Comment mieux rentabiliser sa une lorsque la manne publicitaire se rarifie?
L'édition romande du quotidien gratuit "20 minutes" nous offre aujourd'hui une réponse à travers sa page de titre publicitaire dédiée au lancement du Mc Café de Crissier et à d'autres produits et services de Mc Donald's. Cette une publicitaire prête pourtant à confusion dans la mesure où seulement une partie de cette page est déclarée comme publicité et non pas sa totalité.
Est-ce un oubli ou une volonté délibérée? Impossible de l'affirmer avec certitude. Dans tous les cas, une délimitation claire entre l'espace publicitaire et l'espace rédactionnel me semble souhaitable - tant pour les lecteurs que pour les annonceurs - afin de ne pas nuire à la crédibilité du titre.
Afin de supprimer le doute, il aurait été facile - même si certains graphistes auraient pu arguer que cela aurait été inesthétique - de prolonger le bandeau bleu indiquant la nature publicitaire de l'information sur toute la largeur de la page.
Nul doute que les éditeurs subiront des pressions supplémentaires de leurs annonceurs durant les prochains mois. La crise financière et la diminution conséquentes des rentrées publicitaires va certainement accentuer ce phénomène. Pourtant, ni les annonceurs ni les éditeurs n'ont intérêt à décrédibiliser leurs titres dans l'esprit de leurs lecteurs qui sont sont de plus en plus sensibles et éduqués à faire la différence entre contenu commercial et contenu rédactionnel. Une telle pratique contribuerait à décrédibiliser les marques des annonceurs.
Respectons la barrière qui sépare la publicité de l'information journalistique! Il en va de la crédibilité des professionnels helvétiques de la communication.
-
07 Janvier 2009 à 15:40 dans
- Edition



