Selon Klaus J. Stöhlker Ringier Suisse est en train de s'émietter
L'ancien journaliste compte renforcer le contenu par rapport au contenant et diminuera la dictature des chiffres au profit de l'information. Il avoue que la situation ambiante cause des effet négatifs auprès de son personnel et qu'il est grand temps de renverser la vapeur afin de restaurer un climat de confiance entre les éditeurs et les journalistes du groupe. Et son nouvel homme fort de prendre des risques vraisemblablement calculés en annonçant d'ici à six semaines L'aboutissement du chantier Blick 2010 avec la présentation de la forme et du contenu de la nouvelle mouture du navire amiral de Ringier "Le Blick" d'ici à septembre prochain. Voilà qui devrait mettre la pression sur les cadres du groupe durant l'été.
Selon Pillard, Michael Ringier reste rempli d'idées et de projets novateurs. Cet esprit créatif représente un problème aux yeux de Klaus Stöhlker car ce n'est pas au propriétaire de cet empire de presse de posséder une tête pleine d'idées mais plutôt à ses collaborateurs si bien payés, selon Stöhlker, non sans avoir été chassés et bannis par ce dernier.
L'exemple romand devrait faire des émules Outre-Sarine. Ringier Romandie édite le meilleur Newsmagazine de Romandie L'Hebdo ainsi que son meilleur Illustré. Et Sthöhlker d'expliquer que le succès de ces deux titres romands résulte du fait que l'éloignement géographique de la Romandie a empêché ses dirigeants historiques de causer la perte de sa filiale francophone. Toujours selon Stöhlker, l'interview de Daniel Pillard représente une déclaration de faillite du groupe Ringier Suisse. Et que si ce groupe était coté en bourse, son cours s'effondrerait immédiatement.
Pillard parviendra-t-il à redresser le tir? Stöhlker le compare au président tessinois du Parti Radical Démocratique Suisse Fulvio Pelli, dont la stratégie vise également à attirer les Helvètes urbaines et jeunes pour renflouer les rangs de son lectorat.
Et Stöhlker d'abonder que la plus grande erreur de Michael Ringier a été de n'avoir pas pris suffisamment tôt au sérieux l'arivlue des quotidiens gratuits, contrairement à son concurrent Tamedia qui capitalise sur le succès de 20 Minuten.
Souhaitons donc bonne chance au Romand Daniel Pillard afin qu'il redresse Ringier. Et espérons que son cas fera école Outre-Sarine où les dirigeants romands brillent par leur absence. La grande Suisse alémanique peut apprendre de ses minorités linguistiques et de ses autres cultures. Le succès réside dans la diversité!
Infos: www.persoenlich.com; www.ringier.ch
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17 Juillet 2007 à 18:00 dans
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