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Le blog de Mathieu Janin

Création du réseau social "Informatique Romande: Le GRI mise sur la communication 2.0

En tant que principale association professionnelle romande de l’informatique, le Groupement Romand de l’Informatique se devait de ne pas rater le coche du web participatif.  La création du réseau social « Informatique Romande » vient combler ce manque.  Cette nouvelle plateforme permet aux informaticiens romands de réseauter et d’échanger de l’expérience avec leurs pairs, dans leur langue maternelle localement, sans pour autant renoncer à l’utilisation de réseaux sociaux internationaux, tels que linkedin.com, Xing.com ou Viadeo.com.

 

Le succès de projets similaires menés dans d’autres secteurs professionnels, à l’exemple de la communauté « Communication Romande » qui regroupe depuis quelques mois plus de 250 professionnels romands de la communication, a poussé le GRI, à mener une expérience identique.

Cette plate-forme ouverte qui tourne sous environnement Ning (une jeune pousse américaine créée en 2005 par Marc Andreessen, célèbre fondateur de Netscape en 1994) offre de nombreuses fonctionnalités aux informaticiens romands.  Ils peuvent se créer un profil afin d’être visible sur le marché romand de l’informatique, participer à un forum de discussions, animer et prendre part à des sessions publiques ou privées de chat donnés sur des sujets divers,  ouvrir un blog personnel ou institutionnel et renseigner la communauté informatique romande sur leurs compétences particulières, consulter différentes sources d’informations relatives à l’informatique, publier et de consulter des vidéos ainsi que des photos ou des présentations, chatter en  ligne avec d’autres utilisateurs, et ouvrir des groupes d’intérêts afin de développer leur expertise dans différents domaines, consulter et alimenter un agenda romand des événements informatiques, créer des événements et inviter les autres membres de la communauté à y participer.

Avec ce nouveau projet, le GRI se lance résolument dans la communication interactive et compte sur le soutien de l’ensemble de la communauté informatique de la Suisse francophone pour alimenter cette nouvelle plate-forme et enrichir son contenu au bénéfice de tous.

La gestion du projet et l’animation du site sera assurée par un routinier de la création et de la modération de réseaux sociaux en la personne de Mathieu Janin, consultant en communication et nouvelles technologies et membre du comité exécutif du GRI en charge de la communication.

Avec ce projet communautaire novateur, le GRI compte bien dynamiser sa communication et poursuivre sa mue en tant que principal promoteur et défenseur du secteur informatique romand.

 

Si vous êtes un professionnel romand de l’informatique, vous êtes invité à rejoindre cette nouvelle communauté à l’adresse http://informatiqueromande.ning.com pour vous enregistrer et créer votre profil. Votre participation est naturellement gratuite.


Création du réseau social "Informatique Romande: Le GRI mise sur la communication 2.0

En tant que principale association professionnelle romande de l’informatique, le Groupement Romand de l’Informatique se devait de ne pas rater le coche du web participatif.  La création du réseau social « Informatique Romande » vient combler ce manque.  Cette nouvelle plateforme permet aux informaticiens romands de réseauter et d’échanger de l’expérience avec leurs pairs, dans leur langue maternelle localement, sans pour autant renoncer à l’utilisation de réseaux sociaux internationaux, tels que linkedin.com, Xing.com ou Viadeo.com.

 

Le succès de projets similaires menés dans d’autres secteurs professionnels, à l’exemple de la communauté « Communication Romande » qui regroupe depuis quelques mois plus de 250 professionnels romands de la communication, a poussé le GRI, à mener une expérience identique.

Cette plate-forme ouverte qui tourne sous environnement Ning (une jeune pousse américaine créée en 2005 par Marc Andreessen, célèbre fondateur de Netscape en 2005) offre de nombreuses fonctionnalités aux informaticiens romands.  Ils peuvent se créer un profil afin d’être visible sur le marché romand de l’informatique, participer à un forum de discussions, animer et prendre part à des sessions publiques ou privées de chat donnés sur des sujets divers,  ouvrir un blog personnel ou institutionnel et renseigner la communauté informatique romande sur leurs compétences particulières, consulter différentes sources d’informations relatives à l’informatique, publier et de consulter des vidéos ainsi que des photos ou des présentations, chatter en  ligne avec d’autres utilisateurs, et ouvrir des groupes d’intérêts afin de développer leur expertise dans différents domaines, consulter et alimenter un agenda romand des événements informatiques, créer des événements et inviter les autres membres de la communauté à y participer.

Avec ce nouveau projet, le GRI se lance résolument dans la communication interactive et compte sur le soutien de l’ensemble de la communauté informatique de la Suisse francophone pour alimenter cette nouvelle plate-forme et enrichir son contenu au bénéfice de tous.

La gestion du projet et l’animation du site sera assurée par un routinier de la création et de la modération de réseaux sociaux en la personne de Mathieu Janin, consultant en communication et nouvelles technologies et membre du comité exécutif du GRI en charge de la communication.

Avec ce projet communautaire novateur, le GRI compte bien dynamiser sa communication et poursuivre sa mue en tant que principal promoteur et défenseur du secteur informatique romand.

 

Si vous êtes un professionnel romand de l’informatique, vous êtes invité à rejoindre cette nouvelle communauté à l’adresse http://informatiqueromande.ning.com pour vous enregistrer et créer votre profil. Votre participation est naturellement gratuite.


Création du réseau social "Informatique Romande: Le GRI mise sur la communication 2.0

En tant que principale association professionnelle romande de l’informatique, le Groupement Romand de l’Informatique se devait de ne pas rater le coche du web participatif.  La création du réseau social « Informatique Romande » vient combler ce manque.  Cette nouvelle plateforme permet aux informaticiens romands de réseauter et d’échanger de l’expérience avec leurs pairs, dans leur langue maternelle localement, sans pour autant renoncer à l’utilisation de réseaux sociaux internationaux, tels que linkedin.com, Xing.com ou Viadeo.com. Normal.dotm 0 0 1 433 2471 Rochat & Partners 20 4 3034 12.0 0 false 21 18 pt 18 pt 0 0 false false false


Le succès de projets similaires menés dans d’autres secteurs professionnels, à l’exemple de la communauté « Communication Romande » qui regroupe depuis quelques mois plus de 250 professionnels romands de la communication, a poussé le GRI, à mener une expérience identique.

Cette plate-forme ouverte qui tourne sous environnement Ning (une jeune pousse américaine créée en 2005 par Marc Andreessen, célèbre fondateur de Netscape en 2005) offre de nombreuses fonctionnalités aux informaticiens romands.  Ils peuvent se créer un profil afin d’être visible sur le marché romand de l’informatique, participer à un forum de discussions, animer et prendre part à des sessions publiques ou privées de chat donnés sur des sujets divers,  ouvrir un blog personnel ou institutionnel et renseigner la communauté informatique romande sur leurs compétences particulières, consulter différentes sources d’informations relatives à l’informatique, publier et de consulter des vidéos ainsi que des photos ou des présentations, chatter en  ligne avec d’autres utilisateurs, et ouvrir des groupes d’intérêts afin de développer leur expertise dans différents domaines, consulter et alimenter un agenda romand des événements informatiques, créer des événements et inviter les autres membres de la communauté à y participer.

Avec ce nouveau projet, le GRI se lance résolument dans la communication interactive et compte sur le soutien de l’ensemble de la communauté informatique de la Suisse francophone pour alimenter cette nouvelle plate-forme et enrichir son contenu au bénéfice de tous.

La gestion du projet et l’animation du site sera assurée par un routinier de la création et de la modération de réseaux sociaux en la personne de Mathieu Janin, consultant en communication et nouvelles technologies et membre du comité exécutif du GRI en charge de la communication.

Avec ce projet communautaire novateur, le GRI compte bien dynamiser sa communication et poursuivre sa mue en tant que principal promoteur et défenseur du secteur informatique romand.

 

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L'Apple I fait son entrée au Musée (suisse) de la Communication

Le Musée de la communication est parvenu à compléter sa collection d’ordinateurs d’une pièce extrêmement rare: l’Apple I, qui date de 1976, est en effet un des tout premiers ordinateurs personnels. Ce jalon de l’histoire de l’informatique figure dès aujourd’hui dans l’exposition permanente «As Time Goes Byte: ordinateurs et culture numérique», où le grand public peut le voir pour la première fois en Suisse.Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne ont fondé Apple en1976. Le premier ordinateur personnel qu’ils ont produit, baptisé Apple I et constitué d’un seul circuit imprimé, a été fabriqué à environ 200 exemplaires entre 1976 et 1977 et vendu au prix de 666.66 dollars. L’Apple I possédait des prises de raccordement à un clavier et un écran qui n’étaient pas fournis avec l’ordinateur. L’acheteur devait également monter le boîtier et il pouvait y adjoindre un magnétophone à cassette, pour enregistrer lesdonnées, et une cassette contenant leprogramme «AppleBASIC». L’ordinateur pouvait ainsi être programmé dans le langage BASIC. Sonsuccesseur, l’Apple II, est arrivé sur le marché en 1977.

Acquisition de l’Apple I: une pièce rare vient compléter la collection d’ordinateurs.

L’Apple I est la première pierre de l’édifice au développement fulminant qu’est Apple, l’entreprise
qui a beaucoup contribué à la démocratisation des ordinateurs. Parce qu’il n’a été produit qu’à un
petit nombre d’exemplaires, le premier Apple est aujourd’hui une véritable rareté. Le Musée de la
communication est pourtant parvenu à seprocurer une de cesmachines si rares et capitales dans
l’histoire de l’informatique, complétant ainsi sa collection d’ordinateurs. Le modèle du musée comprend un circuit imprimé AppleI avec un boîtier, un clavier, un écran et un manuel d’utilisation.
L’ordinateur produit en 1976 possède une mémoire de travail de 4 kilooctets et unécrande 24
lignes de 40signes. Il est cadencé à environ un mégahertz.

L’Apple I peut être vu dès aujourd’hui dans l’exposition permanente sur l’histoire de l’informatique
et la culture numérique «AsTimeGoesByte» du Musée de la communication. C’est la première
fois en Suisse que le public y a accès. L’idée d’utiliser un ordinateur à desfins privées est née
dans les années 1970. Les premiers ordinateurs personnels (commeleMITSAltair, 1975) étaient
vendus sous la forme d’éléments que l’acheteur devait assembler lui-même. Ils étaient donc quasiment réservés aux bricoleurs en électronique et autres bidouilleurs. L’Apple I est le premier ordinateur personnel équipé d’un seul circuit imprimé. C’est en 1977 que les premiers ordinateurs immédiatement opérationnels, avec boîtier et écran, sont arrivés sur le marché, parmi lesquels l’Apple II.

Un aperçu de l’histoire de l’informatique et de la culture numérique
L’exposition permanente «As Time Goes Byte» est la première de Suisse à retracer toute l’histoire
de l’informatique et de la culture numérique.Sur environ 600 mètres carrés, le public peut y suivre le
développement des ordinateurs au cours des 50 dernières années, du gros calculateur réservé aux
spécialistes aux machines courantes d’aujourd’hui, utilisées par tout un chacun. Parmi les temps
forts de l’exposition, on trouve l’ERMETH (acronymede Elektronische Rechenmaschine der Eidge-
nössischen Technischen Hochschule Zürich, machine à calculer électronique de l’École Polytech-
nique Fédérale de Zurich), le premier ordinateur fabriqué en Suisse dans les années 1950. Les visiteurs ne se contentent toutefois pas d’admirer des objets, «AsTimeGoesByte» les invite à jouer et bidouiller. Ils peuvent par exemple convertir des nombres décimaux en nombres binaires grâce à l’ordinateur à billes, aux airs de flipper, apprendre à programmer dans la «Cuisine à software» ou encore jouer à l’un des jeux informatiques les plus populaires des années 1980 dans le «Game lounge». En2008, la Society for the History of Technology a décerné au Musée de la communication le «Dibner Award for excellence in museums and museumexhibits», prix de renommée internationale, pour son exposition «AsTimeGoesByte».

Réédition romande du poster des trente ans de l'informatique: Trente ans de développement informatique résumé sur 1,6 mètre carré

Le PC a fêté son trentième anniversaire l’an dernier. A cette occasion, la société Robert Weiss Consulting, domiciliée à Männedorf, a imprimé la troisième édition remaniée et actualisée de l’histoire informatique en langue allemande. Le poster est désormais disponible en version française. Un tiers de son contenu (textes et images) a été retravaillé et réactualisé. Son format de 90 x 180 centimètres offre 1,6 m2 d’informations relatives à l’histoire de l’informatique. Plus de 600 illustrations et 2'000 événements agrémentés de graphiques et de tableaux complètent l’ensemble. Son impression de qualité illustre de façon détaillée et neutre l’évolution de notre niveau de vie technologique durant les trente dernières années. Il retrace les transformations du matériel et des logiciels informatiques, des différents acteurs du marché, des composants matériels, et des développements de la communication et d’Internet. Distribué exclusivement par le GRI en Suisse romande, des versions anglaises et italiennes sont en préparation.

Le poster décrivant l'histoire de l'informatique depuis trente ans

Le premier PC (ordinateur personnel) du monde a été commercialisé il y a plus de trente ans: l’Apple II. Il y a 156 ans, les télécommunications helvétiques vivaient leur genèse avec l’interconnexion de 27 bureaux télégraphiques dans le pays. La fusion de l’informatique et des télécommunications, grâce à la numérisation, a contribué à l’avènement de l’ère Internet  et des communications sans fil. La mobilité et la quasi ubiquité offertes par les nouvelles technologies impactent profondément notre manière de vivre – dans le privé ou dans  la vie professionnelle -  en nous permettant d’accéder à pratiquement n’importe quel type d’informations, n’importe où et n’importe quand.  L’étude du poster nous aide à réaliser, mais également à comprendre à quelle vitesse notre vie quotidienne a évolué grâce – ou à cause -  des nouvelles technologies.

C’est la raison pour laquelle Robert Weiss, consultant, auteur de l’étude annuelle « Weissbuch » qui décrit l’évolution annuelle de l’informatique en Suisse, et journaliste bien connu Outre-Sarine a édité ce poster. Il présente en détail quelque 590 photographies et explique 2'000 événements relatifs à l’évolution informatique (dont 590 légendes photographiques), en plus de 20'000 mots et plus de 150'000 signes, sans oublier 3 tableaux et 3 graphiques. L’évolution informatique y est expliquée sans parti pris. On y découvre les développements relatifs au matériel (systèmes, périphériques, standards), aux logiciels (langues de programmation, systèmes d’exploitation et applicatifs), aux différents acteurs du marché (fondation, fusions, dirigeants, organisations), aux composants (processeurs, semi-conducteurs, circuits intégrés) et aux évolutions de la communication, d’Internet ainsi que de notre style de vie, à travers plus de trois décennies, ainsi qu’une prévision de notre futur informatique.

Le poster convient autant aux écoles, en tant que matériel éducatif, qu’aux passionnés en tous genres de l’informatique et des technologies de l’information. Cet ouvrage représente une œuvre maîtresse qui devrait figurer dans chaque bureau ,salle informatique ou salle de cours, (voire même pourquoi pas à domicile),  en tant qu’élément didactique de décoration et signe d’appartenance au secteur informatique.

Le contenu du poster a été créé par Robert Weiss, en collaboration avec son fils Micha (responsable de la mise en page). Tous deux sont à la tête d’une association de promotion d’un musée suisse de l’informatique et possèdent l’une des plus importantes et complètes collections d’ordinateurs de notre pays.

Le prix du poster est de 39 francs la pièce (sans TVA et frais d’envoi).  Ce prix unitaire varie en fonction du volume de  commandes selon un mode dégressif.

Le poster peut également être utilisé à des fins publicitaires ou en tant que cadeau d’entreprise, lors d’un événement spécial ou d’un jubilé. Des tirages limités et personnalisés peuvent être réalisés sur demande. De tels tirages ont été réalisés dans le passé pour des entreprises telles que Dell, Stegl, Digicomp et Elca (en français et allemand). Vous trouverez d’autres détails en ligne à l’adresse www.computerposter.ch .

Les conditions de revente spécifiques (musée, revendeurs, VAR, Retail etc.) sont disponibles à l’adresse suivante:

Robert Weiss Consulting
Robert Weiss
Birkenstrasse 4
8708 Männedorf
044 922 12 32
robert@robertweiss.ch
info@computermuseum.ch
www.robertweiss.ch
www.computerposter.ch


Distribution exclusive en Suisse romande:

Groupement Romand de l’Informatique
Mathieu Janin
Case postale 740
1001 Lausanne
Tél : +41 21 652 30 70
Fax : +41 21 617 87 79
mathieu.janin@gri.ch
www.gri.ch


Société de l'information en Suisse: nouvelle étape dans l'application de la stratégie

Le Conseil fédéral a reconduit le mandat du Comité interdépartemental pour la société de l'information (CI SI), qui continuera à coordonner la mise en oeuvre de la stratégie du Conseil fédéral pour une société de l'information en Suisse jusqu'à fin 2011. Ces prochaines années, l'accent sera mis sur l'e-participation, sur la sensibilisation de la population aux avantages et aux risques des technologies modernes de l'information et, comme par le passé, sur l'intégration numérique ("e-inclusion";).


L'actuel mandat du Comité interdépartemental arrive à terme le 31 décembre 2008. Le Conseil fédéral a donc demandé au CI SI de rédiger un rapport d'évaluation des travaux accomplis jusqu'ici dans le cadre de l'application de la stratégie pour une société de l'information en Suisse. Sur la base de ce document, le gouvernement a décidé de continuer à mettre en oeuvre sa stratégie de manière coordonnée et a chargé le CI SI de suivre les travaux jusqu'à fin 2011.


Application de la stratégie du Conseil fédéral: nouveaux champs d'action
Pour la période 2006-2008, la stratégie a principalement été axée sur l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans l'administration (cyberadministration) et dans le domaine de la santé (cybersanté;). Les mandats prioritaires du Conseil fédéral ont été menés à bien avec succès et les mesures adéquates sont mises en oeuvre. Dès lors, le Conseil fédéral a attribué aux différents départements de nouveaux mandats qui seront coordonnés par le CI SI.

En Suisse, le système de démocratie directe offre aux citoyens des possibilités de participation très étendues en comparaison internationale. Cette particularité helvétique doit aussi transparaître dans la société de l'information; des instruments doivent être créés pour permettre aux citoyens d'actionner eux-mêmes des processus démocratiques et d'exprimer leurs idées par voie électronique, par exemple dans le cadre d'initiatives, de référendums ou de pétitions. Plusieurs modèles de participation en ligne sont analysés et évalués dans ce sens. Les travaux conceptuels sont placés sous la houlette de la Chancellerie fédérale.

En collaboration avec plusieurs offices fédéraux, le DETEC élabore un concept visant à sensibiliser la population à une utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) vigilante et conforme au droit. Parallèlement à une information facilement accessible et ciblée, l'accent sera mis sur la protection des usagers et une meilleure connaissance des instances où les problèmes peuvent être signalés.

Les activités menées par l'administration fédérale et les organisations partenaires pour favoriser un accès aux TIC sans barrières et sans discrimination se poursuivent dans le cadre du réseau "Intégration numérique en Suisse". Le réseau vise également à promouvoir les compétences dans l'utilisation des TIC, tant au niveau de la technique que du contenu.

Les autres priorités de l'administration fédérale concernent le développement des données statistiques disponibles sur le thème de la société de l'information, le secteur "TIC et développement durable" ainsi que l'examen de mesures permettant de conserver l'héritage audiovisuel de la Suisse. Il conviendra en outre de vérifier de quelle manière les bases légales nécessaires à la mise en oeuvre de la stratégie pourront être garanties.


Mandat du CI SI reconduit jusqu'à fin 2011
La stratégie du Conseil fédéral pour une société de l'information en Suisse a été élaborée en 1998, puis révisée en 2006. Elle définit des tâches et des objectifs qui restent pleinement d'actualité. Dans ce contexte, il est légitime de confier au CI SI la coordination des activités qui découlent de la stratégie. Le CI SI peut ainsi avoir une vue d'ensemble multithématique et une optique interdépartementale au moment de la réalisation des différentes actions. En tant que centre de compétence au niveau fédéral, le Bureau de coordination Société de l'information (rattaché à l'Office fédéral de la communication; OFCOM) conserve ses fonctions d'état-major et de bureau opérationnel pour le CI SI.


Les cyberdétectives s'intéressent à la Suisse

Face à des méfaits où les nouvelles technologies sont impliquées de manière directe ou indirecte, il n'est pas toujours facile de savoir vers qui s'adresser. Un informaticien, un détective privé? Le site Cyberdetectives.ch offre ces deux facettes par le biais d'ingénieurs spécialisés dans la sécurité informatique et d'un détective privé chevronné.
Pour remédier à ce manque, Practeo SA, Kyos Sàrl et Pascal Mignot Détective Privé ont réuni leurs compétences pour conduire des investigations numériques et traditionnelles à la demande d'entreprises, d'administrations et d'études d'avocats.

Les deux entreprises précitées mettent à disposition leurs ingénieurs spécialisés en sécurité informatique ainsi qu'un ancien cyberpolicier pour achever des expertises légales (forensic). L'agence d'investigations Pascal Mignot se charge de faire le lien entre les informations récoltées dans le monde virtuel pour les transposer dans la réalité. Filature, surveillance et recherches d'éléments de preuves permettent de compléter un dossier dans le cadre d'affaires civiles et pénales.

Ces spécialistes sont à même d'analyser de multiples supports de données tels que les disques durs d'ordinateurs
fixes ou portables, CD/DVD endommagés, clés USB, organiseurs personnels et téléphones mobiles. Ils interviennent également à la suite d'attaques de serveurs ou de réseaux informatiques.

Sans vouloir se substituer aux autorités mais bien au contact avec celles-ci dans un esprit de partenariat, cyberdetectives.ch tend à vouloir augmenter l'efficacité de la réponse qu'il est possible de donner à une victime de crimes ou de délits où les nouvelles technologies ont eu un rôle direct ou indirect.

Energie renouvelable: L'opérateur Green se lance dans l'hébergement informatique...vert

Le développement durable et l'écologie deviennent des arguments de vente de plus en plus en vogue. L'opérateur argovien-vaudois Green se lance dans la brêche et propose d'héberger nos données en utilisant de l'énergie renouvelable. Cette action vise à renforcer la cohérence de sa marque avec la connotation écologique de la couleur verte. Reste à voir si ce bon coup de communication se révèlera un bon argument de vente.  Réponse dans quelques mois.

ci-dessous: Leur communiqé de presse:

green.ch, fournisseur lhelvétique de services ISP et intégrateur de systèmes pour PME, introduit greenEco, une alternative verte pour l'hébergement. Les clients qui commandent un produit d'hébergement de green.ch et qui choisissent l'option greenEco apporteront ainsi leur soutien à la production d'énergies renouvelables. L'option greenEco, qui peut s'appliquer aux produits greenHosting, Business eMail et greenDisk, permet d'apporter son soutien à la production de ces énergies vertes, par un montant de CHF 3.-/mois. Avec l'initiative greenEco, green.ch poursuit son engagement de mener à bien des projets innovants axés sur la protection du climat et de commercialiser ses propres produits et prestations écologiques.

    Avec l'introduction de greenEco, green.ch et ses clients apporteront leur soutien actif à la production d'énergies renouvelables et contribueront ainsi à réduire les émissions de CO2. Tous les produits d'hébergement et hébergements de serveurs qui relèvent du dispositif greenEco sont alimentés par du courant propre issu de centrales hydroélectriques suisses. L'option greenEco permet de soutenir l'électricité verte par un apport mensuel de CHF 3.- par abonnement. L'électricité verte a fait l'objet d'une certification répondant aux critères reconnus que sont ceux de la norme TÜV.

    Une fois commandée, l'option greenEco bascule directement l'alimentation qui dès lors se fait en électricité propre. green.ch s'approvisionne à cet effet auprès de son distributeur d'électricité "Industrielle Betriebe Brugg (IBB)", affilié à l'association "Aargauer Naturstrom" qui est soutenue également par green.ch depuis 2007. Pour en savoir plus sur cette association, ses activités et ses objectifs, vous pouvez consulter son propre site: www.agnaturstrom.ch

    Pour ses produits d'hébergement, green.ch utilise uniquement des matériels de marque fabriqués par des leaders dans leur secteur et recourt à la technologie de virtualisation dans la mesure où cette option est pratique et appropriée. Nos clients ont ainsi la garantie de bénéficier d'excellentes performances pour les applications professionnelles; en outre, le rendement énergétique des divers serveurs est meilleur et la consommation générale d'électricité s'en trouve nettement réduite.

    Avec l'initiative greenEco, green.ch poursuit son engagement de mener à bien des projets innovants axés sur la protection du climat (tels que www.myblueplanet.ch) et de commercialiser ses propres produits et prestations écologiques. www.myblueplanet.ch est un groupe d'action constitué sous forme d'organisme sans but lucratif qui a pour objectif d'apporter une contribution concrète et quantifiable à la protection du climat.


Le nouvel i-Phone continue à faire couler de l'encre et j'y contribue;-)

Article de fond  paru hier sur l'arrivée prochaine tant attendue de l'i-Phone en Suisse et les premières impressions de la bête de course par Marie-Antoinette Crivelli du Matin Dimanche ainsi que quelques remarques de votre serviteur.

http://www.lematin.ch/fr/actu/economie/iphone-3g-une-star-remplie-d-applications_11-176452

Idée pour Steve Jobs afin qu'il puisse atteindre les objectifs ambitieux qu'il s'est fixé: Lancer 2 i-Phones. L'un d'entrée de gamme (de type eBook) et l'autre plus professionnelle (gamme Pro) avec le nec plus ultra de la technologie en matière de caméra numérique, reconnaissance optique de caractère, stylet, afin de faire baver les amateurs de PDA HTC et p1I Sony-Ericsson... Selon moi, cette stratégie duale pourrait rendre réaliste les plans de Steve Jobs. Sinon, cela risque d'être difficile pour la firme à la pomme....Mais nous verrons tout cela dans quelques mois...


Changement au niveau du management de Canon (Suisse) SA

Il a été décidé d'un commun accord que Pierre Muckly, Président and CEO, quitterait Canon (Suisse) SA pour se consacrer à d'autres tâches.Markus Naegeli assume avec effet immédiat la fonction du Président and CEO de Canon (Suisse) SA. Citoyen suisse, Markus Naegeli assumait jusqu'alors la fonction de European Services and Support Director pour le siège européen de Canon à Londres. Auparavant, il était Sales Director pour Canon Business Solutions chez Canon (Suisse) SA.

Le Conseil d'administration  helvétique de la filiale de l'équipementier nippon remercie Pierre Muckly pour le travail accompli au sein de Canon Suisse et souhaite à lui et à Markus Naegeli plein succès pour l'avenir.

Les informaticiens deviennent… denrée rare en Suisse

Dangereux recul des chiffres dans la formation – L’année de l’informatique veut
encourager un changement de tendance.

 

Le nombre d’étudiantes et d’étudiants débutant leurs études d’informatique dans les
universités et les Hautes Ecoles de Suisse a régressé de moitié ces cinq dernières
années. Simultanément, on constate également une baisse des nouveaux étudiants
dans les Hautes Ecoles Spécialisées. Cela veut dire, que ces prochaines années, le
nombre d’informaticiens ayant terminé leur formation et qui entrent dans la vie active,
ne compensera pas le manque engendré par les départs à la retraite. Raison pour
laquelle, les initiants de l’année de l’informatique veulent attirer l’attention sur cette
situation inquiétante au travers de la conférence de presse tenue parallèlement entre
Zürich et Lausanne; elle a en outre été lancée dans le but de contrer les conséquences
négatives et menaçantes dans les milieux scientifiques des têtes pensantes en Suisse.
L’initiative veut faire prendre conscience à un large public de l’importance primordiale
de l’informatique et éveiller l’intérêt de la jeunesse par des projets leur présentant
l’informatique comme une science enthousiasmante et un monde professionnel
d’avenir.  

En 2001, 782 élèves du second degré suivaient des études dans le domaine de
l’informatique en Suisse. Cinq ans plus tard, ils ne sont plus que 300, soit moins de la
moitié. Ce phénomène est d’autant plus prononcé parmi les informaticiens du secteur
privé. Malgré les nouvelles offres des ES et HES, ainsi que la préconisation intensive des
examens professionnels, toujours moins de spécialistes IT vont arriver sur le marché du
travail ses prochaines années.  

Ainsi, la lutte pour la recherche de talents ne cessera d’augmenter dans un marché
systématiquement tari. La conséquence de cette érosion croissante d’un domaine
d’économie centrale est l’émigration d’entreprises, une forte accélération dans
l’Outsourcing et dans l’Offshoring.

La haute importance économique
Carl August Zehnder, Professeur émérite et ancien directeur du département
informatique de l’ETH, Zürich, rend, entre autres, la mauvaise image de la branche
responsable de cette tendance. « L’informatique est interprétée de nos jours de
manière floue, opaque, incompréhensible et instable » a-t-il dit, en démontrant
quelques contradictions flagrantes : « actuellement, dans le trois quarts des postes, les
employeurs demandent des connaissances informatiques utilisateurs et en plus, un
ordinateur est présent dans la plupart des ménages suisses. Or, ce niveau
d’équipement ne correspond en rien aux connaissances informatiques de base de la population ».

Même si l’on manque de données précises à ce sujet, le doyen de la
scène informatique suisse n’en nie pas moins l’énorme importance pour l’économie
nationale. A elles seules, les banques suisses et les plus grandes entreprises
informatiques du pays, dépensent près de 7,5 milliards de francs en investissement et
en prestations informatiques.

Un métier attractif – aussi pour les femmes
Lors des deux conférences de presse de lancement d’Informatica08, qui ont eu lieu
simultanément à Zürich et à Lausanne, les initiants ont présenté une série de solution de
base. En font partie par exemple, la rectification de la mauvaise image auprès du
public et un positionnement plus précis comme domaine professionnel clé pour
l’avenir. En même temps, ils affirment que des compétences utilisateurs en informatique
seront à cours terme nécessaires dans presque tous les métiers et que, par conséquent,
doivent être développées de manière ciblée à tous les niveaux – en commençant par
les écoles et les gymnases, les personnes actives, handicapées ou plus âgées. Attirer les
jeunes gens et motiver les jeunes femmes aux métiers de l’informatique, tel est l’objectif
principal d’Informatica08. En effet, les jeunes femmes représentent un potentiel
particulier mais qu’à peine 15% des spécialistes dans ce domaine aujourd’hui. Ce n’est
qu’en faisant des efforts substantiels dans la formation de base et continue, que la
Suisse saura exploiter de manière productive les investissements réalisés, puisqu’elle
occupe une position de leader au niveau mondial dans les dépenses de matériel et de
logiciel par individu.

Responsabilité de la branche IT
« L’importance de l’informatique est aujourd’hui très souvent sous-estimée en Suisse. Elle
occupe une place centrale dans l’infrastructure de presque toutes les activités
économiques du secondaire et du tertiaire de notre pays », a déclaré Stefan Arn,
Président de l’association faîtière ICTSwitzerland et co-initiant d’ d’Informatica08. Même
si les déficits actuels ne sont pas réellement tangibles, la Suisse dispose d’une position
intéressante pour atteindre à nouveau une position leader dans la compétitivité. Selon
Stefan Arn, il n’est pas nécessaire de demander plus de contribution à l’Etat, mais bien
plus de focaliser, de mettre la priorité sur l’application durable des efforts communs;
ces derniers doivent être essentiellement assumés par la branche informatique et leurs
représentantes/représentants.

Programme d’actions 2008
Christophe Andreae, Président du GRI et chef de projet d’Informatica08 pour la Suisse
romande a présenté les actions prévues tout au long de l’année prochaine. Les
événements nationaux, tels que le lancement de l’initiative le 28.01.08 à Zürich, le
29.08.08 au Technopark à Zürich et le 13.11.08 à l’EPFL à Lausanne vont succéder au
coup d’envoi en Suisse romande, prévu au TechnoArk à Sierre le 25.01.08. D’autre part,
une série de manifestations régionales et locales, ainsi qu’un programme de
sensibilisation et prise de conscience seront complétés par différentes activités médias.
Informatica08 veut en particulier rapprocher l’informatique et la jeunesse par le biais
de divers projets spécifiques.  C’est d’ailleurs dans cette optique que Daniel Borel
(Fondateur et Chairman de Logitech), a déclaré « L’informatique, un univers où tout
reste à inventer. Domaine passionnant, plein d’opportunités, ouvert à toutes et à tous.
 Informatica 08 veut encourager les jeunes à participer à la révolution digitale qui
réinvente, entre autre, la manière dont on communique, dont on se divertit (musique et
jeux), dont on travaille ».

Comité de patronage et sponsors  
Les sponsors principaux d’Informatica08 sont : la Fondation Hasler et l’ECDL (European
Computer Driving Licence), ainsi que les sociétés Avaloq, Crédit Suisse, Google, Migros
et Zurich Schweiz. Des personnalités des domaines politiques, économiques et de la
formation se sont jointes au comité de patronage, telles que la Conseillère Fédérale
Doris Leuthard, cheffe du département Fédéral de l’Economie (DFE), la Conseillère
d’état Isabelle Chassot (Président FDI), la Conseillère aux états Christiane
Langenberger, le Conseiller national Gerold Bührer (Président economiesuisse), ainsi
que Mario Fehr (Président SEC Suisse). Parmi les milieux économiques et scientifiques, se
sont Daniel Borel (Fondateur et Chairman de Logitech), Urs Hölzle (Vice-président de
Google) et les professeurs Patrick Aebischer, Niklaus Wirth et Carl August Zehnder qui se
sont engagés dans la cause.

Informatica08 – informations de base
L’année de l’informatique, Informatica08, a pour but de promouvoir l’informatique en
Suisse. De janvier à décembre, une prise de conscience du public de l’importance clé
de l’informatique pour le développement de l’économie et de la société sera mise en
évidence par de nombreuses manifestations dans toutes les régions de Suisse, ainsi que
par diverses interventions des médias. L’année de l’informatique 2008 - Informatica08
veut éveiller l’intérêt de la jeunesse et en particulier des femmes par des projets leur
présentant l’informatique comme une science enthousiasmante et un monde
professionnel d’avenir.  

L’année de l’informatique 2008 - Informatica08 est soutenue par l’association faîtière
suisse du secteur de l’informatique et des télécommunications ICTSwitzerland et ses
membres, L’Association Economique Suisse Spécialisée dans les Technologies de
l’Information, de la Communication et de l’Organisation (SWICO) et l’Académie Suisse
des Sciences Techniques (ASST).


Holger Rungwerth quitte le service de presse de Microsoft

Holger Rungwerth, porte-parole de Microsoft Suisse quittera son employeur après plus de six ans de bons et loyaux services à fin mars 2008. Il désire réorienter sa carrière. Âgé de 38 ans, Rungwerth a commencé a prêcher la bonne parole de Microsoft pour ses produits avant de prendre la charge de de l’ensemble des relations média du principal éditeur mondial de logiciels. Sa succession n’a pas encore été décidée.

L’éditeur de logiciel st-gallois Abacus renforce sa présence en Suisse romande

Laurent Gfeller, transfuge de l’éditeur de logicels ERP  biennois ProConcept vient renforcer la présence romande d’Abacus. Il sera responsable de la commercialisation de la nouvelle solution Abaweb Fiduciaire pour l’ensemble du pays. Auparavant, Lauren Gfeller était responsable du marketing de Pro-Concept. L’entreprise a été rachetpe par le groupe Sage en avril dernier.
Infos: www.abacus.ch

Grand8: MySpace & co, bientôt interdits aux moins de 18 ans ?

MySpace & co, bientôt interdits aux moins de 18 ans ? Les télécoms sont-ils dans la tourmente ? Invités : Geneviève Morand, directrice de Rézonance, Olivier Glassey, sociologue, spécialiste des nouvelles technologies de l'information, Sébastien Fanti, avocat spécialiste en droit des réseaux, Andreas Sola, directeur de Privatel, spécialiste romand des communications mobiles, et Mathieu Janin, consultant en communication et nouvelles technologies. (19.10.2007)




L'économie africaine

L'opérateur kenyan Safaricom, repris partiellement par Vodafone, va constituer l’une des plus grosses entrées en Bourse de l'histoire de l'Afrique. Les bons signaux laissant présager un certain boom économique de l'Afrique ne doivent pas masquer une réalité très présente : la démocratie n'est pas encore au rendez-vous. Quelle est la forme actuelle du communisme chinois ? Invités : Mathieu Carnal, sociologue, Benoît Leleux, professeur à l'IMD, Mathieu Janin, consultant en communication et nouvelles technologies, Christine Von Garnier, sociologue politique, spécialiste de l'Afrique australe, et Gilbert Etienne, professeur honoraire d'économie du développement à l'IUED. (15.10.2007)


HP consacre 300 M$ à sa campagne Print 2.0

La division Imaging et Printing de HP concentre sa nouvelle campagne marketing sur le développement de l’impression 2.0. Constatant que près de la moitié des impressions  réalisées le sont à partir du web, HP compte prendre le leadership auprès des entreprises, micro-entreprises, particuliers et réseaux de distribution. HP, qui a annoncé divers partenariats avec Disney, Yahoo, Snapfish, Flickr ou encore Meijer, investit dans le même temps 300 M$ dans une campagne de communication mondiale, à laquelle prennent part la chanteuse et créatrice de mode Gwen Stefani, le surfeur et chef d’entreprise Jake Burton Carpenter et la designer Paula Scher. Dans le cadre de cette campagne plurimédia, élaborée avec Goodbye Silverstein & Partners, la nouvelle signature d’HP "What do you have to say ?" invite le public à exprimer sa créativité.

Infos: www.hp.com

La large bande en Suisse: plus vite et moins chère

Dans les cinq dernières années, le prix de la connexion internet à large bande en Suisse a diminué de 39% alors que la vitesse des débits était multipliée par six. Ce constat ressort de l'étude "Coûts des services à large bande (ADSL et câble modem): comparatif et évolution" publiée par l'Office fédéral de la communication (OFCOM).

Entre 2001 et 2006, un client moyen a, en théorie, économisé 39% sur sa facture pour des débits presque 6 fois supérieurs. En 2001 et 2002, la concurrence a surtout joué sur les prix. Dans les deux années suivantes, elle a concerné à la fois les prix et les débits. Depuis 2005, l'enjeu de la concurrence entre les opérateurs porte surtout sur les débits. Dans la période sous étude, l'impulsion pour l'évolution des prix et des débits est presque toujours venue des câblo-opérateurs, en l'occurrence Cablecom.

Comparaison élargie en 2006
Pour la période entre 2001 et 2005, l'étude compare les prestations de Swisscom et de Cablecom. Elle constate que les écarts entre les prix pratiqués par les deux concurrents ne sont pas très importants: les produits de Cablecom sont au maximum 8% moins chers que ceux de Swisscom. Pour 2006, la comparaison est élargie à 4 autres opérateurs (sunrise, Tele2, ImproWare et QuickLine). L'offre la meilleur marché (Tele2) est 20% moins chère que la plus onéreuse, soit celle d'ImproWare qui propose toutefois des débits trois fois plus élevés.

Dynamisme grâce à la libéralisation du dernier kilomètre
La concurrence sur les prix des services à large bande semble s'essouffler depuis 2004. Les opérateurs préfèrent en effet jouer sur l'évolution des débits avec des conséquences moindres sur leurs résultats financiers. Toutefois, le marché ADSL devrait connaître un regain de dynamisme à l'avenir: le dégroupage de la boucle locale, introduit en avril 2007, va permettre aux concurrents de Swisscom de proposer de nouveaux services, sans dépendre des offres de base de l'opérateur historique.

L'étude consacrée à l'évolution des prix de la large bande pour l'accès à l'internet, réalisée par l'OFCOM, couvre une période de six ans, soit de 2001 à 2006. Elle se base sur l'analyse de l'offre la moins chère pour chaque opérateur. Un indice, qui calcule le coût théorique de chaque service si le débit était toujours de 1 Mbit/s, met en lumière le fait que Cablecom offre toujours le meilleur rapport coûts / performances. Cette différence provient du fait que les câblo-opérateurs disposent d'une bande passante théoriquement plus large et donc d'une plus grande liberté pour l'augmentation des débits.

 Infos: www.ofcom.ch

 


Informatica08 – 2008 sera l’année de l’informatique en Suisse


L’association faîtière suisse du secteur de l’informatique et des télécommunications ICTswitzerland et ses membres, l’Association économique suisse spécialisée dans les technologies de l'information, de la communication et de l'organisation (SWICO) et l’Académie Suisse des Sciences Techniques (ASST), ont décidé d’organiser l’année de
l’informatique 2008 sous le label informatica08.

De janvier à décembre une prise de conscience du public de l’importance clé de l’informatique pour le développement de l’économie et de la société sera mise en évidence par de nombreuses manifestations dans toutes les régions de Suisse ainsi que par diverses interventions des médias. L’année de l’informatique 2008 – informatica08 désire particulièrement attirer la jeunesse par des projets leur présentant l’informatique comme une science enthousiasmante et un monde professionnel attractif.

L’année de l’informatique 2008 – informatica08 est soutenue par la Fondation Hasler, la Migros, le Credit Suisse, la Google, la European Computer Driving Licence (ECDL), la Poste par d’autres entreprises et institutions ainsi que par des personnalités en vue de la politique, de l’économie et de la formation qui se sont jointes au comité de patronage. On y trouve notamment la Conseillère fédérale Doris Leuthard, cheffe du Département fédéral de l'économie (DFE), la Conseillère d’Etat Isabelle Chassot (Présidente FDI), la Conseillère aux Etats Christiane Langenberger, le Conseiller national Gerold Bührer (Président economiesuisse) ainsi que Mario Fehr (Président SEC suisse), Urs Hölzle (Viceprésident Google), Daniel Borel (fondateur et CEO Logitech) et le Prof. Niklaus Wirth (EPFZ). ICTswitzerland, SWICO et l’ASST invitent toutes les entreprises, les organisations, les institutions de formation et les individuels qui sont intéressés par la promotion de l’informatique en Suisse à se joindre à cette initiative et à soutenir activement cette initiative.

Le programme détaillé de l’année de l’informatique 2008 – informatica08 paraîtra en novembre 2007. 
Infos
www.informatica08.ch


PC New look de HP & L’ECAL

Dix-sept étudiants de l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne ont, dans le cadre d’un projet conjoint avec HP Suisse, élaborés des motifs artistiques qui habilleront des ordinateurs portables.

Quelques mois après la Hochschule für Gestaltung und Kunst de Zurich, c’est l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne qui transcrit au plan émotionnel le rapport qu’entretient le grand public avec l’ordinateur portable. En effet, la personnalisation extérieure du PC est en passe de devenir une réalité courante. Elle modifiera probablement à terme le rapport intime de l’usager avec l’objet, et elle offre aujourd’hui de nouveaux territoires d’exploration pour l’art.

Les projets artistiques réalisés à travers le concours de l’ECAL, sont particulièrement engagés et illustrent la profondeur du phénomène à venir. Selon les initiateurs du projet, l’ordinateur lifestyle et tendance relèguerait celui des générations passées à l’image de la Ford T dans le domaine automobile.

Proposé aux élèves en communication visuelle (design graphique, photographie, media & interaction design), le concours a immédiatement suscité un vif intérêt et plus de 50 étudiants ont relevé ce défi. Si le besoin de s’individualiser est croissant dans notre société, l’idée d’imaginer des motifs décoratifs dédiés à personnaliser l’ordinateur portable a dopé la créativité des participants. Leur motivation a été d’autant plus grande qu’il s’agissait de modéliser dans les conditions réelles l’industrie informatique et avec ses contraintes.

Emmené par Pierre Keller, Directeur de l’ECAL, le jury a sélectionné quelque 17 auteurs parmi les étudiants, pour leurs projets inventifs, hétéroclites et percutants. Au final, 19 nouveaux motifs viennent accroître l’offre existante de HP. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne internationale « Personal Again » du constructeur informatique anticipant l’évolution des moeurs vers une tendance croissante de la société à l’individualisation. Ces nouveaux projets répondent ainsi à une attente importante du marché. En outre, ils constituent une vitrine originale pour la création helvétique.

Les oeuvres sont visibles sous http://82.195.228.31/fotocover/index_fr.asp


Le secteur informatique helvétique retrouve sa croissance

La branche des technologies de l'information (IT) a retrouvé la croissance en 2005. Le chiffre d'affaires cumulé des 500 plus importantes sociétés suisses du secteur a augmenté de 2,1 % par rapport à l'année précédente, à 41,8 milliards de francs.

Le chiffre d'affaires total était en recul continu depuis 2002. Au niveau des effectifs, l'ensemble de ces entreprises employait 72 348 collaborateurs l'an dernier, soit 2305 personnes ou 3,3 % de plus qu'en 2004, a indiqué vendredi IDG Communications, filiale zurichoise du groupe américain IDG (International Data Group) qui publie notamment le magazine "Computerworld".

Les représentants de la branche, qui réunit les télécommunications et l'informatique, se montrent optimistes pour l'année en cours. Plus de 90 % tablent sur une progression "légère à forte".


Matériel informatique : Choc des titans et histoire de cœurs

Acteurs dominants du marché mondial du PC, le duo Intel et Microsoft voit ses ennemis Linux et AMD fourbir leurs armes. Leur parade : changement d’usage et allongement de la durée de vie du matériel informatique. Cette stratégie tente de fragiliser les positions dominantes des 2 leaders mais le duo infernal n’a pas dit son dernier mot et peaufine sa réplique pour contrer les guérilleros. Au programme : Vista et double cœur seront les armes privilégiées de la reconquête.

Le duopole informatique de fait « Wintel » ne s’est pas contenté de dominer le secteur du PC mais a étendu son emprise dans les secteurs voisins des serveurs, de la mobilité et du nomadisme informatique, mais également de la téléphonie et des communications, non sans oublier les domaines plus résidentiels que sont l’audio-visuel, l’industrie des jeux et de la télévision. La résultante de cette globalisation n’est pas sans intérêt pour le commun des mortels que nous sommes. Ces différentes industries, historiquement autistes puisque jusqu’alors enfermées dans leurs propres technologies et formats, sont désormais forcées de s’ouvrir au monde et de s’intégrer dans la grande famille du multimédia sous la menace industrielle des 2 leaders mondiaux précités.

Schizophrénie du PCLe PC semble donc avoir gagné la conquête de nos domiciles pour venir trôner de plus en plus souvent dans nos salons. Pourtant ce succès ne déclenche pas de bonheur béat mais remet en question sa nature même. Pris en sandwich face à des besoins différents voire même contradictoires de l’informatique d’entreprise versus l’informatique résidentielle et de loisirs, le PC ne sait plus à quel saint se vouer… même si ses voies semblent pour une fois pénétrables. Selon Graig Mundie, CTO de Microsoft : « La maison est bien plus intéressante que le lieu de travail. Le PC a déjà révolutionné notre vie professionnelle en améliorant la productivité au travail. Nous sommes confiant qu’il aura un énorme impact sur la manière dont les gens consomment et se distraient à la maison ». Ce dernier argument semble particulièrement titiller les principaux concurrents de l’alliance « Wintel » Linux et AMD qui tentent de mener une guérilla en utilisant les armes de la guerre des prix et de la course à l’innovation.

Frein dans le renouvellement du parc informatique professionnelDepuis le début du troisième millénaire et l’avènement d’une certaine crise économique qui a suivi l’éclatement de la nouvelle économie, les entreprises ont drastiquement freiné leurs investissements dans l’informatique et les cycles de renouvellement des équipements se sont allongés. Mais la crise n’est pas la seule raison à cette évolution. L’adoption d’un nombre plus important de standards dans les PC et l’avènement d’une modularité accrue ont contribué à la commercialisation de mises à jour meilleur marché. On peut donc dire que ce ralentissement à l’investissement est recherché par l’industrie informatique qui est en train de modifier sa stratégie de marketing en proposant des PC plus chers, mais qui doivent être changés moins souvent, grâce à leur modularité et évolutivité accrue. Depuis 2002, le fondeur Intel a développé un nouveau programme baptisé SIPP (Intel Stable Image Platform Program) qui garantit la stabilité durant une année des principales caractéristiques de certains chipsets et de leurs pilotes. Cette stratégie tient la route dans la mesure où elle fidélise le chaland à ses produits.

Faire ou ne pas faire évoluer Windows dans son entreprise ?Cette question existentielle est aussi célèbre pour l’informaticien que la fameuse tirade shakespearienne l’est pour le théâtre. Comme d’habitude lorsqu’une nouvelle version de MS-Windows pointe son nez à l’horizon, les informaticiens se demandent si la prochaine génération du système d’exploitation de Bill Gates (Windows Vista en l’occurence) tournera sans dommage sur leur parc de terminaux. Ceux qui ont déjà expérimenté ces changements générationnels savent déjà qu’il vaut mieux pour un terminal être plutôt bien bâti et « fit » pour digérer cette actualisation. Les machines les plus vieilles et les plus faibles seront sacrifiées, voire même déportées au domicile de certains employés amateurs de PC d’occasion. Heureusement pour eux, les ordinateurs de bureau les plus récents pourront se voir rajouter une carte d’extension, contrairement aux portables plus anciens qui devront être tout bonnement remplacés pour le plus grand plaisir de l’industrie qui compte sur Windows Vista pour maintenir son chiffre d’affaires actuel durant quelques années encore. Mais le consommateur n’est plus prêt à se faire tondre sans tenter de réagir. C’est pourquoi de plus en plus d’acheteurs privilégient les ordinateurs les moins chers ainsi que les logiciels libres. Linux continue de développer lentement ses parts de marché au sein des entreprises mais également des administrations dont les déficits souvent abyssaux poussent à l’économie. Mais Microsoft ne se laisse pas si facilement battre et contre-attaque en argumentant que beaucoup de développements open-source sont difficiles à soutenir et à faire évoluer, ce qui génère des coûts imprévus supplémentaires. Mieux vaut donc bien calculer avant de faire le grand saut.

Mutations des processeursLa concurrence semble porter ses fruits et le challenger AMD peut s’enorgueillir de gagner des parts de marché sur le numéro 1 Intel dans le secteur des serveurs et des PC de bureaux. Concurrence oblige, AMD propose plusieurs gammes de processeurs jugés au moins aussi performants que ceux d’Intel mais proposés à des prix inférieurs. Heureusement pour nous, ce « challenger » ne propose pas uniquement des prix bas mais contribue également à l’innovation dans ce domaine, puisqu’AMD a été le premier fondeur à proposer des processeurs 64 bits et s’est lancé dans la production de processeurs à double cœurs en même temps qu’Intel, même si les applications spécifiques n’existent pas encore réellement et qu’il faudra encore du temps pour que ce segment de marché se développe en raison de ce manque actuel de besoins.

Bouger, éliminerL’évolution informatique et la convergence télécom modifient nos habitudes de travail. La miniaturisation des terminaux et la quasi-omniprésence des réseaux hertziens favorisent le nomadisme ainsi que le travail à distance. De plus en plus de gens utilisent désormais leur portable en déplacement et l’emportent chez eux le soir pour préparer leur journée du lendemain. Cette nomadisation de l’informatique est freinée par la lenteur du déploiement de réseaux hertziens à large bande passante à bas prix mais l’adoption récente par nos 2 chambres fédérales de la nouvelle loi sur les télécommunications et la libéralisation du dernier kilomètre devrait également améliorer les choses dans ce domaine à l’horizon de 2007. Si tel est le cas, les prévisions d’Intel qui annoncent que dès 2008, les équipementiers vendront plus d’ordinateurs portables que de machines de bureau pourraient bel et bien se réaliser.


Les services administratifs des autorités helvétiques de plus plébiscités

Les Helvètes désirent augmenter leurs cyberrelations avec leurs autorités. L’offre s’étoffe de plus en plus. Le citoyen suisse lambda exige une véritable valeur ajoutée de la part des services administratifs en ligne. Tels sont les principaux trends de la troisième édition du baromètre de tendances en matière d’E-Government publié par Unisys Suisse et le centre de compétence en gouvernance électronique de la haute école bernoise qui ont questionné quelque 1000 personnes pour conduire cette étude.


La guerre de succession du DVD ne devrait pas avoir lieu

Les lecteurs de ces colonnes sont désormais habitués aux guerres technologiques de succession qui ont régulièrement lieu lorsqu’un standard devient obsolète et que les équipementiers fourbissent leurs armes pour tenter de remporter la prochaine bataille industrielle et imposer son propre standard auprès de la concurrence. A ce jeu, tous les moyens sont bons. La succession du DVD ne fait pas exception à la règle.

Tout comme l’élection présidentielle américaine, remporter la victoire de la succession technologique du DVD implique de gagner la Californie et plus précisément les « majors » hollywoodiennes. Si jusqu’à présent, les bookmakers misaient plutôt sur la norme HD-DVD développée par le groupe japonais Toshiba, plus gros fabricant mondial d’ordinateurs portables, la palme pourrait en définitive bien être décernée à l’arraché à l’autre géant nippon Sony, père du standard concurrent Blu-ray. La raison de ce changement de tendance résulte du fait que deux des principaux studios de cinémas américains, Warner Bros et Paramont viennent de choisir également la norme Blue-ray de Sony pour renouveler leur parc technologique, alors que ces 2 studios avaient préalablement conclu un accord d’exclusivité d’utilisation du standard HD-DVD développé par Toshiba. Et Universal Studio hésite aussi à miser tous ses œufs dans le panier de ce même standard, alors que d’autres concurrents tels que Columbia Tristar et MGM (2 sociétés qui appartiennent au groupe Sony) mais également Disney se sont déjà prononcés exclusivement pour Blue-ray.

Si Sony remporte la bataille sur Toshiba, ce sera une bien douce revanche puisque l’inventeur du walkman et du tube Trinitron avait dû s’incliner contre son adversaire en 1995 lors de la dernière bataille du DVD. Et Sony revient de loin puisque son standard Betamax n’était jamais parvenu à détrôner la norme VHS à l’époque des cassettes vidéo magnétiques. Ce sont précisément les enseignements tirés durant cette lutte de titans qui ont poussé les industries du divertissement et des équipementiers à adopter des standards mondiaux pour le lancement de toute nouvelle technologie. Raison pour laquelle une majorité de studios hollywoodiens ont choisi la norme Blue-ray et son géniteur Sony.

Les deux nouveaux standards contiendront sur une seule galette la capacité de données numériques suffisantes pour contenir toute une saison de votre série TV préférée ou de films au format haute définition destinés à être projetés sur des écrans géants. Mais les deux formats sont incompatibles en raison de leurs différences physiques. Cette différence se situe au niveau de la couche de protection, située au dessus de celle des données et dans laquelle seront encapsulés les DRM (système de gestion des droits numériques), si importants aux yeux des studios hollywoodiens. Ces DRM mesurent 0,1 mm sur Blue-ray et 0,6 mm sur HD-DVD. Cette différence de taille s’explique par l’intégration d’un important système de protection contre la copie de données pour le second format. Mais si les deux formats concurrents présentent des avantages spécifiques, les fournisseurs de contenu ne pourront pas les supporter tous les deux car cela leur coûterait beaucoup trop d’argent. Dans le domaine de l’économie d’échelle, la palme de l’économie revient à Toshiba, puisque la norme HD-DVD est moins onéreuse à produire que son concurrent dans la mesure où les fournisseurs de contenu n’ont qu’à « upgrader » leurs lignes de production DVD existantes pour faire évoluer le standard.

Par contre Blue-ray présente un avantage incontournable sur son concurrent : sa portabilité dans les consoles de jeux fabriquées par Sony, la future PlayStation PS3 ainsi que dans la plupart des PC. Ce qui n’est pas le cas pour le HD-DVD qui nécessitera l’achat d’un lecteur périphérique supplémentaire.

Quel que soit le gagnant, la guerre des standards profitera à ceux qui auront participé à son élaboration et qui en toucheront des royalties. Une septantaine de sociétés ont participé à la création de la norme Blue-ray, un nombre plus petit à la création du format concurrent. Les taxes d’attribution de licence des 2 technologies n’ont pas encore été fixé mais devraient être supérieures à celles pratiquées aujourd’hui dans le cadre du DVD, soit 12 dollars pour un lecteur, 5 dollars pour un lecteur PC et environ 15 cents par galette.

Blue-ray est supporté par bon nombre d’équipementiers tels qu’Apple, Dell, Hewlett Packard et Philips. Pour le contrer, le groupe Toshiba s’est allié avec les deux poids lourds de l’informatique : Microsoft et Intel. La raison de ce mariage réside dans le fait que la norme Hd-DVD incorpore la technologie iHD, développée par l’inventeur de MS-Windows.

Que se passera-t-il si la plus faible des deux parties prenantes n’admet pas bientôt sa défaite et que cette guerre de standard reste d’actualité ? Un certain sens du pragmatisme et du fairplay devrait s’imposer. En effet, interrogé par le magazine anglais The Economist, Ted Schadler, analyste auprès du cabinet d’étude de marché Forrester, prédit un retard d’achat de deux ans supplémentaires auprès du grand public. A l’heure où la « shareholder value » domine le monde économique, quel équipementier pourrait aujourd’hui se permettre le luxe de freiner la ponte de la poule aux œufs d’or de 24 mois supplémentaire

Un pour tous, tous pour un : L’union informatique fait la force de la grille

Selon Bill Gates, le Saint-Graal de l’informatique a toujours été de permettre un jour à tous les ordinateurs de pouvoir additionner la puissance de tous les ordinateurs de la planète pour augmenter leur puissance de calcul. Développé depuis une quinzaine d’années, le concept du GRID Computing ou sa traduction française de grille informatique devrait nous permettre à terme d’optimiser la performance des différents ordinateurs de la planète en consolidant leurs puissances respectives de calcul au sein d’une grande grille globale (GGG), sorte de supercalculateur universel. Nous vous proposons un des lieux de l’avance de ce projet planétaire.Cette idée ne date pas d’hier. Déjà dès les années soixante, le chercheurs sont parvenus à consolider les ressources de plusieurs supercalculateurs distants pour parvenir à effectuer des calculs de haute complexité. Ensuite, ils ont développé des grappes d’ordinateurs. Dès le milieu des années nonante, le développement d’Internet dû à l’émergence du World Wide Web a développé les réseaux existants tout en élargissant l’utilisation de ces technologies. Cette conjonction a permis à certaines grandes entreprises – tant pour la recherche que pour remplir des tâches non scientifiques d’envisager l’optimisation des ressources de leur parc informatique en favorisant le calcul partagé. Ainsi est née la grille.

Suisse berceau du GRID

La Suisse n’est pas étrangère à son développement. Pour pouvoir traiter les 15 pectaoctets (millions de milliards d’octets) annuels de données générés dès 2007 par le LHC, son grand collisionneur de hardon, les chercheurs du CERN (Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire) ont conclu un partenariat avec cinq grands noms de la technologie de l’information, Enterasys Networks, HP, IBM, Intel et Oracle dans le but de créer la première grille de calcul véritablement planétaire. Baptisé CERN Openlab, ce projet a déjà permis l’intégration d’une grappe de 40 serveurs HP dans sa grille de calcul qui regroupe plus de soixante grands centres de calcul scientifiques en Europe, Amérique du Nord et Asie. Ce faisant , les chercheurs du CERN ont démontré l’élargissement du projet LCG vers un environnement informatique hétérogène. Cette annonce est de bonne augure pour pouvoir bientôt traiter efficacement cette énorme masse d’informations qui nécessitera une puissance totale de calcul estimée à 20 teraflops et rentabiliser à terme les investissements accordés par les bailleurs de fonds de cette organisation helvétique. Lorsqu’on sait que le supercalculateur le plus véloce du moment tourne à quelques teraflops seulement, le GRID représente véritablement aujourd’hui la seule alternative à ce défi de calculation.

Cette nouvelle technologie devrait permettre à terme de développer l’Internet du futur. Si aujourd’hui le réseau des réseaux représente un environnement principalement focalisé sur le contenu, l’internet consomme l’essentiel de son temps à rechercher des informations. L’avénement de la grille de calcul devrait lui permettre d’aborder un nouvel Internet à très forte valeur ajoutée. Lorsqu’il sera d’actualité, plus besoin en effet de posséder une énorme puissance de calcul à domicile.

Les principaux obstacles au GRID sont humains

Si le concept du GRID fait rêver n’importe quel informaticien, sa route est encore couverte d’embûches. Les principaux freins actuels à son développement ne sont pas de nature technique ou matérielle – résoluble à terme - mais d’origine principalement sociologique. Comment en effet parvenir à convaincre ses collègues de laisser tourner leur machine en mode « libre-service » alors qu’ils ont déjà quitté le bureau ? Le deuxième frein est de nature économique. Quelle sera le business-modèle qui assurera le succès commercial de la grille ? Faudra-t-il financer ses services par abonnement, forfait, selon le débit ou la durée d’utilisation ? A moins que l’on nous facture la puissance consommée et que l’on nous rétrocède la puissance accordée…Nul doute que pour que la mayonnaise prenne , il faudra trouver le bon modèle économique.

Une fois ces problèmes sociologiques résolus, il faudra également s’accorder sur les problèmes liés à la confidentialité des données et à la propriété industrielle ainsi que sur la politique des 3 A (Accès, Authentification, Autorisation) et faire en sorte que les différents acteurs de la grille définissent la nature et le profil de destination des ressources partageables et se mettre d’accord sur la standardisation planétaire qui devrait autoriser les différents systèmes à communiquer et à collaborer. Cela devrait être chose faite d’ici à un ou deux ans dans le cadre du Global Grid Forum (GGF) réunissant les principaux acteurs de la grille depuis l’an 2000.

La Great Global Grid, dans son concept le plus abouti, ne verra vraisemblablement le jour que dans cinq à dix ans. D’ici-là, apparaîtront d’abord des intergrids – équivalent des intranets. Cantonnés à l’intérieur des entreprises, ils seront plus facilement sécurisables et rentables que la grille ouverte à tous. Utopie ou réalité ? Rendez-vous dans dix ans.

Investissements européens dans la grille

La Commission Européenne a décidé d’investir 53 millions d’euros dans le soutien de 12 projets de recherche de GRID. Montant auquel s’ajoute 32 millions d’euros déjà alloués au projet EGEE (Enebling Grids for E-Science in Europe). Cette somme représente un dédoublement des investissements de l’Union dans ce domaine par rapport au précédent programme-cadre de recherche. L’objectif de cette injection est d’intéresser les industriels à la grille afin d’assurer son avenir. Quatre nouveaux projets se partagent la presque totalité des 53 millions :
Simdat est une grille de design destinée à l’industrie automobile et aérospatiale,
Akogrimo, une grille servant les appareils mobiles et les applications de santé et éducatives
NextGRID visant le développement des grilles de prochaine génération qui verront le jour dans une dizaine d’années, et
CoreGRID dont l’objectif est la coordination des travaux des différents centres européens impliqués dans cette recherche

Fin Encadré


Encadré:
Quid des projets de swiss Grid ?
La Suisse a jusqu'à présent hésité à se lancer résolument dans le développement d'un "GRID suisse", elle est rattrapée par les évènements. En effet, la Suisse a la chance d'héberger sur son territoire un des plus grand centre de recherche du monde, le centre de recherche ou le WEB est né, à savoir le CERN. Démarré au CERN en 2001 déjà, le projet DataGrid, soutenu par la commission européenne, vient en effet de se terminer au printemps 2004. Il est suivi du projet EGEE (Enabling Grids for E-science in Europe), mentionné ci-dessus et également soutenu par la communauté européenne. Ce projet réuni des experts provenant 27 pays du monde entier et en particulier de la Suisse. Grâce, entre autre, à ces projets, la Suisse n'est pas complètement absente du monde du GRID. Outre ces grands projets, d'autres initiatives, d'ampleur plus modeste, ont pris, ou sont en train de prendre naissance dans notre confédération.

Fin Encadré


Encadré:
Je crée mon grid demain…avec quels outils ?

DCGrid Platorm d'Entropia est réservé aux environnements Windows tant du côté du serveur que des clients. Commercialisé à partir de 50 000 dollars, cette plate-forme est pilotée par deux composants dont les données sont stockées dans une base SQL Serveur de Microsoft. "DCGrid Scheduler" planifie, déploie et déclenche l'exécution des calculs sur les postes clients en fonction de leurs ressources disponibles (mémoire, cpu, etc.). DCGrid Manager centralise l'administration de la grille au travers d'une interface web. Cette console permet de gérer les priorités d'exécution en fonction de chaque ordinateur et groupe d'ordinateurs. "DCGrid Manager" propose également une vision en temps réel de l'état d'exécution de chaque programme. Très proche de la solution d'Entropia, MetaProcessor Platform de United Devices s'installe côté serveur sur une Red Hat 7.2 (Linux) et s'appuie sur une base DB2 d'IBM. Le support d'Oracle est prévu pour la fin du trimestre. Les clients peuvent en revanche être déployés sur toutes des versions de Windows de 98 à XP. "MetaProcessor Platform 3.0" se distingue des outils concurrents par un excellent support des services web (SOAP et XML-RPC) et sera compatible avec la norme OGSA dès qu'elle sera stabilisée. United Devices fournit également un kit de développement pour faciliter l'adaptation d'applications existantes. L'outil est commercialisé à partir de 250 dollars par noeud. InnerGrid de l'éditeur espagnol GridSystems fonctionne sur les plates-formes Unix, Windows et Macintosh. Cette plate-forme est composée de 3 modules principaux. "InnerGrid Core" gère la distribution des programmes à exécuter. L'administration s'effectue au travers de la console web GridDesktopPortal. GridMonitor permet de paramétrer l'ensemble de la grille. Un kit de développement -- GridStudio -- est également disponible ainsi qu'un connecteur Excel qui permet d'exécuter des traitements Excel sur la grille sans nécessiter de compétence particulière de la part de l'utilisateur final. "InnerGrid 2.0" est commercialisé à partir de 20 000 dollars. ActiveCluster de Platform -- un des pionniers du Grid - propose globalement les mêmes fonctionnalités que ces concurrents. Cet outil est cependant réputé pour sa maturité et son efficacité dans la répartition des tâches sur les postes clients. "ActiveCluster" nécessite Solaris ou Linux côté serveur et Windows NT 4 ou 2000 Professionnel du côté du client. Sun ONE Grid Engine, Enterprise Edition est basé sur la technologie de l'éditeur Gridware racheté par Sun il y a quatre ans. Cet outil fonctionne sous Unix -- tous noyaux linux 2.4.X et Solaris -- et possède une interface d'administration en ligne de commande. Le moteur de règles de son scheduler est particulièrement flexible et permet de planifier l'exécution des programmes distants selon de multiples paramètres. "Sun ONE Grid Engine, Enterprise Edition 5.3" est commercialisé 20 000 dollars jusqu'à 50 noeuds. Une version gratuite -- Sun Grid Engine - est également disponible sur le site de l'éditeur.

Source : zdnet.fr

Fin Encadré

Plasma contre LCD: La guerre des écrans fait rage en Asie

Alors que les écrans cathodiques appartiennent de plus en plus au passé et réveillent une certaine nostalgie en nous, les fabricants d’écrans LCD produisent à moindre frais des moniteurs plats pendant que l’empire du plasma contre-attaque.Le groupe Philips inaugurera à Paju en fin d’année la plus grande fabrique d’écrans à cristaux liquides du monde. Cette usine localisée en Corée du Sud est si grande qu’elle pourrait contenir huit stades de football de dimension similaire aux stades genevois de La Praille ou bernois du Stade de Suisse. Ce projet estimé à cinq milliards de dollars américains représente la septième génération d’usines capables de fabriquer des écrans de taille de 77 à 89 pouces, supérieure à ceux produits par les fabriques de générations précédentes.

L’Asie à la pointe du progrès
L’usine Philips de Paju ne représente pourtant que la pointe d’un iceberg. Les équipementiers coréens, japonais et taiwanais bandent leurs muscles afin de remporter la guerre mondiale du marché des téléviseurs du 21e siècle. Si l’européen Philips envisage d’investir quelque 25 milliards de dollars à Paju durant la prochaine décennie, Samsung Electronics n’est pas en reste et compte investir 20 milliards de dollars pour faire sortir de terre une usine similaire à Tangjeong en Corée et Sharp Electronics fait de même, espérant produire en automne 2006 des écrans de diagonale encore plus grande que ceux de son concurrent hollandais.

Ces grands travaux coréens présagent d’énormes implications pour les téléviseurs du futur. En effet, plus les feuilles de verre produites sont grandes, plus on pourra produire d’écrans LCD à partir d’une de ces feuilles et réduire par conséquent le prix de revient de ce composant. Ce gain de productivité aura des répercussions dans l’industrie télévisuelle. Le prix d’un écran LCD à déjà chuté depuis l’an 2000 de 5'000 à 600 dollars aujourd’hui et chaque nouvelle génération d’écran propose un meilleur rapport prix/performance. La diminution des prix encourage le grand public à acquérir un téléviseur plat. Ce marché devrait doubler cette année pour atteindre 26,6 millions d’unité à l’échelle mondiale selon les résultats d’une étude publiée par le cabinet d’études de marché DisplaySearch.

L’arrivée prochaine de la septième génération d’écrans LCD (G7) devrait faire chuter encore les prix d’un téléviseur LCD de 42 pouces coûtant 2900 dollars à la fin de cette année sous la barre des 1500 dollars dans trois ans. Cette nouvelle devrait nous réjouir puisque ces diminutions de prix vont contribuer à démocratiser ce nouveau type de téléviseurs et encourager l’acquisition d’installations de « home cinema » dans les familles occidentales.

Si le LCD semble avoir le vent en poupe, qu’en est-il du plasma ?
Relégués dans les niches de marché des écrans onéreux de grande taille en raison des baisses de prix de son concurrent LCD, les écrans plasma offraient jusqu’alors une meilleure qualité d’écran de grande taille. Ces derniers ne sont pas compétitifs dans des dimensions inférieures en raison de perte de luminosité. Mais alors que le LCD augmente sa taille de production, cette technologie de production vient directement menacer les équipementiers traditionnels d’écrans plasma, principalement japonais tels que Matsushita Electric Industrial Co. (Panasonic) et Pioneer Corp.

Les parts de marchés des équipementiers plasma représentent aujourd’hui 88% du marché des écrans de 40 pouces et plus et les rois du plasma ne veulent pas concéder un pixel à leurs concurrents. Le japonais Matsushita dont les usines produisent actuellement le quart du volume mondial d’écrans plasma vient de dépenser quelque 860 millions de dollars dans la création d’une nouvelle usine de téléviseurs au Japon et inaugurée au mois d’octobre. Matsushita projette de commercialiser 2,1 millions d’écrans plasma cette année. Pioneer n’est pas en reste, même s’il ne possède que 8% de parts de marché, puisqu’il augmente également sa production.

En raison de sa technologie à moindre coût, les équipementiers plasma ont facilement réussi à ajuster leurs prix de vente sur ceux de leurs concurrents LCD et les concurrents ne se gênent pas de communiquer par monts et par vaux que dans le cadre des écrans de grande taille, la technologie plasma offre une meilleure qualité en raison d’une moindre distorsion de couleur et d’image que les écrans LCD même si cette critique n’est plus actuelle et a été corrigée entre-temps, selon les dires des équipementiers concurrents et que les écrans LCD sont moins gourmands en énergie et durent plus longtemps que les écrans plasma.

Plasma ou LCD ?
Alors que le plasma équipe principalement nos téléviseurs, l’industrie du LCD fourgue chaque année les écrans de 200 millions d’ordinateurs ainsi que ceux de millions de téléphones cellulaires, PDA, lecteurs audio et caméras. Les deux technologies concurrentes semblent donc avoir de beaux jours devant elles.

Quelles sont les différences entre les technologies LCD et Plasma ?

Technologie

Bien qu'ils soient tous les 2 des écrans plats, les Plasmas et LCD fonctionnent de façon totalement différentes : Le Plasma utilise une matrice de petites cellules de gaz rares que l'on charge électriquement et qui émettent alors de la lumière. Le LCD, de son côté, consiste en une solution de cristaux liquides placée entre 2 panneaux transparents dont la polarisation varie, ce qui augmente ou réduit la quantité de lumière qui les traverse.

Taille

Actuellement, la taille maximum des écrans LCD plafonne à 45 pouces. Au delà, il faudra vous tourner vers les Plasmas. La différence de taille entre les 2 techniques diminuent graduellement et ne sera à terme plus un critère de choix.

Qualité d'image, contraste, couleur et saturation

Même si les 2 technologies produisent aujourd’hui d'excellentes images, le Plasma ne produit aucune lumière résiduelle (rétro éclairage) susceptible de se glisser entre les cellules et offre par conséquent un meilleur rendu du noir profond et un meilleur contraste. Le phénomène se reproduit également pour le rendu des couleurs.

Angle de vision

Le Plasma domine le LCD, en particulier par rapport aux modèles LCD d'entrée de gamme qui voient leur qualité d'image se détériorer si l'on se décale sur le coté.

Détérioration des photophores

Ce phénomène d'image "fantôme" (due aux photophores "brûlés";) persistante, si un affichage statique reste trop longtemps à l'écran, peut atteindre certains Plasmas ; Ce phénomène peut être parfois irréversible s’il se produit durant les 200 premières heures de fonctionnement. Pour l’éviter, il suffit de ne pas trop pousser la luminosité et le contraste de l’écran durant cette période de "rodage" du Plasma.

Distance par rapport à l'écran

Il faut compter en moyenne une distance entre le spectateur et l’écran d'au moins 2 fois la largeur de l'écran pour éviter de trop distinguer les pixels. Pour les adeptes des yeux "collés" à l'écran, mieux vaut choisir un LCD où ce phénomène est moins visible.

Durée de vie

Les premiers Plasmas avaient une demi-vie ne dépassant pas 20000 heures au delà de laquelle la luminosité dégringolait de 50 % ! Les modèles plus récents atteignent désormais 30000 à 60000 heures de fonctionnement. De leur coté, les écrans LCD vous garantissent une durée de vie de 50000 à 60000 heures. Quand on sait que regarder la TV 6 heures par jour vous donne un total de 2200 heures par an, un rapide calcul vous montrera que les 30000 heures seront atteintes en près de 14 ans.

Temps de réponse

Longtemps décriés pour des temps de réaction trop long (fameuses traînées désagréables à l'oeil lors d'images en mouvements rapides), les écrans LCD actuels n'ont plus du tout ce défaut et la différence avec les Plasmas est imperceptible à l'oeil.

Consommation électrique

Quoique cela ne soit pas un des premiers critères de choix, sachez que les Plasmas peuvent consommer jusqu'à 30 % de plus que leurs homologues LCD.

Fin encadré>

Double-prix pour double-cœur ?

Une nouvelle génération de puces informatiques plus rapides vient défier les structures traditionnelles de l’industrie informatique. Saura-t-elle réagir intelligemment afin d’assurer sa pérennité ou est-ce le début d’une période encore plus chaotique qui verront s’affronter équipementiers contre éditeurs de logiciels ? Actuellement, les deux voies sont ouvertes.Dans son édition du 16 juillet dernier, l’hebdomadaire britannique « The Economist » consacre un article très documenté sur cette évolution informatique qui ne devrait laisser aucun acteur de ce marché indifférent. Nous vous proposons ci-dessous une synthèse de la tendance informatique de l’été. Durant les quarante dernières années, l’industrie informatique est parvenue à doubler la performance informatique des ordinateurs fabriqués tous les 18 à 24 mois selon le principe de la loi de Moore publiée en 1965 déjà par Gordon Moore, l’un des fondateurs du groupe Intel, principal fabricant de microprocesseurs du globe. Simultanément à ce gain de performance, le prix de vente des configurations stagnait d’années en années tout en offrant une performance de calcul supérieure, ce qui tendait à diminuer le coût réel de l’informatique et à contribué au boom économique qui a prévalu jusqu’à la fin du 20e siècle.

Si la loi de Moore continue à être d’actualité, les fabricants américains de puces informatiques, tels Intel et son concurrent AMD sont en train de changer les paradigmes de ce secteur industriel en révolutionnant l’approche de l’informatique utilisée dans un but professionnel. Ce changement se matérialise sous la forme d’une nouvelle architecture de puce encore plus performante que par le passé.

Les grands perdants à cette course à l’innovation pourraient être autant les grands éditeurs de logiciels (Oracle, SAP, IBM) dont les logiciels professionnels pourraient souffrir de l’arrivée de ces nouvelles puces mais également les utilisateurs finaux – les petites et moyennes entreprises – dont la vie économique dépend de ces logiciels et qui vont devoir s’efforcer d’enrayer la progression hors de leur contrôle des coûts de licences logicielles.

Pourquoi une telle frénésie dans le domaine des licences logicielles ? Durant ce mois, des quantités importantes de puces contenant deux processeurs centraux (cores) sur la même pièce ont été distribuées à large échelle sur le marché. Ce nouveau type d’architecture « double cœurs » permet aux équipementiers de fournir un dédoublement de la puissance de calcul tout en diminuant la chaleur émise par la puce.

Les puristes rétorqueront certainement que le « dual-core processing » n’est pas né de la dernière pluie et que des sociétés telles qu’IBM et SUN Microsystems proposent ce type de technologie depuis plusieurs années déjà. Mais ces dernier n’équipaient jusqu’à présent que des stations de travail Unix utilisées dans le monde scientifique et non pas dans l’économie.

L’approche « double-coeur » va s’appliquer à terme à l’ensemble des processeurs utilisés dans la vie industrielle et économique et qui font tourner des applications populaires de type Microsoft Windows, Linux, pour n’en citer que deux et qui ont contribué au succès du modèle Intel Pentium dans le passé. En avril 2005, Intel et AMD annonçaient séparément que tous deux allaient livrer des versions dual-core de leurs processeurs haut de gamme un peu plus tard cette année. Le modèle Opteron dual-core d’AMD a été le plus rapide à quitter les rampes d’assemblage du fondeur américain et est proposé en quantité commerciale au prix de $ 2,650 la pièce. Intel n’est pas en reste puisque l’autre fondeur compte écouler des versions double-coeur de ses puces de serveur Xeon et Itanium dans des volumes élevés quelques mois plus tard cette année encore. Et la demande se fait sentir puisque les principaux fabricants de serveurs – HP, SUN Microsystems et IBM – ont commencé à prendre commande de leurs nouveaux systèmes informatiques « dual-core ».

Cette évolution pourrait changer le modèle d’affaires de certains éditeurs de logiciels. Si deux processeurs sur une simple puce peuvent abattre deux fois le travail d’un simple processeur, pourquoi dès lors ne pas se faire rétribuer en fonction du nombre de processeurs qui utilisent leur logiciel ? Le principal fournisseur de base de données au monde, Oracle étudie la question et a déjà exprimé ses craintes en la matière en annonçant que sa clientèle se verrait facturer à l’avenir en fonction du nombre de coeurs et non plus du nombre de processeurs utilisés. Cet éditeur utilise actuellement deux modèles différents de licence. L’un se base sur les utilisateurs nominaux et se destine aux clients disposant d’un nombre plus ou moins fixe d’utilisateurs. L’autre modèle est destiné aux entreprises disposant d’une population d’utilisateurs difficile à définir et se base sur le nombre de processeurs qui tournent les logiciels Oracle à l’intérieur d’une entreprise.

IBM a été même plus circonspect en annonçant que ses licences logicielles destinées aux processeurs Opteron ou Xeon « single-core » ou « dual-core » seraient facturées à un prix identique même si elle n’a pas encore dévoilé sa politique de licence concernant ses grosses suites logicielles telles que DB2 et WebSphere.

Un autre éditeur tente de capitaliser sur l’ancien modèle. C’est bien évidemment le groupe Microsoft. En octobre dernier, le plus gros contributeur de Redmond annonçait qu’elle licencierait à l’avenir ses logiciels de serveur sur la base du nombre de processeurs et non pas sur le nombre de coeurs implémentés. Mais ce n’est pas l’altruisme qui guide le groupe de Bill Gates. C’est plutôt l’assurance que la clientèle utilisant la famille de produits Window Server n’aurait pas à payer plus cher lorsqu’ils actualiseront leur processeurs aux multicores.

Mais le dilemme de l’industrie logicielle en matière de licence ne s’arrête pas en si bon chemin. Deux autres développements majeurs pourraient venir renforcer cette certaine anarchie. Le premier facteur s’intitule « partitionnement et visualisation » et exprime le fait d’utiliser un simple ordinateur afin de créer l’illusion de disposer de multiples machines disposant chacune de leur propre système d’exploitation et disposant chacune d’un accès exclusif à l’ensemble des ressources réelles de l’ordinateur. Le deuxième facteur représente la tendance largement répandue au niveau industriel au « provisionnement rapide ». Une manière d’obtenir rapidement de la capacité de calcul sur demande. L’idée de ce concept est de rendre des ordinateurs entiers en tant que parties de disques durs ou de rendre disponible instantanément des « cores » individuels avec le système d’exploitation nécessaire et une pile entière d’applications logicielles afin de mener à bien une tâche de calcul spécifique.

Les groupes Hewlett-Packard et IBM ont développé de nouveaux types de licences dans ce sens permettant l’utilisation intermittente de logiciels mais le reste de l’industrie n’a pas suivi et se cherche encore dans ce domaine. Les jours des licences logicielles par installation semblent donc être comptés…au profit de licences gratuites financées par des coûts de maintenance et de support, à l’instar des principaux éditeurs open-source tels que Red Hat, Novell, Mandriva.

Dans tous les cas, les utilisateurs d’informatique disposent aujourd’hui d’une pléthore d’alternatives, ce qui devrait faire réfléchir les différents acteurs du marché afin de choisir le bon modèle qui leur permettra de pérenniser leurs activités à moyen et long terme. Un défi majeur de plus à relever pour l’industrie informatique.


La gravue des transistors continue son trend vers l’infiniment petit. De 90 nanomètres (nm) aujoud’hui, leur taille se réduira à 65 nm en 2006, puis 45 nm en 2007 pour avoisiner les 8 nm en 2017. Selon Intel, 70% des ordinateurs de bureau et une grande partie des portables seront équipés de puces à double cœurs dès la fin 2006. Et la multiplication des cœurs ne s’arrêtera pas en si bon chemin puisque les futures puces d’AMD et d’Intel devraient intégrer 4 cœurs d’ici à l’an 2008. Ces super-puces sont prédestinées à faire tourner les futurs systèmes d’exploitation très gourmands en puissance de demain, à l’instar de Longhorn, le successeur de Windows XP, annoncé pour l’été 2006.

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Simplicité informatique: Le maître mot de la troisième vague

L’informatique doit devenir plus simple sous peine de ne plus correspondre aux besoins de son marché. En 45 ans d’existence, la complexité informatique atteint son sommet et est la cause de dépenses considérables qui plombent l’économie mondiale. Il est donc grand temps de changer son fusil d’épaule afin de proposer une nouvelle forme d’informatique plus simple et plus omniprésente sous forme de biens courants.Chacun d’entre-nous a certainement déjà connu ce sentiment bizarre où l’ordinateur paraît s’être ligué contre son utilisateur, affichant un écran bleu, un message d’erreur incompréhensible et refusant, durant de nombreuses heures, à effectuer une simple opération, alors que tout semblait si bien fonctionner quelques instants auparavant. Une situation aussi énervante que parfaitement incompatible avec la promesse du « tout plug and play ». Dans de telles situations, l’informaticien chevronné peut se retrouver au même niveau d’incompétence que le plus jeune des néophytes.

Cité il y a quelque temps dans un article paru dans l’hebdomadaire britannique « The Economist » John Maeda vit quotidiennement ce genre de situations, sans être pour autant technophobe, puisqu’il a obtenu une maîtrise en informatique et un doctorat de design d’interface. Ce professeur du Massachusetts Institute of Technology (MIT) en design informatique est arrivé à la conclusion que, s’il ne maîtrisait pas la technologie nécessaire pour utiliser les ordinateurs domestiques malgré son important bagage en la matière, personne n’y parviendrait non plus et qu’il était temps de déclarer l’état de crise de l’informatique. Après avoir déposé ce postulat, John Maeda décida de prendre le taureau par les cornes et de saisir le problème à bras le corps en inaugurant un nouveau programme de recherche baptisé « Simplicity » dans le cadre du MIT Media Lab. Un projet dont la mission est de chercher des voies pour sortir l’informatique de ce chaos. Mais John Maeda n’est pas seul dans cette quête puisqu’il dispose déjà de bon nombre de sympathisants, dont l’auteur de l’article.

Avis aux aficionados de la technique : l’industrie informatique ne se porte pas bien. Greg Papadopoulos, technicien en chef du constructeur sun Microsystems déclarait il y a peu « que l’informatique se trouve aujourd’hui dans un état dont nous devrions avoir honte ». Cette citation est terriblement embarrassante lorsqu’elle s’exprime par la bouche de l’architecte suprême d’une des marques informatiques parmi les plus prestigieuses de la branche. La complexité ambiante retient l’industrie informatique en arrière. Beaucoup de fonctions acquises et développées à grand renfort d’espèces sonnantes et trébuchantes ne sont tout simplement pas implémentées en raison de leur complexité. Et la gestion de cette complexité représente assurément le principal défi actuel jeté à l’industrie informatique.

Le coût de la complexité informatique est aussi exorbitant que difficile à chiffrer. Selon le cabinet de recherche The Standish Group, deux projets informatiques sur trois échouent tout bonnement ou nécessitent plus de temps que prévu à voir le jour en raison de la sous-évaluation de leur complexité. Cette tendance est plus alarmante dans le cadre de gros projets informatiques dépassant les 10 millions de dollars puisque ce taux dépasse alors 98% ( !). Une étude du cabinet Gartner Group évalue la durée moyenne de panne d’un réseau informatique d’entreprise à 175 heures et la perte ainsi générée à 7 millions de dollars. Le pompon revenant aux collaborateurs itinérants – parmi lesquels les membres du service externe – qui coûtent à leur employeur quelque 4'400 dollars de frais informatiques supplémentaires par année et par tête. Mais la palme d’or de la prévision la plus effrayante dans ce domaine revient sans aucun doute au cabinet IDC. L’étude menée par ce dernier durant 15 ans sur un échantillon d’entreprises démontre que, si ces dernières investissaient trois quarts de leur budget informatique dans du nouveau matériel et des nouveaux logiciels quinze ans auparavant pour consacrer un franc sur quatre de leur budget à fixer les bogues du système, aujourd’hui sept à huit francs sur dix sont nécessaires pour améliorer l’existant plutôt qu’à racheter de nouveaux systèmes. Selon l’auteur de l’étude, la complexité informatique aura coûté en 2004 quelque 750 milliards de dollars à l’économie mondiale.

Que faire pour renverser la vapeur ?

Les plaintes résultant de la complexité technologique ne datent pas d’hier mais sont nées, il y a 45 ans, avec l’apparition du circuit intégré. Pourtant l’évolution du mal connaît une accélération rapide depuis le « dotcom-boom » de la fin des années nonante. Après une dizaine d’années de forte croissance, le secteur informatique a soudainement chuté en l’an 2001 et n’est jamais parvenu à retrouver sa forme depuis lors. Cet état de fait tend à traumatiser les vendeurs de technologie et annonce un changement important de paradigme. La clientèle n’est dorénavant plus avide de technologies révolutionnaires « chaudes » mais recherche des technologies dites « froides », telles que l’intégration de logiciels qui leur permettront de simplifier les interactions des différents systèmes informatiques cohabitant, tant bien que mal, depuis leur acquisition durant les années folles qui ont précédé l’éclatement de la « nouvelle économie ». Selon Merril Lynch, l’industrie informatique progresse en vagues successives durant une quinzaine d’années et la prochaine vague sera celle de la simplicité ou ne sera pas. Durant les années 70-85 les entreprises ont acquis des gros ordinateurs « mainframe », la seconde a poussé l’apparition du PC connecté à un serveur et la troisième vague qui prend actuellement son amplitude prônera la « tout-connectivité » des gadgets utilisés par tout un chacun. Si la vague du mainframe était dominée par les technologies propriétaires dont l’icône la plus célèbre était IBM, la deuxième vague du PC a été dominée par la standardisation logicielle de Microsoft et la multiplication exponentielle du nombre d’utilisateurs. La troisième vague verra converger bureau, voiture et domicile où chacun sera relié de façon permanente à Internet dans une ère où l’informatique sera devenue aussi présente et incontournable qu’un bien courant tel que l’électricité, l’eau ou le téléphone. Cette évolution implique donc une simplification de l’informatique sous peine de ne pas parvenir à se transformer en bien courant.

Ce changement de paradigme sera imposé par les utilisateurs eux-mêmes. Dans une dizaine d’années, la population mondiale sera composée essentiellement d’individus propices à l’utilisation quotidienne de l’informatique. Les industriels qui sauront répondre à leurs besoins d’ubiquité virtuelle et de simplicité deviendront les maîtres de la troisième vague. Il est donc grand temps de choisir son camp. Vous sentez-vous capable de le faire ?

Linux : ton univers impitoyable

Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes Linux mais le succès du système d’exploitation « open-source » aiguise les canines de requins aux dents longues espérant dominer le monde informatique de demain. Ce scénario qui ressemble comme deux gouttes d’eau à « Gang de requins », le dernier film de Dreamworks n’a rien à envier aux sagas nostalgiques des années huitante de type « Dallas » et « Dynasty . Preuve en est que la fiction n’a rien à envier à la réalité.Bonne nouvelle pour les fans du pingouin, les services liés aux logiciels libres arrivent à maturité. C’est du moins la constatation du cabinet de conseil français Pierre Audoin Consultants publiée au mois de septembre dernier. Selon l’auteur de l’étude cité sur ZDNet : « les projets d’adoption de plates-formes libres dans l’administration ont été un moteur déterminant dans l’évolution du marché ». Autre tendance forte décelée par l’étude, les sociétés de services et d’ingénierie informatique (SSII) se transforment de plus en plus en SSLL (sociétés de services en logiciels libres). Et cette diversification ne touche plus seulement les gros acteurs comme Capgemini ou Steria mais également les petites entreprises.

Cette étude ne se limite pas uniquement à la France mais passe à la loupe quelque quinze pays de l’Union Européenne. L’Allemagne est le pays où Linux s’est le plus développé. Elle a vu naître l’éditeur Suse Linux et la suite bureautique Star Office, tous deux rachetés par la suite respectivement par Novell et Sun Microsystems.

Linux explose

Selon le cabinet Newbourg Group, le monde compte aujourd’hui 100'000 entreprises utilisatrices régulières de Linux, bien que ce chiffre soit très difficile à évaluer car on ne sait pas si les internautes qui téléchargent un programme l’utiliseront réellement ultérieurement ou le testent uniquement sur une courte durée.

Concession de Microsoft

Cet engouement pour l’ « open source » remet de plus en plus en question l’hégémonie du groupe de Bill Gates. En octobre dernier, le géant américain a annoncé qu’il allait dévoiler les codes de sa suite bureautique Office à soixante gouvernements triés sur le volet. Une véritable stratégie contre nature pour Steve Balmer, actuel CEO du groupe mais un compromis nécessaire pour tenter de diminuer la concurrence féroce pour ses revenus provenant des logiciels libres. Si Microsoft domine le marché des systèmes d’exploitation (93,9% de part de marché en 2003 pour MS-Windows) et des applications bureautiques (plus de 80% de part de marché en 2003 pour MS-Office), de plus en plus d’entreprises et d’administrations désirent acquérir à moindre frais un système d’exploitations et des logiciels dont les lignes de codes pourraient être modifiées selon leurs besoins spécifiques. Cette domination se disloque peu à peu. D’abord niée puis minimisée par le groupe de Redmont, Bill Gates prend désormais la menace au sérieux. Dans son dernier rapport annuel, le fondateur du géant informatique explique que « si les logiciels libres continuent leur progression, les ventes de nos produits pourraient décliner, ce qui pourrait diminuer notre chiffre d’affaires et notre marge opérationnelle. » La contre-attaque ne s’est pas fait attendre. Dès janvier 2003 Microsoft lance le programme GSP (Government Security Programm) qui ouvre à trente pays (dont la Chine, la Russie Espagne et la Grande-Bretagne) l’accès au code source de MS-Windows. Début octobre 2004, le géant informatique franchit un nouveau cap en étendant son programme au code source de la suite bureautique MS-Office, désormais ouvert aux gouvernements de soixante pays.

Regarder mais pas copier

L’idée de ce programme consiste à proposer aux gouvernements concernés l’accès aux lignes de code par l’intermédiaire d’une connexion internet. Mais ne nous réjouissons pas trop vite. Pas question, en effet de copier ou de modifier ces codes. On peut seulement consulter. Pourtant, ce changement de paradigme microsoftien est une véritable révolution en la matière. Le géant informatique était jusqu’alors aussi discret qu’un banquier privé genevois lorsqu’il s’agissait de questions relatives à ses lignes de codes. Cette stratégie répond à plusieurs objectifs. Tout d’abord rendre Microsoft plus transparente aux yeux des gouvernements concernés et prouver que Bill Gates ne cache pas d’espions dans ses lignes de codes, malgré les rumeurs récurrentes que Microsoft collecte des données pour le compte des Etats-Unis d’Amérique à l’insu de ses utilisateurs. De plus, l’accès aux lignes de codes devrait rendre plus visible les mécanismes de stockage des fichiers, ce qui permet aux gouvernements de mieux maîtriser la traçabilité de leurs informations. Mais quelques points importants ne sont pas encore réglés. En raison de leur domination du marché, les logiciels développés par Microsoft sont les plus attaqués par des pirates ou par des virus. De nouvelles failles sécuritaires apparaissent régulièrement à la lumière du jour et entraînent des dépenses supplémentaires importantes pour s’en protéger. Au niveau des coûts d’acquisition et d’entretien, Microsoft n’est pas compétitif – statut monopoliste oblige et impose sa stratégie de course effrénée à l’actualisation et à l’abandon de maintenance des anciennes versions au déplaisir de sa clientèle.

Tous unis contre Microsoft

Des éditeurs open-source reconnus, à l’instar de Red Hat, Lindows ou Mandrakesoft commercialisent des solutions autour de logiciels libres. Ces éditeurs ne se satisfont pas de commercialiser leurs produits mais proposent également une gamme de services de plus en plus étendue alliant installation, maintenance et formation. Intéressés à diminuer la domination microsoftienne, bon nombre de fabricants informatiques dont IBM, HP et Dell ont rejoint les rangs de cette fronde en investissant les fonds nécessaires dans la compatibilité de leur matériel avec Linux.

Quitte ou double

Les autres éditeurs de logiciels ne sont pas en reste. Lors du « Brain-Share Europe 2004 » grand-messe annuelle d’utilisateurs Novell, l’éditeur a clairement défini sa stratégie. Désormais, son avenir est intimement lié à Linux et aux solutions d’administration et d’annuaires. Novell abandonne NetWare pour Linux. Mais pour aider ses clients à sauter le pas, l’éditeur a également conclu des partenariats avec plusieurs autres constructeurs et éditeurs (Bull, HP, IBM, Oracle, Software AG, Tarentella et Intershop). Le but de Novell est d’imposer le système d’exploitation SUSE Linux dans de nombreux serveurs et de le rendre compatible avec bon nombre d’applications utilisées en entreprise.

IBM à nouveau bientôt plus maître de son destin ?

Novell a-t-il fait le bon choix en misant son avenir sur Linux ? C’est ce que semble penser Jonathan Schwartz, CEO de Sun Microsystems qui envisage son rachat afin de damer le pion à son concurrent IBM devenu à ses yeux trop dépendant de son partenaire Red Hat, principal distributeur de Linux dans le monde, et forcé de miser sur le système d’exploitation alternatif Suse Linux, devenu propriété de Novell, pour ne pas renouveler l’erreur commise en son temps lorsque Big Blue avait failli être rayé à jamais de la carte pour avoir trop misé sur le système d’exploitation d’une jeune pousse inconnue à l’époque et de son fondateur : Microsoft et Bill Gates. Dans une note publiée sur son blog, Jonathan Schwartz estime qu’IBM est dans le pétrin car la domination de Red Hat laisse ce fabricant pratiquement dépendant de Suse/Novell. Et de conclure que quiconque possédera Novell contrôlera à terme le système d’exploitation responsable du futur d’IBM. Un rôle que le CEO de Sun rêverait de jouer, même si aucune initiative dans ce sens semble avoir été prise jusqu’à ce jour et que Solaris 10, son système d’exploitation maison – dont la commercialisation débute ces jours – ait été développé afin de contrer le développement de Linux sur le marché des serveurs Intel ou AMD.

Succès d’estime

Dans tous les cas de figure, si d’autres éditeurs choisissent de miser sur le pingouin, son succès s’en verra renforcé. Pour l’heure, l’hémorragie n’est pas encore visible. Linux n’est présent que dans 3,2% du marché des postes de travail et représente six systèmes d’exploitation pour serveurs sur cent. Mais sa part de marché est supérieure à 30% dans les serveurs web et un serveur d’entreprise sur quatre tourne grâce au pingouin. La suite open-Office fonctionnant sous Linux n’est pas en reste et reçoit quotidiennement l’adhésion de nouveaux utilisateurs.

La justice pourrait enterrer Linux

Mais son ascension pourrait subir un coup d’arrêt avec la découverte du fait que son noyau pourrait avoir enfreint la propriété intellectuelle de plusieurs entreprises…dont Microsoft.
En mars 2003, l’éditeur de logiciels, SCO Group, membre démissionnaire du consortium United Linux chargé de la standardisation de ce système d’exploitation, a entrepris de réclamer des droits d’auteurs sur Linux en réclamant 5 milliards de dollars à IBM, l’accusant d’avoir introduit dans Linux des morceaux de programmes provenant d’un ancien système d’exploitation Unix, dont SCO détiendrait des droits d’exploitation. Une bonne idée lucrative ne venant jamais seule, l’éditeur a lancé d’autres procédures judiciaires contre les groupes Red Hat et Novell, principaux artisans du développement de Linux dans le monde.

Durant l’été dernier, IBM a même invité l’industrie informatique à ne pas utiliser cette arme contre la communauté « open-source ». Propagée par une jeune entreprise new-yorkaise commercialisant des contrats d’assurances visant à protéger les utilisateurs et développeurs sous environnement Linux d’éventuelles poursuites judiciaires, la rumeur martèle le secteur informatique que le noyau de Linux enfreindrait 283 brevets intellectuels, dont 27 appartiendraient à Microsoft et un tiers à des sociétés partenaires de Linux, telles que HP, IBM ou Intel. Néanmoins, aucun brevet n’a été officiellement validé par la justice américaine. Le malheur des uns faisant toujours le bonheur des autres, l’entreprise new-yorkaise en question proposera dès l’an 2005 un contrat d’assurance qui protégera utilisateur et développeurs linuxiens contre toute poursuite d’un montant maximum de 5 millions de dollars. Le coût d’une telle assurance sera de 150'000 dollars par an.

Info ou intox ?

La lecture de cet article nous démontre une fois de plus que la fiction n’a rien à envier à la réalité et que les « soap operas » hollywoodiens restent en dessous de la réalité. Dans ces conditions, la communauté « open-source » et son idéologie idéaliste parviendra-t-elle à survivre aux requins de la finance ? Nous le découvrirons dans un prochain épisode de notre saga informatique.

Reprise économique: Le secteur informatique à la croisée des chemins

Les annonces trimestrielles de résultat provenant d’Amérique sont contradictoire et chacun y trouve à boire ou à manger. Signe d’incertitude concernant les tendances à venir, les gourous de Silicon Valley tardent à se prononcer ou se contredisent les uns les autres. Certains médias économiques et spécialisés ont déjà interprété les résultats positifs d’Apple, Texas Instruments, Intel, AMD et consorts. Ils annoncent cette reprise tant attendue par l’ensemble de la filière informatique. D’autres annoncent à nouveau le déclin de l’empire américain.

Avec une hausse de 7,2%, les Etats-Unis ont vécu leur hausse de croissance la plus importante depuis l’an 1984 durant le troisième trimestre 2003. Selon la Maison Blanche, l’élément moteur de cette croissance qui concerne autant le secteur domestique que le secteur B2B revient au secteur informatique qui annonce un taux de croissance phénoménal sous nos latitudes de… 15,4% ! Un niveau dont on osait plus espérer depuis depuis l’éclatement de la bulle et la descente aux enfers qui s’était ensuivie. Mais attention à ne pas vendre trop tôt la peau de l’ours. Editeurs et analystes jouent actuellement profil bas et tempèrent ces résultats exceptionnels par une situation tout aussi exceptionnelle. Selon ces derniers, le recul du dollar par rapport à l'euro et un taux de change favorable sont principalement responsables de cette explosion de croissance. Et d'expliquer que durant ce troisième trimestre, le chiffre d’affaires moyen des entreprises du secteur n'a crû que de 10%…un chiffre qui fait tout de même rêver le secteur informatique européen. Les prévisions des analystes pour l’an prochain sont plus modestes. En 2004, les dépenses informatiques américaines devraient augmenter de 5% en moyenne.

Si certains équipementiers et constructeurs commencent à retrouver le sourire, la cyberéconomie semble également renaître de ses cendres et retrouver la voie d’une gestion bénéficiaire – du moins pour les entreprises qui ont survécu à l’éclatement de la bulle. Fer de lance de cette tendance, le moteur de recherche Google vient d’annoncer sa prochaine entrée en bourse ainsi que le rachat de l’un de ses concurrents. Cet IPO valoriserait Google à une vingtaine de milliards de dollars et pourrait être le prémisse à une nouvelle vague d’introduction en bourse de sociétés actives dans les nouvelles technologies de l’information à partir de l’an prochain. Deux cabinets de conseils internationaux annoncent même la fin des vaches maigres de la publicité en ligne. Selon PricewaterhouseCoopers (PwC) et Zenith Optimedia, les recettes publicitaires sur Internet devraient progresser de 10,2 % en moyenne cette année par rapport à 2002 dans les six premiers marchés européens que constituent le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et les Pays-Bas, pour représenter 886 millions d’euros. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, ces cabinets prévoient également une poursuite de croissance de la publicité en ligne au moins jusqu'en 2007 grâce au développement des accès à Internet à haut débit ainsi qu’à des événements tels que la Coupe du Monde de Football de 2006 en Allemagne ainsi que les Jeux Olympiques d'Athènes l'année prochaine. En 2007, le marché de publicité en ligne dans ces six pays devrait ainsi représenter 1,25 milliard d’euros.

Pourtant, ces nouvelles réjouissantes n’arrivent pas à remonter le moral de bon nombre de patrons de l'industrie informatique américaine. Si les perspectives à court terme concernant leurs entreprises respectives sont relativement bonne. Il n’en va pas de même à long terme puisque on annonce la fin de l’hégémonie informatique américaine au profit des puissances émergeantes que représentent l’Inde et la Chine. Prévision ou manipulation ? Sam Palmisano, numéro 1 d’IBM s’inquiète de la capacité d'innovation des Etats-Unis, tous secteurs confondus en raison d’ une carence du système éducatif américain, qui n’arrive pas à former des techniciens qualifiés en suffisance. Pour tenter de remédier à ce problème, IBM va investir 200 millions de dollars afin de renforcer la compétence de ses 100 000 salariés et éviter de délocaliser des emplois dans des marchés émergeants dont la main d’œuvre est plus rentable.

Un demi million d’emplois américains déjà délocalisés
Durant ces deux dernières années, l’industrie informatique américaine a délocalisé environ 500 000 postes de travail hors de ses frontières. Cette délocalisation ne s’explique pas par des raisons économique mais plutôt par la recherche de nouveaux talents, plutôt localisés dans ces pays émergeants. En conséquence, la production du savoir scientifique, dont les Etats-Unis détiennent actuellement pratiquement le monopole pourrait bien migrer vers ces pays qui en tireront tout bénéfice. Selon Sam Palmisano, dont les propos tenus lors de la réunion annuelle du Conseil de la compétitivité (Council on Competitiveness) ont été recueillis par le webzine Forbes.com, ces pays "répliquent rapidement les avantages structurels qui historiquement ont fait des Etats-Unis le centre de l'innovation". Parmi ces avantages structurels figurent une politique active d'éducation de la population dans les disciplines scientifiques clés comme l'informatique ou les biotechnologies, et le déploiement d'infrastructures de télécommunications modernes ou encore un cadre réglementaire plus souple qu'en Occident. Afin de ne pas perdre définitivement sa suprématie dans son marché intérieur, le PDG d’IBM a décidé de prendre personnellement en main la supervision de la rédaction d'un rapport, sous l'égide du Conseil de la compétitivité, avec l'objectif de faire émerger un consensus entre les pouvoirs publics, les entreprises privées, les salariés et les universités américaines. Ses conclusions sont attendues d'ici un an à un an et demi.

Et la Suisse dans tout cela ?
Le secrétariat d’état à l’économie (Seco) constate également la reprise non uniforme de l’économie mondiale. Il souligne que les facteurs de ralentissement durable se rétractent de plus en plus et les surcapacités accumulées durant le boum des années 90 semblent être graduellement absorbées, et que la politique économique expansive menée depuis le début de 2001 commence à porter ses fruits

Le Seco relève aussi que l'économie américaine a joué un rôle moteur pour la reprise à l'échelle mondiale. Au Japon, on assiste depuis peu à une évolution étonnamment favorable. Dans les pays émergents, la dynamique économique s'est renforcée. La production a enregistré une croissance soutenue et constante dans les pays candidats à l'adhésion à l'UE. Par contre, la tendance à la stagnation a persisté dans la zone euro. Toutefois, une embellie se dessine également pour cet espace économique, même si elle est freinée par le cours élevé de l'euro.

Au cours de l'année 2003, les prévisions concernant l'évolution des exportations suisses, de la consommation privée et de l'emploi en 2003 et 2004 ont dû nettement être revues à la baisse. Cela est dû à des facteurs importants qui sont la tendance à la stagnation au sein de la zone euro ainsi que l'appréciation continue du franc jusqu'au printemps.

Lors du récent examen des prévisions du 23 octobre 2003, seules des adaptations de faible ampleur ont été nécessaires pour 2003 et 2004. Pour l'année 2003 dans son ensemble, il faut s'attendre à une confirmation du léger recul du PIB réel. La demande intérieure et les exportations n'évoluent que faiblement, ce qui se répercute sur l'emploi. Au cours de l'année 2003, les prévisions concernant l'évolution des exportations suisses, de la consommation privée et de l'emploi en 2003 et 2004 ont dû nettement être revues à la baisse. Cela est dû à des facteurs importants qui sont la tendance à la stagnation au sein de la zone euro ainsi que l'appréciation continue du franc jusqu'au printemps.


Prochains générateurs de croissance informatique:

Le Monde à l'envers?
Utopie ou future réalité ? Le pauvre viendrait-il au secours du riche ?Le magazine américain BusinessWeek, plus connu des hommes d’affaires occidentaux pour ses positions ultralibérales que tiers-mondistes, semble le penser et l’affirme haut et fort : les réserves de croissance tant nécessaires au développement de l’industrie informatique occidentale résident dans les pays émergeants et non plus sous nos latitudes. Ceux qui louperont le coche risquent de ne jamais s’en relever. A nous donc de sauter dans le train avant qu’il ne soit trop tard.La technologie informatique a-t-elle sa place dans un monde dans lequel les villages n’ont pas d’électricité ? L’informatique peut-elle améliorer la vie des gens vivant dans le tiers monde ? Comment des villageois parmi les plus démunis peuvent-ils se procurer les dernières merveilles du « Tout numérique » ? Au lieu d’une alimentation électrique standard, les ingénieurs de l’équipementier nord-américain Hewlett Packard ont développé un chargeur solaire portable capable d’alimenter en courant autonome le matériel informatique. Et au lieu de vendre cet appareil à une population ne disposant pas dans l’immédiat des ressources financières nécessaires pour accéder à l’autonomie informatique, HP leur loue ce matériel pour un montant mensuel de 9 dollars. Montant apparemment raisonnable, pour qu’un photographe d’origine indienne puisse exercer avec succès sa profession de photographe, tout en disposant d’un appareil numérique.

Durant les cinquante premières années de l’évolution informatique, environ un milliard d’individus se sont mis à utiliser des ordinateurs. La grande majorité de ces personnes provenaient d’Amérique du Nord, d’Europe occidentale et du Japon. Mais aujourd’hui, ces marchés sont arrivés à saturation et n’évoluent annuellement plus que de quelques pourcents. Pour survivre dans ces conditions, l’industrie informatique nécessite un développement de marché largement supérieur à ces prévisions. Son salut réside donc dans les marchés émergeants qui laissent miroiter des milliards de nouveaux consommateurs pas encore acquis aux joies de l’informatique et du tout-numérique. Les compagnies technologiques misent de plus en plus dans cette direction avec l’espoir que l’ancien Tiers-monde, appelé dorénavant « pays émergeants » (car c’est plus politiquement correct), représente le prochain foyer de croissance tant nécessaire à leur propre survie. Conduit par la Chine, l’Inde la Russie et le Brésil, les marchés émergeants devraient doper annuellement la croissance informatique mondiale de 11 pourcents durant les cinq prochaines années pour atteindre un chiffre d’affaires de 230 milliards de dollars selon les prévisions de l’institut IDC. Ce qui rend ces marchés si attirants n’est pas la pauvreté de leur population mais la classe moyenne émergeante avide d’imitation occidentale au travers d’équipements à la mode ainsi que de produits de marques que nous utilisons déjà dans notre vie quotidienne. Cette classe moyenne représente déjà 60 millions de consommateurs en Chine, 200 millions en Inde et connaît actuellement une croissance exponentielle.

Un tiers de siècle plus tôt, vers la fin des années septante et le début des années huitante, le secteur informatique a vécu sa révolution du PC. De nouveaux empires sont sortis de terre grâce à l’avènement de la micro-informatique. Certains dinosaures qui n’avaient pas perçu à temps ce changement de paradigme ont été rayés de la carte du monde car ils ne proposaient plus les bons produits. Grâce à la diffusion rapide de technologie à l’intérieur des économies émergeantes, l’industrie informatique est en train d’atteindre une gigantesque nouvelle audience. Une nouvelle génération d’entreprises encore inconnue aujourd’hui pourrait bien damer le pion aux futurs dinosaures de demain. Pour l’industrie informatique, il s’agit donc de prendre aujourd’hui les bonnes dispositions sous peine de disparaître demain.

Si l’histoire se répète, les instruments sont différents. L’ère de la micro-informatique a cédé le pas à l’ère du sans-fil. L’explosion du PC d’hier a cédé le pas à l’explosion des téléphones cellulaires. Si l’industrie compte écouler 30 millions de PC en Asie cette année, les équipementiers écouleront simultanément 200 millions de téléphones cellulaires. Chacun de ces téléphones permettant à son propriétaire d’envoyer et de recevoir des courriers électroniques et de surfer sur le Net. Cette situation avantagera particulièrement les équipementiers coréens Samsung Group et LG, qui ont perçu cette évolution de tendance avant leurs concurrents occidentaux.

Les défis de succession dans les marchés émergeants vont forcer les pouvoirs occidentaux à développer de nouvelles stratégies. La tendance jusqu’alors avait été de vendre le même produit à une même catégorie de consommateurs, où qu’ils se trouvent sur la planète. Mais cela n’a pas réellement fonctionné et doit être modifié à l’avenir. Il est donc temps de repenser fondamentalement la stylique des produits ainsi que leur aptitude à générer des profits. En réussissant cet exercice, l’industrie parviendra, nous l’espérons, à renouveler le succès déjà connu avec la micro-informatique durant les dernières décennies. De nouvelles innovations, spécialement créées à l’attention des pays en voie de développement, contribueront à diminuer le fossé numérique Nord-Sud.

La plupart des familles chinoises ou indiennes ne peuvent pas se payer d’ordinateur. Une nouvelle sorte d’entrepreneurs est en train d’émerger sous ces latitudes : les opérateurs de kiosques techniques proposant des services informatiques aux populations environnantes. Pour pouvoir bien fonctionner dans des conditions environnementales difficiles, ces terminaux et les logiciels utilisés doivent être améliorés sous plusieurs aspects : accessibilité des prix, ergonomie, durée de vie, taille réduite sans rien sacrifier à la performance. En Afrique du sud, HP est en train de tester un nouveau type de cellules solaires avec des photographes itinérants. Ces capteurs énergétiques coûtent 80% moins chers que les panneaux solaires traditionnels utilisés en Inde et sont plus résistants. Si cette technologie parvient à maturité, on pourra bientôt recharger son portable partout sur la planète en intégrant ces cellules aux sacs de transport des portables qui nous suivent quotidiennement.

L’émergence de ces nouveaux marchés représente un dilemme pour l’industrie informatique. Cette évolution représente à la fois une chance de développer sa clientèle pour autant que l’esprit de compétition dope les marques à développer de meilleurs produits que la concurrence. Pour se développer il faut donc investir…tout en sachant que cette nouvelle clientèle dispose de ressources financières limitées et que la pression des prix valables dans les marchés émergeants se répercutera également dans les marchés dits « développés ».

Au niveau macroéconomique, le développement des marchés émergeants pourrait bien avoir un effet de boule de neige sur l’économie mondiale et sur le futur des différentes industries technologiques. Ces investissements technologiques pousseront en avant les économies nationales en développant leur productivité ainsi que leur produit national brut et la consommation de toutes sortes de produits plus technologiques.

Pour rencontrer du succès dans les marchés émergeants, l’industrie doit s’adapter et ne pas copier bêtement les stratégies développées pour les pays développés. Même le fabricant d’ordinateur le plus talentueux de la planète à déjà fait les frais de cette expérience. En l’an 2000, Dell introduisit le SmartPC en république populaire de Chine. Cet ordinateur se différenciait des autres modèles commercialisés par la marque texane par son mode de livraison (livré préconfiguré et non pas sur commande) et de fabrication locale par un fabricant taiwanais et non pas occidentale par Dell elle-même. Commercialisé localement au prix de 600 dollars, ce modèle a permis à Dell de devenir le principal fournisseur d’ordinateur de l’empire du milieu en développant sa part de marché de 1% en l’an 2000 à 7,4% aujourd’hui. Toute proportion gardée, Dell n’est pourtant pas encore parvenue à atteindre en Chine les parts de marché qu’elle possède dans le reste du monde. La raison de cet échec réside selon toute vraisemblance dans son mode de distribution – la vente directe – peu adapté à la population chinoise habituée à tâter la marchandise avant achat. Dans un tel marché, la vente indirecte est donc beaucoup plus propice et a contribué au succès des concurrents chinois de Dell que sont Lenovo (25,7%) et Founder Electronics (11.3% de parts de marchés) selon IDC. Dans ce combat aux parts de marché, ce sont les industries locales, mieux implantées et mieux intégrées aux us et coutumes locales que les industriels occidentaux, qui semblent bénéficier des meilleures cartes.

La recette miracle du succès dans les marchés émergeants n’est pas si simple à trouver. Certains clients gouvernementaux ou institutionnels en Russie ou au Brésil sont aussi importants que leurs homologues américains ou allemands et expriment des besoins technologiques aussi sophistiqués. Pour comprendre ces besoins, certains équipementiers sont en train de mener des enquêtes de fond pour comprendre les attentes de ces nouvelles clientèles. De cette manière, le fabricant de microprocesseurs Intel a compris que les parents chinois s’inquiétaient que leur enfant unique n’écoute trop de musique et perde trop de temps à jouer sur le Net au lieu d’étudier. Intel a par conséquent transformé cette crainte en un nouveau produit grâce à la commercialisation d’un PC d’études à domicile livré avec différentes applications éducationnelles et verrouillable par les parents si nécessaire en cas d’abus. La plupart des produits conçus pour les particuliers et les mini-entreprises des pays émergeants doivent répondre à certaines spécifications imposées par la demande : ils doivent être simple à utiliser, bon marché et capables de fonctionner en environnement hostile.

Lorsque les industriels modifient leurs produits existants pour mieux répondre aux besoins des marchés émergeants, ils parviennent bien souvent à améliorer leur offre pour la plus grande satisfaction de l’ensemble de leur clientèle. C’est ce que vient de vivre l’équipementier finlandais Nokia avec l’invention d’une technologie permettant de réduire par deux le nombre de signaux de transmission de ses sites. Le gain est substantiel : grâce à cette innovation, Nokia peut désormais bâtir des réseaux deux fois moins onéreux qu’avant et déploie déjà cette technologie de la Thaïlande au Pérou.

Dell, Nokia et les autres géants occidentaux nécessitent toutes les innovations possibles pour maintenir leurs gémonies par rapport aux challengers émergeants locaux. Même Microsoft, le géant parmi les géants n’est pas à l’abri de cette menace. Son tendon d’Achille se prénomme Linux et représente une alternative viable à Windows dans les marchés en développement. Désormais, la Chine, le Japon et la Corée collaborent au développement d’une version asiatique du système d’exploitation open-source. Bon nombre de gouvernements préfèrent déjà Linux à Windows, à l’instar du gouvernement israélien dont les fonctionnaires travaillent désormais avec le système Linux. Questionné par Business Week, le groupe de Redmont, qui a décliné de commenter cette information dans les colonnes de l’hebdomadaire américain, envisagerait à court terme la commercialisation d’un système d’exploitation Windows allégé en Thaïlande, Indonésie et Malaisie afin de reprendre des parts de marchés à son ennemi le pingouin. Sera-ce suffisant ? Nul doute désormais que les marchés émergeants soient de première importance pour nos industries technologiques occidentales.

Une association informatique suisse au service des pays émergeants
Toute entreprise est confrontée à l'élimination de son matériel informatique usagé. L'association DeltaLink apporte à ce problème une solution professionnelle, discrète et sûre, sans frais, écologique et valorisante : la réhabilitation de ce matériel dans les pays défavorisés. La vocation de DeltaLink est de générer dans les pays destinataires des centres de compétences en relation avec l'ordinateur et Internet, le tout dans un esprit de "commerce équitable".

Créée en août 2000, cette association romande à but non lucratif contribue au développement des NTIC. Elle récolte en Suisse le matériel informatique usagé auprès des entreprises et des particuliers. Après contrôle, effacement des données et identification, ce matériel est revendu à bas prix, prioritairement dans les pays en voie de développement, dans un esprit de « commerce équitable », à des professionnels locaux de l’informatique tels que revendeurs, « maintenanciers », gérants de cybercafés, secrétariats publics, écoles techniques, ONG, etc.

Financée par les dons de matériel informatique dont les entreprises suisses se débarrassent, DeltaLink prend en charge ce matériel, le contrôle et le transporte sans frais avant son expédition à l’étranger.

Informations complémentaires : www.deltalink.org
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