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Le blog de Mathieu Janin

L'Apple I fait son entrée au Musée (suisse) de la Communication

Le Musée de la communication est parvenu à compléter sa collection d’ordinateurs d’une pièce extrêmement rare: l’Apple I, qui date de 1976, est en effet un des tout premiers ordinateurs personnels. Ce jalon de l’histoire de l’informatique figure dès aujourd’hui dans l’exposition permanente «As Time Goes Byte: ordinateurs et culture numérique», où le grand public peut le voir pour la première fois en Suisse.Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne ont fondé Apple en1976. Le premier ordinateur personnel qu’ils ont produit, baptisé Apple I et constitué d’un seul circuit imprimé, a été fabriqué à environ 200 exemplaires entre 1976 et 1977 et vendu au prix de 666.66 dollars. L’Apple I possédait des prises de raccordement à un clavier et un écran qui n’étaient pas fournis avec l’ordinateur. L’acheteur devait également monter le boîtier et il pouvait y adjoindre un magnétophone à cassette, pour enregistrer lesdonnées, et une cassette contenant leprogramme «AppleBASIC». L’ordinateur pouvait ainsi être programmé dans le langage BASIC. Sonsuccesseur, l’Apple II, est arrivé sur le marché en 1977.

Acquisition de l’Apple I: une pièce rare vient compléter la collection d’ordinateurs.

L’Apple I est la première pierre de l’édifice au développement fulminant qu’est Apple, l’entreprise
qui a beaucoup contribué à la démocratisation des ordinateurs. Parce qu’il n’a été produit qu’à un
petit nombre d’exemplaires, le premier Apple est aujourd’hui une véritable rareté. Le Musée de la
communication est pourtant parvenu à seprocurer une de cesmachines si rares et capitales dans
l’histoire de l’informatique, complétant ainsi sa collection d’ordinateurs. Le modèle du musée comprend un circuit imprimé AppleI avec un boîtier, un clavier, un écran et un manuel d’utilisation.
L’ordinateur produit en 1976 possède une mémoire de travail de 4 kilooctets et unécrande 24
lignes de 40signes. Il est cadencé à environ un mégahertz.

L’Apple I peut être vu dès aujourd’hui dans l’exposition permanente sur l’histoire de l’informatique
et la culture numérique «AsTimeGoesByte» du Musée de la communication. C’est la première
fois en Suisse que le public y a accès. L’idée d’utiliser un ordinateur à desfins privées est née
dans les années 1970. Les premiers ordinateurs personnels (commeleMITSAltair, 1975) étaient
vendus sous la forme d’éléments que l’acheteur devait assembler lui-même. Ils étaient donc quasiment réservés aux bricoleurs en électronique et autres bidouilleurs. L’Apple I est le premier ordinateur personnel équipé d’un seul circuit imprimé. C’est en 1977 que les premiers ordinateurs immédiatement opérationnels, avec boîtier et écran, sont arrivés sur le marché, parmi lesquels l’Apple II.

Un aperçu de l’histoire de l’informatique et de la culture numérique
L’exposition permanente «As Time Goes Byte» est la première de Suisse à retracer toute l’histoire
de l’informatique et de la culture numérique.Sur environ 600 mètres carrés, le public peut y suivre le
développement des ordinateurs au cours des 50 dernières années, du gros calculateur réservé aux
spécialistes aux machines courantes d’aujourd’hui, utilisées par tout un chacun. Parmi les temps
forts de l’exposition, on trouve l’ERMETH (acronymede Elektronische Rechenmaschine der Eidge-
nössischen Technischen Hochschule Zürich, machine à calculer électronique de l’École Polytech-
nique Fédérale de Zurich), le premier ordinateur fabriqué en Suisse dans les années 1950. Les visiteurs ne se contentent toutefois pas d’admirer des objets, «AsTimeGoesByte» les invite à jouer et bidouiller. Ils peuvent par exemple convertir des nombres décimaux en nombres binaires grâce à l’ordinateur à billes, aux airs de flipper, apprendre à programmer dans la «Cuisine à software» ou encore jouer à l’un des jeux informatiques les plus populaires des années 1980 dans le «Game lounge». En2008, la Society for the History of Technology a décerné au Musée de la communication le «Dibner Award for excellence in museums and museumexhibits», prix de renommée internationale, pour son exposition «AsTimeGoesByte».

Réédition romande du poster des trente ans de l'informatique: Trente ans de développement informatique résumé sur 1,6 mètre carré

Le PC a fêté son trentième anniversaire l’an dernier. A cette occasion, la société Robert Weiss Consulting, domiciliée à Männedorf, a imprimé la troisième édition remaniée et actualisée de l’histoire informatique en langue allemande. Le poster est désormais disponible en version française. Un tiers de son contenu (textes et images) a été retravaillé et réactualisé. Son format de 90 x 180 centimètres offre 1,6 m2 d’informations relatives à l’histoire de l’informatique. Plus de 600 illustrations et 2'000 événements agrémentés de graphiques et de tableaux complètent l’ensemble. Son impression de qualité illustre de façon détaillée et neutre l’évolution de notre niveau de vie technologique durant les trente dernières années. Il retrace les transformations du matériel et des logiciels informatiques, des différents acteurs du marché, des composants matériels, et des développements de la communication et d’Internet. Distribué exclusivement par le GRI en Suisse romande, des versions anglaises et italiennes sont en préparation.

Le poster décrivant l'histoire de l'informatique depuis trente ans

Le premier PC (ordinateur personnel) du monde a été commercialisé il y a plus de trente ans: l’Apple II. Il y a 156 ans, les télécommunications helvétiques vivaient leur genèse avec l’interconnexion de 27 bureaux télégraphiques dans le pays. La fusion de l’informatique et des télécommunications, grâce à la numérisation, a contribué à l’avènement de l’ère Internet  et des communications sans fil. La mobilité et la quasi ubiquité offertes par les nouvelles technologies impactent profondément notre manière de vivre – dans le privé ou dans  la vie professionnelle -  en nous permettant d’accéder à pratiquement n’importe quel type d’informations, n’importe où et n’importe quand.  L’étude du poster nous aide à réaliser, mais également à comprendre à quelle vitesse notre vie quotidienne a évolué grâce – ou à cause -  des nouvelles technologies.

C’est la raison pour laquelle Robert Weiss, consultant, auteur de l’étude annuelle « Weissbuch » qui décrit l’évolution annuelle de l’informatique en Suisse, et journaliste bien connu Outre-Sarine a édité ce poster. Il présente en détail quelque 590 photographies et explique 2'000 événements relatifs à l’évolution informatique (dont 590 légendes photographiques), en plus de 20'000 mots et plus de 150'000 signes, sans oublier 3 tableaux et 3 graphiques. L’évolution informatique y est expliquée sans parti pris. On y découvre les développements relatifs au matériel (systèmes, périphériques, standards), aux logiciels (langues de programmation, systèmes d’exploitation et applicatifs), aux différents acteurs du marché (fondation, fusions, dirigeants, organisations), aux composants (processeurs, semi-conducteurs, circuits intégrés) et aux évolutions de la communication, d’Internet ainsi que de notre style de vie, à travers plus de trois décennies, ainsi qu’une prévision de notre futur informatique.

Le poster convient autant aux écoles, en tant que matériel éducatif, qu’aux passionnés en tous genres de l’informatique et des technologies de l’information. Cet ouvrage représente une œuvre maîtresse qui devrait figurer dans chaque bureau ,salle informatique ou salle de cours, (voire même pourquoi pas à domicile),  en tant qu’élément didactique de décoration et signe d’appartenance au secteur informatique.

Le contenu du poster a été créé par Robert Weiss, en collaboration avec son fils Micha (responsable de la mise en page). Tous deux sont à la tête d’une association de promotion d’un musée suisse de l’informatique et possèdent l’une des plus importantes et complètes collections d’ordinateurs de notre pays.

Le prix du poster est de 39 francs la pièce (sans TVA et frais d’envoi).  Ce prix unitaire varie en fonction du volume de  commandes selon un mode dégressif.

Le poster peut également être utilisé à des fins publicitaires ou en tant que cadeau d’entreprise, lors d’un événement spécial ou d’un jubilé. Des tirages limités et personnalisés peuvent être réalisés sur demande. De tels tirages ont été réalisés dans le passé pour des entreprises telles que Dell, Stegl, Digicomp et Elca (en français et allemand). Vous trouverez d’autres détails en ligne à l’adresse www.computerposter.ch .

Les conditions de revente spécifiques (musée, revendeurs, VAR, Retail etc.) sont disponibles à l’adresse suivante:

Robert Weiss Consulting
Robert Weiss
Birkenstrasse 4
8708 Männedorf
044 922 12 32
robert@robertweiss.ch
info@computermuseum.ch
www.robertweiss.ch
www.computerposter.ch


Distribution exclusive en Suisse romande:

Groupement Romand de l’Informatique
Mathieu Janin
Case postale 740
1001 Lausanne
Tél : +41 21 652 30 70
Fax : +41 21 617 87 79
mathieu.janin@gri.ch
www.gri.ch


L’informatique suisse récompense ses visionnaires

Les trois lauréats de la première édition du « Swiss Computer Science Challenges Award » ont  reçu hier  à Lausanne leurs distinctions en présence de la Conseillère fédérale Doris Leuthard.  Le premier prix a été attribué à Katharina Rei-necke, de l’institut d’informatique de l’Université de Zurich, pour son projet de déve-loppement de logiciels  informatiques capables de s’adapter à différentes cultures. Les deux autres projets scientifiques primés traitaient les systèmes de traduction in-formatiques intelligents ainsi que l’augmentation de performance, jusqu’ici inégalée, des systèmes informatiques, grâce aux modèles parallèles de programmation et d’architectures de système. Placé sous la présidence du Prof. Lorenz Hilty, le jury de 14 personnalités du secteur helvétique de la recherche informatique a évalué les 57 propositions qui lui sont parvenues dans le cadre de ce prix. Ce concours a été or-ganisé par le département Technologie et Société de l’Empa, un établissement st-gallois de recherche du domaine des écoles polytechniques fédérales. La somme de 30'000 francs qui récompense les gagnants a été offerte par la fondation Hasler. Dans ce cadre, la fondation a prié les gagnants de lui transmettre des demandes de soutien, afin de poursuivre leurs travaux, dans le cadre de projets de recherche. 

Selon le Prof.  Lorenz Hilty, initiateur du projet et membre du jury, chaque discipline scientifique est à la mesure de ses défis non résolus. Cela est également valable pour l’informatique.  «Dans le cadre de notre concours, nous avons invité la communauté informatique suisse et plus particulièrement ses plus jeunes chercheurs, à déterminer quels seraient les défis majeurs à venir de leur secteur d’activité. » a expliqué Lorenz Hilty, ancien étudiant en informatique, qui enseigne actuellement à l’Université de Zurich et dirige le département « Technologie et Société » de l’Empa à St-Gall. Selon  M. Hilty , le « Swiss Computer Science Challenges Award » vise à renforcer la prise de conscience pour l’informatique, en tant que discipline scientifique, et à créer une base pour des projets visionnaires de recherche informatique scientifique. Le profes-seur Hilty et ses collègues du jury ne se sont pas uniquement réjouis du taux élevé de participation à cette première édition,  mais ont également souligné le niveau quali-tatif élevé des travaux remis.  Préalablement à cette remise festive en présence de plus de 500 participants, le Prof. Jürg Kohlas de l’Université de Fribourg, membre du jury et représentant de la Fondation Hasler, a souligné qu’il était également décisif de soutenir les lauréats dans la conduite de leurs travaux de recherche.  «La fonda-tion Hasler privilégie le développement durable, a expliqué M. Kohlas durant la conférence de presse qui précédait la cérémonie. C’est pourquoi nous avons éga-lement invité les lauréats du prix à nous transmettre leurs demandes ultérieures de soutien dans le cadre de leurs projets de recherche ».


Les gagnants du prix et leurs projets de recherche:


Premier prix
Projet: „Cultural Intelligence for User Interfaces“ / „L’intelligence culturelle pour les interfaces utilisateurs“
(logiciels capables de s’adapter à différentes cultures)
Dépositaire du projet: Katharina Reinecke


Pourquoi est-ce que les pages web sud-coréennes sont différentes des pages nord-américaines? Un Européen utiliserait-il un moteur de recherche chinois? Comment est-ce que les Africains du Rwanda utilisent Internet et les logiciels d’apprentissage ? - L’interface utilisateur d’un progiciel doit être adaptée à la culture de son utilisateur. Sinon il refusera de l’utiliser ou l’utilisera marginalement. Les différences culturelles en matière de design logiciel sont trop  souvent sous-estimées.  L’expérience culturelle de l’utilisateur détermine par exemple s’il désire être instruit pas à pas par le système ou s’il désire plutôt prendre des initiatives par lui-même ; si les fonctions doivent être ordonnées pour lui donner une vue d’ensemble ou s’il préfère plutôt naviguer à tra-vers une structure de réseau ; s’il privilégie un design spartiate ou plutôt une interface animée complexe. Pour être efficaces, les logiciels doivent donc s’adapter de façon géographiquement indépendante aux besoins culturels spécifiques de chaque utili-sateur , afin d’être utilisable au niveau international.


La gagnante du prix a convaincu le jury que la vision de logiciels culturellement adaptables représente un défi informatique fondamental et a montré des pistes pos-sibles de résolution de ces problèmes dans le cadre d’un projet de recherche inter-disciplinaire. Ce thème possède une relevance sociétale élevée, en raison de l’appartenance grandissante de pays en développement et de pays émergeants à la société de l’information (Comment combler le fossé numérique) ainsi qu’au main-tien de la diversité culturelle.


Katharina Reinecke est  doctorante à l’Institut pour l’informatique de l’Université de Zurich. Elle a étudié l’informatique avec une spécialisation dans la visualisation assis-tée par ordinateur à l’Université de Coblence. Sa thèse traite du développement de logiciels d’e-learning destiné aux conseillers agricoles du Rwanda.


Deuxième prix:
Projet: „Towards a reliable knowledge-aware machine translation“ / „Voies vers une traduction robotisée épouvée et scientifique “
(systèmes de traduction évolutifs)
Dépositaires du projet: Davide Picca et Dr. Marco Pennacchiotti


Les systèmes de traduction automatiques ont beaucoup progressé depuis ces der-nières années.  Pourtant,  aucun de ces systèmes n’est réellement capable de pro-duire un niveau de traduction qualitativement élevé, après des décennies de re-cherche et de développement. Ce déficit qualitatif conduit les internautes à ignorer des documents importants disponibles sur le World Wide Web parce qu’ils ne maîtri-sent pas leur langue de rédaction. Le Web n’est depuis longtemps plus uniquement la chasse gardée des internautes anglophones. Outre l’anglais, les langues au-jourd’hui les plus pratiquées sur la toile sont, dans l’ordre décroissant, le chinois, l’espagnol, le japonais, le français, l’allemand, l’arabe et le portugais.  Mais le web ne serait certainement pas l’unique endroit à tirer profit d’une meilleure qualité de traduction robotisée. Des pays multilingues, tels que la Suisse pourraient également y tirer  leur épingle du jeu au quotidien.  


Les lauréats ont convaincu le jury de l’importance croissante du défi de réconcilier les fondamentaux de la traduction robotisée qui avaient été jusqu’à présent été sé-parément considérés.  Les fondamentaux sémantiques qui tentent de représenter la signification du texte traduit et les fondamentaux statistiques qui dérivent des règles à partir de traductions existantes à partir desquelles on peut traduire un nouveau texte. Une combinaison intelligente de ces deux dimensions permettrait d’intégrer des règles statistiques aux connaissances actuelles dans le processus de traduction robotique.  Une réussite dans ce domaine représenterait une signification sociétale très élevée pour les pays multilingues tels que la Suisse.


Davide Picca est doctorant à l’Université de Lausanne. Il est actuellement chercheur invité à la Columbia University, où il travaille dans le cadre d’un projet de modélisa-tion des dialectes arabes.  Il a étudié la philosophie à l’Université de Bologne où il a , entre autre, suivi les cours d’Umberto Eco.


Dr. Marco Pennacchiotti est collaborateur scientifique à l’Université de Saarland. Il a dirigé plusieurs projets de recherche du groupe pour la linguistique informatique. Né en Suisse, il a étudié l’informatique à l’Université de Rome où il a soutenu une thèse dédiée au traitement des langues naturelles.  


Troisième prix
Projet: „Acceleration through Concurrency“ / „Accélération à travers la concommi-tance“
(Division du travail efficace pour les processeurs)
Auteur du projet: Dr. Luc Bläser


Le succès de l’informatique repose en grande partie sur le développement massif de la performance de la microélectronique durant ces dernières décennies. Ce poten-tiel technologique semble pourtant bientôt épuisé.   De nouvelles pistes de recher-che sont nécessaires pour  pouvoir assurer le développement durable de ses per-formances futures.  Le Dr. Luc Bläser a reconnu que l’utilisation productive d’une mul-titude de processeurs reliés et travaillant de façon parallèle représente toujours un problème théorique non résolu de l’informatique. Afin d’y remédier, il faut progresser sur trois niveaux: dans le cadre des modèles de programmation, du délai de validité des  systèmes et de l’architecture des systèmes.   Malgré la disponibilité de proces-seurs meilleurs marchés et interconnectés, le modèle usuel de programmation conti-nue à s’orienter à un mode de travail séquentiel des machines. La possibilité de dé-velopper des processus de calcul sur plusieurs processeurs n’est utilisée jusqu’alors que dans des cas exceptionnels.


Le Dr. Luc Bläser est développeur libre de logiciel et consultant à Zurich. Il a étudié l’informatique à l’ETH de Zurich où il a soutenu sa thèse sur le sujet des langues de programmation concommittante et les systèmes d’exploitation.


Membres du jury “Swiss Computer Science Challenges Award”

  • Prof. Abraham Bernstein, Université de Zurich
  • Prof. Hervé Bourlard, IDIAP, Martigny
  • Prof. Dominik Gruntz, Haute Ecole Spécialisée de Suisse nord-occidentale
  • Dr. Mélanie Hilario, Université de Genève
  • Prof. Lorenz Hilty, Empa, St-Gall (directeur du projet)
  • Dr. Matthias Kaiserswerth, laboratoire de recherche IBM de Rüschlikon
  • Prof. Jürg Kohlas, Université de Fribourg
  • Prof. Friedemann Mattern, EPFZ, Zurich
  • Dr. Stephan Murer, Credit Suisse, Zurich
  • Prof. em. Jürg Nievergelt, EPFZ, Zurich
  • Prof. Laura Pozzi, USI, Lugano
  • Prof. em. Niklaus Wirth, EPFZ, Zurich
  • Prof. em. Carl August Zehnder, EPFZ, Zurich
  • Prof. Willy Zwaenepoel, EPFL Lausanne


 
Informations supplémentaires: www.informatica08.ch; www.haslerstiftung.ch; www.empa.ch


Succès de l’année de l’informatique – informatica08

L’année de l’informatique – informatica08 s’est officiellement terminée hier, sur une note festive, en présence de la Conseillère fédérale Doris Leuthard,  dans le cadre de la traditionnelle « Journée de l’information –  Tag der Informatik » de l’EPFL à Lausanne. La ministre de l’économie, elle-même membre du comité de patronage d’informatica08, a tiré un bilan positif des activités communes de cette initiative as-sociative  menée par les principales fédérations suisses actives dans l’informatique et les télécommunications.  Les deux objectifs centraux d’informatica08 ont été largement atteints. L’opinion publique et le secteur politique ont, d’une part, pris cons-cience  de l’importance centrale que représente l’informatique dans le cadre du développement économique et sociétal de notre pays.  D’autre part, les acteurs du projet sont parvenus à réveiller l’intérêt des jeunes et particulièrement des femmes pour le secteur informatique en tant que science et profession attractive à leurs yeux. Outre l’attribution du prix de l’innovation de l’EPFL, les lauréats de la première édition des « Swiss Computer Science Challenges Awards » ont reçu leurs prix devant plus de 500 participants.

La Conseillère fédérale Doris Leuthard invite la Suisse à se réveiller. « Il existe des inte-ractions directes entre le potentiel de spécialistes en informatique bien formés et les perspectives de développement économiques », a expliqué la cheffe du Départe-ment Fédéral de l’Economie dans son allocution. Il s’agit, principalement dans uns phase de ralentissement économique, d’utiliser les enseignements acquis durant l’année de l’informatique. « Utilisons le temps disponible pour bâtir une philosophie informatique interdisciplinaire, basée sur le développement durable. Et utilisons le changement pour déclencher un nouvel élan général d’enthousiasme pour la tech-nologie et les sciences naturelles » a expliqué la Conseillère fédérale Doris Leuthard devant une assemblée de plus de 500 participants à l’EPFL.


Selon les responsables d’informatica08, différents signes démontrent l’effet positif de l’initiative depuis son lancement, il y a à peine douze mois. Le nombre d’étudiants en informatique a crû à nouveau de façon positive dans les Hautes Ecoles, tout comme le nombre d’apprentis en informatique, selon Stefan Arn, président de l’association faîtière ICTswitzerland et co-initiateur de l’année de l’informatique . D’après M. Arn, ce développement positif est essentiel, lorsqu’on sait que plus d’un million de per-sonnes dépendent de l’informatique, en Suisse, dans le cadre de leur travail.

Et Stefan Arn d’ajouter que les grands travaux informatiques  génèrent aujourd’hui plus de cinq pour-cent du produit national brut. L’étude la plus récente en la matiè-re, effectuée dans le cadre d’informatica08 par l’office fédéral de la statistique, démontre que le développement économique de ces dernières années est essen-tiellement imputable au secteur informatique et que les investissements dans ce domaine deviennent de plus en plus importants. « La Suisse ne fonctionne plus sans informatique » poursuit  M. Arn. « Et si nous désirons éviter de louper le coche dans un secteur de première importance, tant économique que stratégique,  il s’agit de donner la place nécessaire aux campagnes d’image et à  la promotion ciblée au-près de la relève dans le cadre des écoles, » a affirmé Stefan Arn, en s’appuyant sur l’exemple de l’industrie suisse des moteurs diesel, aujourd’hui disparue et autrefois si performante.


Le responsable du projet André Golliez a présenté les points forts d’informatica08.  Outre le sommet informatique ( IT-Summit) de fin janvier dernier en présence de la Conseillère fédérale Doris Leuthard et de plus de 300 décideurs, il a également men-tionné la journée de l’informatique, qui s’est déroulée à fin août,  avec la participa-tion de plus de 10'000 visiteurs, dont plus d’une centaine de classes. Au total, les dif-férents partenaires d’informatica08 (sociétés, organisations et institutions) ont organi-sé plus de 200 événements et accueilli plus de 25'000 participants durant l’année de l’informatique.


Le large spectre de ces activités allait du championnat d’Europe des robots footbal-leurs à la plate-forme en ligne d’enseignement « iLearnIT »,  destinée aux écoliers, dès la quatrième année scolaire, sans oublier l’exposition informatique itinérante  «FIT in IT», principalement parrainée par la Fondation Hasler, qui visitera les écoles se-condaires helvétiques au delà de l’année qui s’achève. « Suite à ce départ réussi en 2008, nous allons poursuivre certaines activités – avec les initiatives concernant l’image et la formation » a annoncé André Golliez. « L’année de l’informatique – in-formatica08 nous a également permis de ne pas nous voiler la face, en nous faisant découvrir nos propres faiblesses.  C’est pourquoi nous désirons combattre le morcel-lement au sein de notre branche et planifions la fusion des associations informati-ques helvétiques dès l’an prochain au sein d’une association faîtière commune ren-forcée» a expliqué André Golliez dans le cadre de la conférence de presse.


Informations complémentaires: www.informatica08.ch; www.haslerstiftung.ch; www.empa.ch