La fin du média papier? par Beat Lauber PDG de la NZZ
L'évolution technologique oblige les éditeurs de journaux à se remettre en question et à développer de nouvelles stratégies, sous peine de disparaître. Cette thèse n'est pas nouvelle.
Il s'agit de replacer les marques historiques de journaux au centre d'un système multimédia permettant de consommer de l'information selon un mode "anywhere anytime anydevice" sans perdre de vue que le contenu reste la dimension essentielle de l'édition! L'étude Neurology, 2006 démontre que la consommation télévisuelle sont plus facilement sujets à la démence sénile que les lecteurs et les joueurs d'échec. Même si le développement des journaux ressemble de plus en plus au développement (ou plutôt à la chute) de l'empire britannique.
Cette problématique ne peut pas être à la légère. Les rentrées monétaires sont en recul et la presse traditionnelle perd régulièrement des parts de marché au profit des médias électroniques. Leur modèle d'affaire doit donc être renouvelé. Le triangle journal-marché publicitaire-lectorat doit être repensé. Si les éditeurs n'y parviennent pas la qualité en souffrira.
En analysant la structure de coût d'un journal régional, on découvre que 40% des rentrées proviennent des lecteurs. 58% des coûts de personnel sont imputés àa la rédaction et le titre génère un EBIT de 12%. Les rentrées sont en recul à cause de la pression concurrentielle et de la montée des gratuits qui encourage de moins en moins de lecteurs à investir dans des journaux payants. Une baisse de rentrées poussera l'éditeur à baisser ses coûts de personnel et à licencier un certain nombre de journalistes, ce qui influencera négativement la qualité du titre.
Heureusement, les changements positifs prépondèrent sur les changements négatifs. Les nouvellles technologies permettent aux éditeurs de proposer une palette de services de plus en plus large et d'élargir le type de rentrées monétaires par la vente de nouveaux services. Les titres de journaux peuvent donc tirer leur épingle du jeu de cette évolution technologique. Et Beat d'introduire un exemple intéressant: un self-service et un restaurant gastronomique sont-ils comparables? Peut-on comparer la mise en page d'une bande dessinée et d'un livre?
Selon Beat Lauber, la "killer application" réside dans l'être humain ou plutôt dans l'orientation client des éditeurs, l'interaction, le partenatriat et le développement humain des collaboratrices et collaborateurs des différents titres.
La mobilité croissante des lecteurs et l'évolution techologique galoppante implique également une adaptation de la manière de penser et d'agir des éditeurs. Les Helvètes sont passés de la Landsgemeinde au vote électronique sur téléphone mobile en quelques années. Cela nécessite également qelques changements dans notre manière d'agir et de penser. Les environnements de vie se sont transformés en environnements médiaux (les réseaux sociaux dont nous avons abondamment parlé depuis 2 jours dans le cadre des Comdays).
Le rôle de resauteur régional est une fonction importante pour la presse régionale. Pourquoi laisser ce créneau à de nouveaux entrants? ...Nous en avons peu parlé jusqu'à présent...
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26 Octobre 2007 à 12:33 dans
- Comdays 2007

