter Messmann, responsable télécom des services industriels de la ville de Zurich (EWZ). Pour mémoire, EWZ a décidé d'équiper la ville de Zurich en fibre de verre. Le fournisseur d'électricité mettra cette infrastructure à disposition des opérateurs afin qu'ils puissent fournir des services aux habitants zurichois. EWZ représente un investisseur concurrent aux opérateurs déjà en place.

EWZ réfute les modèles concurrents historiques valables tant en téléphonie fixe que mobile. Gaspillage des ressources dû à la multiplication d'infrastructures séparées et parfois redondantes. (Avons-nous besoin de 4 pistes d'autorout si nous ne pouvons rouler simultanément que sur une seule?) Contrairement au secteur télécom, les réseaux d'eau, gaz et de courant ne sont pas multiples. Pourquoi dès lors ne pas appliquer cette règle qui fonctionne parfaitement depuis plus d'une centaine d'années au secteur télécom? Avons-nous réellement besoin de plusieurs accès télécoms desservant nos foyers? Selon sa solution, le dernier kilomètre appartiendrait demain aux services industriels plutôt qu'à swisscom. Le monople resterait étatique (non plus fédéral mais communal ou régional en périphérie).

...Est-ce un véritable progrès?...C'est la question que je me pose en rédigeant ces lignes. 

Orange, sunrise GGA Maur, Init Seven et Green ont annoncé leur coopération avec EWZ. D'autres opérateurs devraient prochainement suivre. 

 

 


Pourquoi la concurrence infrastructurelle est-elle nécessaire?

C'est au tour de Carsten Schloter, CEO de Swisscom de développer sa thèse de la meilleure approche possible. 

Les besoins en largeur de bande croît de façon continuelle. L'évolution de la bande passante démontre que la capacité des cablo-opérateurs décuplera bientôt grâce à une nouvelle norme. Aux USA, le dégroupage a été abandonné à cause de la concurrence avec le câble et le déploiement de la fibre de verre. Si les opérateurs n'investissent pas massivement dans la fibre de verre, ils disparaîtront à terme sous la concurrence des câblo-opérateurs.

Que faire pour que les investisseurs du marché investissent dans la fibre? Certains pays, dont la Suisse et la France font partie, se sont prononcés pour un développement massif de leurs investissement dans la fibre optique. La Suisse fait partie du peloton de tête des nations les mieux équipées en matière de télécommunications. La Suisse fait partie des rares pays disposant d'un niveau concurrentiel élevé entre opérateurs télécoms et câblo-opérateurs. Les autres pays qui connaissent une situation analogue sont les USA, BeNeLux, Japon et Corée. Les pays les mieux équipés au monde disposent de cette concurrence duale entre les deux technologies d'accès précitées. La Suisse et la Belgique sont en tête des pays disposant de la plus grande infrastructure à large bande passante. Dans ces deux pays 60% de la population bénéficie d'un accès à haut débit. 

Carsten Schloter relativise le succès du projet openreach en Grande-Bretagne et nous explique que le niveau d'investissement à chuté dans ce pays peu aprèsl'introduction de la séparation fonctionnelle .Une coopération des investissement est indispensables aux yeux de Carsten Schloter. 80% des investissements sont directement liés au 1er niveau de la fibre optique. (la fibre optique possède 4 niveaux différents). Le 1er niveau (le plus onéreux) est paradoxalement celui qui génère le moins de valeur ajoutée aux yeux de la clientèle. Raison pour laquelle cette collaboration financière est indispensable. 

Je ne reviens pas en détail sur le modèle de Swisscom car il est déjà disponible en ligne (URL à rajouter ultérieurement). Ce modèle de coopération permet aux différents opérateurs de se répartir géographiquement les différents investissements. Il permet de diminuer les coûts car les travaux se font une fois et de façon concertée avec l'ensemble des opérateurs concurrents. Ce projet implique par contre que l'ensemble des concurrents misent sur des standards technologiques communs. Le niveau d'investissement total dépendra du nombre de partenaires qui participeront au projet. Si 3 opérateurs décident de coopérer, chacun dépensera le tiers du niveau d'investissement total nécessaire. Un bon deal pour chaque partie-prenante selon M. Schloter. 

Selon Carsten Schloter qui utlilse les propos de Paul Champsaur, Président de l'autorité française de régulation ARCEP: "la séparation structurelle ou fonctionnelle  pérennise l'esistence d'un monopole naturel. Prendre cette voie c'est stopper l'extension de la concurrence par les infrastructures et repousser indéfiniment l'effacement complet de la régulation sectorielle au profit du droit commun de la concurrence alors que ces principes sont au coeur du cadre européen" .

Et Carsten Schloter de conclure sur la note positive que la Suisse n'est pas mauvaise élève en matière de régulation.

 


Comment la France coordonne-t-elle la concurrence en matière d'infrastructure?

Richard Lalande, CEO adjoit de l'opérateur SFR et Président de l'association française des opérateurs alternatifs français nous parle également de la séparation fonctionnelle. SFR est le principal opérateur alternatifs global en France. Avec 20 millions de clients et 20 milliiards d'euros de chiffre d'affaire.

L'infrastructure du réseau fixe est une infrastructure non duplicable qui a été donnée aux anciens monopoles (France Telecom en France) à la libéralisation des marchés. La valeur de ce "cadeau" est estimée à 30 milliards d'euros. Elle a été donnée à France Télécom sans contrepartie à l'époque (idem en Suisse avec Swisscom). La séparation fonctionnelle permettrait de résoudre ce problème d'inégalité. La France n'applique pas la séparation fonctionnelle. Monsieur Lalande va nous expliquer le modèle français. 

Le développement de la bande passante pour que la France fasse partie du peloton de tête des nations numériques fait partie intégrante des priorités de l'état. Aujourd'hui 98,3% de la population dispose d'un accès ADSL. La couverture des zones urbainement moins dense a été possible grâce à la volonté des collectivités locales (délégations de services publics DSP). Les opérateurs disposent de subsides pour effectuer ces investissements à perte. Cela favorise le dégroupage dans les régions périphériques. Mais certaines zones d'ombre restent d'actualité. Le tiers des répartiteurs sont actuellement dégroupés.

Les 10 prochaines années seront certainement consacrés au développement de la fibre optique sur tout le territoire. Si France Télécom voulait transformer son réseau de cuivre avec de la fibre optique, cela lui coûterait 10 milliards d'Euros. Pour faire de même ses concurrents devraient débourser 3 fois plus. La facture totale se monte donc à 40 milliards d'Euros pour le seul territoire français. Il serait donc intéressant pour les différentes opérateurs en place de combiner ces efforts pour limiter la facture globale.  Plusieurs scénarios exitent. Le choix français est le "partage des infrastructure".L'objectif de cette démarche est que chaque opérateur puisse avoir en continuité une fibre à partir de ses équipements actifs jusqu'au client final. La loi de modernisation de l'économie de juillet 2008 oblige les propriétaires%2


Christoph Blocher aux Comdays

L'humoriste alémanique Walter Andreas Müller nous fait une de ses inimitables imitations de l'ancien Conseiller fédéral Christoph blocher en reprise de la deuxième partie de la matinée. Je vous épargne ses witz purement alémaniques mais très drôles.

Pause-café

Les conférences reprennent dès 11h15...

Pourquoi la séparation fonctionnelle est-elle nécessaire

C'est au tour de Christoph Brand, CEO de Sunrise de nous transmettre son avis sur la question. Son introduction est courte: son prédécesseur à déjà tout dit;-). Je vous prie donc de vous reporter au précédent post afin que je ménage mes phalanges;-).  Il s'agit de durer durant ces deux prochains jours;-)

Christoph Brand nous présente différents scénari de séparation fonctionnelle. Il privilégie également la variante anglaise dont nous avons précédemment parlé.

4 Thèses pourquoi la séparation fonctionnelle serait bonne pour la Suisse

1. croissance économique

2. satisfaction de la clientèle

3. solution de réglage des conflits d'intérets entre l'ex-monopole et les nouveaux entrants

4. Permettait de résoudre les conflits d'intérets auprès des actionnaires de Swisscom (Principalement la Confédération) et de limiter le "syndrome shizophrénique"qui rend la Confédération Suisse à la fois juge et partie du développement télécom helvétique.

Revenons sur le premier point. La baisse des prix développe la demande. Swisscom possède une rente de monopole que Christoph Brand évalue à 1,3 milliard de nos francs. La séparation fonctionnelle permettrait à la Suisse de revivre la haute vague d'investissement débutée en 1998 lors de la libéralisation du marché. Le marché s'en verrait dynamisé. 

La satisfaction de la clientèle s'en verrait également augmentée. Une baisse des prix au niveau européen lui serait salutaire. Le client aurait un réel choix de différents prestataires et l'innovation serait en hausse.

La séparation fonctionnelle permettrait également de réduire les conflits d'intérêts entre les différents opérateurs. Sa thèse est identique à celle de BT dans le précédent post. 

La politique fédérale actuelle conduit à un élargissement de la présence étatique sur le marché mais handicape l'attractivité du marché suisse pour des investisseurs non étatiques. 

La séparation fonctionnelle permettrait de réduire drastiquement les autres coûts de régulation et simplifierait et accélérerait les interactions entre les différentes parties prenantes. 


Pourquoi British Telecom soutient-il la séparation fonctionnelle et l'entité Openreach?

Grant Fosyth, vice-président Global Interconnection & Regulation de l'opérateur britannique nous parle de ce thème d'actualité qui a défrayé la chronique en Suisse durant ces derniers mois.

Pourquoi le marché nécessite-il un organe de régulation? La raison réside dans l'histoire des télécoms. Avant la libéralisation des marchés, chaque pays possédait son monopole étatique. La régulation sert à accélérer le développement des nouveaux entrants afin de rendre chaque marchés plus rapidement compétitifs.

La séparation fonctionnelle de sociétés intégrées verticalement poursuit le même objectif. Ce n'est pas une substitution de la régularisation classique mais une mesure additionnelle de régularisation qui sert à accélérer le processus de régularisation. 

L'exemple de la Grande-Bretagne

La concurrence était limités aux marchés de gros (wholesale) d'accès et les services backhaul, BT disposait d'un pouvoir concurrentiel substantiel dans ce domaine. L'intégration verticale de ses services était jugé discriminant vis à vis des nouveaux entrants. Raison pour laquelle ce système a été introduit. L'infrastructure télécom de BT a été transférée dans une nouvelle entité baptisée openreach. Cete nouvelle entité contrôle le réseau et le loue à l'ensemble des opérateurs présents sur le marché britannique. La nouvelle société appartient toujours à BT mais dispose d'une structure de gouvernance propre qui lui assure son indépendance afin d'éviter le syndrome du "juge et partie". 

Quel est l'impact de cette mesure en Grande-Bretagne?

L'impact concurrentiel a évolué favorablement mais BT a également profité du phénomène. Situation Win-Win en quelque sorte. En 2005, la Grande-Bretagne faisait partie des mauvais élèves européens en matière de largeur de bande. Elle a comblé son retard depuis pour répondre aux besoins grandissants de sa population. Au niveau financier, cette nouvelle entité est profitable pour le groupe BT. Le groupe continue à investir de plus en plus de capitaux dans le développement de son infrastructure de réseau. La séparation fonctionnelle ne sonne donc pas le glas des opérateurs historiques. Clairement BT n'a pas souffert de son introduction. La Séparation fonctionnelle profite à tous les acteurs du marché. C