Guerre des gratuits : CASH Daily est mort vive « cash »
Ces derniers temps, chaque visite en gare de Zurich me réserve son lot de surprises. Le paysage médiatique alémanique est en pleine effervescence et se restructure à tout va.
Outre les rumeurs concernant la fusion prochaine de nos chaines nationales de télévisions et de radio (une idée pas si bête puisque les deux groupes sont déjà rattachés à la société faîtière SSR RSR Idée Suisse), la presse économique n’est pas en reste.
Les pendulaires zurichois aficionados de l’économie ont dû en perdre leurs feuilles ce matin, lorsqu’ils ont pris en main leur gratuit préféré. Leur titre venait d’être modifié pour le meilleur, selon l’édito de Rudi Steiner, rédacteur en chef. Selon ses dires, « le plus grand éditeur helvétique mise désormais sur le concept « une marque tous médias (confondus). Que ce soit sur Internet, téléphone cellulaire ou support papier, la marque « cash » se décline désormais partout de façon identique et multimédia(tiquement), convergence des médias oblige.
La nouvelle version papier du titre dispose d’une nouvelle mise en page sur 4 colonnes (au lieu de 5) plus colorée et plus structurée. Cela devrait faciliter la lecture en ces heures matinales où les yeux des pendulaires luttent contre l’arrachement au sommeil. L’intégration du titre papier à Internet prend de l’ampleur et cash propose désormais à son lectorat mobile l’utilisation de la technologie des codes QR. Cette technologie est déjà utilisée depuis quelque temps déjà par notre régie ferroviaire fédérale pour scanner nos billets commandés en ligne et imprimés maison ou édité sur l’écran de notre téléphone portable. Elle permet au lecteur d’une annonce d’accéder directement à une offre spécifique sur Internet par l’intermédiaire de son téléphone cellulaire.
Cette technologie devrait devenir bientôt aussi incontournable que ce qu’est devenu l’utillisation du code-barre dans le commerce de détail. Inventée au Japon en 1994, le code QR est devenu incontournable au pays du soleil levant. Là-bas aucune publicité n’est pratiquement plus publiée sans l’adjonction de ce code, devenu le cordon ombilical reliant une publicité à son offre. La Suisse devrait suivre le pas d’ici à quelques années.
Mais les annonceurs ne seront pas les seuls à en profiter. Cash utilisera cette technologie pour relier la consultation sur téléphone portable de ses vidéos filmées à partir de son portail mobile. Cela nous évitera quelques manipulations hasardeuses.
-
20 Octobre 2008 à 16:15 dans
- Edition

