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Le blog de Mathieu Janin

Fusion RSR-TSR : prise de décision stratégique en avril prochain

Le conseil d’administration de la RTSR (Radio-Télévision Suisse Romande) décidera en avril prochain si elle compte fusionner ses deux entités radio et télévision. L’objectif de cette intégration n’est pas économique, selon Gilles Marchand interviewé dans les colonnes de l’édition de 24Heures/Tribune de Genève d’hier. Le développement de synergies entre les deux médias publiques romands devrait renforcer la qualité des programmes.

Le directeur de la TSR semble déjà convaincu de la justesse de ce projet de fusion qui pourrait avoir déjà lieu l’an prochain. La convergence semble donc également être d’actualité en Romandie. Pour mémoire, les radio et télévision suisses italiennes (RTSI) ont déjà fusionné il y a quelques semaines et leurs confrère alémaniques sont en train de se poser les mêmes questions.


Toujours selon Marchand, ce projet vise à développer une entreprise multimédia renforcée déclinant l’information sous forme radiophonique, télévisuelle et sur le web. La suppression de doublons et le développement de synergies devraient permettre de dégager des ressources supplémentaires pour dévellopper les grilles de programmes actuelles de ces médias publiques romands. Marchand explique également que cette fusion est imposée par le renforcement de la concurrence audio-visuelles en Suisse romande et l’arrivée de télévisions régionales disposant de moyens renforcés. Marchand ne nie pas l’éventualité de quelques suppressions d’emploi. Certains collaborateurs devront certainement se recycler. Une chance professionnelle à saisir selon lui.


Gilles Marchand semble convaincu que les deux cultures d’entreprise sont compatibles, sans l’apparition de psychodrames. Au sujet des rumeurs qui annoncent la concentration prochaine du département de l’information de la radio romande à Genève, Marchand a répliqué qu’aucune décision n’avait encore été prise à ce sujet. Dans tous les cas, les deux villes romandes seront le théâtre de productions radio-télévisuelles.


Les familles helvétiques de plus en plus accro aux jeux vidéo

Terminé le temps où nos adolescents s’adonnaient seuls aux plaisirs des jeux vidéo sous le regard souvent réprobateur de leurs géniteurs. Aujourd’hui,  l’utilisation de la console gagne ses lettres de noblesse au sein de la famille. Et c’est au tour de Papa et Maman de devenir de plus en plus accro à de nouveaux jeux ludo-éducatifs favorisant le développement personnel.


Ubisoft, troisième éditeur indépendant de jeux vidéo au monde a compris très tôt ce changement de paradigme et a déployé des moyens très importants pour créer de nouvelles gammes de jeux vidéo, dites « grand public », destinées à l’ensemble des membres d’une famille. Cet investissement commence à payer, puisqu’en Suisse, Ubisoft génère déjà 28% de son chiffre d’affaires avec ces nouveaux jeux et que ce chiffre n’a pas fini de progresser.


Comment expliquer ce phénomène ? « L’objectif de ces nouveaux jeux n’est pas uniquement divertissant mais également éducatif », confirme Sandra Baudois, directrice d’Ubisoft pour la Suisse. Et cette valeur ajoutée ne décourage pas les jeunes mais encourage leurs parents à miser sur le développement personnel, la sensibilisation à l’écologie et au développement durable ou les jeux aspirationnels, développeurs de vocations en tous genres.


Les jeux « grand public » d’Ubisoft se déclinent en trois gammes principales.  La collection « Léa Passion » se destine aux jeunes filles de six à douze ans. Elle remplace les livres aspirationnels de notre enfance tels que « Martine hôtesse de l’air » en incitant nos jeunes filles à développer une vocation pour un métier (maîtresse d’école, vétérinaire, etc.) ou des activités en rapport avec la mode, le sport, la créativité ou les loisirs. L’objectif  principal de la gamme « Léa Passion » est de permettre à nos enfants de jouer à être une grande personne.


La deuxième gamme « Planète nature » a une vocation écologique. Elle vise à sensibiliser les enfants (autant les filles que les garçons) de sept à douze ans à l’importance du développement durable et de la protection de l’environnement. L’objectif de ces jeux est de contribuer à sauver la planète des méfais de la pollution ambiante.


La troisième gamme « Mon coach » est destinée aux adultes actifs et aux seniors.  Elle leur sert de coach virtuel pour leur permettre d’apprendre des langues étrangères, d’arrêter de fumer (grâce à la méthode éprouvée d’Allen Carr, dont le livre a été vendu à plus de 8 millions d’exemplaires dans le monde.


Ces nouveaux jeux contribuent donc à faire progresser l’ensemble des membres d’une famille de façon ludique et interactive, tout en réduisant les barrières technologiques existantes entre les différentes générations.

 

capital.wmv du 14 décembre 2008 dédiée à l'explosion des jeux tous publics en France (source M6, émission Capital)


Sept candidatures de diffuseurs privés pour la deuxième plate-forme numérique romande

La deuxième plateforme numérique destinée à la Suisse romande a intéressé sept diffuseurs privés qui souhaitent obtenir une concession pour la diffusion de programmes radio DAB+. La procédure de consultation est ouverte dès aujourd'hui, les intéressés peuvent prendre position jusqu'au 23 décembre. Après analyse des dossiers, les décisions seront rendues au printemps 2009.

Le 30 septembre 2008, à l'échéance du délai pour le dépôt des candidatures à une concession radio DAB+ avec droit d'accès garanti, sept candidatures sont parvenues à l'Office fédéral de la communication (OFCOM). Pour une bonne partie, celles-ci sont issues de partenaires déjà connus dans le monde des médias, à savoir des radios locales présentes sur la bande OUC mais aussi de radios Web.

Dans le courant du mois de novembre, les dossiers ont été complétés, au besoin, selon les demandes de l'office avant d'être soumis à consultation à partir du 25 novembre. Les milieux intéressés peuvent consulter les documents sur le site internet de l'OFCOM et ont jusqu'au 23 décembre pour se prononcer. Puis l'autorité procédera à l'analyse des dossiers. Les décisions finales reviendront au Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication. Les concessions pour la diffusion des programmes pourront être octroyées dans le courant du printemps 2009.

Les sept candidatures:

  1. ROM Radio (projet lié à Rouge FM)
  2. FriRadio (projet lié à Radio Fribourg)
  3. Radio Jazz International (Monsieur Philippe Zumbrunn)
  4. Radio Roc (projet lié à Radio Chablais)
  5. Maxxima (projet lié à la webradio Maxxima et à Rouge FM)
  6. Radio Verticale (projet lié à Radio Rhône)
  7. Soprodi Sàrl (projet lié à Monsieur Pierre Steulet, en collaboration avec Romandie FM SA)

En outre, la SSR s'est portée candidate pour la mise en place sur cette plateforme d'un programme francophone dédié à l'information. Ce dossier est également publié sur le site internet et soumis en consultation, en parallèle aux demandes émanant des privés. L'autorité concédante pour cette demande de la SSR est le Conseil fédéral.


Octroi des dernières concessions de radio et de télévision régionale

Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) a octroyé 14 concessions de radio OUC et 7 concessions de télévision régionale dans les zones où plusieurs candidatures étaient en lice. Deux stations de radio et deux chaînes de télévision perdent leur concession actuelle au profit d'autres diffuseurs. Ces décisions sont susceptibles de recours auprès du Tribunal administratif fédéral.

Le DETEC a octroyé les dernières concessions pour la diffusion de programmes de radio OUC ou de télévision régionale dans quinze zones de desserte, dans lesquelles deux ou plusieurs candidatures étaient en concurrence. Cette décision met ainsi un terme à la procédure d'octroi des concessions. Le 7 juillet 2008, le département avait déjà accordé une concession à 27 stations de radio OUC et à 6 chaînes de télévision régionale, qui étaient seules candidates pour leur région.

1 Télévision

Sept concessions TV assorties d'un mandat de prestations et donnant droit à une quote-part de la redevance devaient encore être attribuées. Dans quatre régions, ce sont les diffuseurs actuels qui en reçoivent une: Canal 9 en Valais, Canal Alpha dans l'Arc Jurassien, Tele M1 dans la région Aarau - Soleure et Tele Ostschweiz en Suisse orientale. Dans la zone de desserte Vaud - Fribourg - seule zone entièrement nouvelle -, la concession revient au projet Vaud Fribourg TV (Edipresse, Groupe St Paul/Fribourg et communes vaudoises).

En Suisse centrale, Tele 1 (Neue Luzerner Zeitung et groupe NZZ) évince Tele Tell, le diffuseur actuel. Dans la région Zurich - Suisse du nord-est, TeleZüri (Tamedia AG) et Tele Top (Top-Medien de Günter Heuberger), deux chaînes existantes, se retrouvaient en lice pour la concession, finalement octroyée à Tele Top.

1.1 Zurich - Suisse du nord-est

Diversité des opinions en faveur de Tele Top
Il ne s'agissait pas de juger l'offre de programme actuelle de TeleZüri et de TeleTop, mais la manière dont les deux candidats entendaient fournir un service public pour la région.

Comparées aux dossiers reçus pour les autres régions, les candidatures de TeleZüri et de Tele Top étaient d'excellente qualité et contenaient des données différenciées sur la manière d'exécuter le mandat de prestations (voir ci-dessous: critères de décision). Globalement, l'évaluation des dossiers a montré que les deux candidatures étaient quasiment de même valeur. En d'autres termes, les deux chaînes étaient parfaitement en mesure de remplir le mandat de prestations.

La loi sur la radio et la télévision (LRTV) prévoit que, lorsque plusieurs candidatures sont équivalentes, il convient de choisir la candidature qui "contribue le plus à la diversité de l'offre et des opinions". En l'occurrence, il s'agit notamment de veiller à ce que l'octroi de la concession contribue le moins possible à la concentration des médias. Pour respecter cette exigence posée par la loi, la préférence a été donnée à Tele Top et non à TeleZüri, qui appartient au groupe d'éditions Tamedia. 

TeleZüri peut continuer à émettre dans les régions actuelles et étendre sa zone de diffusion
Malgré cette décision, TeleZüri pourra continuer à émettre. Un diffuseur a besoin d'une concession seulement s'il prétend à une quote-part de la redevance. Après la décision de ce jour, la chaîne ne touchera aucune quote-part. Comme l'argent de la redevance est destiné uniquement à financer les fenêtres de programme pour les cantons de Schaffhouse et de Thurgovie, TeleZüri ne sera pas pénalisée du point de vue financier: sans concession, la station ne doit en effet pas produire les coûteuses fenêtres de programme pour les deux cantons cités. Par ailleurs, TeleZüri n'est plus liée aux restrictions de diffusion qui accompagnent la concession. La chaîne peut désormais définir elle-même sa zone de diffusion et l'étendre au besoin.

Les craintes selon lequelles TeleZüri devrait se retirer des régions dans lesquelles elle émettait jusqu'ici sont infondées. L'expérience montre que les câblo-opérateurs ne déprogramment pas les chaînes qui jouissent d'une bonne audience. En outre, l'OFCOM répondra certainement favorablement à une demande de diffusion contraignante émanant de TeleZüri. Selon la pratique actuelle, une telle décision implique que TeleZüri soit en mesure de remplir le mandat de prestations régional prévu dans l'appel d'offres. Le dossier présenté par TeleZüri prouve que tel est bien le cas.   

Dorénavant, la région zurichoise sera la seule région de Suisse à bénéficier de deux programmes de télévision régionale conçus de manière professionnelle. Cette diversité du paysage télévisuel correspond en outre au voeu du gouvernement zurichois.

1.2 Suisse centrale

Tele 1 remplit mieux le mandat de prestations que Tele Tell
Par rapport à Tele Tell, Tele 1 obtient un score légèrement meilleur lors de la comparaison des inputs (voir critères de décision ci-dessous) et nettement meilleur en matière d'outputs. Avec un résultat aussi clair, il n'était pas nécessaire d'analyser la candidature de Tele 1 sous l'angle de la concentration des médias. Selon la LRTV, il convient d'octroyer la concession au diffuseur qui, sur la base des documents déposés, est le mieux à même d'exécuter le mandat de prestations. Cette disposition s'applique même si la concentration des médias dans la zone de desserte concernée s'en trouve accrue.

2 Radio 

Deux diffuseurs radio perdent leur concession dans l'Arc lémanique et à Zurich
Les diffuseurs existants restent en place dans cinq des 15 zones de desserte. Pour les concessions assorties d'une quote-part de la redevance, il s'agit de la radio complémentaire non commerciale Radio Cité à Genève et de Radio Grischa dans les Grisons. Dans les trois zones où une concession sans quote-part de la redevance avait été mise au concours, les diffuseurs existants se sont également imposés: Arc FM dans l'Arc jurassien (propriété de Pierre Steulet, le principal actionnaire de BNJ FM, issue de Radio Fréquence Jura, RTN et Radio Jura Bernois), Radio Argovia en Argovie, ainsi que Basel 1 et Radio Basilisk dans la région bâloise.

Par contre, deux diffuseurs existants perdent leur concession, battus par des nouveaux venus. Dans l'Arc lémanique, où quatre concessions sans quote-part de la redevance étaient à octroyer, Radio Lac, Radio Lausanne FM et Rouge FM demeurent. La quatrième concession revient à Buzz FM (Stéphane Barbier-Mueller, Maurice Felix); One FM (Overshop Holding SA) perd donc la sienne. Dans la région zurichoise, trois candidatures ont été déposées pour une seule concession sans quote-part. RMC Züri (Music First Network AG von Giuseppe Scaglione) l'a emporté sur l'actuelle Radio 1 (ancienne Radio Tropic, propriété de Roger Schawinski depuis octobre 2007), qui peut toutefois poursuivre son activité grâce à une concession dans la région Zurich-Glaris. Les deux autres concessions sans quote-part de la redevance pour cette région-là ont été attribuées aux radios existantes Radio 24 et Radio Zürichsee. En revanche, Radio Energy (propriété à 51% de Ringier SA) perd sa concession.

2.1 Arc lémanique

Buzz FM propose plus d'informations que One FM
Les candidatures des stations existantes Radio Lac, Rouge FM et Lausanne FM étaient les meilleures, mais pour des raisons différentes. Alors que Radio Lac et Rouge FM ont fait valoir des prestations convaincantes en matière d'information, Lausanne FM se distinguait par ses conditions de travail ainsi que son offre de formation et de perfectionnement. Le dossier de One FM était certes équivalent à celui de Lausanne FM dans le domaine des inputs, mais il s'est avéré nettement moins bon que ses concurrents dans les outputs. Fortement axé sur le divertissement, One FM ne proposait presque aucune des prestations relatives à l'information exigées dans l'appel d'offres. Buzz FM l'a emporté sur One FM; cette station a soumis un concept de programme novateur, nettement axé sur l'information. Avec son programme en langue anglaise, Léman Local Radio n'a eu aucune chance d'obtenir une concession.

2.2 Zurich-Glaris

Large soutien public en faveur de Radio
Radio 24 et Radio Zürichsee ont remis d'excellents dossiers de candidature et se détachent nettement des trois autres candidats. Music First Network AG ne pouvaitplus prétendre à la troisième concession en jeu, ayant déjà obtenu deux concessions (Jugendradio Music First et RMC Züri). En effet, conformément à la LRTV, aucune entreprise ne peut recevoir plus de deux concessions de radio. Les deux candidatures restantes, Radio Energy et Radio 1, étaient très proches l'une de l'autre. Radio Energy surpassait Radio 1 au niveau des inputs, Radio 1 Radio Energy en ce qui concerne les outputs. Radio 1 l'a finalement emporté, en particulier grâce à sa grande crédibilité journalistique et au large soutien exprimé en faveur de cette station lors de la consultation. Si les deux candidatures avaient été reconnues équivalentes, la clause légale qui demande explicitement de favoriser les médias indépendants aurait aussi fait pencher la balance du côté de Radio 1, Radio Energy étant en effet détenue majoritairement par le groupe Ringier SA.

3 Critères de décision pour l'octroi des concessions  

Les demandes de concession ont été évaluées sous l'angle du mandat de prestations tel que décrit dans l'appel d'offres. Pour pouvoir remplir le mandat de prestations, le diffuseur est tenu de prendre des mesures relatives à la gestion de la qualité, d'employer des professionnels des médias qui respectent les normes professionnelles et d'offrir des conditions de travail adéquates. Ces dispositions contraignantes, bases de la production de programmes, sont résumées sous la dénomination "input". Lors de l'évaluation, les données concernant les domaines mentionnés ci-dessus étaient prépondérantes. Les "outputs" se réfèrent aux prestations journalistiques du diffuseur. Les déclarations faites dans les dossiers de candidature ont notamment été confrontées aux exigences en matière d'information figurant dans l'appel d'offres. La description des prestations sous l'angle du service public régional et de la diversité de l'offre revêtait une importance particulière. Les inputs et les outputs ont été pondérés de manière égale lors de l'évaluation.

4 Exigences du législateur et pouvoir d'appréciation de l'autorité 

Les décisions de concession, tout comme les critères de sélection retenus par le DETEC, se basent sur les dispositions des art. 38 et 43 de la LRTV. La loi précise le mandat de prestations des diffuseurs commerciaux et exige une couverture complète des événements politiques, économiques, sportifs, sociaux et culturels dans la zone de desserte.

L'art. 45, al. 3, LRTV, formule clairement les conditions que le DETEC doit respecter pour prendre ses décisions. Ainsi, la concession est octroyée au candidat qui est le mieux à même d'exécuter le mandat de prestations. Cette exigence s'applique même lorsque la décision renforce la concentration des médias dans une zone de desserte. L'indépendance du candidat par rapport à une entreprise de médias n'est prise en considération que lorsque deux candidatures sont équivalentes.

Les décisions ont été élaborées en tenant compte également de la pratique du Tribunal administratif fédéral. Celui-ci a notamment estimé, dans un jugement concernant la radio zurichoise pour les jeunes, que les candidatures ne devaient être examinées que sur la base des critères publiés dans l'appel d'offres. L'autorité concédante est en outre tenue de ne considérer strictement que les indications contenues dans les dossiers de candidature. Aucun critère distinct, comme la part d'audience d'un diffuseur, ne peut être retenu. 

5 Possibilité de recours contre la décision 

Les nouvelles concessions entrent en vigueur au plus tôt à l'expiration du délai de recours de 30 jours, au plus tard à l'échéance des concessions octroyées selon l'ancien droit (fin 2008 pour la télévision, fin mars 2009 pour la radio). Elles sont valables jusqu'en 2019.

Un recours contre une décision du DETEC peut être déposé dans les trente jours auprès du Tribunal administratif fédéral. Ce dernier est l'unique instance de recours.