CHROntIC 1
Débuter une chronique technologique bimensuelle dans BILAN n'est pas une mince affaire. Contrairement à la presse spécialisée dans les nouvelles technologies de l'information et des télécommunications, il s'agit d'intéresser un lectorat pas ou plus forcément acquis voire même écoeuré par cette « nouvelle économie » que certains ont tenté d'enterrer trop vite après l'éclatement de sa bulle. Pourtant, même si sa petite mort a fait perdre beaucoup d'argent et d'illusion à bon nombre de ses acteurs et spéculateurs, aucun secteur d'activité n'évolue si vite et n'exerce autant de fascination sur l'être humain. Par le meilleur et par le pire. Flashback de sept années de vaches maigres pour les uns et grasses pour d'autres.
A la fin du siècle dernier, l'ennemi numéro 1 s'appelait Microsoft et devait être démantelé pour ne pas écraser le monde informatique sous ses armes logicielles. Heureusement pour Bill Gates, l'éclatement de la bulle internet et la chute boursière générale qui s'en suivi lui aura épargné l'humiliation du démantellement de son groupe. Mais le vent du boulet n'est pas passé loin.
Depuis, Bill Gates a appris sa leçon et s'est transformé en plus grande oeuvre caritative mondiale. Le récent voyage euro-africain de son alter-ego Steve Balmer, PDG de Microsoft, joue sur la séduction voire sur l'auto-dénigrement. Selon les différents comptes-rendus journalistiques, son groupe serait menacé par un nouveau fléau, plus dangereux encore que l'était à son apogée Microsoft: GOOGLE. Inexistant il y a sept ans.
En l'espace de six ans, cette obscure et insignifiante petite startup au nom imprononçable s'est transmutée en verbe générique universellement connu. Durant ces sept années de vaches exceptionnellement grasses, le simple moteur de recherche est devenu la plus grande régie publicitaire mondiale. Ou, exprimé différemment, en promoteur de l'un des pires cancers générés par l'humanité depuis sa création: le «TOUT-GRATUIT». Pourquoi verser espèces sonnantes et trébuchantes pour acquérir ce que l'on peut télécharger légalement gratuitement? Vu sous cette angle, il faut être idiot pour continuer à payer nos factures de logiciels, de téléphones ou nos abonnements de journaux si nous pouvons consommer de façon similaire sans bourse délier.
Si j'étais Bill je m'inquiéterais. Déjà qu'un ressortissant indien m'aurait déjà ravi le rang de l'homme le plus riche de la planète, les mauvaises nouvelles s'accumulent à Redmont: Retard de production de la dernière mouture du système d'exploitation Windows, partenariat entre le fondeur Intel et les ordinateurs Apple et dopage de Mac OSX – le système d'exploitation dont Bill s'est inspiré mais jamais égalé, montée en puissance de Linux, l'OS open-source gratuit. Fronde d'un nombre grandissant d'équipementier contre MS-Office avec la distribution de moins en moins discrète d'une armada de gratuiciels bureautiques totalement compatibles. Pourquoi payer plusieurs centaines de francs pour un logiciel alors que je peux télécharger gratuitement et légalement son clône? La réponse réside dans la VALEUR AJOUTEE.
Au lieu de se lancer à la poursuite de Google dans la régie publicitaire, Microsoft ferait mieux d'améliorer la valeur ajoutée de son capital existant et d'optimiser les fonctionnalités de ses logiciels. Un peu plus âgée donc peut-être plus mûre, Apple semble avoir aujourd'hui compris la leçon. Pour la remercier, je viens de débourser de l'argent pour acquérir iWorks, son logiciel bureautique dont les fonctions m'ont bluffé. PLEASE Bill et Steve:au lieu de nous rendre visite, ne vous endormez pas sur vos lauriers (qui commencent à se fâner sérieusement) mais proposez-nous de la valeur ajoutée et nous continuerons à vous enrichir pour notre plus grand plaisir d'utilisation!
A la fin du siècle dernier, l'ennemi numéro 1 s'appelait Microsoft et devait être démantelé pour ne pas écraser le monde informatique sous ses armes logicielles. Heureusement pour Bill Gates, l'éclatement de la bulle internet et la chute boursière générale qui s'en suivi lui aura épargné l'humiliation du démantellement de son groupe. Mais le vent du boulet n'est pas passé loin.
Depuis, Bill Gates a appris sa leçon et s'est transformé en plus grande oeuvre caritative mondiale. Le récent voyage euro-africain de son alter-ego Steve Balmer, PDG de Microsoft, joue sur la séduction voire sur l'auto-dénigrement. Selon les différents comptes-rendus journalistiques, son groupe serait menacé par un nouveau fléau, plus dangereux encore que l'était à son apogée Microsoft: GOOGLE. Inexistant il y a sept ans.
En l'espace de six ans, cette obscure et insignifiante petite startup au nom imprononçable s'est transmutée en verbe générique universellement connu. Durant ces sept années de vaches exceptionnellement grasses, le simple moteur de recherche est devenu la plus grande régie publicitaire mondiale. Ou, exprimé différemment, en promoteur de l'un des pires cancers générés par l'humanité depuis sa création: le «TOUT-GRATUIT». Pourquoi verser espèces sonnantes et trébuchantes pour acquérir ce que l'on peut télécharger légalement gratuitement? Vu sous cette angle, il faut être idiot pour continuer à payer nos factures de logiciels, de téléphones ou nos abonnements de journaux si nous pouvons consommer de façon similaire sans bourse délier.
Si j'étais Bill je m'inquiéterais. Déjà qu'un ressortissant indien m'aurait déjà ravi le rang de l'homme le plus riche de la planète, les mauvaises nouvelles s'accumulent à Redmont: Retard de production de la dernière mouture du système d'exploitation Windows, partenariat entre le fondeur Intel et les ordinateurs Apple et dopage de Mac OSX – le système d'exploitation dont Bill s'est inspiré mais jamais égalé, montée en puissance de Linux, l'OS open-source gratuit. Fronde d'un nombre grandissant d'équipementier contre MS-Office avec la distribution de moins en moins discrète d'une armada de gratuiciels bureautiques totalement compatibles. Pourquoi payer plusieurs centaines de francs pour un logiciel alors que je peux télécharger gratuitement et légalement son clône? La réponse réside dans la VALEUR AJOUTEE.
Au lieu de se lancer à la poursuite de Google dans la régie publicitaire, Microsoft ferait mieux d'améliorer la valeur ajoutée de son capital existant et d'optimiser les fonctionnalités de ses logiciels. Un peu plus âgée donc peut-être plus mûre, Apple semble avoir aujourd'hui compris la leçon. Pour la remercier, je viens de débourser de l'argent pour acquérir iWorks, son logiciel bureautique dont les fonctions m'ont bluffé. PLEASE Bill et Steve:au lieu de nous rendre visite, ne vous endormez pas sur vos lauriers (qui commencent à se fâner sérieusement) mais proposez-nous de la valeur ajoutée et nous continuerons à vous enrichir pour notre plus grand plaisir d'utilisation!
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31 Octobre 2007 à 19:50 dans
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