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Le blog de Mathieu Janin

Débuts encourageants pour la plate-forme pubicitaire participative Imagiin.com

Selon le Journal du Net, sept semaines après son ouverture officielle, le site Imagiin.com,  recenserait 80.000 noms de membres dans sa base. Le principe d'Imagiin : demander à l'internaute à chacune de ses visites des informations sur ce qu'il recherche et ce qui l'intéresse. La société lui propose alors de regarder un spot adapté à sa réponse. Imagiin le rétribue l'équivalent de 40 centimes d'Euro la minute, et s'engage à ne pas communiquer son e-mail sans son accord. Selon la société le taux de parrainage est de 6 personnes par membre.

Le site Imagiin se positionne comme un opérateur de publicité et de marketing. Il peut être considéré comme le tuyau qui relie directement annonceurs et consommateurs. Le site demande à l'internaute à chacune de ses visites des informations sur ce qu'il recherche, ce qui l'intéresse. Il lui propose alors de regarder un spot adapté à sa réponse. Imagiin le paie l'équivalent de 40 centimes la minute et s'engage par ailleurs à ne pas communiquer son e-mail sans son accord. En outre, ce modèle rappel celui du moteur de recherche Accona, qui vend aux annonceurs des contacts qualifiés d'internautes d'accord pour recevoir leurs offres. 

 Imagiin a été fondé par Olivier Carron et Marc Leprat, deux vétérans français des NTIc. Par l'intermédiaire de ce site, les annonceurs accèdent donc à une base de données actualisée en temps réel - 80.000 personnes aujourd'hui - et qui devrait se développer grâce à un système de parrainage. Les annonceurs peuvent acheter des minutes de ce que la société appelle le "QCA", en français "attention qualifiée et confirmée". Un questionnaire à choix multiples, après le spot, permettrait en effet de vérifier si l'internaute l'a bien vu et compris. La minute de QCA sera facturée 1 euro. Pour ne pas attirer de consommateurs professionnels, le site devrait limiter par ailleurs la somme versée à 20 ou 30 euros par mois.

Le site repose également sur un troisième acteur : les commerçants. En effet, les rémunérations accordées aux internautes ne se font pas sous forme d'argent mais sous forme  d'équivalence en points, utilisables en bons d'achats auprès de différents sites marchands.

L'idée initiale de ce projet a germé aux Etats-Unis en 1997 : elle est liée à la frustration des téléspectateurs américains (trop) régulièrement interrompus dans leurs programmes par la publicité. Ne souhaitant pas remettre en cause le principe du financement des contenus médias par les publicitaires, l'idée de désynchroniser la réception des messages publicitaires et les programmes télévisuels paraissait séduisante : elle permettait aux téléspectateurs de se constituer un « crédit publicitaire » en regardant de la publicité à des moments choisis et de consommer ce crédit en programmes télévisuels sans interruption publicitaire. Mais le canal unidirectionnel de diffusion des chaînes de télévision ne permettait pas à cette époque la mise en oeuvre de ce concept.

Le développement récent des nouvelles technologies (développement du haut débit, Web 2.0, PVR, Podcast, systèmes anti-pub), la maturité des consommateurs (qui tentent de plus en plus de se protéger des agressions publicitaires) et le renforcement croissant du rôle des régulateurs publics et privés (loi sur l'économie numérique, Can-Spam Act, National Do Not Call Registry, Attentiontrust.org, etc.) permet aujourd'hui de réaliser cette idée qui a été largement étoffée depuis et ouvre l'opportunité du développement d'une entreprise à vocation internationale. Des modifications ont été apportées au projet initial :

  • Le média Télévision (qui à ce jour utilise toujours essentiellement un canal de diffusion unidirectionnel) a été substitué au profit de médias interactifs (Internet, Téléphone mobile, etc.) dont la diffusion est maintenant massive (France : 30 millions d'internautes dont la moitié en haut débit, 49 millions de téléphones mobiles).
  • Création d'un profil permettant de s'assurer que les publicités proposées aux utilisateurs du service soient bien pertinentes.
  • Les crédits publicitaires donnent maintenant accès à un choix beaucoup plus large de contreparties : téléchargement de musiques, achat de livres, location de Vidéos à la demande (VOD), tirage photo numériques, chèques cadeaux valables dans les magasins réels et Internet.

La société qui exploite ce site est une SAS française composée pour l'instant d'une vingtaine de personnes dont dix développeurs. Elle vit pour l'instant sur les fonds de ses deux dirigeants, mais espère convaincre des investisseurs, ce qu'elle n'a pas réussi à faire jusqu'à présent. Elle veut s'implanter rapidement dans "les 7 pays représentants 80 % du marché publicitaire mondial", à commencer par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, où son modèle serait "mieux adapté". La plate-forme technique étant déjà développée, il s'agit d'ouvrir des bureaux locaux. En tout, ses fondateurs prévoient le recrutement d'une soixantaine de personnes. Infos: www.imagiin.com
 


Commentaires

  1. Si quelqu'un qui lit ce blog veut nous aider à lancer la Suisse, qu'il/elle nous contacte.

    Olivier

    Posté par Olivier Carron — 15 Aou 2007, 20:55


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